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Naomie

Chapitre 1

SM / Fétichisme

A genoux, nue, les poignets menottés entre eux par d’imposants cercles de métal, les yeux bandés et les chevilles enchaînées, elle ne peut que respirer. C’est son seul droit. Comme en témoigne le collier cadenassé autour de son cou, ce n’est plus elle qui dispose de son corps, ni même de son âme. Ce n’est plus elle, car c’est moi. C’est à moi que reviens le privilège et la responsabilité de diriger sa vie. Je contemple ce corps qui est ma propriété aujourd’hui. Qu’est-ce qu’elle est belle ! Une peau lisse et douce d’une couleur indescriptible, mais parfaite. Un ventre fin et ferme où se dessinent quelques abdos à cause de sa position. Des épaules larges et harmonieuses dont on devine la remarquable souplesse forgée par des années de sport. Un cou fin, si irrésistible depuis qu’il est paré de mon collier comme du plus beau des atours. Quelques grains de beauté ici et là. Des jambes longues, tout en muscle, mais contraintes pour l’heure à la plus parfaite immobilité.


Des cheveux châtains clairs et mi-longs encadrent son visage aux traits fins, certaines mèches se finissant en adorables boucles. Ses lèvres sont fines, mais bien visibles grâce au rouge qui les maquille, elles sont à peine entrouvertes, ma compagne respire par la bouche. Je regrette presque de lui avoir mis ce bandeau sur les yeux, tant ses longs cils et son regard me plaisent. Mais nous ne sommes pas dans ce bureau pour que je lui fasse l’amour. Non, ça ce sera ce soir. Pour l’heure, nous attendons patiemment. Sa respiration semble calme. Aucun signe ne transparaît, comme si elle était réellement détendue. Le seul mouvement qui l’anime depuis que nous sommes ici est le soulèvement régulier de son torse. Pour n’importe qui d’autre que moi, elle pourrait paraître calme, voire même sûre d’elle. Mais en réalité, il n’en est rien. Je devine ses oreilles aux aguets, à l’affût du moindre bruit, du moindre mouvement ou du plus petit indice.


Je pourrai presque voir la fumée s’échapper de son cerveau en ébullition. « Où m’a-t-elle emmenée ? », « Que compte-t-elle encore me faire ? » tant de questions qui doivent certainement circuler en boucle. Car ne vous y fiez pas, derrière ce petit visage d’ange se cache un cerveau sachant se montrer froid, calculateur et manipulateur. Mais c’est aussi ça que j’aime chez elle : son esprit d’analyse, sa répartie et bien sûr son infatigable combativité. Car quel intérêt de la tenir en laisse si elle ne tire pas dessus de temps en temps ?Bien entendu, il y a aussi les crises... Les insultes qu’elle me hurle au visage lorsqu’elle craque, les coups qu’elle essaye de me porter et les gros mots qu’elle utilise comme « viol », « séquestration » et surtout les « je te déteste » avec ce mépris et cette haine viscérale qui transpirent d’elle. Ces moments figurent parmi les plus difficiles et les plus douloureux de ma vie. Pourtant je les endure, car ça fait partie d’elle.


Et après ces intolérables orages, les larmes éclatent enfin, les baisers passionnés, les étreintes si fortes que je pense qu’on pourrait s’étouffer mutuellement. Mais ça serait pour elle comme pour moi la plus belle des morts. Et surtout, il y a les « je t’aime », qu’elle me murmure au coin de l’oreille de sa voix chargée d’émotions et avec son regard larmoyant si plein d’amour et si plein d’elle. Dans ces moments, elle est elle à 100%. Sans masque, sans faux semblants, juste elle. J’ai pu contempler toutes les facettes de son âme. Y compris celles qu’elle voulait enfouir, y compris celles qu’elle voulait tuer...


Il n’y en a pas une seule que je parvienne à ne pas aimer.

Ça a d’ailleurs pendant longtemps été l’origine d’une intolérable souffrance pour moi. Rien de pire que les amours impossibles. Rien de plus horrible que de voir la personne qu’on aime s’enfoncer dans un cycle d’autodestruction en se sentant une simple spectatrice impuissante.


