Le site de l'histoire érotique
  • Histoire érotique écrite par
  • Fantasme
  • Publié le
  • Lue 3 529 fois
  • 93 J'aime
  • 15 Commentaires
  • Corrigée par l'équipe

Mes chères amies

Chapitre 13

L’invitation à déjeuner de Fanny

Travesti

Le vendredi matin est donc une journée de congé et je dois aller voir Fanny chez elle. Elle n’habite pas très loin du parc Monceau. C’est bien par là.

Je prends la matinée pour me préparer, me maquiller et choisir avec attention mes vêtements. Ma trousse à maquillage, mes bijoux, ma garde-robe et mes chaussures sont encore assez restreints, mais j’envisage bien de compléter au fur et à mesure.



Après le bain et m’être bien rasée de partout puis enduit le corps de crème hydratante, j’applique avec attention le vernis rouge sur mes ongles. Je les aimerais plus longs. Je vais les faire pousser dorénavant.



J’ai réajusté la perruque après l’avoir bien coiffée. J’ai repris l’ensemble de lingerie que je portais samedi dernier, en satin noir et rose. Je mets le soutien-gorge en prenant bien soin de positionner les faux seins dans chaque bonnet de satin. Décidément, j’aime me voir avec de la poitrine. Puis le porte-jarretelles. J’enfile la paire de bas coutures que j’ai achetée dans la semaine et les attache délicatement aux 6 jarretelles. Puis enfile le joli tanga qui se coordonne avec l’ensemble.


J’hésite... je ne sais pas si je dois remettre ma cage ou pas. Mon sexe est petit, c’est un petit escargot qui se loge aisément dans la culotte. Mais il ne faudrait pas que j’aie une érection. Ça m’angoisse un peu.


Je remets mon peignoir et commence le maquillage avec beaucoup d’application et en prenant bien mon temps. Je ne suis pas encore très à l’aise avec la technique. Trois quarts d’heure plus tard, je juge le résultat satisfaisant. Il faudra quand même que Léa me donne d’autres cours.

Je mets mes boucles d’oreille, bracelets, collier et bagues. J’aime cela. C’est si joli.


Je repense à cette crainte de l’érection. Je décide de me masturber pour évacuer toute envie ultérieure. Je reste debout devant la glace de la salle de bain, écarte les pans de mon peignoir en satin et ôte mon tanga pour ne pas le salir. De mes mains manucurées, je prends mon petit sexe et commence à le caresser, le masturber. Je trouve jolis mes doigts aux ongles vernis glisser sur ma petite verge lisse.

Je me regarde dans la glace, il y a quelque chose de troublant... une femme... un pénis, des jarretelles... une poitrine... je ferme les yeux... mes doigts caressent mon sexe qui prend lentement un peu de vigueur.



Mon esprit s’échappe... je me dis que je suis transgenre, que je suis une femme un peu spéciale, celle d’un homme... un objet sexuel... que j’aime lui donner du plaisir... que je lui appartiens, que je suis sa chose et lui offrir ma bouche... oui ! ma bouche sur son sexe, je le suce je l’avale... je sens ses mains sur mon corps...


Il me dit apprécier que je sois belle, que je sois sexy avec mes bas nylon... il me dit apprécier que je sois sa chose, que je sois sa salope... que je sois sa chienne... c’est flou dans mon esprit, je revois quelques amants, mais surtout cet homme dans le sex shop... Monsieur... j’ai terriblement envie qu’il me domine là... puis Xavier... mon Dieu Xavier, j’ai envie de toi... je lui offre, je leur offre ma bouche puis mes fesses... je leur offre mon cul... non, ils prennent mon cul ! je suis possédée...


Mon sexe est dur, bandé malgré ses 6 ou 7 centimètres en érection... je sens que je vais jouir... j’éjacule. Le sperme s’étale sur mes doigts. Aussitôt, je débande. J’ouvre les yeux et à nouveau le miroir me renvoie la vision d’une femme au regard vide.



En ce moment sur XStorySnap… (touchez pour voir)

L’espace d’un instant, je ne savais plus qui j’étais. Je viens de rouvrir les yeux et de me voir. Je n’ai plus aucun doute... je suis Justine et j’ai envie d’être Justine ! toujours !



Je me suis fait jouir en m’imaginant femme, jamais en pensant que je puisse être un homme.

A cet instant-là, je savais que je ne serais plus jamais un homme. Reste à écrire mon devenir de femme. Sans même m’en rendre compte, je porte mes doigts à la bouche pour lécher mon sperme et nettoyer mes doigts. En en prenant conscience, je souris en me disant que décidément... je suis bien une salope !



