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Mon petit secret d'été

Chapitre 1

Lesbienne

Je jette un bref regard à Jean-Luc. Il ne s’en aperçoit même pas. Il ne dit rien. Son regard est sérieux, attentif. Il fixe la route, laisse parfois échapper un petit soupir. La tête est fixe, le cou raide, les bras tendus en avant. Parfois, il tripote mécaniquement un des multiples boutons du tableau de bord. Une infime modification de je ne sais quoi, l’arrivée d’air, la clim, ou autre chose. Je la connais mal, cette voiture, et d’ailleurs je n’aime pas la conduire. Je la trouve ennuyeuse, gavée d’exploits technologiques qui me laissent indifférente. Elle est grosse et prétentieuse. Exactement comme l’est parfois Jean-Luc, mon cher mari...

Je suis méchante. Je le critique, lui et sa voiture, mais je sais bien que je ne suis pas moi-même parfaite. Je ne suis pas de celles qui font rêver, de celles derrière qui les hommes se retournent, dans la rue. Au travail, certaines de mes collègues s’acharnent. Elles veulent rester minces, attirantes, sportives ; elles veulent faire chavirer le c?ur des hommes. Mais elles sont plus jeunes, ou célibataires, ou alors divorcées. Je me soigne : je surveille mon poids, je vais chez le coiffeur et chez l’esthéticienne quand il le faut. Mais je suis irrémédiablement banale.

Parfois, je le regrette vaguement. J’aurais peut-être préféré un autre prénom que celui de Catherine, une autre silhouette que la mienne, celle d’une petite femme brune de quarante-trois ans, mince, assez plate, le visage banal. Sans doute. Mais je ne regrette pas ma vie. Jean-Luc n’est peut-être plus follement amoureux de moi, mais au moins, je peux compter sur lui. Et notre enfant est heureux, et en pleine santé.

Derrière, il dort, depuis quelques minutes. J’ai mis mes lunettes de soleil. Les yeux mi-clos, je feins de somnoler, moi aussi. Jean-Luc pense-il que je dors ? Essaye-il d’imaginer mes rêves ? Sûrement pas, il est bien trop occupé à conduire, l’autoroute est chargée. D’ailleurs, comment pourrait-il seulement deviner ce à quoi je rêve ? C’est impossible. Moi-même, je n’aurais pas pu imaginer, il y a trois semaines, qu’une chose aussi incroyable puisse m’arriver.

Mes pensées divaguent. Derrière la voiture, on entend le bruit du vent contre la caravane. La caravane... Notre chère vieille caravane, achetée à crédit il y a cinq ans exactement... Le décor de mon hallucinante aventure. S’ils m’avaient vue, les deux, mari et fils ! Mais dieu merci, ça n’a pas été le cas. Ils ne se doutent de rien, ils ne savent pas ce qui s’est passé, sur les coussins en tissu marron. Rien que d’y penser, j’en ai des bouffées de chaleur. Un coup d’oeil à Jean-Luc. Il dépasse une file de voitures, se rabat en scrutant son rétroviseur.

— Tu dors ?

Je ne réponds pas, je me contente de grogner. Il n’insiste pas, et je retourne à mes rêveries. Je me revois dans notre caravane. Ou plutôt non, je revois notre arrivée, avant. Je vais tout revivre. J’ai bien le temps. De plaisir, je sens déjà une chaleur au ventre.

Trois semaines. C’était au début de nos vacances. Nous descendons toujours en caravane, et toujours en Vendée. Jean-Luc a toujours aimé ce coin, et je ne le trouve pas désagréable moi non plus. Cette année-là, il ne faisait pas très beau. À peine vingt degrés, et la pluie, qui revenait tous les deux jours. ?a n’a pas tellement d’importance dans l’histoire, d’ailleurs, mais c’est amusant. Jamais nos vacances n’avaient si mal commencé !

Le temps s’était mis au beau à la fin de la première semaine, définitivement. C’est ce jour-là que sont arrivés les Allemands, un samedi après-midi. Quatre, tous blonds. Jean-Luc les a tout de suite remarqués, par ce qu’ils étaient arrivés dans une énorme voiture, allemande, comme de juste. Il les observait, du coin de l’oeil, descendre de leur voiture, brancher l’électricité, débarquer les quatre superbes vélos noirs du porte-vélo, derrière la caravane. Sur le moment, je n’y avais prêté aucune attention : j’étais en train de préparer une lessive. L’Allemand a fini par saluer Jean-Luc, qui, un peu gêné, s’est détourné. Il n’arrêtait pas de regarder de leur côté, pourtant. Comment pouvaient-ils se payer une bagnole pareille ? Je ne répondais pas. Par agacement, je m’abstenais même de leur octroyer le moindre regard.

Ce n’est qu’après, en fin d’après-midi, que je l’ai vue, elle. Un peu plus grande que moi, les cheveux blonds cendrés, frisée, elle m’a tout de suite plu. Elle devait avoir mon âge : un peu plus que la quarantaine. Malgré ses épaules un peu voûtées, elle dégageait une véritable grâce, une parfaite féminité. Elle ne m’a pas vue d’abord. Elle était devant sa caravane et déballait ses courses sur une table en plastique blanc. Elle portait, comme du reste presque tous les jours, une chemisette et un short un peu trop étroit pour des fesses aussi généreuses.