Finalement, j’ai eu le courage de prendre sa main et de poser sur ses lèvres l’aveu brûlant de mon amour. Mais elle ne comprenait pas que je puisse l’aimer. Son cœur n’était qu’une plaie balafrée qui se vidait encore de son sang par les cicatrices les plus fraîches et qu’elle s’était juré de défendre corps et âme contre quiconque qui oserait encore s’en approcher. J’ai dû lutter contre elle. Physiquement et psychologiquement. Je me suis transformé en une implacable stratège, acculant mon ennemie, devançant ses pensées et déjouant ses plans un à un. S’imprégner de la façon de penser d’une personne au point d’en deviner les intentions avant même qu’elle en ait elle même conscience est un exercice qui n’est pas anodin. Après cela, il se crée un lien entre les deux, un lien puissant et quasi indestructible. Une bonne base pour arriver à de la D/s. Lorsque nous en sommes arrivés là, je lui ai passé autour du cou mon collier comme preuve de mon affection et de ma bonne foi.


Et en gage de mon amour, je l’ai cadenassé à son cou. J’ai alors eu droit à la plus sincère et touchante déclaration d’amour, sous forme de longues larmes de bonheur qui ruinèrent son maquillage dévoilant la femme dont je suis amoureuse.


La porte du bureau s’ouvre enfin. Nathalie entre et pose un moment son regard sur ma femme avant de refermer sa porte. Elle me serre alors la main.


— Quel plaisir de voir enfin ta chère petite protégée ! Elle est magnifique.

— Je suis sûre que c’est un plaisir pour elle aussi. Pardonne-la de ne pas te répondre, mais je lui ai interdit la parole.

— Aucun problème, me répond Nathalie en haussant les épaules avant de s’asseoir derrière son bureau. Vous n’avez pas eu de soucis pour venir ?

— Non. Comme tu l’avais prévu, le bâtiment est désert. Pas de regards indiscrets. Elle a pu rester dans la tenue qu’elle porte encore maintenant pendant tout le trajet.

— Excellent. En même temps, j’aurai été déçue de ne pas pouvoir l’admirer, reconnaît Nathalie en léchant du regard le corps sans défense de ma chérie. Bien, mais venons-en au fait. As-tu réfléchi à ce que je t’ai dit la semaine dernière ?


Je capte alors un quasi imperceptible mouvement de surprise de ma belle captive. Quelque chose du genre « Quoi, elle a déjà prévu quelque chose et ça remonte à une semaine ? ».


— J’y ai réfléchi en effet et je me suis renseigné en lisant attentivement les articles que tu m’as envoyés.

— Bien. Tu comprends donc que ce n’est pas anodin comme transaction. Outre son caractère pas franchement légal, c’est surtout sans retour en arrière possible.

— Ca va de soi.

— Et quelle décision as-tu prise alors ? me demande Nathalie avec une grande curiosité dans la voix.

— Hé bien, je reste sur ma décision initiale. Elle paraît surprise, mais agréablement. Elle hoche même la tête l’air de dire « bravo ». Puis elle pose son regard baladeur sur ma femme. Cette dernière est à présent bien loin de sa respiration calme et tranquille. Non, même si elle est encore régulière, sa respiration est plus profonde. Elle essaye de se calmer tout en tentant de comprendre ce qui est en train de se dérouler. Elle a compris bien entendu qu’il est ici question d’elle. Sans doute a-t-elle senti les regards obscènes de Nathalie glisser sur sa peau nue. Et peut-être même a-t-elle deviné que Nathalie et moi faisons exprès de ne pas mentionner explicitement ce que nous avons préparé afin de la laisser imaginer le pire. Mais même en sachant cela, elle ne peut pas s’empêcher de nourrir une profonde appréhension.


En réalité, c’est un rappel, depuis qu’elle est mienne, elle se trouve suspendue à un fil au-dessus d’un précipice d’une profondeur abyssale. Et la seule à tenir ce fil, c’est moi.


— Tu sais, je ne suis pas tombée de la dernière pluie, me fait remarquer Nathalie. Je sais que l’affection peut prendre des formes bien diverses. Mais ton esclave me paraît un peu angoissée. Sait-elle ce dont il retourne et ce que tu as prévu pour elle ?

— Non. Pourquoi aurait elle à le savoir ?

