Le site de l'histoire érotique
  • Histoire érotique écrite par
  • Fantasme
  • Publié le
  • Lue 11 837 fois
  • 125 J'aime
  • 7 Commentaires

Moi, Rose, Soumise

Chapitre 2

SM / Fétichisme

La nuit fut très courte, et le sommeil agité. Étant donné que je finissais les cours à cinq heures et quart, je n’avais pas le temps de repasser chez moi pour me changer si je décidais d’aller à ce rendez-vous. Je ne savais toujours pas ma réponse. Je décidai d’enfiler le cadeau reçu la veille, on ne savait jamais, ça pouvait peut-être être bien vu par ce fameux Charles.



La journée passa, les cours étaient de moins en moins intéressants, mes pensées s’éloignaient de plus en plus des paroles des profs. La sonnerie retentit, c’était la fin du dernier cours. Je fis le vide dans ma tête, je respirai un grand coup, et d’un pas décidé, je quittai la fac en direction du lieu indiqué par le rendez-vous. Après avoir marché une vingtaine de minutes, j’arrivai presque avec dix minutes d’avance au rendez-vous.


Je vis un homme habillé d’une tenue plutôt décontractée, légèrement plus âgé que moi. Ses cheveux bruns mi-long étaient ébouriffés avec la légère brise de vent estival. Cet homme était assis à une table dans le bar, et il attendait. J’étais sûrement la chose... La personne qu’il attendait.



J’avançai devant le bar, j’étais stressée, mais je pris mon courage à deux mains et je m’avançai vers lui. Je restai plantée devant la table, il me regardait, mais ne dit rien. Il attendait que je vienne à lui.



— Euh, bonjour, bredouillai-je d’un air gêné et timide.


Il me salua également, et me demanda de m’asseoir. Nous commençions à discuter de banalités, de ma vie d’étudiante, de mes hobbies, de ma famille...

Je me rendis compte que la discussion était principalement tournée vers moi et que je n’apprenais quasiment rien sur lui.


Au bout d’une trentaine de minutes de discussion, le premier blanc de la conversation. Jusque-là, je faisais face à un homme charmeur, attentionné, plutôt plaisant, presque un homme idéal.

C’est à cet instant, qu’il changea radicalement de ton. Son regard devint plus strict et il me dit :


— Bon, Rose, tu es une femme charmante, mais je vais être franc avec toi quant à la vraie raison de ce rendez-vous, je ne veux pas que tu me voies comme un homme qui te séduit. Je suis un maître dominant. Je veux uniquement une relation maître/soumise. Attention, toutefois, j’accorde une extrême importance à cette relation avec des valeurs et des principes. Oui, la soumise sera traitée de plein de noms, sera parfois comme un "objet", avec des punitions si nécessaire. Mais je te garantis que la soumise y trouvera un plaisir qu’elle n’aura jamais connu jusqu’à présent. Je m’engage à éduquer progressivement la soumise pour que son plaisir ne soit que crescendo.



Je l’écoutais parler, la cruauté de ses paroles sur une terrasse en plein centre-ville me stupéfiai. J’étais perdue. Mon cœur battait la chamade. À la fois, j’étais terrifiée et mon cerveau ne demandait qu’à partir très vite, et à la fois mon cœur lui trouvait un côté attachant. Je ne savais pas quoi lui répondre.

Voyant mon manque de réaction, il continua et termina son discours :


- Rose, si tu penses être capable et que tu veux devenir ma soumise, je te donne rendez-vous à 21h ce soir, à l’hôtel Adige. C’est une séance d’essai. Si cela ne te plaît pas, tu seras libre d’arrêter. Tu apporteras la boîte que je t’ai offerte, tu viendras habillée en robe de soirée, légèrement maquillée et avec les sous-vêtements que je t’ai offerts en dessous. J’ai besoin de ta réponse maintenant.


Qu’avais-je à perdre ? C’était une séance d’essai, je pouvais arrêter après, donc ça serait comme un coup d’un soir que je multipliais depuis quelque temps.


Je lui répondis en évitant son regard :

« - Très bien, entendu, je serai à 21h à l’hôtel.

— Très bien me rétorqua-t-il et il se leva aussitôt et s’en alla. »


J’avais eu le temps d’apercevoir un léger sourire sur son visage avant qu’il ne parte. Je restai cinq bonnes minutes seule avant de retrouver mes émotions puis me levai et me dirigeai en direction de mon appartement.


Avec un créneau aussi court, une fois rentrée, je me précipitai sous la douche, afin d’être propre. Je me préparai en prenant le soin de me parfumer, j’enfilai l’ensemble turquoise, qui comme la veille m’allait à ravir. Ensuite, je décidai d’opter pour une robe large, ressemblant davantage à une combinaison noire qu’à une robe à proprement parler.

J’enfilai des baskets pour marcher, c’est bien plus agréable, et je pris une paire avec des talons noirs que je chausserais avant de rentrer à l’hôtel.

