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  • Histoire érotique écrite par Anonyme
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Notre bien belle association

Chapitre 1

Trash

— Je suis scandalisée, me dit Fabienne. Scandalisée. ?a me dégoûte.

    - Calme-toi. Assieds-toi, et racontes-moi.

    Fabienne et moi nous connaissons depuis maintenant 5 ans, c?est-à-dire depuis mon divorce. Je l?ai rarement vue aussi bouleversée. Elle est venue chez moi en voiture, en plein milieu de la soirée. ?a ne me dérange pas, bien sûr, puisque je vis seule. Mais tout de même, ça trouble un peu mes petites habitudes.

    - Quand je suis arrivée, Jocelyne était sur les genoux de Huguette.

    - Jocelyne ? Huguette ?

    Je répète les patronymes bêtement, puis je reste muette, les joues rouges. Je ne peux cacher une extrême surprise. Jocelyne est la présidente de notre association ? Femmes en mouvements ?. Huguette en est la vice-présidente. J?en suis la trésorière, quand à Fabienne, elle y occupe le poste de secrétaire.

    Nous avons fondé cette association il y a deux ans, pour instaurer une réelle parité dans notre petite commune.

    Il y a Jocelyne, la présidente ; une femme blonde, mince, soignée, divorcée comme moi, mais depuis 10 ans. Elle a mon âge, un peu plus de bonne quarantaine, travaille comme commerciale chez un grossiste. Deux enfants en charge, énergique, active et efficace, et toujours discrète.

    Quand à Huguette... J?imagine encore moins notre vice-présidente dans ce rôle de... lesbienne, puisqu?il faut bien dire le mot. De taille moyenne comme nous toutes, divorcée elle aussi, depuis 3 ans seulement, et après une dure lutte contre un mari tyrannique. C?est vrai, elle en a bavé, mais de là à tomber amoureuse d?une femme... Elle est médecin, psychothérapeute, et c?est comme ça, d?ailleurs, qu?elle a rencontré Jocelyne. Courageuse, Huguette vit seule, a nos âges, entre quarante et cinquante ans. La plus déterminée aussi. Son divorce cruel l?a écoeurée des hommes. Mais à ce point ! J?en frissonne d?horreur.

    Je me décide à interroger Fabienne, elle est tout de même venue pour me parler de ça.

    - Mais que faisaient-elle ?

    - Mais ! Qu?est-ce que tu crois ! s?insurge Fabienne !

    C?est la plus jeune de notre petit noyau de paritaristes. C?est la seule, aussi, à ne jamais s?être mariée. Célibataire endurcie, elle travaille dans un laboratoire d?analyses. La trentaine, elle est fine, les cheveux courts, raides, le visage carré mais agréable, toujours vêtue en jeans. Je ne l?ai jamais vue en robe ni en jupe.

    Je ne l?ai jamais vue si bouleversée non plus.

    - Elle s?embrassaient, je te dis !

    Comme si c?était trop pour elle, Fabienne se tait et baisse les yeux. Et puis la voilà qui se remet à pleurer, comme quand elle est arrivée.

    - Je ne vois pas... pourquoi c?est si gênant. C?est vrai, ça fait bizarre, mais bon, elles ont le droit, non ?

    - Eh ben moi je ne voyais pas ça comme ça ! La Parité ! Le féminisme ! ? Femmes en mouvements ? ! martèle Fabienne. Si c?est pour qu?elles fassent leurs trucs en cachette. Elles me dégoûtent !Je vais quitter cette association de merde, et voilà !!

    À vrai dire, je comprends mal les raisons de cette rage. Je ne la reconnais pas bien, ma Fabienne, si calme d?habitude. La voilà devenue homophobe, la voilà qui se lève comme une furie, qui reprend son sac, et qui sort en claquant la porte.

    Fin du premier épisode. Et avant que je vous entraîne plus en avant, je me présente brièvement : je m?appelle Françoise, j?ai 44 ans, divorcée, une fille, qui ne vit plus à la maison ; je suis cadre administrative à la mairie de F..., notre commune, dont nous voulons changer les lois machistes.

