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Natasha & Franck

Chapitre 8

Travesti / Trans

Je me réveillais lentement, me frottais les yeux puis tout le visage de la paume de mes deux mains. Je m’étirais de la tête aux pieds. Je baillais, me demandant si j’avais bien terminé ma nuit. Je me tournais sur le coté. Natasha était déjà réveillée et me regardait de ces grands yeux bleus bordés de reconnaissance :

« Bonjour mon mec ! Murmura-t-elle.

   -Bonjour ma belle ! »


Elle posa sa main sur ma joue qu’elle caressait de son pouce. Elle m’embrassait. Je sentais son autre main autour de ma verge. Elle souhaitait profiter de la gaule matinale. Elle s’enduisait la rondelle de salive et je la pénétrais délicatement. Je la prenais en missionnaire, lui léchant les seins, aspirant les mamelons. Puis je la soulevais et passais ses jambes sur mes épaules. Elle aussi avait la gaule matinale, à moins que ce ne fût l’excitation. Je la masturbais. Avant qu’elle n’éjacule, je plaçais deux doigts entre ses lèvres pour qu’elle garde la bouche ouverte. Ses jets crémeux fusaient directement dans sa bouche. Elle récoltait les quelques gouttes qui atterrissaient sur son visage avec ses doigts qu’elle suçait espièglement. J’éjaculais à mon tour.

Nous nous dirigions vers la douche, sans faire de bruit. Nous n’étions pas certains que Kristina et Alexandra soient réveillées. Elles étaient en fait déjà sorties pour acheter du pain et des croissants. Elles arrivaient juste à l’instant où nous allions entrer dans la salle d’eau. Elles nous acclamèrent et nous avions droits à une salve d’applaudissements.


« Depuis que je la connais, c’est la première fois que je l’entends jouir aussi bruyamment. Félicitations Franck ! Ironisa Kristina.

   -Allez vous faire un brin de toilette pendant que nous préparons le café, on ne veut pas profiter des effluves de vos ébats ! Ajouta Alexandra. »


Natasha rougissait et me poussait dans la pièce afin d’échapper aux commentaires des deux complices. Elle souriait. Comme une enfant qui aurait fait une bêtise mais à qui on offrirait quand même un cadeau parce que sa bêtise était très réussie. Elle souriait, comme une femme heureuse. Tout simplement.

Elle se collait contre moi sous la douche. Je la savonnais, l’embrassais, sur tout le corps. Elle s’accrochait à mon cou. Je la soulevais, elle serrait ses jambes autour de ma taille. Je me retrouvais très vite planté en elle.



Nous prenions le petit-déjeuner sur la terrasse, nous pouvions encore trainer un peu. Nous n’avions que deux heures de route pour arriver à destination pour notre deuxième concert. Avant de partir pour Clermont-Ferrand, la seule chose qui nous restait à faire était d’emmener les chiens de Natasha chez un ami qui pourrait les garder jusqu’à notre retour. Je souhaitais également passer au bureau pour voir Karen. Elle n’était pas venue au concert à Lyon et je tenais à lui dire au revoir.

Nous étions encore entrain de savourer les viennoiseries quand mon téléphone sonnait. Sabine appelait, catastrophée. Dimitri, son stagiaire avait effacé par inadvertance l’enregistrement du concert de Lyon. Elle pestait contre lui, se demandant si elle pourrait en tirer quelque chose. Heureusement qu’elle avait pu nous faire une copie la veille. Elle me demanda de lui en faire un autre exemplaire et le faire passer par Karen. J’avais donc deux raisons de passer la voir. Je démarrais mon ordinateur et commençait la copie pendant que nous finissions le petit-déjeuner.

Il était presque onze heures quand je me rendais au bureau de poste pour voir Karen. Je lui remettais le double du dvd. Puis je lui demandais pourquoi elle n’était pas venue à Lyon.


« Je… je n’étais pas en forme hier soir, enfin toute la journée même ! Je suis ballonnée depuis deux ou trois jours… Et puis je n’avais pas trop envie de sortir hier. Ce n’est pas grave, j’irai vous voir quand vous repasserez dans la région en septembre…

   -Ce n’est pas la Karen que je connais. Je vois bien qu’il y a quelque chose qui ne va pas, que tu ne veux pas dire…

   -Je … ne suis pas sûre, mais je crois que… je suis enceinte. Il faut que je fasse le test…

   -Et qu’est ce qui te tracasse ? Tu ne…… oh merde ! je viens de comprendre la cocasserie de la chose.

