Le site de l'histoire érotique
  • Histoire érotique écrite par
  • Fantasme
  • Publié le
  • Lue 8 116 fois
  • 42 J'aime
  • 6 Commentaires

Neandertal

Chapitre unique

Avec plusieurs hommes

Préambule.


L’homme de Neandertal était considéré jusqu’à il y a peu comme un abruti total relégué loin derrière Homo Sapiens, son contemporain.


Il y a quelques années, des généticiens ont découvert que nous possédions entre 1% à 4% de gênes en commun avec Neandertal. Dès lors il fallait remettre les pendules à l’heure ; il devenait évident que nous autres, peuple suprême, ne pouvions décemment descendre d’un abruti total, d’où la timide mais réelle remise en question des anciennes croyances en vue de la réhabilitation de cet ancêtre.



Ceci est l’histoire d’un clan  de ces braves gens  quelques milliers d’années avant leur disparition.  Bonne lecture.



Il y a quelques 40 000 ans, dans une vallée étroite et encaissée de Provence une tribu de néandertaliens occupe une grotte fichée à flanc de falaise surplombant une petite rivière aux eaux brunes ; composée d’une trentaine d’individus, hommes, femmes et enfants, ce clan vit de chasse, de pêche et de cueillette. On pourrait croire, si l’on se réfère aux lieux idylliques, que ces ancêtres vivent dans l’insouciance, mais il n’en est rien.



Les dangers sont multiples, depuis les raids pratiqués par les tribus voisines plus importantes ou d’Homo Sapiens, l’ennemi perpétuel, dans le but de s’emparer des femmes, en passant par les bêtes sauvages qui n’hésitent pas à en faire leur quatre heures, les hivers aux froids extrêmes, les étés caniculaires, les maladies qui déciment ces peuplades dont l’espérance de vie dépasse rarement 40 ans.



Mais comme l’instinct de survie l’emporte sur toute autre considération, la vie s’écoule dans une sérénité toute relative. Les hommes chassent dès l’aube, les femmes partent à la cueillette ou à la petite chasse et les enfants suivent comme ils peuvent.



Le sexe est une composante importante de la vie quotidienne ; il est fréquent que les hommes aient de nombreux rapports quotidiens avec la première femme venue ou avec n’importe quelle autre qui font passer Rocco (et ses frères ?) pour de bien tristes séminaristes ; il ne faut pas croire que les femmes subissent ce qui pourrait passer pour des agressions sexuelles, bien au contraire, elles apprécient chacun de leurs assauts et ne semblent jamais rassasiées. Oublions vite ces dessins nous montrant l’homme tirant la femme par les cheveux et reléguons les au rayon des farces et attrapes. Les masturbations sont également quotidiennes que ce soit chez l’homme ou la femme, à la chasse, par exemple, pendant les longues attentes à l’affût.



Il n’y a pas vraiment de règles, sauf une : le chef a droit de cuissage sur toutes les femmes du clan alors que les autres hommes sont limités à deux ou trois.


Le chef s’appelle Ougan, trapu, tout en muscles, plus grand que ses congénères, son visage anguleux reflète toutefois une certaine bonhomie, doté d’un sexe et d’une paire de couilles monstrueux si on veut bien les comparer à nos ridicules engins modernes, avec la particularité d’être en quasi constante érection, sorte de priapisme des temps anciens. Les femmes se soumettent volontiers à ses avances quand elles ne les provoquent pas, parce qu’elles savent qu’avec lui c’est l’orgasme assuré.



L’une d’entre elles cependant fait de la résistance, belle femme du même âge qu’Ougan, elle s’appelle Zana ; grande elle aussi, aux formes avantageuses malgré quelques grossesses, elle fait partie de celles qui tiennent tête aux hommes, qui choisissent avec lequel elles vont baiser, qui bousculent les règles séculaires, une sorte de féministe avant l’heure ; la beauté des femmes n’est pas un critère de séduction, mais c’est l’une des plus attirantes bestialement parlant; malgré son insistance virile, Ougan n’arrive pas à la baiser, sauf une fois où il l’a prise par surprise et de force; par contre un homme du clan, Rutor, semble être l’un des seuls à bénéficier de ses faveurs.



Zana enfreint donc les règles millénaires : elle se refuse au chef et elle favorise Rutor plus que les autres, elle risque donc les foudres d’Ougan qui ne plaisante pas avec les principes.