    Restée seule, je repense aux révélations de Fabienne. Incroyable ! La blonde fine, l?élégante Jocelyne, assise sur les genoux de la Huguette, la brune au rivage ingrat, au ventre rebondi. Et toutes les deux en train de se donner la bouche, la langue... L?idée me trouble un peu.

    Sexuellement, je ne me suis jamais sentie attirée par les femmes. Les hommes me fatiguent, mais ils sont amusants. Les femmes aussi sont amusantes, mais reconnaissons qu?elles peuvent être tout aussi fatigantes. Je m?autorise cette réflexion en tant que femme et féministe.

    Mais que pouvaient-elles donc éprouver, toutes les deux ? Est-ce qu?elles mettent vraiment la langue ? Un peu dégueulasse, ça. Le coeur ma bat un peu. Depuis combien de temps pratiquent-elle ? C?était peut-être la première fois...

    Pas évident. Je sais que Huguette a reçu Jocelyne en temps que médecin psychothérapeute, au moment de son divorce. Elles ont à peu près vécu les mêmes choses. Leur liaison daterait-elle de ce moment, motivée par une même expérience douloureuse, un même mépris des hommes ?

    Pourquoi pas...

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    J?imagine leur premier baiser, entre femmes, dans le cabinet de docteur Huguette L... Une bouffée d?émotion me chatouille le ventre, du coup.

    Elles font peut-être d?autres trucs, que Fabienne a vu, mais qu?elle n?ose pas me dire... Je sais qu?elles restent souvent le soir, à l?association. Qu?est-ce qu?elles y fabriquent ?

    Elles se voient le week-end, aussi, je le sais par ce qu?elles racontent parfois un film qu?elles ont vu, où qu?elles arrivent ensemble, quand une activité militante nous réuni le Samedi.

    Elles se touchent ? Où ? comment ? Seigneur, ce n?est quand même pas ça qui me trouble comme ça ! Et qu?est-ce que ça fait, de toucher le sein d?une autre femme ? De glisser la main dans sa culotte...

    J?avale ma salive. Je glisse une main en conque sur mon petit sein. ?a doit faire comme ça, de toucher le sein d?une autre femme. Comme si on se touchait soi-même. Sauf que c?est une autre. ?a doit faire un peu bizarre, mais ça doit être agréable. Surtout pour celle qui se fait toucher !

     ?a fait comme ça me fait en ce moment. On sent la rondeur, la chaleur, les espèces d?armatures du soutien-gorge, la consistance molle du sein, dessous. La chaleur, aussi, c?est drôlement chaud.

    En plus, on s?embrasse en même temps. Rentrer sa langue dans la bouche d?une autre femme ! On doit se sentir drôle... On glisse les doigts dans le soutien-gorge, on cherche le mamelon, forcément.

    On sent ça, là, mon mamelon sous mes doigts. ?a doit faire vraiment drôle de toucher le mamelon d?une amie. ?a doit exciter drôlement. En tout cas moi ça m?excite d?y penser, ça, je ne peux pas me le cacher.

    Je m?assois sur canapé. Je pense à Jocelyne qui se laisse embrasser, qui rentre la main dans le corsage de Huguette. Elle n?a pas de beaux seins, notre vice-présidente. Parfois, elle se dispense de soutien-gorge. Je trouve ça moche. On devine ses machins tombants, tout pâles.

    Mais à quoi je pense, moi ! J?ai extirpé un bout de sein de mon soutien-gorge, comme ça je me le caresse bien. Il est bien raide, je le pince. Ou plutôt, c?est Jocelyne qui me le pince. Elle me l?embrasse, elle me le tête !

    - Mais arrête donc, Fabienne va nous surprendre !

    Elle ne s?arrête pas, la garce. De toute façon, elle ne pourrait pas, par ce que je plaque sa tête contre mon buste.

    Et au fait, est-ce qu?elles se touchent aussi la minette ? Sûrement, c?est pas possible autrement. ?a doit faire un effet boeuf de se toucher le minou entre amies ! Je ne sais pas pourquoi je pense ça, ni pourquoi je ressens ça, mais je halète. Me voilà homosexuelle !

    Voilà des années que je ne m?étais pas caressée comme ça ! Je n?y pensais même plus, au sexe. Et à penser à ces deux femmes qui s?aiment, qui s?embrassent, et qui sûrement, font plus, je suis excitée comme une folle !