Elle était bien plus en chair que moi, les cuisses larges, les bras potelés, la poitrine lourde. Avec ses lèvres pleines, son visage et ses joues bien rondes, son nez pointu, elle paraissait infiniment sympathique. Elle avait dû sentir mon regard sur elle, et j’ai vu ses yeux. Bleus, perçants, ils m’ont semblé immenses. Elle m’a souri, je lui ai répondu. J’étais séduite.

J’ai rougi et je me suis vite détournée. Je la devinais dans mon champ de vision. Elle continuait à ranger ses affaires, mais maintenant, elle n’arrêtait pas de me regarder. Déstabilisée, je suis repartie dans la caravane. Je n’avais jamais connu ça. Je ne suis certainement pas bi, et encore moins homosexuelle. Autour de moi, je ne connais aucune lesbienne. Elles ne m’ont jamais attirée. L’idée de faire l’amour avec une femme ne m’a jamais effleuré. ?a m’aurait fait sourire, ou dégoûtée.


Les jours qui ont suivi, elle me disait bonjour chaque matin, avec son accent rugueux. Je la croisais dans les allées du camping, accompagnée de sa fille, à l’heure de la vaisselle ou de la lessive. Elle riait souvent. À chaque fois, elle me jetait un petit regard en coin, heureuse de se montrer ainsi à moi. Les choses n’auraient peut-être pas basculé sans cet après-midi, sur la plage. Les allemands s’étaient installés juste à côté de nous. Elle était allongée sur le ventre, en appui sur les coudes, et lisait tranquillement un magazine. Je ne pouvais pas m’empêcher de la détailler en douce, presque malgré moi. La peau dorée de son dos, ses cuisses larges, ses grosses fesses, ses jambes musclées. Elle portait de grosses lunettes noires, elle ne semblait pas me voir.

Elle se tourna sur le flanc, face à moi. Je me détournai aussitôt. Elle me fixait à son tour. Son regard était insistant, on aurait dit celui d’un homme. Mon coeur battait un peu, elle me mettait mal à l’aise, mais j’étais aussi un peu flattée. Je me sentais admirée, belle. J’étais tout de même un peu gênée. Je partis me baigner. L’eau était merveilleusement bonne. J’avais à peine fait quelques brasses, qu’elle me rejoignait dans l’eau. Elle semblait ne pas me regarder. Elle était debout, au bord de la plage, et se mouillait machinalement les cuisses et le ventre. Elle finit par s’affaler précautionneusement dans l’eau, à quelques mètres de moi. Cette fois, elle me souriait gentiment. Je lui répondis.

Je bougeais à peine. Elle se baignait lentement, me jetant de temps en temps des regards paresseux. Elle se retourna sur le dos, les bras en croix. Sous son maillot de bain, ses petits tétons pointaient nettement. Ses aisselles étaient envahies de longs poils clairs, elle fermait les yeux. Elle passait lentement, à quelques dizaines de centimètres de moi, comme si elle ne me voyait pas. Je n’arrêtais pas de la regarder, et je m’en voulais : je ne tenais pas à ce qu’elle s’imagine quoi que ce soit. Elle se redressa, me lança un sourire, et une phrase.

Je n’avais rien compris, bien sûr. Elle plongea brusquement sous l’eau, sans précaution pour ses épais cheveux bouclés. Puis reparut, tout près de moi, éclatant de rire. Je lui souris à mon tour. Je ne pouvais pas m’empêcher de l’admirer. Elle était vraiment resplendissante, pleine de vie. Ses cheveux aplatis dégoulinaient d’eau salée. Elle avait vraiment l’air de vouloir me séduire. C’était déplaisant, mais aussi un peu intrigant.

Des enfants s’approchèrent, et nous séparèrent finalement. J’étais repartie sur la plage. Elle était revenue elle aussi, presque tout de suite. Elle me regardait m’essuyer, m’allonger, me passer de la crème. J’aurais pu m’enfuir, ou lui faire une remarque. Je ne disais rien. j’aimais ses regards. Et je la regardais, moi aussi. Quelque chose avait changé entre nous.

La voiture s’arrête. Je sors aussitôt de mes songes.

— Tu as la carte bleue ?

Jean-Luc me tend la main, souriant.

— Tu dormais ? Excuse-moi.

Sans un mot, je lui tends la carte, qu’il présente au guichet du péage. Il me caresse gentiment le bras.

— Rendors-toi, ma chérie...

Les voisins de péage, dans une autre voiture, nous regardent, l’oeil vide. Je sais à quoi je ressemble. Une mère de famille en petit haut léger, bronzée, reposée de ses vacances, qui remonte vers le Nord, vers le travail, Lundi prochain. S’ils connaissaient mes rêves ! Je sens que je suis déjà un peu mouillée. Heureusement, notre fils ne s’est pas réveillé. Je peux reprendre ma rêverie solitaire.