Je nettoie bien cette petite chose qui reprend un petit volume à ma grande satisfaction, me lave les mains pour faire disparaître toute trace de cette liqueur blanche. Je remets mon tanga et refais le maquillage de ma bouche au rouge à lèvres... rouge.



Je mets le chemisier noir que Sarah m’avait donné et j’enfile la jupe que j’ai achetée dans la semaine.

Je vais dans l’entrée pour mettre les escarpins à talons hauts.


Ainsi ajustée, je fais une petite retouche de rouge sur les commissures des lèvres puis prépare mon sac à main avec papiers d’identité, carte bancaire, porte-monnaie, mouchoirs, téléphone, rouge à lèvres. Je décide cependant d’emporter ma petite cage au cas où.

Puis mon manteau.



Il est midi, je suis prête.

Le Uber que j’ai commandé m’attend en bas de chez moi. Je descends les étages, toujours avec cette appréhension de rencontrer l’un de mes voisins. Mais me reconnaitront-ils ? Je me rassure en pensant que non.

J’avais repéré un fleuriste non loin du domicile de Fanny. J’ai commandé un bouquet. Le chauffeur me dépose à deux pas, j’ai juste à chercher ma commande et revenir tranquillement à pied avec mon bouquet pour être à l’heure en bas de chez Fanny.



Effectivement, 13h, je sonne à l’interphone. Elle m’ouvre. Quelques étages et j’arrive sur le palier où Fanny m’attend, la porte de chez elle ouverte.

On s’embrasse comme deux vieilles copines



— Oh c’est pour moi ces jolies fleurs, il ne fallait pas ! t’es un amour !



Elle va chercher un vase pour les mettre et cela me permet de détailler Fanny. Il n’y a pas à dire, elle est belle avec sa chevelure rousse. Elle porte un tailleur jupe veste et corsage en soie. Ses jambes sont gainées de nylon noir et elle porte des bottines à talons hauts et fins.

Elle est très gracieuse.



— Je suis arrivée il y a peu et j’ai commandé le repas à un traiteur qui m’a livré il y à peine une demi-heure...



Je reste dans l’entrée, un peu intimidée



— Entre Justine, mets-toi à l’aise, enlève ton manteau... Tu n’as pas mis tes jolies bottes aujourd’hui ?


— Euh non effectivement, plutôt des escarpins, en me disant intérieurement que j’ai été conne, j’aurais dû les mettre finalement.


— J’aime bien aussi. Tu es tout en beauté... comme samedi quand je t’ai vue.



Fanny s’approche de moi et me regarde avec attention, écarte un peu mes cheveux, soupèse mes boucles d’oreilles, prends ma main et me fait tourner sur moi-même.



— Tu es très jolie... et élégante. C’est vraiment à s’y méprendre.



Et pose sa main sur ma cuisse sans me demander quelconque permission... permission que je lui aurais accordée bien volontiers de toute façon.



— J’en étais sûre ! c’est bien ! tu portes des bas et jarretelles.



Je suis un peu surprise, mais amusée. Finalement, cette fille est assez directe, je vais m’y habituer.

Et en même temps, Fanny se recule un peu et relève sans complexe sa jupe sur un côté pour me dévoiler le haut de son bas avec une jolie jarretelle pourpre qui descend le long de sa cuisse blanche.



— Moi aussi... mais tu t’en doutais certainement.



La jupe retombe et elle me dit.



— Allez, on a plein de choses à se raconter. Tu veux un apéritif le temps que je réchauffe le plat ?



Fanny sort deux verres et nous nous installons dans le salon. Son appartement est joli. Quelques touches féminines de-ci de-là, très délicates. Il est décoré avec goût et élégance, à l’image de son occupante.



— Tu vis seule ?


— Ah oui et comme ça, je suis libre... je reçois qui je veux... amis ou amants... ou amantes, rajoute Fanny avec un clin d’œil.


— Tu as bien raison.


— Allez ! à notre rencontre petite sœur. Raconte-moi ton parcours, où tu en es, et tout et tout...


— Promis... mais toi aussi s’il te plaît.



Le temps de l’appétit et du repas, nous partons dans une longue discussion durant laquelle chacune questionnait l’autre.

Elle voulait tout savoir, comment je vivais, mon enfance, mon androgynéité, mon homosexualité, l’acceptation de mes parents et ma famille à mon égard, mes deux amies, comment j’en étais arrivée à cette soirée du week-end dernier, si je suivais un traitement hormonal, mes sentiments, mes envies, mes projets...



Je lui raconte tout et lui fais part de mes questionnements actuels. Elle les comprend, ayant eu les mêmes.

Je lui raconte aussi mes aventures, puis récemment cette rencontre avec « Monsieur » dans le sex-shop, qui m’a beaucoup troublée. Je lui raconte l’histoire du collier, mais aussi de la cage, précisant que je la portais ce fameux samedi... et aussi mon aventure de samedi soir avec Xavier.