L’âtre qui ne doit jamais s’éteindre trône au milieu de la vaste grotte et c’est le rôle des femmes de l’entretenir; les fumées s’échappent vers le haut happées par des fissures qui mènent au plateau, sorte d’avens invisibles, ce qui rend l’atmosphère respirable ; la vie s’organise autour dans une ambiance détendue, les femmes et les hommes participent aux divers travaux avec chacun sa spécialité. Deux guetteurs se relayent à l’entrée pour prévenir les incursions désobligeantes tant humaines qu’animales; le soir venu on passe aux choses sérieuses.



Zana la première s’empare de Rutor et l’emmène vers sa couche, une peau d’ours tannée, et entreprend de le faire bander en agitant son sexe avec vigueur, du haut vers le bas ; elle sait que si elle continue un jus blanchâtre va gicler du pieu de Rutor et elle le chevauche afin d’en profiter pleinement, alors que chacun sait que la position ancestrale est celle des animaux que nous appelons levrette de nos jours.



Ougan qui la surveille d’un œil tout en s’activant sur Halri se dit que cette fois c’en est trop, il laisse tomber sa belle et se dirige vers le couple dissident ; et leur fait comprendre que s’ils ne suivent pas les règles un orage dantesque les anéantira l’un et l’autre ; comme ils ne semblent pas l’entendre, il se place derrière Zana et lui enfonce sa bite dans le petit trou situé au-dessus de la caverne toute mouillée ce qui provoque les hurlements de Zana ; les couples qui baisent s’arrêtent un instant, mais entendant Zana roucouler, ils se remettent à l’ouvrage ; les deux bites qui la transpercent lui provoque un orgasme qu’elle n’avait jamais connu et ses délires résonnent sous la voute comme les orgues sous le nef d’une cathédrale.



Les autres couples prennent peur et cette fois s’arrêtent pour de bon ; Ougan se retire et retourne vers Halri, persuadé que Zana se souviendra longtemps de sa punition, alors que celle-ci se remet difficilement de la jouissance qui vient de l’envahir. L’air de rien Ougan vient d’inventer la double pénétration toujours d’actualité quarante millénaires plus tard. Les enfants réveillés par ce chambard ont du mal à se rendormir et en profitent pour regarder en détail les uns et les autres recommencer à baiser allègrement ; la promiscuité fait que les jeunes sont au fait des réalités sexuelles bien avant la puberté et rien ne leur interdit de se rincer l’œil lorsque l’occasion se présente. C’était le bon temps pourraient dire certains.



Remise de ses émotions, Zana se demande si Ougan est conscient du plaisir qu’il vient de lui procurer et commence à regretter de l’avoir mis à l’écart par refus de l’autorité, tout simplement parce qu’il était le chef ; Rutor entreprend de la remettre à quatre pattes pour la baiser à nouveau mais elle se refuse à lui prétextant la douleur de la sodomie (elle ne prononce pas le mot qui n’existe pas encore, mais lui fait comprendre par gestes). Pas contrarié, il se déplace vers la couche voisine où Runad est pour le moment délaissée et s’empresse de l’honorer à la grande satisfaction de celle-ci.



Une bonne nuit de sommeil a remis les idées en place dans la tête de Zana et elle part à la cueillette quotidienne de bonne humeur ; ses copines, intriguées par ses cris d’hier soir, lui demandent ce qui s’est passé la nuit dernière, pour toute réponse elle leur montre son cul encore tout boursouflé par le passage de la bite d’Ougan ; les unes et les autres s’interrogent sur l’éventualité que cela puisse leur arriver un jour et si certaines semblent se dire « pourquoi pas ! » d’autres y sont farouchement hostiles.



De retour à la grotte elles voient leurs hommes danser autour du cerf qu’ils viennent de tuer et se joignent à eux avec joie remerciant les forces du bien de leur procurer de la nourriture pour un long moment ; Zana se rapproche insensiblement d’Ougan et en dansant lui palpe sa grosse paire de couilles signe d’allégeance et de soumission, puis se met en position pour y accueillir la pine de son seigneur et maître ; mais là, le chef dans un geste improbable se détourne, ordonne de cesser la danse, et ignore l’offrande que lui fait Zana ; c’est la stupeur dans le clan, chacun redoute la colère d’Ougan, chacun connait la sentence qui va peser sur Zana interloquée ; par son geste le chef du clan répudie Zana qui va devoir quitter le clan et affronter seule les affres de la vie d’alors ; un orage se rapproche de la grotte et les éclairs qui strient le ciel l’annonce violent ; sans un mot ni un regard pour les siens, Zana va ramasser sa couche, quelques menus objets de sa fabrication et un épieu pour se défendre, elle quitte la grotte dans un silence crépusculaire ; lorsqu’elle met le pied sur l’étroit chemin à flanc de falaise qui descend vers la rivière, l’orage éclate et ses grondements furieux accompagnent cette fragile créature vers un destin périlleux et plus surement vers une mort quasi certaine !.



