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Un miroir indiscret

Chapitre 1

Hétéro

Préambule : Voici un récit écrit il y a environ deux ans avec mon ex-compagnon que je me suis permis de retoucher afin de vous le présenter aujourd’hui de façon plus personnelle.



Un miroir indiscret



Je m’appelle Lucie, j’ai vingt-six ans et je suis aide-soignante à domicile. Les temps sont durs sentimentalement, car mon compagnon, dont j’étais très amoureuse, m’a quittée il y a trois mois de façon très disgracieuse, pris la main dans le sac avec sa maîtresse dans notre propre lit... Durant cette période difficile, mon travail m’a beaucoup aidée, ne dit-on pas d’ailleurs qu’en aidant les autres on s’aide souvent soi-même ?


J’accompagne des personnes plus ou moins dépendantes dans les actes de la vie quotidienne afin qu’ils puissent se maintenir à domicile le plus longtemps possible. Je les aide pour la toilette, l’habillage, le ménage, les courses, la confection des repas... Ainsi jusqu’à peu, je visitais deux fois par jour, en alternance avec d’autres collègues, une vieille dame de quatre-vingt-six ans, aujourd’hui décédée, qui vivait dans sa ferme avec son fils aîné. Jean a soixante-quatre ans. Il est aujourd’hui retraité, mais avait repris l’exploitation à la mort de son père. Son jeune frère s’appelle Henri, il est la fierté de la famille, car il est gérant avec sa femme d’un commerce de chaussures qui marche très bien. Il ne vient pas souvent à la ferme, car il est très pris par son travail et habite à deux heures de route. En tout cas, pour ma part, je ne l’ai jamais rencontré.


À la mort de sa mère, ce dernier a demandé à ce que nous maintenions au moins deux passages par semaine de façon à ce que la maison demeure bien tenue, mais surtout pour nous assurer de la bonne santé de son frère qui risquait de subir, selon lui, un profond contrecoup en se retrouvant seul. Ces visites ont été programmées tous les lundis et les jeudis de onze heures à treize heures et, comme mon planning fait que je travaille toujours ces deux jours-là, c’est à moi que l’on a demandé d’assurer cette prise en charge afin de mieux créer du lien avec Jean.


Les craintes de son frère se sont révélées justes. Une fois passées les obsèques, Jean dormait beaucoup et semblait ne plus avoir envie de rien : il ne se lavait plus, mangeait peu et mal et ne s’occupait même plus correctement des quelques animaux de la ferme.


Il a été difficile de « remettre la machine en route » si je puis m’exprimer ainsi, ça a pris plusieurs semaines, mais j’ai un jour eu une intuition, un peu par hasard, de la raison pour laquelle il acceptait de plus en plus facilement d’être accompagné à la douche...


Afin de faciliter l’accompagnement de sa mère, la salle de bain a été entièrement refaite il y a deux ans en privilégiant à la baignoire une grande douche ouverte à l’italienne. La pièce étant petite, le pan de mur du côté droit de la douche a été recouvert par un grand miroir donnant l’illusion d’en doubler la surface.


C’est en tournant la tête de ce côté, alors que j’étais accroupie devant lui, que j’ai vu le regard de Jean plonger directement dans mon décolleté. Nos blouses blanches de travail se ferment grâce à des pressions sur l’avant et sont assez échancrées, normalement faites pour être portées sur un tee-shirt, mais quand il fait chaud comme ce jour-là, le tee-shirt est insupportable. Personnellement, je ne porte donc que mon soutien-gorge et, étant donné la taille de ma poitrine dont un homme curieux pourrait lire 85D sur ma lingerie, j’imagine bien que cette vue ait pu l’attirer... J’avoue avoir été un peu troublée, mais j’ai fait tout mon possible pour ne rien laisser paraître afin de ne pas le gêner.


