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Mille neuf cent soixante huit

Chapitre 2

L'hiver

Inceste
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Notre situation à la grande ville était des plus banales. Vivre à deux dans un F2 aurait pu créer des situations ambiguës, mais à cette époque il n’en fut rien.


En ville, cette année-là, les idées commençaient à bouillonner. La pesanteur bourgeoise se faisait lourde. La notion qu’il était interdit d’interdire commençait à germer. Dans les arts, le cinéma, bousculer un tabou était apprécié. Ma mère était restée très à gauche. Elle gardait un immense respect pour le Général, mais pas pour la classe qu’il représentait.


De mon côté je lisais beaucoup. Marx, Engels pour le côté politique. Freud, bien sûr. Et son complexe d’Oedipe. Oedipe nous faisait rire avec ma mère. Pour nous, il était plus coupable de violence envers un vieillard qu’un fils incestueux, dans la mesure où il ne savait pas que Jocaste était sa mère. Plutôt un usurpateur opportuniste profitant d’un peuple naïf. Bref, une espèce de salmigondis de gauche. Et en fait ça nous amusait beaucoup.


Donc soixante-sept se passe ainsi, pleine de films : « Les risques du métier », « Les demoiselles de Rochefort », etc. Cinéma avec maman, avec les copains, discussions politiques, les journaux interdits –bêtes et méchants – si peu bêtes, et bien peu méchants, en fait. Leurs auteurs, devenus mes idoles.


Et viennent les vacances de Noël. Direction le chalet. Noël plutôt gris et humide. Peu de neige. En fait, il n’y avait pas grand-chose à faire au chalet à Noël, cette année-là. On y a beaucoup lu. On a fêté Noël à deux, maman et moi. Des livres échangés en cadeaux respectifs. Je ne me souviens plus des titres.


Pour notre sujet, peu d’évènements jusqu’à un certain jour. Pourtant, dans la semaine qui a précédé Noël, je ne me souviens pas avoir fantasmé. Sur aucun sujet. On a coupé dans la forêt un mini sapin. Quelques boules de verre suspendues. Et comme ce n’était pas enneigé, j’ai fendu beaucoup de bois pour les fourneaux et la cheminée, en prévision.


Mais 48 heures après le réveillon – bien modeste – alors que j’occupais la salle de bain, un incident décisif a eu lieu. La salle de bain (c’est un bien grand mot) était tout en longueur. On y accédait par le sas d’entrée, alors non chauffé, protégé seulement par la lourde porte en bois de feuillu de 20 cm d’épaisseur. En face de la petite porte sans serrure ni verrou de la salle de bain se trouvait le lavabo en faïence. À sa droite la cuvette des WC. Et en entrant, donc à droite, le bac de la douche, en ligne avec les waters. Sans rideau ni paroi de verre. Je rappelle que l’on fonctionnait avec eau de source, fosse septique et mini chauffe-eau au gaz : il fallait être sobre et parcimonieux.


Ce soir-là nous avions partagé une bière en bouteille avec ma mère. Avant d’aller dormir je me rendais en principe à la douche. J’écris "en principe", car avant de lancer l’eau et le chauffe-eau, j’avais eu envie – comme la salle de bain était chauffée par un petit radiateur à gaz – de me donner un peu de plaisir solitaire au chaud, tiédeur d’ailleurs toute relative. Je n’étais pas dans l’état d’esprit, pour cette fois, de m’exciter de manière provocante "devant" maman dans le lit jumeau de notre unique chambre, fût-ce discrètement sous les couvertures.

C’est donc alors que mon sexe était en franche érection que ma mère entra comme une flèche dans la salle de bain.


— Excuse-moi, il faut absolument que je fasse pipi : après la bière, je ne tiens plus.


Elle se débarrassa si promptement de sa jupe de lourde laine en la faisant tomber aux chevilles, puis dans la foulée de ses collants également en laine qui rejoignirent la jupe aux chevilles, puis enfin de la large culotte d’époque en coton que je ne vis rien de prohibé.