Fanny me raconte également son parcours. Une mère américaine, un père français. Elle (il) est né (e) de sexe masculin. Une petite enfance heureuse dans une famille bourgeoise à Paris, avec ses deux sœurs respectivement âgées de 1 et 2 ans de plus qu’elle (lui).

A ses 5 ans, toute la famille est partie vivre aux USA en expatriation, son père étant dirigeant dans une grosse boîte dont le siège était américain et sa mère styliste.


Et puis progressivement, il (petit garçon à l’époque) se sentait plus fille et voulait toujours se comporter en fille.

Les Etats Unis sont plus avancés qu’en Europe sur les questions de genre et le transgérisme. Des médecins spécialisés prennent cela très au sérieux et accompagnent les parents dans le processus de transition. Ses parents ont donc découvert, compris et accepté l’idée que leur petit garçon... et bien se sentait intrinsèquement une petite fille et qu’il fallait le respecter pour éviter une enfance et une vie malheureuse. Elle (il) a donc commencé un protocole de transition assez jeune, ce qui est l’idéal, car elle se fait avant que le corps ne se développe et avant que la voix ne mue.



Fanny a donc commencé une vie de petite fille comme les autres, mais avec un suivi médical très soutenu. Adolescente, elle a commencé sa transition hormonale, faisant d’elle une jeune fille bien dans son corps et dans sa tête, sans trouble psychique. Le monde aisé et protecteur dans lequel vivait Fanny avait grandement son importance.

Toutes les transgenres n’ont pas cette chance.



Les œstrogènes qu’elle recevait lui permettaient de développer un corps de jeune fille, de la poitrine et agissait sur le sexe masculin qui ne s’est jamais développé correctement en restant un micro pénis accompagné de deux petites billes.

Elle a suivi des études normales et a toujours assumé son transgérisme, tout comme sa bisexualité.

A ce moment-là également, a été prononcé son changement d’état civil et elle a choisi d’officialiser le prénom de Fanny.



Ses parents sont revenus vivre à Paris avec leurs 3 filles alors que Fanny n’avait que 18 ans. Elle a repris la suite de ses études universitaires jusqu’à obtenir son diplôme d’avocat.

Elle a vu qu’en France la société était moins avancée sur le sujet qu’aux Etats Unis, et a décidé de rester discrète sur sa transsexualité.

A 22 ans, elle a pu obtenir l’accord médical et psychiatrique pour une opération de réassignation sexuelle.



Elle est retournée aux Etats Unis pour réaliser le saut de l’ange. Elle en est revenue délestée du petit service trois-pièces inutile au profit d’un sexe féminin savamment reconstitué, mais encore endolori et sous surveillance médicale, tant l’opération est importante. Ce sexe féminin nouveau allait au fur des mois qui suivirent devenir une belle vulve, chaude et humide, réactive aux plaisirs et toute sorte.



Le déjeuner étant terminé, nous sommes revenues sur le canapé dans le salon pour prendre le dessert et le café et continuer la conversation.



Je n’en revenais pas... quel parcours, quelle vie pour cette femme qui est jeune encore, à peine 30 ans. Je la regarde, elle est belle, ses yeux brillent de malice, rien, mais absolument rien ne peut laisser imaginer qu’elle soit née garçon.

Fanny se lève et va chercher un album photo et me montre sa famille, son enfance. Ses parents qui sont encore à Paris, ses deux sœurs avec qui elle s’entend super bien... L’une de ses sœurs est d’ailleurs mariée et désormais maman d’un petit adorable petit bout de chou, et Fanny adore son rôle de tata à son égard.


Je vois des photos à des époques différentes et effectivement je la vois changer au fur et à mesure des images... jusqu’à des photos de l’adolescence puis adulte. Et des photos quand elle est à l’hôpital. Elle est très entourée par sa famille.




— Et tu vois Justine, j’ai toujours aimé le sexe, depuis assez jeune. D’être trans ne m’a jamais gênée dans mes rapports avec des hommes ou avec les femmes. J’ai senti très tôt que j’aimais les deux.


— Mais ils ou elles découvraient ton sexe aux derniers moments ?


— Non jamais... j’annonçais la couleur avant. Et puis tout le monde le savait puisque je ne cachais rien de cela.


Je reste pensive.



— Jusqu’à mon opération, les garçons ne pouvaient que me sodomiser. Tu vois, j’ai toujours gardé, malgré tout, cette pénétration en préférence.


J’aime être prise par-devant aussi maintenant bien sûr, mais mes orgasmes les plus forts sont quand je me fais enculer.



Je regarde Fanny en souriant, cette femme si élégante, avocate d’affaires internationales... m’annoncer comme ça, qu’elle jouit plus fort en se faisant enculer... quand même, c’est mémorable.



