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Naomi

Chapitre 6

Hétéro

Femme


Nous préparons le repas ensemble, je mets le feu sous le raisin, ça doit réduire. Je fait brunir les cailles dans une sauteuse, sans trop les cuire. Il n’arrête pas d’embrasser mes seins et mon cou, je dois dire que j’aime bien sa tendresse. Au bout d’une demi-heure, je mélange tout dans la sauteuse, c’est parti pour une demi-heure de cuisson. Une demi-heure plus tard, tout est prêt, il est presque vingt-trois heures, mais nous sommes parfaitement heureux et détendus. Nous mangeons tranquillement côte à côte, je lui caresse la cuisse de temps en temps, il me caresse la cuisse de temps en temps. Nous commençons à nous comporter comme un vrai couple hétéro, je suis de plus en plus détendue à côté de lui. Je crois que j’éprouve un sentiment assez fort pour lui, je ne sais pas si c’est de l’amour, mais je n’en ai cure, je vis l’instant, comme d’habitude. Une fois le repas fini, nous débarrassons, nous savons qu’il va se passer quelque chose d’exceptionnel, j’en suis consciente, il en est conscient.


–Ça valait le coup de se faire chier à éplucher les grains de raisin et à les épépiner. C’était un régal ma chérie, j’ai adoré. 

–On en refera, je te le promets.

–On en refera ? alors tu penses qu’on a de l’avenir tous les deux ?

–Vivons l’instant présent, l’avenir viendra assez tôt, viens, j’ai envie d’être avec toi.


Je lui prends la main et l’amène dans ma chambre. Je m’allonge sur le dos, je le regarde dans les yeux.


–Viens mon chéri, viens me faire connaitre les plaisirs de l’amour hétéro, j’ai envie de toi.

–Tu veux que nous fassions l’amour ?

–Oui, que tu fasses de moi ce qu’on appelle une femme.


Je vois ses yeux s’humidifier, il s’allonge à côté de moi. 


–J’ai tant envie de ton sublime corps.

–Je sais mon chéri, je te le donne, prends le.


Il m’enlace pour poser ses lèvres sur les miennes. Nous échangeons un baiser plein d’amour, je me donne complètement, je veux qu’il comprenne que je suis à lui, qu’il peut faire de moi sa chose. J’ai envie de lui, de sa bouche sur ma bouche, de ses mains sur ma peau, de son sexe dans mon sexe, je ne me reconnais pas. 


Sa main glisse sur mon corps, elle recommence son exploration, elle veut connaître chaque millimètre carré de ma peau, elle finit sur mon mont de Vénus, je commence à réagir. Il me caresse tendrement, je sens qu’il veut me rendre heureuse, sachant qu’un dépucelage n’est pas forcément quelque chose de très agréable à subir. Je le laisse faire, je suis complètement détendue, je lui fais une totale confiance. Ses lèvres quittent les miennes, elles descendent sur mon corps, s’arrêtent un instant sur mes seins, mon ventre, mon nombril pour atterrir sur mon sexe. Il me lèche, me boit, me lape, je sens qu’il se délecte de mon jus d’amour, j’en suis un peu jalouse. Mais surtout, je me liquéfie, je sens mon sexe inondé et complètement ouvert. Sa langue continu son exploration, on sent qu’il a une certaine expérience, il doit faire partie des rares hommes à aimer faire des cunnilingus. Mes fesses montent, mon corps est envahi d’ondes de plaisir, j’adore me faire bouffer le sexe, mais ce n’est que la seconde fois que c’est un homme qui me le fait. Mon corps se tend, il le sent et accélère son léchage, j’explose dans un sublime orgasme presque aussi fort que tout à l’heure. Il me maintient légèrement en l’air et s’abreuve de mon jus d’amour. Je me détends, mes fesses touche le lit, mais j’ai toujours envie qu’il me déflore, je veux sentir son sexe dans mon sexe.


–Viens mon chéri, viens faire de moi ta femme.

–J’arrive amour.


Son corps glisse sur mon corps en sueur, je sens son sexe remonter le long de ma cuisse gauche. Il arrive sur mes lèvres et s’enfonce très doucement, je sens mes chairs s’écarter, pour l’instant c’est plutôt agréable. Mais très vite je sens une résistance de mon sexe, il ne veut pas se faire défoncer par cette bite. Jules le sens et s’arrête.


–Ça va ma chérie ?

–Oui, c’est dur, mais je veux aller jusqu’au bout avec toi, continu doucement. 


Il pousse de nouveau, la douleur s’intensifie mais reste tout de même supportable. D’un seul coup, je sens quelque chose céder et son sexe s’enfonce plus facilement.