Je me préparai une petite salade, mais je ne mangeai presque rien. Il était temps pour moi de quitter mon appartement, je n’oubliai pas de prendre la petite boite demandée par mon maître.



Entre tramway et bus, je sentais plusieurs paires de regards se poser sur moi, et m’admirer. J’étais à la fois gênée et heureuse. J’arrivai dans cet hôtel, il était immense et plutôt classe. Je me présentai à la réception en annonçant que j’avais rendez-vous avec Charles, il m’avait prévenu au préalable de ne demander que son prénom à la réception. La charmante jeune femme me répondit qu’il m’attendait dans la chambre 127. Je pris les escaliers et me retrouvai devant la porte de cette fameuse chambre. Je respirai un grand coup et je frappai à cette porte devant moi.


J’entendis une voix forte, qui me répondit d’entrer. Cette voix, je la reconnaissais, c’était Charles. Je rentrai dans la pièce, une chambre assez luxueuse, un très grand lit, une porte fermée qui, je supposai, permettait d’accéder à la salle de bain, mais à ma grande surprise personne n’était présent dans la pièce. Sans que je n’eus le temps de faire quoi que ce soit, la voix reprit :


— Bonjour Rose, profite de cette modalité puisqu’il s’agit de la dernière fois que je t’appelle par ton prénom, va te mettre debout, jambes écartées et mets sur tes yeux, le bandeau qui est sur le lit. Est-ce claire soumise ?


Je lui répondis un faible oui, le terme « soumise » lorsque que je l’ai entendu, m’a procuré un frisson qui m’était jusque-là inconnu.


Je me mis en place, je suivis ses ordres indiqués, je plaçai un bandeau bleu sur mes yeux me privant de la vue. J’étais debout debout, les jambes légèrement écartées et j’attendis.


— Je suis prête.


J’entendis la porte s’ouvrir et je sentis une présence qui s’approchait de moi. Je ressentis quelque chose d’intense, mon bassin brûlait, j’étais excitée, mais j’essayais de le cacher au maximum.


— Tu es très belle, ce soir, soumise, clama-t-il.


Il posa une main sur mon visage, me fit une caresse, descendit le long de mes épaules, jusqu’à mes hanches. Je sentis déjà mon sexe s’humidifier alors qu’il n’avait encore rien fait. Il m’ordonna d’enlever ma robe malgré le bandeau, ce que je fis hésitante.


J’étais devant un presque inconnu, en sous-vêtements, je supposai qu’il me contemplait puisqu’il ne fit rien pendant deux, trois minutes. Sans plus tarder, il s’approcha de moi et dégrafa mon soutien-gorge, pour le faire tomber, puis fit glisser mon string directement à mes pieds. Comme un réflexe, je cachai mes seins et mon sexe avant que sa voix ne me percute :


— Mains sur la tête, tout de suite. Désormais, tu devras m’appeler Monsieur ou Maitre ou tu subiras les conséquences. Est-ce bien compris salope ?


Je m’exécutai sous la pression de ses paroles, ses mains se posèrent sur mes seins. À ce moment précis, je ne savais plus où j’étais, ni ce qu’il se passait. Mon sexe ne demandait qu’à être soulagé, au moindre contact, c’étaient plein de sensations qui se réveillaient. Il s’attarda sur mes tétons qu’il commença à titiller, tirer, et même légèrement pincer. Je poussais déjà quelques gémissements, puis un léger cri de douleur sotits de ma bouche sous le pincement de plus en plus fort de mes tétons.


— Qui t’a autorisée à crier soumise !? Me lâcha-t-il en me donnant une forte claque sur mon sein droit qui me fit pousser un nouveau cri de douleur.

— Tu n’as pas compris, je crois, me dit-il en me claquant le sein gauche, mais encore une fois, un petit cri sortit de ma bouche moins fort que les autres.


Mais cela ne lui suffisait pas, il enchaîna avec une troisième claque sur le sein droit cette fois. En me concentrant, j’arrivai à ne pas lâcher de cri. Oui, certes, il y avait la douleur du coup, mais je n’arrivai pas à me concentrer sur autre chose que mes lèvres inférieures qui ne cessaient de s’humidifier. Charles, mon maître, allait finir par s’en apercevoir. Il continua ensuite à caresser mon corps, ses caresses me procuraient des sensations que je ne connaissais pas. J’étais en train de me dandiner sur mes deux jambes, l’orgasme était proche, ses mains se rapprochaient de mes cuisses qui commencaient à ruisseler. Il remonta doucement jusqu’à mes poils pubiens. Mon corps bougea de plus en plus, jusqu’au moment où son doigt vint se loger sur mon clitoris avec un mouvement du bas vers le haut. Ce petit mouvement, qui paraît anodin, me procura un orgasme d’une puissance qui me fit presque tomber dans les pommes. Je lâchai un hurlement de bonheur et de délivrance. Jamais un homme ne m’avait fait jouir comme ça. Je m’attendais à ce que Charles me propose une pause pour reprendre plus tard mais je suis surprise quand il me claqua à deux reprises les fesses en me disant :


« - Un orgasme alors que personne ne t’en a donné l’ordre, cela mérite une punition ! Puisque c’est une séance d’essai, je serai indulgent, je ferme les yeux.