— Et... Ça t’arrive souvent ?


— Très souvent ! me répond-elle avec un sourire ravageur.




Fanny se lève pour chercher une bouteille d’eau, sert à boire et reste debout. Elle décide d’ôter sa veste.



— Tu veux que je te montre le résultat ?



Je suis surprise de sa question, mais oui bien sûr, j’ai envie de voir. Toujours debout, Fanny défait le zip de sa jupe qui tombe à ses pieds, dévoilant ses superbes jambes gainées de bas noirs que je vois, avec un large revers, tendus par des jarretelles pourpres et entre ses cuisses un triangle de satin pourpre également. Ce que je vois est très joli. Mes yeux ne quittent pas ce minuscule triangle en partie caché par sa blouse. Mes yeux se lèvent pour rencontrer son regard. Elle se mord la lèvre inférieure et me regarde fixement. Puis elle ôte sa blouse de soie et je découvre qu’elle porte une guêpière pourpre faite de tulle, de dentelle et de satin sur les côtés, dévoilant sa jolie poitrine retenue pas des bonnets de dentelle.



Je suis sidérée, cette femme est sexy. Je ne suis pas attirée par les femmes d’habitude, mais Fanny ne me laisse pas du tout indifférente. Elle le sait et en joue.

Que j’aimerais avoir le même corps ! J’en rêve...

Elle est proche de moi et je tends le bras pour poser ma main sur sa hanche.



— Mon Dieu ! que tu es belle Fanny.


— Merci Justine, me dit-elle en reculant un peu.



Fanny se retourne et je vois qu’il s’agit d’un string. Ses fesses sont délicieuses. Elle ôte ce string, garde sa main sur le sexe puis se retourne vers moi et jetant la petite pièce de lingerie dans les mains. Instinctivement, je la porte à mon nez, ce qui fait sourire Fanny. Puis elle ôte sa main dévoilant une petite chatte gourmande avec un duvet roux, des lèvres ourlées bien dessinées. Et elle se rapproche de moi.



— Regarde ! tu peux regarder de près... super boulot. Ces types sont des génies quand même. J’aime beaucoup mon sexe... il est sensible, il me donne beaucoup de plaisir. Je passe des heures à le caresser.




J’ai les yeux dessus, c’est terriblement troublant. Qu’est-ce que je donnerais cher pour avoir le même.

Fanny, avec l’un de ses doigts écarte l’une de ses lèvres, puis avec ses doigts, écarte ses deux lèvres dévoilant le rose de son intimité... puis remonte légèrement.



— Regarde comme ils ont refait mon clitoris. Un bouton d’amour incroyable. Je n’imaginais pas le plaisir qu’il me donnerait...



Doucement, j’approche un doigt, j’ai envie de toucher. Je suis gauche, je n’ai jamais touché une femme. Je suis bien plus à l’aise avec un braquemart d’homme. Fanny me laisse avancer, je m’enhardis. Puis doucement, elle prend ma main et guide délicatement mes doigts...



Pour la première fois de la vie, je caresse la chatte d’une femme, je la sens vibrer, c’est magique... c‘est humide, elle mouille. Mes doigts visitent cet antre chaud, doucement car j’ai peur de lui faire mal.

Puis je prends confiance. Sa main est toujours sur la mienne à me guider... Mes doigts, deux... que je me suis permis d’insérer dans son vagin, je les sens mouillés de son jus. Ça aussi c’est troublant... je découvre.



Elle libère ma main et je ressors les doigts que je suce immédiatement et instinctivement. C’est différent que le goût du sperme auquel je suis bien plus habituée, différent mais pas désagréable du tout.

Désormais enhardie, j’approche ma bouche et je commence à donner un petit coup de langue sur ses lèvres juteuses, puis deux, je lèche plus franchement la chatte de Fanny avec la pointe de ma langue. Je pousse ma langue à l’intérieur de la caverne humide aussi profondément que je puisse faire dans une caresse d’une grande douceur.


Fanny est debout devant moi et moi assise. Sa main est posée délicatement sur mon épaule à la naissance de ma nuque. Mes deux mains se posent de chaque côté de ses hanches, je joue même avec ses jarretelles. Je pénètre sa féminité de ma bouche, de ma langue... je découvre un plaisir nouveau. Elle sent bon et son odeur m’enivre. Je darde ma langue dans son vagin et Fanny fait alors quelques mouvements du bassin, sa jouissance dégouline dans ma bouche.


J’entends Fanny gémir au même moment que sa main se crispe sur ma nuque.

J’ignorais qu’une femme puisse partir si vite.