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Je ne pourrais jamais l’oublier, cet après-midi. C’était deux jours après l’épisode de la plage, je crois. Après le repas, tout le monde était parti à la plage. J’avais envie d’être un peu seule, et de lire. Je croyais les allemands partis à vélo, mais je la vis soudain sortir de sa caravane. Elle me lança un sourire clair avant de s’installer confortablement dans une chaise, juste en face de moi. Pour la première fois, nous étions seules, elle et moi. Cinq mètres à peine nous séparaient. Elle portait un short assez lâche, et une chemisette à carreaux, déboutonnée. Dessous, elle ne portait visiblement pas de soutien-gorge. Ses seins ballottaient lourdement.

J’avais senti mon coeur s’accélérer. Je replongeai le nez dans mon roman, inexplicablement troublée. Du coin de l’oeil, je la vis déboucher un tube de crème, et s’en étaler lentement sur les cuisses. Sa chair pleine tremblait, elle insistait, comme pour un massage. Elle prenait son temps en regardant régulièrement dans ma direction. Elle reprit un peu de crème, l’étala entre ses paumes avant d’écarter les deux pans de sa chemisette. Pour la première fois, je voyais ses seins : pâles, ils étaient assez gros et tombaient un peu. Les mamelons étaient larges, à peine colorés. J’étais de plus en plus mal à l’aise.

Impossible de ne pas la voir. Elle me faisait vraiment face, un peu avachie dans sa chaise longue, les cuisses un peu écartées. Lentement, du bout des doigts, elle flattait la chair molle de ses seins. Puis je la vis appuyer sur ses mamelons, avant de les parcourir de petits cercles délicats.

Elle était d’un sans-gêne incroyable. Je pensai à me lever, à partir, mais une curiosité malsaine, et la timidité aussi, me retenaient. Les yeux fermés, comme indifférente à ma présence, elle se chatouillait les bouts de seins très lentement. Deux minuscules boutons s’étaient formés aux centres. Je la vis avaler lourdement sa salive, avant de refermer les pans de sa chemisette. Elle ouvrit brusquement les yeux et me sourit, lançant une phrase en allemand. Je restai muette. Que pouvait-elle bien me vouloir ? Elle répéta sa phrase, brandissant son tube de crème.

— Vous ? Kréme ?

— Qui, moi ?

Je m’étais rarement sentie aussi stupide. J’avais à peine reconnu le son de ma propre voix. Elle était éraillée, presque inaudible.

— Oh, non, merci...

— Non ? Ya ? Kréme, zoleil...

Elle me souriait d’un air affable. Elle se leva, franchit les quelques mètres qui nous séparaient. Elle arriva près de moi. Je n’oublierai jamais son odeur, une odeur chaude, ou la crème solaire se mêlait à celle, très légère, de sa sueur. Plus une autre, plus subtile encore. Plus féminine.

Au lieu de me donner le tube de crème, elle me prit doucement la main. Sa paume était chaude, presque calleuse, mais une onde de douceur en émanait. Je me laissai faire comme une enfant.

— Kom, kom...

— Ou ? Pourquoi ?

Je ne l’avais jamais entendue parler d’aussi près. C’était toujours ses ’ bonjour ’, de loin, ou ses rires clairs, en famille. Maintenant, sa voix me faisait vibrer. La tête me tournait un peu, j’étais passive, comme si je me voyais de l’extérieur.

— Qu’est-ce que vous voulez ?

Elle ne répondit pas. Prestement, elle m’entraînait dans ma propre caravane. Avant que j’aie le temps de réaliser, elle refermait la porte derrière nous. J’étais stupéfaite. Un petit silence suivit. Elle me regardait en souriant, légèrement essoufflée. Je ne l’avais jamais vue d’aussi près. Elle me dominait d’une tête, sa poitrine se soulevait rapidement. Elle avait des yeux magnifiques, ses cheveux frisés très épais, le visage couvert d’un duvet soyeux. Elle m’expliqua quelque chose, en allemand naturellement. En même temps, elle tendait les mains sur le bas de mon débardeur. Je n’arrivais plus à réfléchir. J’avais peur, sans comprendre pourquoi. Comprenant qu’elle voulait me déshabiller, je m’écartai.

— Non, non ! ?a va pas, non ?

J’avais les jambes en coton, je respirais avec peine. Si ça avait été un homme, j’aurais sans doute crié, je me serais débattue. Mais c’était une femme. Elle me parla à nouveau, doucement. Les mots ’ kréme ’ et ’ zoleil ’ revenaient sans cesse. Je ne savais plus vraiment où j’en étais. Que voulait-elle, à la fin ?

De guerre lasse, je lui laissai me retirer complètement mon débardeur, levant même les bras docilement, pour lui faciliter la tâche. L’émotion me faisait respirer un peu plus vite, un peu plus fort. Ses yeux croisèrent un instant les miens. Ils étaient mouillés par le trouble.

J’étais en soutien-gorge et en short face à elle. Quelques dizaines de centimètres à peine nous séparaient. Je ne m’étais jamais déshabillée devant une autre femme. J’étais très gênée. Je me trouvais un peu ridicule. J’avalai lourdement ma salive. Les pommettes maintenant un peu rouges, elle fit un geste pour retirer mon soutien-gorge, mais cette fois, je m’écartai brusquement.