Je ne sais pourquoi (ou peut-être ne le sais-je que trop bien), je n’eus pas la décence de me tourner. Au contraire, je la regardais ainsi, le sexe bien sûr plus raide que jamais. Aussitôt posée sur la lunette, un jet dru et continu, puissant, long et ferme se fit entendre dans le silence absolu de la pièce. Soudain il n’y avait plus que ce jet d’urine invisible, mais fort et clair, bien prenant à l’oreille, amplifié encore par le carrelage nu et la pièce étroite.


C’est alors que je m’aperçus que maman me regardait. Elle n’avait pas regardé en face d’elle, mais avait la tête tournée vers la gauche, vers moi qui me tenais les bras ballants en train de la fixer se soulageant de la diurétique bibine. Elle prit alors une feuille de papier toilette pour se sécher. Puis aussitôt une autre, la tête toujours dans ma direction. Mon membre commençait à palpiter de bas en haut au rythme du coeur. Je me fis la réflexion que sa main, avec la deuxième feuille, restait bien longtemps entre les larges cuisses musclées, mais toutefois, il est vrai, sans qu’elle ne bouge. Je vis alors qu’elle souriait.

Et moi bêtement, entre gêne, plaisir intense et désir croissant :


— Pourquoi souris-tu?

— Rien, je te regarde. C’est tout.


Mon coeur battait à tout rompre. Sa main persistait sans un mouvement entre ses cuisses. Presque tremblant, je pris alors mon sexe entre deux doigts, un peu plus bas que le gland, et débutai des mouvements de la main d’avant en arrière. Dans un silence absolu. Total. Hors du temps. D’ailleurs, combien de temps cela dura-t-il ? Trente secondes ? Une minute ? Moins ? Pendant ces secondes qui me parurent paradoxalement à la fois longues et trop courtes, je me masturbai doucement, calmement devant maman.


Ma mère se leva alors, ajustant culotte, bas et jupe avec dextérité et précision, ne laissant rien, encore pour cette fois, entrevoir de son intimité et quitta soudain et tranquillement la pièce, droite comme un I. Droit comme un I, c’était justement bien mon état. J’entamai alors aussitôt une masturbation forcenée qui m’amena en quelques instants à une éjaculation puissante qui me fit tomber à genoux.


Tous les jours qui suivirent furent apparemment normaux. Plus rien d’ambigu. De spécial. Hormis mes pensées. Dès lors je ne faisais plus que guetter la pointe d’un sein sous un pull-over, un cul qui se penchait, le bruit des toilettes. Enfin, tout et n’importe quoi qui était plus dans ma tête que dans la réalité des faits.


La soirée du Nouvel An se passa chez les cousins, pas directs, éloignés ; je dansai avec les "tantes", avec ma mère en la collant plus que de raison, mais sans écho de sa part.


Le retour dans la ville grise nous replongea dans la terne réalité. Le travail, les études. Le temps était trop moche, trop gris. Les journées trop courtes pour que l’on retournât en week-end au chalet. S’il avait fait neige et soleil, on s’y serait rendus fissa.


68 venait de commencer. On ne parlait que jeux olympiques. Killy, patin, couffin. "Des jeux bourgeois et corrompus" (sic). Les vacances de février – de carnaval, comme on disait alors – approchaient. Entre-temps j’avais eu mon premier flirt. Pas de quoi me dépuceler, mais j’avais pu échanger quelques baisers, et même un, sur le sexe, à travers la culotte de coton ! Croyez moi : malgré les discours vantards, à l’époque ils n’étaient pas si nombreux ceux qui avaient pu aller jusque-là. Le risque du bébé était omniprésent. Combien de gamines ont vu leur vie gâchée pour un instant de plaisir – ou pas – sur un divan ou dans un fossé herbeux ?


Pourtant, mes pensées érotiques voguaient ailleurs, vers des rivages interdits.

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