Zana connait la région par cœur, et malgré les averses, les éclairs, les claquements secs du tonnerre elle n’a pas de mal à se repérer ; son but : une caverne à une matinée de marche qu’elle avait repérée lors d’une petite chasse et où elle s’était abritée justement un jour d’orage ; à la nuit tombante elle atteint la caverne, y pénètre, se laisse tomber au sol, épuisée et s’endort.



—-------------



La sensation bizarre d’une présence la réveille en sursaut ; en écarquillant les yeux elle aperçoit l’encadrement de l’ouverture de la caverne obstrué par un corps debout, énorme, elle entend sa respiration forte et saccadée, sans l’ombre d’un doute elle vient de reconnaître un ours des cavernes.



Ce n’est pas la première fois qu’elle en voit un, mais jamais d’aussi près ; son cerveau a du mal à cerner les problèmes qui se posent, elle sait que c’est un herbivore, à priori il ne va pas la bouffer, mais elle sait aussi qu’en colère il peut vous broyer le crâne entre ses deux pattes comme une vulgaire coquille de noix ; elle essaie de tempérer les battements de son cœur, de ne pas paniquer, de voir venir ; apercevant le fourreau de son sexe et sa paire de couilles, d’après sa taille elle suppose qu’il s’agit d’un jeune adulte, les mâles adultes étant plus imposants encore; l’animal se met sur ses quatre pattes, s’approche d’elle en reniflant l’air, lui tourne autour alors qu’elle se retient pour ne pas faire le moindre geste et à sa grande surprise il se couche près d’elle.



Mue par on ne sait quel instinct primaire et sans doute inconsciemment, Zana approche les mains de sa chatte, en écarte la toison touffue et commence à se masturber ; son sexe s’humidifie peu à peu, l’ours perçoit les odeurs caractéristiques, soulève sa tête, dresse son museau et en rampant vient lui lécher le sexe un moment puis retourne s’endormir. Cette première approche semble satisfaisante à Zana qui, tremblante, se met debout et entreprend de sortir de la caverne le plus discrètement possible ; elle a faim et part à la recherche de fruits. Alors qu’elle déguste airelles et mûres elle entend derrière elle le bruit d’une branche cassée, elle se retourne, inquiète et voit l’ours dressé contre un arbre se délectant du miel d’un essaim d’abeilles. Elle se dit que cet animal l’a adopté bien rapidement et lui recherche un nom : Golo, elle l’appellera Golo ! Rassasiés, ils retournent vers la caverne.



En entrant dans la caverne Zana imagine qu’il a déjà été en contact avec des humains, ça ne lui semble pas possible autrement, il est vraiment trop familier ; elle a entendu parler de femmes séduites par des animaux, mais n’a elle-même jamais connu ce genre d’aventure ; ils se toisent un moment, Golo toujours méfiant malgré son imposante stature, Zana de moins en moins craintive mais tout de même sur ses gardes.