Nous haletions presque. Elle me regardait dans un silence épais, une lueur d’incompréhension dans les yeux. Lentement, comme pour ne pas m’effrayer, elle prit son tube de crème, qu’elle avait posé sur le canapé de la caravane, et le déboucha.

— Kréme ?

Elle désignait mon dos. Comme je ne bougeai pas, elle me prit la main, et me fit faire demi-tour. J’étais au bord de la colère, de la fuite. Mais la peur me paralysait, la crainte du ridicule aussi. Je l’entendis déposer un peu de crème au creux de ses mains, s’en frotter les paumes. Et quelques secondes plus tard, ses mains brûlantes s’emparaient de mes omoplates.

Elle massait bien. Fermement, précisément. J’avalai difficilement ma salive, réprimant un frisson de gêne. Elle me massait maintenant les bras, mais c’était plus une caresse qu’autre chose. Ma respiration se faisait plus anarchique. Tâtonnante, je cherchai un appui devant moi, sur le rebord de la table basse. Puis je tentai, non sans mal, de maîtriser mon souffle.

Elle avait descendu les mains jusqu’à mes poignets. J’avais la chair de poule. Sous le soutien-gorge, mes boutons de seins durcissaient. Je me sentais au bord du précipice. À un de ces moments particuliers de l’existence, quand une vie peut basculer. Que voulait-elle vraiment ? D’étranges pensées, d’infimes pincements de volupté me traversaient le corps. Déjà, elle remontait ses mains sur mes bras, jusqu’aux épaules, me les massait un peu. Elle les ramenait sur mes clavicules, venant enserrer mon cou dans un doux étau. C’était de plus en plus agréable. Lentement, elle remonta ses deux mains sous ma mâchoire, étendant ses doigts jusqu’à mes joues.

Je fermai les yeux. Ses mains grasses caressaient mon visage, mes deux oreilles, les ailes de mon nez, de chaque côté. Elle s’amusa à passer les pouces sur mes lèvres, les écrasant, les étirant un peu. J’étais totalement sous son emprise.

J’inspirai profondément.

L’Allemande délaissa mon visage pour descendre à nouveau ses mains. J’avais gardé les yeux fermés, en partie à cause de la honte, mais aussi pour mieux savourer ces sensations nouvelles. Quand Jean-Luc me caresse, il est toujours pressé. Droit au but, pas de détours. Ce n’est pas que je n’ai pas de plaisir. Mais avec cette femme, quelle différence ! J’en oubliais presque ma peur et mes réticences.

Elle avait glissé les doigts sous mes aisselles, entre les bras et les côtes. Elle étala la crème jusqu’en bas, jusqu’à mes hanches, ce qui me fit aussitôt creuser le dos. Elle m’avait lancé une phrase, à voix basse. Qu’avait-elle dit ? De toute façon, j’étais trop émue pour répondre.


Elle remontait ses mains sur mes flancs. Je pris une longue respiration par le nez. Au passage, elle effleura, du bout des doigts, la naissance de mes seins. Je n’avais pas protesté, à peine m’étais-je un peu avancée pour écourter le contact. Nous nous taisions. Nos respirations profondes résonnaient curieusement, se mêlant au chuintement rythmé de ses mains contre ma peau. Elle redescendit sur mes reins, les massant longuement. Encore une phrase. Le ton est admiratif, proche de la tendresse. Malgré moi, je cambrai encore un peu les reins. Je l’entendais souffler plus fort. Je devinais presque les palpitations de son c?ur, le rythme sourd de son sang. Elle glissait parfois le bout des doigts sous l’élastique de mon short, par le haut. Je n’osais rien dire. Elle finit par passer ses deux pouces contre mes hanches, sous l’élastique, pour le tirer vers le bas, jusqu’aux chevilles. J’avais sursauté, mais je n’avais plus la force de protester. J’avais la gorge serrée. Ma culotte avait un peu glissé, dévoilant une partie de mes fesses. D’un geste précis, elle la baissa complètement, lui faisant rejoindre, du même coup, mon short.

— Qu’est-ce que...

Les mots mouraient entre mes lèvres. Ma jambe tremblait un peu. Nouvelle inspiration, à fond, en me mordant un peu les lèvres. Peu à peu, une chaleur douce m’envahissait. Je compris qu’elle s’agenouillait derrière moi. Elle reprit un peu de crème, avant de s’attaquer à mes jambes. Les mollets d’abord, qu’elle se mit à fermement masser. Heureusement, je ne la voyais pas faire : j’aurais eu trop honte. Elle se mit à me masser les cuisses, juste sous les fesses. J’avais les jambes un peu écartées, elle devait voir mes poils. En plus, je suis plutôt brune. Le silence s’était fait lourd, pesant.

Mon souffle s’accélérait, comme celui d’une sportive. Je ne pouvais plus nier mon plaisir. L’intérieur de mon sillon était déjà un peu gras. Je n’avais pas ressenti une telle montée de volupté depuis longtemps.