    J?ai envie de jouir, je n?ai jamais eu envie comme ça depuis des années ! Je m?allonge sur le lit, j?écarte le bord de ma culotte, je passe un doigt au bord de mon sillon.

    Jocelyne et Huguette... Non, plutôt, Jocelyne qui s?occupe de moi, qui m?a prise. Jocelyne qui met son doigt, ou plutôt mon doigt, dans ma chatte.

    Je suis brûlante !

    - Oh Jocelyne mais qu?est-ce que tu fais !

    - Mais je te caresse, voyons.

    - Oh arrête ça... Non, continues, plutôt, vas-y fort... Fort !

    Je tourne le doigt en haut. Ma culotte est mal écartée, elle glisse sous mon doigt, elle revient masquer mon sexe, mais je m?en fiche, je trouve mon bouton à travers.

    Je secoue le doigt dans tous les sens.

    Je me tords, et je jouis, je jouis...

    J?ai eu honte, quelques jours plus tard, de ce moment. Mais pas tant que ça. Si quelque chose de honteux me serre la gorge, j?ai joui fort, et c?était vraiment bon. J?ai revu Fabienne, elle ne m?a pas reparlé de sa visite, l?autre soir, ni de ce qu?elle avait vu.

    Plusieurs fois, j?ai repensé à notre présidente et à notre vice-présidente. À chaque fois, une petite émotion court mon ventre. Je suis devenue gouine ? Quand même pas !

    Et de toute façon, qu?est-ce que ça ferait ?

    Nous avons eu d?autres réunions, et deux manifestations. J?observe Jocelyne, toujours aussi soignée. Huguette, toujours aussi femme-maîtresse, rigide mais attentive, débordante d?altruisme. J?observe Fabienne, qui comme moi observe en cachette, dès qu?elle le peut, les deux folles.

    Rien à déclarer. Pas un attouchement discret sur les mains, pas un frôlement, pas une phrase à double-sens. J?en viens à me demander si Fabienne n?est pas une affabulatrice. Ou une fantasmeuse...

    Jusqu?à ce soir-là, évidemment. Je ne vous ferai pas ce conte s?il ne s?était jamais rien passé d?autre. Nous discutons longuement. Je théorise. Fabienne me contredit, avant d?admettre qu?elle pense la même chose que moi, énoncée différemment. Elle nous enfume. Huguette se fâche avec tout le monde, Jocelyne nous réconcilie toutes.

    Nous nous quittons, contentes de nous et du reste de l?univers, qui forcément adoptera un jour nos vues. Mais ce soir-là, donc, nous nous retrouvons seules à quitter vraiment le local, Fabienne et moi.

    Un regard muet, en bas de l?escalier. Fabienne me prend la main, comme une conspiratrice.

    - Je suis sûre qu?elles vont recommencer...

    - Quoi ? je dis sans bouger.

    Je vois bien ce dont elle parle. Et nous restons immobiles, mains jointes. En haut, la minuterie s?est éteinte, replongeant l?escalier dans l?obscurité, et dans un silence relatif. Fabienne lâche ma main, prend la lourde porte en ferraille, et la referme, comme si nous sortions. Mais bien sûr, nous restons à l?intérieur. On dirait qu?elle avait prévu son coup, ma Fabienne. Vacarme métallique. Là-haut, elles doivent croire que nous sommes sorties, qu?elles sont tranquilles...

    Je me sens l?air bête, et mon coeur bat plus vite. Et si elles nous surprenaient ? Après tout, elles font bien ce qu?elles veulent.

    Fabienne me reprend la main. Ses doigts sont moites.

    - Tu vas voir, me dit-elle.

    Elle chuchote, conspiratrice. Elle retire ses mocassins, m?invite, du regard, à en faire autant. Je retire mes escarpins, et nous voilà, espionnes, montant l?escalier en fer, marche à marche. Il a l?avantage de ne pas grincer du tout. Avec un escalier en bois, ce serait une autre paire de manche.

    Là-haut, il n?y pas plus de bruit qu?en bas. Il faut dire que les battements de mon coeur couvrent tous le reste. J?arrive à peine à respirer normalement. Ce que c?est que le trac !