Jean est profondément gentil et, au fil du temps, je peux même dire que je ressens une certaine affection pour lui. Je trouve dommage qu’il ne prenne pas plus soin de lui, car je suis sûre qu’il serait bel homme. Il mesure environ 1,70 m. Il n’a pas un corps d’athlète, mais est assez bien proportionné et on sent une certaine force physique se dégager de lui, comme beaucoup d’hommes de la campagne. Enfin, j’aime ses mains. Elles racontent l’histoire d’un homme qui a travaillé la terre toute sa vie, elles connaissent le prix de tous ces efforts.


C’est en rentrant chez moi et en me remémorant cette situation que j’ai eu une idée pour dynamiser le quotidien de Jean. Lors de ma visite suivante, la maison était comme souvent très désordonnée et sale, je me suis donc permise pour la première fois de changer les plans et de dire à Jean qu’aujourd’hui nous ne ferions qu’une petite toilette au lavabo, car j’avais besoin de temps pour ranger et nettoyer la maison. Le lundi suivant, bizarrement, la maison était parfaitement rangée et propre :


— Mais que s’est-il passé ici, Monsieur Jean, l’une de mes collègues serait-elle venue vous voir avant moi ? La maison n’a jamais été aussi propre ?

— Oh, vous savez, Lucie, j’ai bien vu tout le mal que vous vous êtes donné l’autre fois pour ranger ma pagaille et je me suis dit que ce n’était pas correct de ma part de vous accueillir de cette façon. En plus, mon frère arrive ce soir, car il a vendu la vieille voiture qui appartenait à mon père, il doit m’apporter ma part de la vente et comme c’est en liquide, il ne veut pas prendre le risque de m’envoyer 1000 euros par la poste.

— Merci Monsieur Jean, mais c’est mon travail, vous savez... Enfin, en même temps, je comprends que vous ayez eu envie de bien accueillir votre frère ce soir. Si le ménage n’est plus à faire, cela nous donne plus de temps pour tout le reste ? Voulez-vous que nous allions faire des courses pour bien recevoir votre frère ?

— Non, j’y suis allé samedi après-midi, je ne voulais pas que vous ayez à ressortir aujourd’hui.

— Eh bien, il ne nous reste plus que votre toilette, laver votre linge, et préparer à manger, alors ! Vous allez à la salle de bain ? Je vais lancer la machine et je vous rejoins, OK ? De toute façon, il n’y a pas le feu, j’ai fini ma matinée après vous, je ne reprends ensuite le travail qu’à dix-sept heures.

— D’accord, Lucie !


J’ai vu dans les yeux de Jean une lueur que je ne lui avais jamais connue jusqu’ici et je sais que son frère n’est qu’un prétexte. Non, j’en suis sûre, ce qui le motive c’est ce moment de toilette où il se rince l’œil à chaque fois, persuadé que la naïve Lucie ne voit rien à ce petit manège...


À mon arrivée dans la salle de bain, Jean est nu et assis sur le siège de douche fixé au mur.


— Allez, Monsieur Jean, on fait un shampoing aujourd’hui ?

— Si vous voulez. Mais je préfère rester assis, ça ne vous dérange pas ?

— Comme vous voulez.


Ainsi je lui fais le shampoing et lui rince la tête. Jean s’est rasé seul avant mon arrivée, il le fait visiblement tous les matins depuis qu’il a repris du poil de la bête. L’ordre d’une douche doit aller du plus propre au plus sale en changeant de gant après le lavage des pieds afin de terminer par la toilette intime. Après la tête je lui lave le dos, le torse, les bras, les cuisses, les jambes et les pieds.


Cela fait cinq ans que je suis aide-soignante et ces actes sont devenus des automatismes, je pourrais les faire les yeux fermés et même en dormant, pourtant, sachant que Jean attend ce moment où je suis accroupie devant lui avec impatience, je prends mon temps et m’attarde. Je ne me sens plus gênée qu’il plonge ses yeux dans mon décolleté, après tout, si ça lui fait plaisir...


Mais aujourd’hui mes pensées s’égarent plus que de coutume. Il me passe même par la tête des flashs de ce que Jean peut s’imaginer, de ce qu’il peut fantasmer...