Nouvelle phrase... C’était en allemand, et je ne compris pas un mot. Mais son un ton était plus tendre que jamais. Je répondis par un soupir. Elle glissa ses longues mains à l’intérieur de mes cuisses, me massant longuement la peau fragile de l’entrejambe. Instinctivement, j’avais reculé mes fesses. Le bout de ses doigts touchait directement le duvet fauve, au bord de mon triangle. Je soufflais par le nez. Une longue exhalaison, tremblante. Elle imprimait profondément ses mains dans la chair de mes fesses, s’amusait à les écarter. Je la laissai faire, jouissant de plus en plus de ma passivité. Offerte ainsi, je retrouvais des sensations que je croyais perdues depuis longtemps. Le plancher craqua. Elle se rapprochait encore de moi. Elle écartait doucement mes fesses, déposait au milieu un baiser long, appuyé, chaud.

Je m’étranglai d’émotion. Ses mains, légères, parcouraient mes reins, mes hanches. Elle baisait à nouveau ma raie, plus longtemps encore, plus fort. Mon coeur cognait.

— Qu’est-ce que vous fabriquez...

Le plaisir était âcre, énorme. Sa bouche me brûlait. Un cercle de feu, humide, ferme. Elle me sentait consentante. Je la sentis avancer les mains devant, sur mon bas-ventre, tout près des poils. Du bout des doigts, elle frôlait mes poils. Je la laissais faire, sans un geste. Ma respiration se faisait ahanement.

— Arrêtez... On va venir...

Un contact humide, embrasé. Elle avait posé sa langue entre mes fesses. La descendait, lentement jusqu’à mon anus.

— Ohh... Qu’est-ce que tu fous... Arrêtez...

Personne ne m’avait jamais léchée là. Elle me faisait basculer dans un univers de sensations nouvelles. Elle écarta mes fesses pour lécher minutieusement mon orifice. Elle le recouvrit d’un flot de salive, avant d’y enfoncer le bout de sa langue.

— Arrêtez. J’suis sale...

J’étouffai d’émotion. Mon odeur devait lui sauter au nez, je ne m’étais pas encore lavée. Elle abandonna mon conduit, poisseux de salive, pour glisser sa langue plus bas, à l’orée de mon sexe, parmi le fouillis léger de mes poils. Je palpitais déjà. Je n’en revenais pas d’aimer autant ça.

— Mais quelle salope, cette bonne femme là...

Elle prit mes hanches et me retourna face à elle. Elle était accroupie face à moi, le regard passionné. Un instant bref, mais fou, nos yeux se croisèrent. J’étais toute essoufflée, comme elle. C’était bien moi, c’était réel. J’étais là, debout, la culotte aux pieds, face à cette inconnue. Sans quitter mon regard, elle enfonça ses lèvres dans ma toison intime pour y déposer un tendre baiser.

— Mmmhh...

Je soufflais comme une forge. Elle s’enivrait de l’odeur salée de mes poils, les embrassant lentement, à petits coups légers. Elle s’arrêta pour me lancer un sourire, puis un compliment, que je compris d’abord pas.

— Qu’est-ce que tu dis ?

Elle répéta sa phrase, venant affectueusement lisser ma toison, du bout des doigts, en me souriant toujours. Elle me complimentait. Je rougis comme une tomate.

— Tu aimes mes poils ?

— Ya !

— T’es gonflée quand même... Oh...

Elle y déposait un nouveau baiser, plus appuyé celui-ci. Je creusai le ventre pour l’accueillir. Elle recommençait déjà, plus bas, à l’endroit le plus sensible. Je n’étais pas encore ouverte, mais je sentais la liqueur déborder mon sillon intime.

— Tu m’excites...

Elle posa la bouche un peu plus bas, au bord de mes grandes lèvres. À travers mes boucles, je devinais la chaleur de ses lèvres, leur texture ferme.

— Mmmh c’est bon, tu sais !

À petits baisers, elle parcourut les bords de mon sexe, jusqu’en bas. J’avais écarté les cuisses pour mieux m’offrir. Je tremblais d’impatience. Bisou après bisou, elle s’approchait progressivement de mes grandes lèvres. Elle appuyait plus fort, aussi. J’étais en train de me faire embrasser le minou par une femme ! J’avais rarement pris autant de plaisir. Je la regardais m’aimer, accroupie à mes pieds. Ses épais cheveux frisés me chatouillaient l’intérieur des cuisses. Les yeux fermés, extasiée, elle écrasait ses lèvres contre mon intimité.

— Embrasse-moi bien, ma chérie...

Je lui tendais mon ventre, frémissante. Je m’épanouissais. Mon nectar s’épaississait, débordait de l’intérieur, mouillait son menton, et les bords de sa bouche. Presque naturellement, elle me passa un premier coup de langue. Directement dans ma fente.

— Ohh !

J’avais donné un brusque coup de rein en arrière. Elle s’arrêta un instant, surprise, et me posa une question que bien sûr, je ne compris pas. Elle semblait désolée, presque craintive. Je la rassurai en lui touchant doucement la tête.

— Continues, mon ange... Continues comme ça...