En revanche, je vois que l’orgasme t’as épuisée, mets-toi à genoux les mains sur la tête et ouvre la bouche.


Pour avoir vu un grand nombre de films basées sur la soumission, je savais à peu près à quoi m’attendre. Et le stress prit le dessus, car souvent, les soumises pratiquaient la gorge profonde ce que je n’avais jamais fait.


Effectivement, je me mis en position et je sentis son membre en contact avec mes joues. Son sexe dont je n’arrivais pas à mesurer la taille ou ni l’épaisseur parcourut mon visage, jusqu’à mes seins.

Après avoir fait le tour, il présenta son gland à l’entrée de ma bouche. Je compris alors qu’il voulait que je le suce. Je commençai à effectuer des va et vient sur son membre pensant ainsi le satisfaire, mais très vite, il plaça ses mains sur ma tête, pour que ce soit lui qui dirige la cadence de ma fellation. Les coups étaient de plus en plus rapides et profonds. Je commençai à mesurer la taille de son sexe qui entrait en moi. Je n’arrivai pas au bout, il se retirait lorsqu’il sentait que je poussai quelques toussements. Mais selon ses petits grognements, il avait l’air de plutôt aimer cette fellation.

Il se retira, et me changea d’orientation, me demandant de rester sur mes genoux, mais de lever mes fesses. Je compris lorsqu’il repénétra son sexe dans ma bouche qu’il prenait appui sur le lit avec un de ses pieds pour tenter de rentrer davantage dans ma bouche. Avec sa main droite, il tenait ma tête, et sa main gauche se porta au niveau de mon sexe qu’il commença à masturber de façon énergique au rythme de la fellation imposée. Deux de ses doigts étaient en moi, je sentis que mon ventre était en train de bouillir tellement l’excitation de mon corps était élevée. Il m’autorisa à jouir ce que je réalisai presque dans la foulée, encore une fois l’orgasme m’épuisa et me fit pousser un hurlement bien que son sexe soit encore dans ma bouche. La cadence de ses allers-retours avait également bien augmentée, d’un coup, il se retira et je compris qu’il allait éjaculer, je l’entendis se masturber le plus vite possible. Je priai pour qu’il ne se vide pas sur moi. Je n’eus même pas le temps de finir de prier que je sentis un filet de liquide chaud venir se déposer sur mon menton. Trois, quatre ou peut-être même plus se suivirent et atterrirent sur mes seins, mes épaules et mon cou.


Je repris mes esprits sur la dernière minute assez folle que je venais de vivre, j’avais eu un second orgasme en une seule soirée alors que mon maître ne m’avait même pas pénétré, et trente secondes plus tard, j’avais du sperme partout sur le corps. Je ne bougeais pas, j’attendais ses ordres, je l’entendis se rhabiller, j‘étais toujours à genoux, les yeux bandés couverte de sperme, je n’avais qu’une envie : aller me doucher. Je l’entendis mettre ses chaussures et il me dit d’un ton sec et brutal :


« - Voilà soumise, il s’agissait de ta séance d’essai. Je te laisse dormir ici seule, tu pourras enlever le bandeau uniquement lorsque je serai parti. Si tu veux continuer d’être ma soumise, tu m’attends dans cette chambre d’hôtel demain matin à neuf heures à quatre pattes sur le lit, toute nue. Je te prendrai comme une chienne assoiffée de sperme. Évidemment, pour te laisser une trace de moi cette nuit, je t’interdis de te laver ce soir. Je pourrai vérifier à l’odeur et au toucher. Bien sûr, tu es libre de tout arrêter et de quitter la chambre quand bon te semble. Bonne nuit soumise. »


Après ce discours, il se dirigea vers la porte et il la claqua. J’enlevai mon bandeau, je me retrouvai face à mon double. Charles m’avait installée en face d’un miroir. Je me contemplai avant d’éclater en sanglots.

Comment avais-je fait pour en arriver là ? En me regardant, je vis une femme fatiguée, sale, soumise, mais qui n’avait jamais connu autant de plaisir que cette soirée-là. J’avais envie d’aller plus loin. J’avais envie de son sexe en moi. Je décidai d’aller me coucher, nue. Prise par la fatigue, je m’endormis tellement rapidement que le sperme sur mon corps ne me dérangea même pas.


Comment cet homme arrivait-t-il à me mettre dans des états pareils ? Me contrôlait-t-il déjà ? En tout cas, pendant que mon sommeil battait son plein, ma décision était prise, demain, je serai en position, à quatre pattes, l’attendant comme une bonne chienne...


À suivre...

Diffuse en direct !
Regarder son live