–Ça y est, tu es une femme mon amour.

–Oui, ta femme.

–Pas trop mal ?

–Non, mais arrête toi une fois bien au fond, je veux sentir ton sexe bien enfoncé dans le mien. 

–Ok.


Il s’immobilise et se laisse un peu aller sur moi, je sens son corps peser sur le mien, je sens pour la première fois de ma vie un sexe d’homme remplir mon sexe de femme, c’est sublime. J’adore cette sensation de soumission à un mâle, c’est nouveau ça !!


–Tu me dis quand je peux bouger, mais assez vite, sinon, je vais débander.

–Tout de suite, vas-y mon chéri, vas-y, fais-moi l’amour.


Il commence des va et vient lents et amples. Je sens son sexe aller et venir dans le mien, c’est une sensation inconnue et extraordinaire, j’avance mon bassin vers le sien, je veux le sentir complètement en moi. Je veux qu’il jouisse en moi, qu’il me féconde, je deviens folle.


–Oui, j’aime te sentir en moi, vas-y mon chéri, vas jusqu’au bout, vas-y, féconde moi, je t’aime.


À ces mots, il accélère un peu, je me donne de plus en plus, je veux vraiment qu’il jouisse en moi, je veux sentir son sperme me fouetter le col. Je sens que son corps se tend, j’ai un peu mal, mais je n’y prête pas attention, mon esprit est focalisé sur ce sexe qui va me faire jouir. Je sens son pubis taper contre mon clitoris, mon orgasme monte doucement en moi, ça va être sublime. 


–Oh ma chérie, je vais jouir en toi, viens avec moi, viens s’il te plait.


Évidemment qu’il me plait, je me laisse aller, une onde envahi mon corps pour exploser au moment ou un jet de sperme vient taper contre mon col. Je suis dans un état second, mon corps est secoué de spasme violents d’autant plus que je sens les jets de sperme de Jules me remplir le vagin. Sa jouissance accentue la mienne, je sais maintenant que c’est de l’amour que j’éprouve pour lui, j’en suis extrêmement heureuse. Il se laisse aller sur mon corps, il devient lourd, mais j’adore le sentir abandonné sur moi, offert, serein. Je couvre de baiser sa joue et son cou, c’est encore une première pour moi. J’appuie sur ses fesses pour le sentir encore plus en moi bien que je sente son sexe se remollir. Il finit par sortir de mon vagin


–Tu m’as rendue follement heureuse mon amour, maintenant, je peux te dire que je t’aime Jules, je t’aime.

–Moi aussi je t’aime mon amour, je veux vivre avec toi.

–Doucement mon amour, doucement, nous ne nous connaissons que depuis deux jours.

–Oui, mais ça suffit pour moi, je t’aime Naomi, je t’aime, je l’ai su à la seconde où je t’ai vu.

–Oui, je sais, mais moi, je n’ai pas le même vécu que toi, je suis lesbienne.

–Je suis très heureux que ne sois pas restée enfermée dans tes certitudes. Maintenant, tu ne peux plus dire que tu es lesbienne, maintenant tu es bi.

–Embrasse-moi au lieu de dire des bêtises.


Nos bouches se soudent, nous échangeons un long baiser rempli de tendresse et d’amour. Je ne peux m’arracher à son corps, il faut qu’il soit contre le mien, il faut que je sente sa peau contre ma peau. Il est presque une heure du matin, nous sommes un peu fatigués, il faut dormir. Je me blotti amoureusement contre lui, il me serre dans ses bras, pose ses lèvres sur mon front.


–Bonne nuit mon amour, bonne nuit, je t’aime.

–Bonne nuit ma chérie, je veille sur toi, je vais être le gardien de tes rêves.

–Merci chéri, mais je veux que tu dormes toi aussi, j’ai besoin de toi en forme pour demain.

–Et pour faire quoi ?

–Devine !!


Morphée gagne la partie, je sombre dans un profond sommeil, repue, sereine, heureuse. Contre toute attente, j’ai fait l’amour avec un homme, et un homme que j’aime, hier encore, j’aurais juré finir ma vie vierge. Mais je suis heureuse que ça se soit passé, heureuse car je sais que l’homme qui me tient dans ses bras va partager une grande partie du reste de ma vie si ce n’est la totalité. Ma nuit est peuplée de rêves érotiques, je n’arrête pas de faire l’amour avec Jules, bien que de temps en temps, apparaisse Emma. 