— Eh bien... C’est plutôt rude comme changement.


Ma soumise d’amour tressaute alors très légèrement en attendant cela. Elle n’en peut plus, elle imagine très certainement le pire... En même temps, elle me connaît et elle sait de quoi je suis capable, elle l’a toujours su. Pourtant lorsque je lui ai enfilé son collier, elle a tendu son cou d’elle même.


— C’est rude oui. Mais c’est important. Lorsque je suis tombée amoureuse d’elle, ça n’a pas été facile. D’ailleurs, elle m’en a même bien fait baver à l’époque. Déjà à ce moment, ce n’était pas une fille facile à approcher.

— Donc c’est une revanche ? interroge Nathalie.

— Non, au contraire. J’ai commencé par combattre mes sentiments, mais c’était voué à l’échec. Et pour arriver à enfin l’embrasser, j’ai dû me battre contre elle, contre l’image qu’elle avait de moi, mais surtout contre l’image qu’elle avait d’elle-même et contre ses peurs les plus intimes. Ça n’a pas été simple, ça ne l’est toujours pas d’ailleurs. Mais pour enfin avoir le droit de l’appeler « ma chérie », j’ai dû lui promettre que je l’accompagnerai, que je serai forte pour elle lorsqu’elle se montrera faible.


Ma dernière phrase sort de ma gorge un peu tremblante à cause de l’émotion. Nathalie baisse le regard et déglutit. Elle paraît sincèrement touchée. Quant à mon amour, sa respiration s’est apaisée, comme si ce simple rappel avait suffi à la rassurer quelque part.


— Je comprends... Néanmoins, je t’avoue que ça me rassurerait si je pouvais au moins avoir son accord oral. J’ai confiance en toi, mais ce n’est vraiment pas anodin.

— Je comprends, ne t’inquiète pas. Je me lève et me rapproche de mon esclave qui n’a toujours pas bougé d’un pouce.

— Les mots... Ils peuvent être horriblement trompeurs... Au service d’un cerveau expert, ce sont comme des milliers de petites lames de rasoir qui peuvent saigner un cœur à blanc, n’est-ce pas ma chérie ?


Elle hausse la tête timidement, se remémorant sans doute certains de nos mauvais souvenirs. Je m’accroupis derrière elle, mon souffle sur sa nuque la tend. Je pourrai presque sentir ses tripes se nouer dans son ventre, dans l’attente de ce qui va suivre.

J’enroule avec douceur mon bras gauche autour de son cou. Elle ne réagit pas, mais je la sens tendue. Un baiser sur sa joue l’apaise. Chaque fois que je parviens à cette étape, je n’en reviens pas de tout ce chemin que nous avons fait ensemble. Mon étreinte tient bien plus de l’enlacement que de la prise martiale, mais ça reste intense pour elle de me livrer ses voies respiratoires. Je place mon visage dans le creux entre son épaule et sa gorge avant de lui murmurer à l’oreille:


— Ma chérie, Nathalie veut vérifier que tu es consentante pour ce qui va suivre. Tu vas lui donner ta réponse, mais vu que tu sais parfaitement jouer avec les mots, je ne veux pas entendre ta jolie voix d’enjôleuse. Est-ce que tu as confiance en moi ?


Elle prend une profonde inspiration avant de hocher la tête.


— Bien. C’est très bien ma grande. Mais ça ne suffira pas à Nathalie... Elle ne veut pas que tu acceptes pour moi, elle veut que tu lui dévoiles combien ça te fait envie à toi aussi ce que j’ai prévu.


Tout en murmurant à son oreille, je laisse glisser mes doigts et mes ongles sur sa peau. Les frissons de plaisir ne tardent pas à se faire sentir. Je m’empare alors de ses tétons. Elle sursaute et se fige.


— Ne me blâme pas. J’essaye juste de montrer à Nathalie combien tu rêves toi aussi de ce qui va suivre... D’ailleurs, tu veux savoir ce que j’ai prévu pour toi mon amour ?


Elle hoche la tête, je la sens sur le point d’entrer dans sa transe. Je lâche un de ses tétons et fais glisser ma main droite jusqu’à son entrejambe pour me saisir de son clito, rare vestige d’une époque révolue. Elle pousse un long soupir de plaisir et de désespoir alors que je commence à caresser son gland. Son clito se gonfle bien vite sous l’effet de la torture que mon autre main exerce sur son téton. J’entreprends alors de la masturber.