Golo s’assoie tout près d’elle, la regarde ; assis, ses yeux sont à la hauteur de ceux de Zana debout, il semble réclamer une caresse, elle hésite un moment, approche sa main et la pose doucement sur son front ; la langue de l’animal lui lèche maintenant le corps, les seins, le ventre, l’entrecuisse ; elle en profite pour aller chercher son fourreau et commence à le caresser ce qui lui provoque un grognement de satisfaction, elle le masturbe, sa pine apparaît, rose pâle, elle grossit doucement entre ses doigts qui glissent autour de ce mât de chair, ses couilles ballotent en cadence ; de son côté, Golo promène sa langue sur le sexe trempé de Zana, il essaie même d’y enfoncer sa truffe, le gourmand ; le sexe de Golo semble maintenant au maximum de sa puissance, plus gros que tous ceux qu’elle a connus et a très envie de la sentir dans sa caverne à elle, bien préparée grâce aux soins de l’ours et se met à quatre pattes ; Golo fait le tour de cette fiancée inattendue, lui renifle le sexe, hésite une seconde et se positionne au-dessus de Zana sans l’écraser; elle sent la bite de l’animal percuter ses cuisses ne trouvant pas l’orifice et de sa main la guide vers la caverne du bonheur ; le bonheur est bien le mot qui convient, son énorme queue la pénètre doucement, s’enfonçant calmement jusqu’au tréfonds de son être, puis s’arrête et reprend ses mouvements lents et coordonnés, rien à voir avec la sauvagerie affichée par les hommes qui lui ravagent la chatte dans le but d’éjaculer au plus vite ; Golo, lui, semble au contraire profiter à chaque instant d’un plaisir glouton en même temps qu’il offre à sa compagne des orgasmes à répétition.



Elle s’abandonne à ce plaisir qu’elle n’a jamais connu et souhaite secrètement qu’il ne s’arrête jamais ; elle n’a aucune notion du temps qui s’écoule, au bord de l’inconscience elle le sent se contracter, pousser des grognements précurseurs d’une coulée de sperme qui inonde son antre en feu et dégouline sur ses cuisses ; sagement, Golo se retire, s’allonge et paraît s’endormir ; Zana n’est toujours pas revenue de ses jouissances, elle se rappelle vaguement avoir crié de plaisir, avoir essuyé quelques larmes et alors que le sperme continue de s’épancher au sol elle pose la tête sur le ventre soyeux de l’ours et s’endort paisiblement.



Zana rêve. Son sommeil profond est troublé par des images de la grotte où elle a toujours vécu, elle entrevoit le chef et Golo face à face en bordure de paroi ; curieusement, c’est Golo qui, dressé sur ses pattes arrière, tient un javelot dans sa patte droite, la bave aux lèvres et se réveille en sursaut au moment où celui-ci arme le javelot de son bras tendu vers l’arrière. La signification et la compréhension des rêves a une grande importance dans la culture de son peuple et elle ne comprend pas celui-ci dans la mesure où Ougan semble privé de son javelot et cela la perturbe.



Mais d’autres préoccupations la guettent ; il lui faut faire un feu et aller chasser pour se nourrir. Le feu n’est pas un problème avec de la patience, quant à la chasse Golo y préfère la pêche et se montre un fournisseur très compétitif ; une grande et large rivière assez proche qui descend des montagnes se trouve être un garde-manger intéressant.



Les jours s’écoulent calmement, personne alentour ne vient troubler la quiétude de ce couple cocasse qui ne manque pas de se faire des câlins quotidiens ; Zana n’est satisfaite que quand Golo l’a baisée, et l’ours met un point d’honneur à la faire jouir ; il comprend maintenant ses codes, ses cris, ses roucoulades, ses suppliques ; de son côté elle est aux petits soins pour lui, toujours prête à lui prodiguer de petites caresses coquines.



Elle a voulu essayer avec l’ours la position avec Rutor qui lui valût la colère d’Ougan et elle en a ressenti une grande jouissance, assise sur la pine de Golo, c’est elle qui montait et descendait autour de sa colonne et ils ont joui ensemble avant qu’elle ne lèche la bite toute inondée du jus de l’animal ; elle a voulu aussi essayé de se faire enculer, mais décidément son trou était trop petit pour accueillir l’énorme engin de Golo.



Par une belle journée d’automne, alors que Golo pêche, Zana aperçoit un groupe de chasseurs ; elle se cache espérant n’avoir pas été vue, mais ils ont vu Golo captivé par sa pêche et s’approchent de lui ; elle craint pour lui et pousse un cri sauvage pour l’alerter ; il se retourne et se redresse offrant aux javelots son corps monstrueux ; dans la seconde qui suit il se met à courir vers les chasseurs en grognant de telle façon que ceux-ci prennent peur et s’éparpillent dans la nature. Ils sont stupéfaits de voir l’ours se diriger vers une femme et apercevoir celle-ci se blottir contre lui ; avant de quitter les lieux Zana s’empare d’un javelot que l’un des agresseurs avait lancé sur Golo et dans son cerveau embrumé elle cherche un lien avec son rêve, sans y parvenir.