   -Oui… ça arriverait à quelqu’un d’autre, ça me ferait mourir de rire certainement. Je ne suis pas officiellement séparée de Romain, mais il n’y a aucun doute, il ne sera pas le père. Et il y a cinquante pour cent de chances que tu sois le père… et les cinquante autres que ce soit Natasha.

   -Avec son traitement, je ne suis pas sûr qu’elle soit encore fertile. Mais, commençons par le début. Je vais aller te chercher un test à la pharmacie. Au moins, tu seras fixée sur le sujet.

»



J’allais donc immédiatement à la pharmacie qui se trouvait sur la même place que le bureau. J’en profitais pour appeler Natasha et lui dire que je serais de retour un peu plus tard que prévu. Mieux valait ne pas m’attendre pour emmener ses chiens chez la personne qui s’en occuperait. Je gardais pour moi l’échange que j’avais eu avec Karen. Pas la peine de l’inquiéter avec une information encore non avérée. J’entrais. Une des pharmaciennes finissait de servir un client et je m’approchais.



« Bonjour Mme Félix! Je voudrais un test de grossesse…. »

La plus jeune des pharmaciennes, au comptoir juste à coté, pouffa de rire.

« Excusez moi, c’est la première fois que j’entends un homme demander un test. Il est vrai que je n’ai pas une longue carrière, non plus !

   -Oui Lucie, vous avez encore le temps d’en voir ou d’en entendre bien d’autres…. »

Mme Félix revenait avec le test de grossesse et semblait vouloir m’expliquer le fonctionnement de l’objet.

« Je pense que la personne à laquelle il est destiné saura s’en servir…. Coupais-je !

   -Ah…. Je croyais que vous vouliez vérifier si votre amie transgenre vous avait fécondé…. »



Il y eu dans la pharmacie une baisse soudaine de la température. Les autres pharmaciennes regardaient leur collègue en se demandant quelle mouche l’avait piquée et de quoi elle se mêlait. Je croisais le regard de la plus jeune, Lucie, qui était horrifiée par ce qu’elle venait d’entendre. Je voyais dans ses yeux la gêne, puis elle percevait dans mon regard, en une fraction de seconde, que la réplique allait arriver. Je la voyais comme un jeune soldat qui se recroquevillait dans sa tranchée en espérant ne pas recevoir un éclat de l’obus qui était en train de tomber juste à coté.



« Mais voyons Mme Félix, avec les études que vous avez faites, vous savez très bien que je n’ai pas plus de risques d’être enceint que vous en avez avec votre cheval, quand vous vous enfermez dans son box après vos séances d’équitation ! »



Sa mine se figeait. La stupéfaction se lisait sur son visage défait. Elle se demandait certainement comment je pouvais savoir. En fait, je ne savais rien du tout, sinon qu’elle pratiquait l’équitation. Son cheval était en pension dans le centre équestre qui se trouvait sur ma tournée et je l’avais parfois croisée s’affairant à le bouchonner dans le box. Plusieurs fois, j’avais remarqué le sexe du cheval qui pendait et avais mis cela sur le compte des frottements et des caresses que lui prodiguait sa cavalière. Apparemment, j’avais vu juste.

 Ses collègues retenaient parfois difficilement leur envie de sourire, notamment Lucie dont je voyais les lèvres se tordre sous l’effort. Elle finit par gagner le fond de l’officine. Puis tout le monde se mit rapidement à parler comme pour refermer la parenthèse incongrue et qu’il ne s’était rien passé.


Karen se rendait aux toilettes. J’étais presque aussi impatient qu’elle. Et cependant j’étais quasiment du résultat. Restait à savoir qui serait le géniteur. La porte s’ouvrait. Je n’avais jamais vu Karen avec une aussi mauvaise mine. Karen se jetait dans mes bras. Je la laissais pleurer un instant.



« Je ne sais même pas si ce sont des larmes de joie ou de tristesse… Je suppose des deux. De joie ; que tu sois le père ou que ce soit Natasha. Et de tristesse car vous ne serez pas là pendant presque six mois et que ça va être dur avec Romain. Tour se bouscule et se télescope dans ma tête, je ne sais pas par quoi commencer…

   -Commence par aller voir ton médecin. Puis détend toi et réfléchis à ce que tu souhaites faire. Je te sens bien hésitante. Et même si Natasha et moi ne sommes pas là, n’hésite pas à nous appeler si tu as besoin d’aide. Je vais la prévenir…

   -Tu es sûr ? Je n’ai pas envie de semer la zizanie entre elle et toi !