Je laissai mes doigts au coeur de ses épais cheveux bouclés. Elle se remit à me lécher doucement l’intérieur du minou. Elle devenait vicieuse, me retournant mes chairs tout doucement, du bout de la langue, me dégustant lentement comme un fruit au goût subtil. Je la voyais fermer les yeux, soupirer à chaque fois qu’elle me goûtait, et je compris qu’elle était certainement aussi excitée que moi.

— Lèches-moi bien, ma chérie... C’est drôlement bon, tu sais !

Chaque coup de langue m’arrachait un soupir. De plus en plus, je l’encourageais, malgré moi. Et chaque fois, le son étouffé de ma voix me surprenait. Avec Jean-Luc, je ne suis pas très bavarde pendant l’amour. Mais avec elle, c’était nettement plus affolant.

— C’est bon ! C’est bon, continues !

J’avais tout oublié du monde extérieur. Je balançais doucement le bassin d’avant en arrière.

— Oh oui, comme ça !

Je commençais à ne plus pouvoir tenir debout. Le plaisir était trop violent.

— Lèche plus haut, mon ange, plus haut...

J’avais pris ses joues entre mes mains. Docilement, elle se laissa guider. Elle savait bien ce que je voulais. Elle se mit à lécher mon clitoris à petits coups rapides. Comme probablement elle devait aimer elle-même qu’on le lui fasse...

Je lui écrasais les tempes entre les mains, haletant toujours plus fort, lâchant parfois, sans pouvoir me retenir, un geignement sourd.

— Lèche mon clito !

Elle allait lentement, le plus délicatement possible. Je lui caressais tendrement la tête et les cheveux. Je regardais son visage transfiguré, le bas de son visage maculé. Sa langue sur mon clitoris. Elle le faisait rouler, il vibrait à chaque passage de sa langue.

La jouissance arrivait, exceptionnelle. Je tremblais de tout mon être, le poing crispé dans ses boucles blondes. Je m’aperçu soudain qu’elle avait glissé une main entre ses cuisses. Elle se masturbait. Je voyais, tout en bas, ses doigts aller en venir sous l’échancrure de son short. Elle devait mouiller autant que moi. L’idée de nos deux sexes similaires, palpitant du même désir, provoqua un premier spasme. Je me tordis en me mordant les lèvres. Elle dut le sentir : ses doigts dansaient en rythme, elle me léchait le clitoris directement, à petits coups gourmands.

— Oh oui... Continues, ma chérie... Tu me fais jouir...

Je n’arrivais plus à me tenir, secouée de violentes contractions.

— Je viens... Lèche bien mon bouton...

Elle se masturbait plus vite. Ses doigts brillaient de liqueur. Elle me dévorait le bouton à grands coups de langue. Des éclairs. Un cri, que je ne pus retenir. Je lui donnais des coups de reins en criant, agrippée à ses cheveux. Elle laissait échapper un gargouillement de bonheur, sans cesser de me lécher, l’épaule luisante de sueur, à force de se caresser.

Nous jouissions comme des folles. Affolées, suffocantes... Je n’avais jamais joui comme ça, c’était plus fort, plus bouleversant, plus excitant. La peur d’être surprises avait décuplé notre plaisir. Nous restâmes un moment pantelantes, heureuses, le ventre comblé. Puis elle me sourit. Je n’étais jamais arrivée aussi haut. Je dégoulinais littéralement. Mon sexe palpitait, épanoui, tuméfié ; une vallée de poils gluants. Elle se releva, frissonnante, et vint m’enlacer avec fièvre. Elle brûlait du même feu que moi. Nous avions complètement oublié tout le reste. Rien ne nous aurait arrêtées.

Ses lèvres fouillaient déjà les miennes. Comme un choc, je reçus l’odeur forte de mon propre sexe, dont elle était imbibée. J’en haletais d’excitation. C’était âcre, j’y discernai les effluves poivrées de mon vagin, celles, plus âpres, de mon trou du cul. Elle grognait d’excitation. Nous avions toutes les deux fermés les yeux. Je sentis qu’elle m’écartait les lèvres, qu’elle cherchait ma langue.

Un vrai baiser d’amour, passionné, voluptueux. Ce n’est pas tous les jours comme ça, avec Jean-Luc ! Sa langue nerveuse investissait la mienne, toute chaude, glissante. C’était fou, je léchais mon propre liquide, mon propre minou ! Nous nous dressions l’une contre l’autre, ventre à ventre. Elle câlinait largement mon dos, j’enlaçais ses hanches. La tension n’avait pas baissé d’un cran.

— Kom... kom...

Elle m’entraîna par la main jusqu’à la banquette de la caravane, où nous nous effondrâmes. Nous étions toujours dans la même tenue : elle en chemisette ouverte et en short, sans soutien-gorge. Moi en soutien-gorge, le short et la culotte aux chevilles. Elle me parlait doucement, me souriait. Un monde de tendresse, de plaisirs vertigineux, s’ouvrait à nous.

— Je ne comprends pas...

— Andréa...

Elle tendait son doigt sur moi, le regard interrogatif.

— Ah ! Catherine...

— Katherine...

Elle répéta plusieurs fois mon nom, à voix basse. Ses yeux pétillaient. Elle me caressa tendrement la joue, du revers de la main. Je fermai les yeux, conquise. Dire que je croyais me connaître...