    En haut, le couloir est illuminé, désert, mais silencieux. Il s?ouvre sur quatre portes, deux de chaque côté. Nous avons laissé les deux cochonnes dans le grand bureau, au fond. C?est à cinq ou six mètres, qu?il faudra bien franchir si nous voulons voir quelque chose. Les lieux, décidément, ne se prêtent guère au voyeurisme.

    Du coup, Fabienne et moi, nous restons bloquées à l?entrée du couloir, oreilles déployées. Qu?entendre ?

    Pendant de longues minutes, rien. Rien que mon souffle, sourdement rythmé par mon coeur. En plus j?ai un peu froid des pieds, et je tremblote. Sacrée espionne !

    Et puis le temps passe. Fabienne ne me lâche toujours pas la main, au point que ça me fait un peu drôle. Des éclats de voix, étouffés, nous arrivent du bureau, au bout du couloir. Elles parlent, quoi ! On a bien fait d?espionner, c?est drôlement intéressant !

    Et puis ce fameux soupir. Je dis, fameux, par ce que, dans ma mémoire, c?est le premier vrai soupir suspect. Quelque chose se passe, quelque chose qui fait qu?on a pas attendu pour rien.

    Ce n?est pas un soupir normal, de quelqu?un qui se contente bêtement de soupirer. C?est un soupir chaotique, un petit-cousin du sanglot ; un petit-fils du gémissement.

    Et puis, juste après, ce petit bruit visqueux. Il vient de loin, le bruit, mais il est bien net. ?a, c?était un bisou. Un gros, et bien mouillé, pour qu?il nous arrive aux oreilles comme ça, aussi fort, six mètres plus loin.

    Fabienne me serre un peu plus la main, nous échangeons un regard brillant.

    Du coup, je n?ai plus la tremblote des pieds, et j?ai même un peu chaud. Mon coeur, par contre, se refuse au calme. Mieux, il s?emballe à moitié.

    Nouveaux soupirs ?une petite grappe - et puis, un nouveau gros bruit mouillé, isolé celui-là. Qu?est-ce qu?elles font, les garces ?

    - Elles s?embrassent ! Je te dis qu?elles s?embrassent, répond Fabienne, plus fébrile que jamais, à ma question muette.

    - Et alors ?

    - Je t?avais dit ! Elles sont en train de s?embrasser !

    Et on réécoute ça, histoire d?en avoir le coeur bien net. L?une d?elles rigole, mais très bas. On entend crisser quelqu?un chose, comme des collants ou des habits...

    J?ai bien chaud au ventre, maintenant, merci. Elles sont là, en train de se faire des mamours, ou autre chose, à quelques mètres de nous. Difficile de penser autre chose.

    Une chaise grinçouille, un frottement. Elles changent de position. Un instant, j?ai cru qu?elles se levaient, et Fabienne aussi. Elle m?a bien serré les doigts, mais finalement, personne ne s?est levé.

    Un rire... C?est celui de... Je ne sais pas, il est déformé, il se termine, d?ailleurs, en gargouillis bouleversé, en soupir.

    Aussitôt après, nouveaux frottements. Cette fois, Fabienne ne tient plus. Elle veut savoir, enfin, elle veut voir. Elle m?entraîne tout doucement dans le couloir, en direction de la porte, qui, tout au bout, nous délivre de si troublants messages.

    Pas facile de lui résister, surtout que j?ai autant envie qu?elle. Pour les mêmes raisons ? Va savoir. En tout cas, moi, je commence à me sentir des fourmillements bien agréables au fond du ventre. Et même si j?ai un peu peur, je serais plutôt troublée...

    Nous avançons à pas de louves. Je regarde, les yeux écarquillés, la nuque gracile de Fabienne. Elle porte un pull tout simple, bleu clair, fin, à col en V. Qu?est-ce qui me prend, à la regarder comme ça ?

    La porte du bureau s?ouvre, à quelques dizaines de centimètres de nous. Disons, un petit mètre. Elles soupirent sacrément fort, nos deux copines. Sur le canapé ? On avait bien rigolé, le jour où Huguette avait demandé à son ex-beau-fils de venir le monter ici. Lui, un peu moins. Pataud, il s?était arraché un ongle dans le montant de la porte.