Le lendemain, je me réveille vers neuf heures, je suis seule dans le lit, j’entends Jules dans la cuisine. Quand je le rejoins toujours nue, je le vois préparer le petit déjeuner nu. Il a déjà fait les courses, il y a du pain, des croissants et des chocolatines. C’est lui qui aime ça, je préfère les croissants, comme ça, pas de dispute !! Il se lève pour me prendre dans ses bras, il me soulève de terre pour m’embrasser, ma langue titille la sienne pendant que mes pieds battent dans l’air. Il me repose à terre, tire une chaise et m’aide à m’assoir.


–Et gentleman avec ça.

–Pour vous servir madame.


Sa main glisse sur mes fesses et il n’oublie pas de poser un baiser sur chacun de mes seins. Nous petit déjeunons en plaisantant, mais il semble un peu préoccupé.


–Tu n’as pas trop mal ?

–Pas du tout, je suis très bien, prête à recommencer.

–Ok, mais pas tout de suite, il faut aller faire les courses, on est dimanche, je vais au marché Victor Hugo, tu m’accompagne ?

–Bien sûr mon amour, tu ne vas pas te débarrasser de moi comme ça.

–Bon, allons enfiler quelque chose, nous ne sommes pas en tenue.


Je vais enfiler un micro-short seconde peau qui dessine bien mes fesses et s’enfonce entre mes lèvre et un corsage blanc qui laisse entrevoir mes seins. Jules a enfilé  un short Blanc et une chemisette de la même couleur avec des tennis blanches. Il est tout blanc et on voit bien qu’il ne porte pas de slip, j’adore. Nous sortons main dans le main, à peine sur la place de Capitole, Jules croise un de ses amis.


–Salut Patrice, comment vas-tu ?

–Très bien, et toi, je vois que tu es accompagné d’une superbe femme.

–Je te présente Naomi, ma femme.

–Tu t’es marié sans me le dire ?

–Non, mais elle sera ma femme et tu seras de la fête.


Je ne dis rien, je suis sur un petit nuage de bonheur, mais je veux savoir qui est cet ami.


–Tu ne me présente pas ton ami ?

–Chérie, je te présente Patrice, un vieil ami, nous étions dans la même équipe de rugby au lycée.

–Enchantée Patrice.


Patrice vient me faire trois bises, à la toulousaine. Il allait lui aussi faire des courses au marché, il nous accompagne. En arrivant rue Austerlitz, nous croisons deux mecs assez éméchés, ils se tiennent par les épaules et titubent de conserve. Au moment où nous passons à côté d’eux, l’un d’eux s’adresse à l’autre.


–Putain, mais il lui faut deux blancs à cette guenon noire, elle devrait retourner chez ses cousins les singes du Congo.


Jules et Patrice se regardent et vont vers eux. Ils les attrapent et les amène devant moi. Ils les font mettre à genou.


–Maintenant, vous répétez après nous « Veuillez nous excuser mademoiselle, nous sommes des connards bourrés, de vrais cons » allez, répétez, d’abord toi la demi-portion.


L’homme me regarde, il ne veut pas le faire. Patrice le secoue un peu et lui glisse à l’oreille. 


–Je connais une équipe de rugby qui pourrait s’intéresser à toi si tu ne répètes pas la jolie phrase de monsieur.

–Veuillez nous excuser mademoiselle, nous sommes des connards bourrés, de vrais cons.


L’autre homme me regarde.


– Veuillez nous excuser mademoiselle, nous sommes des connards bourrés, de vrais cons.


Patrice les fait lever et les pousse vers la place Wilson.


–Connards !!!

–Putain, le prochain qui te dis une chose pareil, je lui explose la gueule.

–Pour qu’il porte plainte pour coups et blessures et que tu te retrouves en prison, pas question, j’ai l’habitude, et tu t’y feras, il ne faut pas entrer dans leur jeu. 

–Mais tu peux supporter ça ?

–C’est heureusement de plus en plus rare, mais il faut le dire, je n’y prête plus attention, je vis ma vie et tant pis pour les cons.


Un homme assez âgé s’approche de moi.


–Je vous prie de bien vouloir m’excuser, ce sont des cons.

–Merci monsieur, mais vous n’y êtes pour rien.

–Détrompez-vous mademoiselle, nous y sommes tous pour quelque chose. C’est un manque d’éducation et d’intelligence, et nous sommes tous fautifs. Je vous prie de bien vouloir m’excuser encore une fois. Au revoir mademoiselle, soyez heureuse avec votre amour.


Je suis réconfortée, il existe des hommes qui prouvent que l’amour, la gentillesse, la compassion ne sont pas encore des notions abstraites. 


(Ceci m’est réellement arrivé avec une de mes amies black avec qui je vivais en mille neuf cent quatre-vingt-dix-huit et un ami un dimanche de fin août au même endroit. Zooph34)

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