— Justine, oui Justine ! baise-moi avec ta langue... comme c’est bon



Ainsi encouragée, je mets du cœur à l’ouvrage jusqu’à ce que je sente Fanny se raidir, sentir son bassin avoir un soubresaut... sa main a quitté ma nuque et tient ma tête comme pour m’empêcher ma bouche de quitter son sexe.

Je ne suis pas habituée alors je fatigue un peu, mais apprécie le plaisir que je donne à Fanny. Je me découvre un nouveau talent... une image me vient en tête, celle que j’ai vue dimanche, de Léa à quatre pattes en train de lécher Sarah allongée sur le dos sur le canapé.


Je comprends bien mieux désormais le plaisir qu’elles deux ont dû prendre.



Fanny se déhanchait sur mon visage en gémissant. Je comprends alors que je goûte sans réserve ce nouvel érotisme.



— Ohh oui plus profond ! tu baises bien avec ta langue ! oui ! comme c’est bon ! ouiiii plus profond... tu es douée.



Je m’applique... soudain tout son corps frissonne puis se tend sous un orgasme. Fanny desserre sa main sur mes cheveux et je m’éloigne de son entrejambe. Elle m’offre une vue imprenable sur son intimité, ses lèvres gonflées de désir et luisantes du mélange de cyprine et de salive qui ruissèle sur son périnée jusqu’à son anus.


Ma main retrouve le chemin de son sexe et je lui effleure le clitoris du bout des doigts, la faisant tressaillir une nouvelle fois. Puis ramène sagement mes mains vers mon visage.



Fanny se penche pour prendre un mouchoir dans la boîte sur la table basse juste à côté et s’essuie avec délicatesse. J’en prends quelques-uns aussi pour m’essuyer les doigts et avant que je m’essuie la bouche, Fanny s’approche de mon visage pour me déposer un baiser sur ma bouche et de sa langue, nettoie les restes de cyprine.



— Merci Justine... tu m’as donné du plaisir. Si c’est vraiment la première fois, c’est prometteur.





J’ai fermé les yeux lors de son baiser et je suis restée silencieuse. Je ne m’attendais pas à ce que je venais de faire, je viens de découvrir quelque chose et j’ai aimé.



Toujours les yeux mi-clos, je sens les mains de Fanny sortir le chemisier de ma jupe et défaire les boutons l’un après l’autre... Une fois mon chemisier ouvert, ses mains circulent sur mes hanches puis brièvement sur ma poitrine et plus lentement sur ma peau douce et sur la dentelle du porte-jarretelles.



J’ouvre les yeux et vois Fanny qui me regarde fixement en me souriant. Rapidement, elle défait le zip de ma jupe puis tire sur celle-ci pour qu’elle tombe au sol.



— Enfin, je te découvre Justine.



Je me mords la lèvre en silence. Je suis devant elle en dessous. Cela dit elle aussi.



Elle se recule un peu, mais me tient la main, j’ai le bras tendu vers elle et elle m’observe, me détaille.

Elle me voit en culotte, avec mon porte-jarretelles qui tient mes bas noirs et corsage entre ouvert.



— Tu as un joli corps tu sais, vraiment féminin...



Je reste silencieuse devant elle, appréciant d’être contemplée et appréciant son jugement. Il est tellement important pour moi. Je venais de recevoir son approbation.


Elle me fait tourner sur moi-même pour apprécier l’ensemble puis ôte mon corsage qu’elle jette sur le fauteuil.


Sa main droite enserre l’un de mes seins par-dessus le tissu.



— Tu vas voir la différence quand tu auras une vraie poitrine, ça sera tellement mieux, tellement plus agréable.



Elle venait de me donner une direction à suivre, un choix à faire, du moins un choix qui ne devait pas, plus en être un pour moi. Je recevais ses propos comme une forme d’autorisation, une forme de validation... Fanny validait le fait que je devais être une femme et rien d’autre.



Puis sa main s’égare sur ma culotte et passe sur le devant et doucement de ses doigts, elle dessine la forme arrondie de ce petit renflement caché dans le tissu satiné. Puis ses doigts s’accrochent sur chaque côté pour faire descendre ma culotte qui rejoint rapidement les autres vêtements. Je suis nue devant elle, presque honteuse. J’aurais tellement voulu lui montrer autre chose que ce petit bout de chair recroquevillé sur lui-même. Je me paraissais indécente, non pas d’être nue, mais de lui montrer ce petit pénis.


Ses douces caresses l’ont réveillé un peu, lui donnant un peu de vigueur, suffisant pour qu’il se redresse un peu. Fanny s’agenouille devant moi et dépose un baiser dessus, puis un coup de langue, puis deux... puis l’embouche. Elle le suce, tentant de le faire bander plus que ce qu’il est. Mais sans succès... je ne sais pas si j’aurai voulu bander fort pendant que Fanny me suçait ou qu’il devienne tout petit petit jusqu’à disparaître...