Ils sont de retour dans leur caverne ; à voir Golo se retourner sans cesse elle est certaine qu’ils ont été suivis ; ces hommes savent donc tout de leur cachette mais comment faire comprendre à Golo qu’il faudrait se mettre en quête d’un endroit plus sûr ? L’oreille et la truffe aux aguets Golo entreprend toutefois de séduire Zana, une fois encore ; il s’assied et commence à se caresser le fourreau et les couilles laissant Zana interrogative : ainsi les animaux eux aussi seraient des adeptes de la masturbation ? Mais elle laisse sa question en suspens et s’empresse d’aller sucer ce bel engin qui s’offre à elle ; les deux amants ont maintenant la complicité d’un vieux couple et se positionne dans un 69 déjà à la mode, sauf que les chiffres n’existant pas encore, loin s’en faut, personne ne sait vraiment quel terme désignait cet acte.



Bref, la langue de Golo parcourt dans tous ses recoins le sexe de Zana et s’évade à plusieurs reprises vers son anus ce qui la rend avide de ressentir quelque chose comme le sexe d’Ougan la pénétrer profondément et elle décide une fois encore d’essayer avec celui de Golo ; cette fois, assise sur l’ours, elle fait pénétrer le bout de la pine légèrement pointu doucement dans son cul et use de son poids pour s’engouffrer dessus ; c’est légèrement douloureux mais elle peut contrôler la profondeur et c’est tellement bon qu’elle commence des va et vient d’abord lents puis de plus en plus rapides, elle n’arrive plus à se contenir et ses allers et retours désordonnés provoquent les jets de sperme de Golo et une jouissance indéfinissable chez elle. Revenus à eux elle se retire de la queue de l’ours toujours en érection et vient la sucer goutant avec gourmandise les sucs de son anus et le sperme de Golo mélangés. Comme souvent le sommeil les emporte vers le néant.



Quelques jours plus tard, le couple se réveille alors qu’il fait nuit. A la position des étoiles Zana juge qu’ils sont au milieu de la nuit. L’ours dresse ses petites oreilles et hume l’atmosphère à l’entrée de leur cachette pointant son museau dans toutes les directions en éructant de légers grognements ; il est manifestement inquiet lorsqu’un hurlement déchire la nuit appelant Zana à se montrer.



La présence de l’ours la rassure quelque peu et elle vient se mettre devant l’entrée de la caverne éclairée de dos par l’âtre qui se consume doucement ; elle ne voit pas l’agresseur mais a reconnu la voix d’Ougan qui a sans doute été renseigné par les chasseurs de l’autre fois de sa présence ici ; l’ours part discrètement à droite, laissant Zana inquiète, seule face au danger toujours invisible, mais alors qu’elle aperçoit la silhouette d’Ougan qui s’approche, elle voit également la grosse masse de Golo debout derrière lui qui d’un geste brusque abat sa patte droite sur le crâne de l’assaillant qui s’écroule en lâchant son arme; l’ours s’empare du javelot et Zana comprend tout à coup que son rêve était prémonitoire.



Zana rêve de revanche. Elle attache les poignets d’Ougan pendant qu’il est encore inconscient, le laisse devant l’entrée et retourne s’étendre sur son tapis de fougères, Golo à ses côtés qui surveille d’un œil le chef déchu.



Au lever du jour le trio entreprend le voyage retour vers la grotte, Ougan devant suivi de Golo et Zana ferme la marche. Ils atteignent la petite rivière lorsque le soleil est au zénith ; leur arrivée a été signalée par les guetteurs ; la stupeur est générale chez chaque membre du clan, la présence de l’ours effraie les enfants qui se cachent contre les cuisses des femmes, Zana tente de rassurer tout le monde en expliquant que l’ours ne fera de mal à personne à moins qu’elle ne lui en donne l’ordre.



Devant l’assemblée elle décrit les mauvais plans d’Ougan à son égard et propose de le répudier ou bien de le laisser aux mains de l’ours ; les uns et les autres se concertent et optent pour la première solution. Ougan quitte le clan comme l’avait fait Zana quelques temps plus tôt.



De mémoire de Néandertalien Zana devint la première femme cheffe de clan assistée de son fidèle Golo. Si les relations sexuelles entre hommes et femmes dans le clan sont restées ce qu’elles étaient, Golo devint le seul et unique amant de Zana.


Diffuse en direct !
Regarder son live