   -Elle finirait bien par l’apprendre ! Autant le lui dire et discuter avec elle de toutes les conséquences possibles.

   -Tu as raison. Lui cacher la vérité serait lui faire affront.

   -En d’autres circonstances, j’aurais été ravi de te faciliter la tache.

   -Que veux-tu dire ?

   -Si nous étions les deux seules personnes concernées, si je n’avais pas rencontré Natasha et donc toi non plus, si ce futur bébé ne pouvait être que de moi, je serais ravi de te dire ; Karen, ma chérie, quelle belle nouvelle ! Je t’aime, élevons cet enfant… Mais la situation est un peu plus complexe. Je ferai cependant de mon mieux pour t’aider en attendant qu’elle se clarifie. Tu peux compter sur moi… »


Karen posait son index sur mes lèvres puis y déposais les siennes.


« Je sais que je peux compter sur toi. Je ne me fais pas de soucis sur ce point. Va, rejoins Natasha. Vous devez jouer ce soir. »



Je laissais Karen à contre cœur, mais elle avait raison : The show must go on ! Je rejoignais les filles et demandais à Natasha de rester avec moi, à l’arrière du véhicule. Je la mettais dans la confidence. Elle restait un moment totalement silencieuse, puis couvrait son visage de ses mains. Un instant je crus qu’elle allait pleurer, mais elle se concentrait et intégrait les nouvelles.



« Procédons par ordre. Partons de l’hypothèse que tu es le père. Je sais que tu adores Karen, donc, ma première question… Reconnaitras-tu l’enfant ?

   -Certainement… encore qu’il faudrait savoir comment Karen envisage la situation ! Ce que j’entends dans ta question, c’est : est ce que je vais prendre mon rôle de père auprès de Karen ?

   -Oui, et derrière cela, qu’est ce que je deviens ? Que devenons-nous ? Que deviens le groupe ?

   -Je ne souhaite pas laisser tomber Karen, c’est évident.

   -Le seul homme droit que je connaisse ; j’y tombe dessus sans comprendre comment et j’en tombe amoureuse… et je risque de le perdre à cause de cette qualité. Ironisait-elle.

   -Et je n’ai pas envie de te laisser tomber non plus. Certainement pas !

   -Comment feras-tu alors ? Tu auras une double vie, sauf que tu n’auras pas besoin de te cacher ? Répondit-elle, légèrement agacée. »



Alexandra, sans vouloir écouter aux portes, avait entendu des bribes de la discussion. L’habitacle du véhicule ne permettait pas vraiment de s’isoler. Et puis, indirectement, cela pouvait concerner le groupe. Sans compter qu’un avis extérieur pouvait être des plus bénéfiques.



« Excusez-moi de me mêler de la discussion. Je n’écoutais pas aux portes, puisque il n’y a pas de portes. Une petite idée, qui me vient, comme cela, à l’esprit… Serait-il envisageable de vivre une relation à trois ? Cela résoudrait pas mal de problèmes. Franck n’aurais plus à choisir ou à se partager entre Karen et toi. »



J’avouais à Natasha que cette idée m’avait effleuré. Cette solution présentait d’autres avantages que celui, pour moi de n’avoir à choisir entre Karen et Natasha. Je pouvais ainsi choisir de reconnaître l’enfant, sans me soucier qui en était réellement le père. De cette façon, Natasha n’aurait pas à endosser un rôle qui était à contre-emploi de ce qu’elle était vraiment. J’imaginais la tempête qui devait faire rage dans son esprit en ce moment. Et certainement j’étais très en dessous de la vérité. Elle était déchirée entre la femme qu’elle avait toujours été, mais qu’elle avait du faire naitre au prix de sacrifices et d’efforts constants et une dernière trace de masculinité, qui malgré tous ces efforts, venait faire un dernier pied de nez. La grossesse de Karen était d’une certaine façon sa seule occasion d’avoir un jour un enfant si elle en souhaitait un. Elle ne pouvait pas, sur un coup de tête jeter le bébé avec l’eau du bain.