D’autres mots venaient. Elle me caressait le cou, les lèvres. Je m’interrogeais sur cette femme. Andréa... Qui était-elle vraiment ? Quelle était sa vie ? Son métier ? Avait-elle d’autres aventures, avec d’autres femmes ? Avec des hommes ? Son mari savait-il ? ?tais-je la première ?...

Elle se pencha à mon oreille, me chuchotant d’agréables paroles. J’en savourais la seule musique. ?taient-ce des mots d’amour, des mots de possession, des mots obscènes, je n’en savais rien. Tout se mélangeait dans le même enchantement. Elle déposa un petit bisou au creux de mon cou. J’y répondis aussitôt, sur sa joue. Nous débordions de tendresse. Nos lèvres se cherchaient, se joignaient à nouveau. Son haleine se confondait avec la mienne. Elle renversa ma tête en arrière, sur les coussins, pour mieux se régaler de ma bouche.

Déjà, sa langue tournait sur la mienne. Je fermai les yeux, savourant notre union. Je devenais lesbienne. J’aimais Andréa, j’aimais tout ce qu’elle me faisait, je lui avais donné mon minou, je lui donnais maintenant ma langue. J’étais sa petite femme, sa chérie.

Elle me caressait tendrement un poignet, puis les doigts. J’avais passé un bras autour de ses épaules. Sa chemisette baillait. Je glissai la main sous le tissu, à même sa peau brûlante, un peu moite. Une merveille de douceur. Je sentis sous mes doigts le fin collier en or qu’elle portait au cou. Elle m’encourageait.

— Ya, ya !

Nouveaux soupirs de désir. Chacune prenait la bouche de l’autre. Nous soufflions fort, par le nez. Parfois, Andréa mordillait le bout de ma langue. Tout ce qu’elle voulait. J’aurais tout accepté à ce moment-là. Elle l’avait bien compris. Sa main remontait sur mon coude, au niveau de ma poitrine. Je savais exactement ce qu’elle allait faire. Un vertige, un grand vide dans la poitrine. Déjà, elle effleurait mon bonnet de soutien-gorge. Je dénudai son épaule. Elle passait doucement son pouce au centre de mon bonnet, à l’endroit du mamelon. J’adorais. D’infimes décharges de plaisir me parcouraient le buste. Mon téton durcit rapidement sous la dentelle. Elle passait et repassait son pouce lentement, sans se presser. Nous nous embrassions toujours. Je suis assez plate, mais mes tétons sont assez volumineux. Ils étaient assez durs pour qu’Andréa puisse les attraper à travers le tissu.

— Oui, caresse mes seins ! Caresse-moi les tétons !

J’ai toujours adoré les caresses à travers les sous-vêtements. Avec Andréa, c’était meilleur que jamais. Je haletais, je lui donnais mon sein. Ma pointe était devenue ultra-sensible. Je me contorsionnais, je n’arrivais plus à l’embrasser. Elle se détacha de moi, me lançant un regard ému. D’un mouvement souple, elle se débarrassa de sa chemisette. Je n’avais jamais vu des seins d’aussi près. Beaucoup plus gros que les miens, qui sont à peine marqués, ils étaient veinés de délicats vaisseaux bleuâtres, et tombaient lourdement sur son ventre plissé. Les aréoles étaient très larges, rosâtres, avec aux centres, deux petites fentes. Je ne pouvais en détacher le regard. Je sentis qu’elle se penchait sur moi, qu’elle baissait mes bretelles pour libérer ma poitrine. Nouveau regard. Elle me sourit, me complimenta, tendant le revers de sa main sur un de mes seins. Je poussai un soupir.

— Toi aussi tu es belle...

Même si j’en mourais d’envie, je n’osais pas lui toucher les seins. Elle ne se privait pas, passait lentement ses doigts retournés sur un mamelon. Je soupirais à chaque fois.

— Tu aimes mes seins, hein...

— Was ?

Elle ne comprenait pas. Je répétai ma phrase. Comment aurais-je pu imaginer la prononcer un jour face à une femme ? Le son de ma voix me bouleversait.

— Tu aimes ça, me toucher les seins...

Que c’était bon, de dire ça ! Elle semblait ne pas me comprendre, mais ça n’avait pas d’importance. Ses doigts jouaient délicatement avec mon téton. Elle me posa une question.

— Je ne comprends pas...

Elle me regarda un court instant. Comme au ralenti, je la vis se pencher sur moi pour embrasser chacune de mes deux pointes. Elle respirait plus fort. Elle recommença presque tout de suite.

— Oui... Suce-moi les seins...

Elle mouillait mes mamelons. Les relâchait, palpitants.

— Ma chérie... Oui...

Elle me les mordillait maintenant. Une vraie salope... Je lui caressais les épaules, je lui offrais mes seins tout durs. Je la suppliais à voix basse.

— Suce-moi les tétons, ma chérie ! C’est trop bon !

Sa langue, maintenant. Elle me vrillait les bouts de seins, me les faisait saillir comme jamais. Deux balles de fusil, deux fleurs à vif, un plaisir gigantesque, à en crier.

— ?a te plaît, de me sucer les seins, hein ?