Voyant qu’elle n’obtiendra rien de cette fellation, elle s’arrête et se relève devant moi. Me voyant un peu dépitée, elle me rassure.



— Je voulais tester de ce qui restait de mec en toi... bah plus rien ! me dit-elle dans un éclat de rire.



Je suis rassurée qu’elle le prenne comme ça. Et elle rajoute quasiment dans la même phrase.



— Par contre, je vais te rendre le plaisir que tu m’as donné.




Fanny me dépose un baiser sur la bouche, me prend par la main et m’emmène avec elle.



— Suis-moi ma belle ! me susurre-t-elle.



Nous quittons le salon pour aller dans un couloir puis dans sa chambre. Très cosy, ambiance boudoir, avec une grande photo encadrée posée au mur. Je vois que c’est elle sur la photo dans une pose très sensuelle, très érotique.



— Tu aimes cette photo ? Moi je l’adore. C’est un ami photographe qui l’a fait. Très talentueux.


— Elle est très belle, tu es sublime dessus.



Pendant que je regardais cette photo et le décor de sa chambre, Fanny ouvre un tiroir sans sa penderie et en sort un gode ceinture composé de deux phallus en silicone. L’un devant, fièrement érigé pour pénétrer le partenaire et l’autre plus petit, placé en dessous, destiné à pénétrer l’anus de celle qui le porte. Ainsi cela permet de pénétrer en étant pénétrée... Magique. Je n’avais jamais vu un tel objet.


Fanny sort un petit tube de gel, en dépose une noisette sur son doigt puis le porte à son petit trou. Elle positionne ce double gode et s’introduit sans difficulté apparente la partie dans son petit trou. Se déhanche un peu pour positionner l’objet en elle et je vois Fanny, avec ce sexe pointant vers moi.

Avec une lingette, elle le nettoie puis vient vers moi.



— A moi de te donner du plaisir, Justine.



Fanny se rapproche de moi jusqu’à m’enlacer. Je sens contre moi sa poitrine et aussi ce sexe factice. Naturellement, je le prends en main pour le caresser, je n’ai pas besoin de le faire grossir, il l’est déjà.

Je m’accroupis pour le prendre en bouche. Ça fait bizarre, pas désagréable, mais bizarre. Rien à voir avec un vrai sexe d’homme dont on sent l’afflux nerveux. J’aime sucer, j’aime faire des fellations, mais c’est la première fois que je le fais sur un gode ceinture. Ça a quand même moins d’intérêt. Mais je n’ai plus qu’une chose en tête, c’est de me faire prendre par ce gode, par Fanny qui va me baiser avec.



Comment s’y prendra-t-elle ? J’ai hâte de savoir et mon excitation monte.

Fanny me fait me mettre à genoux la tête dans l’oreiller, je m’offre à elle, le cul bien révélé et bien offert.

Elle me caresse partout, flatte mes fesses, prend son temps, ses doigts sont curieux et vont et viennent de mes fesses, de mon sillon, descendent sur mes jarretelles jusqu’à mes bas, puis remontent, recommencent, vont sur mes hanches puis écartent mes globes.



Je sens la langue de Fanny dans mon sillon, puis mon trou... elle salive bien puis commence à l’énerver de sa langue. Elle me fait un anulingus de dingue... Rien qu’avec ça, je monte puis redescends, puis remonte, mon excitation est à son comble. Elle sait y faire, il n’y a pas à dire. En même temps, elle flatte mon sexe qui apprécie sa caresse.



Les ongles vernis de Fanny crissent sur la dentelle.

Sa langue s’insinue dans mon œillet au fur et à mesure que mon excitation monte. Je veux m’offrir à ma nouvelle amie, je me cambre de plus en plus en poussant au mieux mes fesses vers elle, c’est un appel. Sa langue experte me martyrisait et m’arrache des gémissements.



Durant de longues secondes, sa langue joue ainsi de mon excitation, la dosant savamment. La tension est palpable dans la chambre aux tentures lourdes.

Puis elle cesse son anulingus, se redresse et me donne une claque assez forte sur ma fesse, me faisant sursauter, mais signifiant que je ne dois pas bouger.

J’ai aimé cette claque reçue, au point où j’ai presque le désir d’en recevoir une nouvelle... pourquoi pas une fessée de sa part... Oui c’est ça ! j’aimerai !



Je ferme les yeux, toujours la tête dans l’oreiller à désirer cette fessée. Elle ne vient pas, mais à la place, je sens Fanny déposer du gel sur ma rosette et enfoncer presque sans ménagement un doigt puis deux pour confirmer que je suis bien ouverte.



— Tu t’ouvres facilement Justine, on voit que c’est loin d’être la première fois...