Au bout d’un certain temps, et toujours dans mes pensées, je change de gant par réflexe pour commencer sa toilette intime. Je reste accroupie devant lui et lui demande comme à chaque fois de se lever. Ma main gauche décalotte son gland pendant que de ma main droite, équipée du gant, j’effectue sa toilette intime, une toilette qui, sans que j’en prenne réellement conscience, s’éternise trop pour ne rester perçue par Jean que comme une simple toilette...


C’est en sentant son sexe durcir entre mes doigts que je reviens à la réalité...


— Oh ! Je m’excuse monsieur Jean, je suis désolée... j’étais dans mes pensées et... je ne voulais pas...

— Non, Lucie ! Ce n’est pas grave ! C’est moi qui m’excuse... Pour tout vous dire, j’ai soixante-quatre ans et je n’ai jamais connu de femme... Alors c’est la première fois qu’une femme bien réelle me fait cet effet...


Waouh ! me dis-je. Moi qui ne le pensais que vieux garçon, voilà qu’il m’avoue qu’il n’a jamais connu de femme ! La vie est injuste tout de même, me dis-je en repensant à mes récents déboires amoureux. Dire qu’il y a tant d’hommes sur terre qui brisent des cœurs en changeant de femme comme de voiture alors qu’un homme si gentil n’a jamais connu le plaisir de découvrir un autre corps que le sien... Cette seule idée m’est insupportable et je sais bien au fond de moi que ce que je m’apprête à faire n’est pas raisonnable...


— Vous aimez regarder mon décolleté, Monsieur Jean ? Ne faites pas l’innocent, j’ai tout vu dans le miroir, lui dis-je avec un petit sourire.

— Ou... oui, Lucie, je suis désolé...


Je me relève et m’avance vers lui. Je ne suis pas grande, 1,52 m, il peut donc presque garder ses yeux plongés dans mon décolleté s’il le souhaite.


— Dégrafez lentement les boutons de ma blouse, monsieur Jean...

— Mais Lucie...

— Prenez tout votre temps, Monsieur Jean, j’ai terminé mon service après vous...


Jean a des gestes maladroits, il tremble, mais est très doux.


— Ne soyez pas timide monsieur Jean, faites-la glisser sur mes épaules, il fait très chaud dans votre salle de bain.


Monsieur Jean, comme hypnotisé, fait glisser ma blouse le long de mes épaules et scanne de ses yeux le moindre centimètre de peau qui lui est donné de voir.


— Très bien. Maintenant, aidez-moi à retirer mon bas de jogging s’il vous plaît...


Jean me dévore des yeux, mais n’a aucun geste déplacé, les gens de la campagne savent peut-être mieux que les autres que tout vient à point à qui sait attendre... Effectivement, sa patience, sa douceur et sa gentillesse sont en train de faire croître en moi la flamme du désir. Une fois libérée de ma culotte, je me retourne pour me retrouver dos à lui et passe mes mains derrière ma nuque pour remonter ma chevelure brune afin de lui offrir les broches de mon soutien-gorge. Des frissons commencent à gagner tous mes muscles et je sens mon bas-ventre s’échauffer comme le jour où j’ai su que j’allais perdre ma virginité.


— Il me semble que je n’aie pas besoin de vous indiquer ce que vous avez à faire, Monsieur Jean ?


Jean dégrafe une par une les trois agrafes de mon soutien-gorge. Ses mains de travailleur sont très peu adaptées à un tel travail de précision, mais à force d’application, il y parvient. Sentant mon maintien se relâcher, je laisse retomber ma chevelure dans mon dos et viens placer mes mains sur les bonnets de mon soutien-gorge avant de me retourner pour lui faire face à nouveau. En fixant son regard, je lui dis :


— Voulez-vous que vos mains prennent la place des miennes ?

— Oh oui...