Haletante, j’empaumais son gros sein lourd. Elle grognait déjà de plaisir. Sa peau était collante de sueur. Avec la porte fermée, l’air de la caravane devenait lourd, irrespirable. D’une main, je massais largement son globe. En même temps, je la regardais mordiller consciencieusement mes pointes de seins. Elle y tournait très légèrement la pointe de la langue. C’était délicieux.

Du bout des doigts, je sentis enfin son petit téton rugueux. Elle grogna à nouveau, m’encouragea.

— Ya, ya !

Je me mis à rouler son petit ergot sous le gras du doigt. Je lui faisais exactement ce que j’aime qu’on me fasse. C’était une impression incroyable, j’avais l’impression de me caresser moi-même, mais c’était une autre qui gémissait tout doucement.

— Ya, ya !

Elle aimait, autant que moi. Nous haletions plus fort. Sa langue s’agitait plus fort sur mes tétons... Elle passait la main entre mes cuisses. Ses doigts dans mes poils.

— Salope... Tu veux me branler, en plus.

Sans pouvoir m’en empêcher, je me penchai alors brusquement sur Andréa pour lécher ses gros tétons. Les aréoles, rétractées, étaient toutes hérissées autour. Ses petits tétons étaient tous durs, salés, ils se redressaient sous ma salive.

— Yaaa...

Elle m’encourageait, me pinçait les tétons durement. Trouvait, de l’autre main, mon clitoris, le berçait dans un flot de mouille.

— Qu’est-ce que tu m’excites, ma chérie !

J’allais repartir. Jouir d’une autre femme, encore.

— Viens, viens !

Nous abandonnions nos seins. Je rentrai les doigts sous son short. Elle se relevait, le baissait fébrilement jusqu’aux genoux. Se rasseyait, fébrile, à mes côtés. Elle écartait bien les cuisses, le bassin ouvert. Nos cuisses se chevauchaient. Du bout des doigts, je découvrais son bas-ventre en fusion, ses poils longs, clairsemés, rêches. L’orée de sa fleur. Ses bords gras. Elle prenait ma bouche. Ma langue.

Sa fleur baillait grassement. Je sentais une grosse boule sous mon index. Son bouton d’amour. Elle gémissait, la voix rauque. Une phrase en allemand. Une obscénité, ou un cri d’amour. Elle branlait mon clitoris. Que c’était bon ! Je lui disais entre deux coups de langues. Elle n’avait pas le droit. Pas le droit de me branler comme ça, de se laisser branler comme ça. Pas dans ma caravane. Elle n’avait pas le droit de sucer mes seins et mon minou. Pas le droit de me faire mouiller comme ça... Nos cris se mêlaient. Nous jouissions ensemble. Elle haletait, elle me parlait, elle me criait, même... C’était trop...

Je regarde par la vitre. Quel souvenir ! Je me suis habillée pour le retour, en jeans. Sous le coton de ma culotte, mon sillon est tout gonflé d’une douce excitation.

Jean-Luc ne lâche pas la route du regard. S’il savait ce à quoi je pense !

Je souris, un peu amère. Car nous ne sommes jamais allées au bout de ce plaisir-là.

Nous nous étions écroulées, vidées. J’étais blottie dans ses bras, encore toute secouée de spasmes. Je n’avais pas joui comme ça depuis des années. Ses épaules et son front luisaient de sueur. Mes cheveux étaient collés aux tempes. La caravane était une fournaise, saturée de la senteur musquée de nos sexes.

La première, je repris conscience de la situation. Jean-Luc ou mon fils pouvaient entrer à tout moment. Je finis par me lever pour ramasser ma culotte, puis mon short. D’un geste machinal, je remis mes bretelles de soutien-gorge. Mes tétons étaient encore irrités, presque douloureux d’avoir tant été sucés. Andréa reboutonnait sa chemisette. Nous étions repues d’émotion. Andréa me prit entre ses bras. Nous échangeâmes un long baiser, de femme à femme.

Une caresse sur mes joues, un mot tendre. Elle sortait. Je flottais. Mécaniquement, je fis un peu de ménage. D’abord, aérer la caravane. Elle sentait le minou. Puis les coussins. Ils étaient maculés de sécrétions. Heureusement, ils étaient marrons. Je partis finalement prendre une longue douche. Je n’avais jamais été si poisseuse de toute ma vie !

Voilà la fin de cette histoire. Est-elle banale... Peut-être. À vous d’en juger. Pour moi, elle est merveilleuse.


Andréa m’avait souri tristement, plusieurs fois, mais nous ne nous étions jamais retrouvées seules. Parfois, j’avais honte, je me sentais sale. Et puis je repensais à notre plaisir, à celui qu’elle m’avait offert. Et je rêvais de l’embrasser à nouveau. Grâce à elle, je m’étais découverte.

Ils sont partis deux jours après, à l’aube. J’ai juste eu le temps de voir sa crinière blonde, ses cheveux bouclés, à travers la vitre. Elle s’est retournée, elle m’a souri. J’ai lui ai aussi souri, mais mes yeux se bordaient de larmes. Et j’ai senti mon coeur battre pour elle, encore longtemps après...


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