En même temps, je sens sa main écarter une fesse pour dégager l’entrée de mon cul et je sens le contact froid du gode qui se présente à l’entrée, il force lentement l’anneau qui se distend, ravi de l’accueillir.

Fanny stoppe sa progression de façon à me laisser le temps de m’habituer.

Le gode n’est pas d’une taille démesurée, ça passe sans problème.




Je soupire un « viens... »...



Fanny continue sa progression lentement jusqu’à la pénétration complète de l’engin puis se retire puis re-rentre et fait cela trois ou quatre fois de suite, ce qui a comme résultat de m’électriser.



— Prends-moi s’il te plaît, prends-moi... encule-moi... je dis comme une supplique.



Fanny pose ses mains sur mes hanches et me maintient fermement et reprend la pénétration, elle me prend en levrette.

Je sens son sexe factice aller et venir en moi, m’envahir, je sais que c’est elle et pas un homme, dans ma tête c’est confus, mais mon corps réclame cette sodomie... elle est délicieuse. Elle est différente d’avec un homme, le sexe est toujours dur, mais sans vie, mais Fanny est douce, plus douce que peut l’être un homme...



Et d’un coup, je songe que Fanny aussi est enculée en même temps qu’elle m’encule, il y a un plaisir double... ma pensée alterne entre le bien qu’elle me procure et l’image de ce gode dans ses fesses à elles. C’est trop bon, nous sommes deux salopes ensemble qui se gouinent, je me sens tellement femme... tellement femme !



Mon plaisir monte puissamment, aidé par l’image d’elle en train de me prendre et avec son gode fiché dans son petit cul, mon propre plaisir et l’idée que nous sommes deux femmes en train de se gouiner.


Je me sens mouillée... j’ai l’impression que je mouille du cul, c’est incroyable... ça monte... ahhhh j’ai un spasme, puis deux... j’essaie de les contenir, mais c’est mission impossible, c’est trop fort... J’explose, j’ai un orgasme puissant qui m’arrache un long gémissement que je ne contrôle pas.

Je vacille et je sens les mains sur mes hanches qui se crispent, je comprends alors que Fanny vient également de jouir. Je me mets à trembler, je n’ai plus de force, je résiste pour ne pas m’écrouler. Je sens le sexe sortir de mon antre d’amour, laissant le sentiment d’être vide et ouverte.



Je ne tiens plus, je m’écroule sur le ventre, sonnée par l’orgasme et Fanny qui parait autant groggy s’écroule à mes côtés. La scène parait ridicule avec ce sexe toujours droit entre nous deux.



Fanny retire les accessoires et retire le gode de ses fesses qui lui a donné son plaisir.

On s’enlace sans rien dire. D’ailleurs, nulle parole n’est essentielle à ce moment précis.

Au bout de quelques instants, c’est moi qui romps le silence.



— Merci Fanny, c’était bon, tellement bon...


— Merci à toi Justine, tu es un puits de désir.


— Je ne pensais pas avoir autant de plaisir avec un gode ceinture.



Fanny sourit. Je réfléchis un peu avant de dire.



— Mais en fait, c’est un ensemble qui m’a procuré le plaisir ; toi, la situation, d’être entre femmes, de te savoir prise aussi... tout !


— Je sais !


— Et l’orgasme a été violent, tu sais.


— Oui j’ai vu, mais le mien aussi.




Une larme coule sur ma joue, puis une seconde. Je n’ai pas envie de pleurer, mais je ne peux pas les retenir.



— Qu’est-ce que tu as ma chérie ? pourquoi pleures-tu ? Je t’ai blessée ?


— Nooon non Fanny, non, ce sont des larmes de bonheur. Il se passe tellement de belles choses dans ma vie depuis une semaine.


— Hummmm et est-ce que je fais partie de ces belles choses ? me dit Fanny, taquine.


— Oh ouiiiiiiiii tu en fais partie, indéniablement... Merci, merciiiiiiiiiiii.



Et en disant ça, je me réfugie dans ses bras, comme une enfant ayant beaucoup de l’amour de sa mère.




Nous restons ainsi un moment avant que Fanny reprenne la parole.



— Tu vois pourquoi j’aime tant l’amour et que je suis bisexuelle ? Il y a tellement de plaisir à prendre !




Silence...



— Ma belle, je suis désolée d’interrompre un si joli moment, mais je dois me préparer, car ce soir, j’ai une soirée boulot.


— Oui oui bien sûr, il est déjà tard.


— Je voulais te dire Justine... vis ta vie comme tu en as envie et je suis persuadée que c’est ta vie de femme dont tu as envie.



Je ne peux qu’acquiescer.