Jean garde ses mains immobiles sur ma poitrine comme s’il voulait faire durer ce moment, mais je sens également une certaine gêne dans ses yeux... Je ferme alors les miens pour lui signifier mon abandon à la situation... je sens ses mains se relâcher et glisser vers le bas. Le glissement de mon soutien-gorge électrise mes tétons. Je ne sens plus rien sur ma peau, mais imagine, toujours les yeux fermés, l’intensité du regard qui se pose maintenant sur mon corps dénudé. J’ai chaud, la flamme du désir envahit mes sens, j’ai l’impression de vaciller, de perdre l’équilibre... Je sens à cet instant ses mains se poser sur mes hanches. À ce contact, je laisse échapper un petit cri de surprise mêlé de désir, trahissant l’émotion que je ressens...


— Caressez-moi partout, monsieur Jean...


Jean remonte doucement ses mains le long de mon corps, elles passent derrière mes épaules et redescendent sur mes seins, ne faisant que les effleurer comme s’il n’osait pas les prendre à pleine main.


— Je ne suis pas une poupée de porcelaine, monsieur Jean, lâchez-vous !


A ces mots, je sens des mains plus sûres d’elles s’autoriser à profiter pleinement de cette opulente poitrine tant désirée puis remonter sur mes épaules avant de redescendre sur mes fesses. Nos corps maintenant collés l’un à l’autre, je me hisse sur la pointe des pieds pour l’embrasser à pleine bouche.


Jean s’assoit sur le siège de douche et m’invite à m’asseoir en amazone sur ses genoux. Sa main droite caresse mon dos puis enroule ma taille afin de venir se poser sur ma hanche. Sa main gauche caresse longuement mon ventre avant de remonter vers ma poitrine. Je pivote et viens coller mon dos contre son torse afin qu’il puisse prendre mes seins de ses deux mains libérées. Basculant ma tête en arrière à côté de la sienne et plaçant mes mains derrière sa nuque, je savoure pleinement cet instant voluptueux en sentant mes tétons durcir au gré des multiples roulements et pincements que leur infligent les doigts gourmands de mon amant.


Tournant la tête vers la droite pour ouvrir le mitigeur, mon excitation s’intensifie à la vue de notre étreinte dans l’immense miroir sans lequel rien de tout ceci n’aurait peut-être existé. Un jet d’eau tiède ruisselle maintenant sur nos corps et je sens sous mes fesses les palpitations du sexe durci de Jean. Je vois dans notre reflet son bassin imprimer des ondulations envoûtantes de plus en plus amples et sens son sexe dur entre mes cuisses, aux portes de mon intimité. Me cambrant sous l’effet du plaisir qui me gagne, mon bassin entre en phase avec les mouvements de plus en plus virils de mon amant. Je sens le souffle de Jean de plus en plus fort dans mon cou et prends conscience qu’il peut maintenant jouir à tout instant. L’incendie qui brûle en moi est hors de contrôle entraînant ma main droite à descendre sur ma vulve pour y imprimer un mouvement large et circulaire qui me mène rapidement à l’orgasme.


Sentant Jean lui aussi au bord de l’explosion, je me retourne brusquement et m’accroupis devant lui pour prendre son sexe en main et le masturber face à ma poitrine jusqu’à sentir sa semence chaude se déverser abondamment sur mes seins en plusieurs jets accompagnés de râles de plaisir intenses.


Une douche commune nous a permis de reprendre nos esprits, mais c’est un sentiment de gêne qui s’est progressivement emparé de nous alors que nous revêtions nos habits. Convenant ensemble qu’une fois passés le désir et l’excitation, ce sentiment n’était pas si anormal que cela entre deux personnes que la vie ne destinait pas en cet instant précis à vivre de tels moments, nous nous sommes dit à jeudi en nous saluant pudiquement de la main. Ce sentiment de gêne ou plutôt de pudeur s’est progressivement estompé au fur et à mesure du trajet de retour, mais ce sont beaucoup de questions qui ont pris la place dans mon esprit concernant ma visite du jeudi... Il doit en être de même pour Jean.

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