« Comment te sens-tu ?

   -Mal ! J’ai peur de ne pas assurer ce soir… j’ai l’impression d’être dans une voiture qui fait des tonneaux. Je t’en veux. J’en veux à Karen. Peut-être un peu plus à Karen… elle aurait pu nous dire qu’elle n’avait aucune contraception. Et en même temps je ne vous en veux pas. J’aurais pu mettre une capote aussi. Ce n’est pas uniquement aux femmes de penser à ça. Et puis, si on considère les choses sous un autre angle, cet enfant pourrait être notre enfant, à nous deux, et Karen en serait la mère porteuse. Vous avez raison, une relation à trois aurait certains avantages. Voire des avantages certains ! Reste à savoir ce qu’en pense Karen… Passe-moi ma basse, ça m’occupera un peu l’esprit. Je déteste l’incertitude et on va en avoir beaucoup. Ca ne pouvait pas plus mal tomber ! »



Alexandra aussi prit son instrument. Se recentrer sur la musique était la meilleure chose à faire avant le concert. Même si la distance n’était pas énorme, je proposais à Kristina de la remplacer au volant. Autant pour lui éviter de supporter toute la fatigue du trajet que pour me concentrer sur autre chose.

Il était à peine plus de seize heures lorsque nous arrivions à Clermont. La salle était facile à trouver et nous pouvions nous installer rapidement. Cela nous laissait le temps de tester les modifications que nous envisagions pour certaines chansons. Sabine et son stagiaire devaient arriver un peu plus tard. J’allais trouver l’ingénieur du son et lui demandait s’il pouvait faire un enregistrement de la répétition.

Pendant que les filles cherchaient un son de guitare pour rendre deux ou trois chansons un peu plus agressives, je déambulais dans le bâtiment pour me rendre compte de son ampleur, de sa structure. La salle qui pouvait contenir mille cinq cents personnes n’avait pas de places assises, même dans les gradins. Ce qui laissait envisager un public plus participatif.

En sortant de la salle elle-même, sur la droite, il y avait un petit bar à l’ambiance feutrée. Trois jeunes femmes s’affairaient. Elles étaient certainement étudiantes et les jours de concert, elles bossaient ainsi pour payer leurs études. Les murs recouverts de tissu rouge étouffaient les bruits, que ce soit les bouteilles de verre qui s’entrechoquaient lorsque les étudiantes les rangeaient ou encore les paroles qu’échangeaient entre elles ces mêmes étudiantes. Je m’installais au bar, commandais un whiskey et entamais la discussion avec elles.

Je revenais m’assoir derrière ma batterie. Je regardais Natasha et essayais de capter l’état d’esprit dans lequel elle se trouvait. Visiblement, se concentrer sur la musique était la meilleure chose à faire. Nous allions rejouer « Attracted to the animal » une dernière fois, avec un son de guitare un peu plus dégueulasse, un peu plus gras pour le solo et une guitare rythmique plus saccadée, plus hachée.

Le résultat était probant. Nous allions pouvoir tester autre chose. Après une seconde écoute ce matin, il s’avérait qu’une autre chanson posait problème. Et je me demandais si ce n’était finalement pas la chanson en elle-même qui coinçait. « At the end of the day » de Baby Animals avaient des paroles en français, chantées par une australienne, avec un accent très anglo-saxon impossible à transmettre quand elles étaient délivrées par une voix s’exprimant naturellement en français. L’imitation aurait été stupide, et dites en français parfait, les paroles devenaient quelque peu faibles. Et ce n’était pas la meilleure chanson du groupe, loin de là. Elle dénotait tellement au milieu de liste de chansons que j’en venais à penser qu’elle avait due être choisie par Marion. Je proposais que nous changions de chanson rapidement. Soit une autre du même groupe, soit une d’un autre groupe. J’avais sur mon téléphone quelques chansons que j’avais l’habitude d’écouter le matin lorsque je préparais ma tournée. Celle de la poste, pas celle du groupe ! Je demandais à l’ingénieur du son de brancher mon téléphone sur la sono. Le groupe s’appelait « June Divided » et la chanson « Bullet ». Les filles étaient enchantées. La chanson amenait une énergie bien plus importante, et avait deux avantages majeurs. En premier, celui de pouvoir être chantée à deux. Les couplets convenaient très bien à la voix éraillée de Natasha alors que le refrain était plus adapté à la voix plus haut-perchée d’Alexandra. Cependant, elles pouvaient chanter ensemble, il fallait simplement veiller à ce que chaque voix garde sa prédominance. Cela nécessiterait de bien s’entendre avec l’ingénieur du son. Peut être même faudrait-il envisager d’avoir notre propre technicien pour les prochaines tournées. Le deuxième avantage était d’avoir deux guitares dont le jeu et le son étaient bien distincts.