— Avance dans ta transformation, tu n’en seras que plus heureuse. Je t’aiderai dans cette démarche si tu le désires. Mais tu seras bien plus heureuse le jour où tu n’auras plus besoin de porter cette perruque et encore plus quand tes prothèses ne te seront plus utiles.



Après m’être nettoyée et remis de l’ordre dans ma tenue, mon maquillage, ma coiffure, je serre Fanny fort dans mes bras, je l’embrasse en la remerciant et en se promettant de rester amies, de se revoir. Je prends le chemin du retour en métro, un peu chamboulée.



En retournant vers le métro, j’ai envie d’air, de balade, je voudrais réfléchir. Je me décide de changer de direction et d’aller vers le parc Monceau. De la verdure me fera du bien.

Je fais le tour du parc, tranquillement. Des enfants jouent sous le regard de leurs parents, des étudiants se retrouvent sur les bancs. Je déambule ainsi dans ce parc, comme n’importe quelle femme qui vient s’y balader. Je sens l’air frais sur mes jambes, sous ma jupe, j’entends mes talons claquer sur le sol de l’allée.


Je m’arrête quelques instants sur un banc, je croise mes jambes et entends mes bas crisser quand les deux jambes se frottent l’une à l’autre... j’adore. Machinalement, je tire sur ma jupe pour recouvrir au mieux mes genoux. La vie me parait belle, lumineuse, sereine. Je sens mes jarretelles tendues sous ma jupe, mes pieds sont chaussés sur 10 centimètres de talon et en plus je viens de faire l’amour... quoi de mieux !



Et étrangement, ce sentiment d’usurpation d’identité que j’avais il y a encore quelques jours, même un peu tout à l’heure en venant voir Fanny... et bien il s’est estompé. Voire je ne l’ai plus.



Assise sur le banc, j’arrive à réfléchir, enfin !

Les paroles de Fanny tout à l’heure font écho dans ma tête. Moi le garçon homosexuel qui prends conscience de mon vrai « moi » et qui découvre en

même temps qu’il peut être bon de faire l’amour avec une femme.

Cependant, l’idée de faire l’amour à une femme en étant un homme ne m’attire pas, mais la réalité qui devient criante, c’est d’être un homme qui ne m’attire pas. Ce blocage vient de là sûrement.


A l’inverse, faire l’amour à une femme en étant une femme, m’attire plus. La preuve, je viens de le faire et j’ai adoré.

Mais les hommes ? Je vais m’en détourner ? Mais pourquoi devrais-je m’en détourner, j’aime tellement les hommes, j’aime tellement qu’ils me fassent l’amour.


Et j’ai encore plus aimé lorsque j’étais avec Xavier, car j’étais une femme dans ses bras.

Alors quoi ! je deviens lesbienne, hétéro, bi ? je ne sais plus. Mais après tout, pourquoi toujours se mettre dans une case ? Je serai fluide... sexuellement fluide. Je pense que ça me correspond mieux.




Au fait Xavier... Je n’ai toujours pas eu de réponse. Je ne comprends pas.



Mes pensées replongent dans les propos de Fanny « Avance dans ta transformation », « plus heureuse de ne plus devoir porter cette perruque », « de ne plus avoir de prothèses dans mon soutien-gorge ».

Effectivement, elle a raison. Je vais me renseigner, je vais demander à Fanny des contacts de médecins.

Ce sera un grand changement... comment je vais faire pour mon travail ?


Bon c’est trop tôt, on avisera le moment venu.



Et pour les amis ? Bah d’abord, Sarah et Léa en seront super heureuses. Et puis pour les autres, ça ne devrait pas trop les surprendre.

Quant à mes parents et ma sœur, et bien je ne sais pas trop leurs réactions. Ils me savent gay et efféminé. Ma sœur a toujours joué à la poupée avec moi et ma mère a toujours toléré mes « déguisements ». Mes parents ont toujours accepté mon orientation sexuelle. Mais bon là, ce sera quand même une grosse étape. Je dois y aller avec tact et explications.


Ma sœur qui vient assez souvent chez moi sait que je me travestis. Elle m’a vu plusieurs fois en jupe à l’appart. Je vais commencer par elle, lui dire, lui expliquer, elle sera de bon conseil. Ensuite les parents.


Comme je n’ai jamais jugé utile de faire un coming out à mes parents... mon homosexualité s’est imposée de fait, sûrement que je devrais y passer avec le transgérisme.


A suivre...


Vous êtes nombreux/nombreuses à apprécier cette histoire. Je vous remercie de vos encouragements. Ils me font très plaisir et m’incitent à poursuivre.


Merci merci, vous êtes des amours



N’hésitez pas à cliquer sur « J’aime » et laisser plein de commentaires, je réponds toujours à chacun.


Bisous

Diffuse en direct !
Regarder son live