— Bien ma chérie. Maintenant, écoute-moi attentivement. Tu sais quel métier exerce Nathalie ?


Elle fait non de la tête et laisse quelques gémissements lui échapper.


— Eh bien, elle s’occupe des transitions de filles comme toi entre autres... C’est pour ça que je suis venue la voir. Et coup de chance, elle est très active dans la communauté BDSM, donc elle a bien compris notre relation et a accepté de m’aider. Tu devines ce que je suis venu lui demander ?


Ses soupirs de plaisir s’échappent malgré elle et des gémissements de plus en plus désespérés lui échappent aussi. Elle parvient à faire non de la tête.


— Ho toi... Dès qu’on touche tes tétons, on éteint ton cerveau ma petite vicieuse... Je suis venu ici pour récupérer des hormones féminines, le genre qui te feront pousser la poitrine que tu mérites de porter... Tout son corps se tend et un glapissement lui échappe alors que je lui griffe le téton avant de passer à l’autre.

— Crois moi, ils t’iront à merveille. Maintenant, je veux que tu montres à Nathalie combien tu es heureuse de savoir que bientôt je pourrai empoigner ta poitrine à pleines mains !Houlà, je suis en train de partir moi aussi, le ton de ma voix était bien plus... saisissant que je ne pensais. Je tente de me contrôler et accélère le rythme de ma masturbation. Elle pousse un long feulement de plaisir tandis que son corps essaye de se cramponner.

— Allez, jouis, ma chérie, laisse-toi aller. Jouis pour toi, ne boude pas ton plaisir, vas-y...


Un long flot blanchâtre s’échappe entre mes doigts. Elle pousse un authentique cri de plaisir avant de s’écrouler, complètement déphasé. Je m’empare d’elle et serre son corps inerte contre moi. Tandis qu’elle me revient petit à petit du septième ciel, je lève mes yeux vers Nathalie qui à ma grande surprise, a la main dans la culotte. Voyant mon regard surpris, elle retire sa main comme un gamin surpris en train de faire une bêtise.


— Je te demande pardon, c’était tellement beau... Je me suis laissé emporter.

— Ne t’excuse pas, ce n’est pas grave. Et puis tu as ta réponse maintenant, non ?Elle hoche la tête avec enthousiasme. Puis retourne en trombe à son bureau avant de sortir d’un de ses tiroirs une petite malette.

— J’ai tout mis dedans, y compris quelques instructions et rappel, tout le nécessaire. La mallette est offerte en remerciement du show, me sourit-elle en me tendant la mallette. Et pour le règlement... Je sais qu’initialement, on avait convenu d’un virement... Mais si tu veux, je serai ravi d’accueillir ta soumise chez moi avec mon mari durant un week-end à la place... Immédiatement, ma soumise se tend. Comme un animal qui se sent menacé et prêt à se défendre. Ses muscles se contractent, mais je pose ma main sur sa nuque.


La requête est très maladroite, c’est sûr. Mais il n’y a aucune offense. Seulement les animaux blessés ont tendance à se montrer très sur la défensive.


— C’est gentil Nathalie. Mais je préfère te régler simplement la somme convenue. Naomie est ma soumise, je ne peux pas imaginer la prêter même à toi.

— Oui bien sûr, je comprends. Excuse-moi, je ne voulais pas te blesser, mais elle est tellement jolie et vous êtes si belles toutes les deux. Touchée par le compliment, je lui souris. J’attache la laisse au collier de Naomie puis me relève et quitte le bureau en la tenant par la laisse. Une fois dehors, je lui retire le bandeau. Comme je le pensais, je discerne une pointe d’inquiétude dans son regard, je plonge alors mes yeux dans les siens avant de désigner la mallette.

— Ne t’inquiète pas, on a tout le temps pour en parler, d’accord ? Tu n’as aucune obligation, c’est juste une nouvelle possibilité que nous pourrons envisager lorsque le temps sera venu ou non.


Son regard pétille alors de soulagement. Ses lèvres embrassent avec passion les miennes. Ma Naomie...

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