Natasha avait retrouvé le sourire. La musique avait repris, au moins temporairement, le dessus sur sa morosité. Alors qu’elle se concentrait sur sa basse recherchant à l’oreille les notes pour cette nouvelle chanson, je me faufilais derrière elle. Je la saisissais par la taille et l’embrassais dans le cou. Puis je posais mes mains sur ses seins. Elle se laissait aller, la tête en arrière. Elle posait son instrument, se retournait et passait ses bras autour de mon cou. J’avais à peine le temps de poser mes lèvres sur les siennes que Sabine déboulait dans la salle, furieuse contre son stagiaire qui accumulait les bourdes. Elle avait récupérer le dvd chez Karen en début d’après-midi et avait eu le temps de sélectionner quelques plans pour le site. Elle avait laissé Dimitri conduire afin de continuer à visionner la vidéo. Il avait failli par deux fois planter la voiture et s’était fait flasher. Une catastrophe !

Le problème de Dimitri, c’est qu’avec Sabine comme patronne, il avait du mal à se concentrer. Il était resté bouche bée en regardant sa chef nous embrasser langoureusement tous les quatre. Après quoi il s’empressait d’aller aux toilettes. J’attendais quelques secondes et lui emboitais le pas. J’ouvrais la porte délicatement. Au bruit que j’entendais, il n’était pas venu pour pisser. Je me dirigeais vers Sabine et lui expliquais que Dimitri fantasmait sur elle et c’était de toute évidence la cause de ses bourdes à répétition. Elle était vêtue d’un short en jean et d’un t-shirt qui lui arrivait difficilement au nombril. Les manches étaient roulées jusqu’aux épaules. Il avait certainement maté Sabine pendant qu’il conduisait. Elle profitait que nous soyons en tête à tête pour demander comment Natasha réagissait à la nouvelle.



« Dis moi, Sabine, puisque Karen est enceinte depuis cette fameuse soirée barbecue où tu n’as pas été en reste, se pourrait il que toi aussi….

   -Depuis que mon mec m’a plaquée, je n’ai pas repris la pilule, mais j’ai vérifié. Je ne suis pas enceinte. Mais si je continue de vous suivre, je prendrai mes précautions. Même si j’avoue que l’idée est tentante. Mais je préfèrerais que cela soit voulu, de tous. »


Je lui expliquais la solution que nous envisagions, même si rien n’était arrêté. Elle trouvait l’idée séduisante.


« Je trouve que ce serait rassurant de vivre ainsi, entourée de Kristina, Alexandra, Natasha, Karen et toi. Et pour des enfants, vivre avec autant de personnes, ce doit être passionnant…

   -Mais avec les enfants, finies les soirées barbecue qui tournent à l’orgie !

   -Je n’avais pas vu cela sous cet angle. Mais tu as raison. Cela dit, si c’est la solution que vous choisissez, j’aimerai faire partie de votre communauté. Vous pourriez l’appeler la communauté de l’anus ! Bon il y aurait surtout des elfes…

   -Pas de nains. Et un seul hobbit, mais qui deviendra grand.

   -A ce sujet, je pensais plus à vos bites !

   -Toujours aussi gourmande ! »



Dimitri était réapparu, visiblement soulagé. Sabine lui confiait une caméra. Elle lui promettait de le fesser cul nu devant nous si il faisait encore une connerie. Je n’étais pas sûr que cette menace soit de nature à l’encourager. Au contraire ! Il devait filmer depuis le devant de la scène. Elle, filmerait depuis la scène. Je lui proposais de commencer à filmer pendant que nous répétions encore un peu. Il était dix neuf heures. Je proposais de répéter encore une demi-heure, avant d’aller prendre un repas dans un petit restaurant que l’ingénieur du son connaissait bien.

Il était vingt heures trente. Le concert pouvait commencer :



« BONSOIR CLERMONT-FERRAND ! CA VA ?????????? »

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