    Elles sont sur le canapé, c?est sûr ! On entend le crissement du tissu, caractéristique. Mais ce qu?on entend le mieux, c?est leurs soupirs. Une voix fluette laisse échapper, par moments, des petits ? oh ? de ravissement. Et à chaque fois, un soupir profond semble y répondre.

    Des bruits de baisers mouillés, des vrais ? smacs ?, résonnent plus ou moins régulièrement. Et toujours, en écho, le petit ? oh ? de remerciement. Elles n?ont pas l?air de s?embêter.

    Une petite phrase, dans le bureau. On y répond aussitôt, la voix fluette. C?est Huguette qui a posé la question, j?en suis sûre. Et c?est Jocelyne qui y a répondu. C?est elle, les ? oh ? de ravissement. Et les baisers, ou les questions, c?est Huguette. Par contre, ce qu?elle lui dit, c?est trop bas pour que je puisse distinguer. À moins qu?elles recommencent ?

    Il y a des bruits de tissu, de vêtement, des bisous confus, un rire étouffé. Une vraie intimité, qui ne date pas d?aujourd?hui. Qu?est-ce que nous fabriquons ici ?!

    Fabienne me serre la main à me faire mal. Pour autant, elle ne me regarde absolument pas. Elle est devant moi, dans le couloir, et se tord le cou pour essayer de voir ce qui se passe dans le bureau. Quand à moi, je suis dans un état second. J?entends ces femmes se bécoter, tout en regardant la nuque de Fabienne avec une grande insistance. Bref, je suis à moitié dingue.

    Une nouvelle question. Non, je n?ai pas entendu. Huguette, car c?est elle qui mène la danse - c?était à prévoir vu son caractère de cochon - repose sa question de sa voix un peu grave, et je distingue cette fois le début.

    - ?a te plait que je te ( ?)

    Le reste se perd dans un bruit confus.

    - Oui..., a soupiré Jocelyne de sa petite voix.

    - C?est bien dur, hein ?

    - Oui... tu sens comme ils sont durs... lui répond Jocelyne, petite souris.

    Les salopes ! Elles parlent de leurs seins, plus exactement, de ceux de Jocelyne. L?autre lui touche alors, c?est évident !

    Une bouffée de plaisir remonte de mon ventre. Elles continuent sur le même mode, plus fort. Comme si elles s?habituaient au son de leurs voix.

    - Caresse-les moi bien, minaude Jocelyne.

    Sa voix chavire, mal assurée.

    - Lààà, tu aimes, réponds l?autre, la voix plus basse, étouffée.

    - Ouii...

    Une petite claque, sèche.

    - Aïïïïeee !

    - Oui, là, regarde, je fais tout doucement... fait Huguette.

    Paf ! autre claque, qui fait gémir Jocelyne.

    - Ohh, mes seeeeins !

    Fabienne se retourne vers moi, le regard en feu. Un instant, nous nous regardons en silence. Puis elle reprend son observation. D?où elle est, un peu devant moi, elle ne doit rien voir de plus. Moi, je regarde sa nuque, comme si je voulais la lui percer... Ou l?embrasser...

    Et notre vice-présidente continue à taper les seins de notre présidente. Je ne connaissais pas ce genre de jeux. La Huguette tape, la Jocelyne se plaint ; la Huguette se fait pardonner en caressant, en massant, la Jocelyne se plaint encore plus, mais c?est de plaisir.

    À quoi ressemblent ses seins, d?ailleurs ? Je n?en ai qu?une vague idée, je ne regarde jamais la poitrine des femmes. Elle a l?air raisonnable, et ferme.

    Pour le savoir vraiment, il faudrait avancer encore. Facile à faire, il ne reste même pas un mètre pour atteindre le bureau. La porte est grande ouverte. Mais le canapé nous fait face. Elles ne pourraient pas nous louper, même en pleine extase. Une secrétaire et une trésorière dans l?encadrement d?une porte, ça se voit un peu.

    - Salope ! gronde soudain Huguette, entre deux grosses claques.

     ?a pourrait s?adresser à nous, voyeuses interloquées et indiscrètes, mais elle parle bien à sa présidente. Celle-ci, directement visée, lui répond d?ailleurs, par un petit gémissement de bonheur.

    On dirait qu?elle n?arrive plus à parler. Huguette la tape de plus en plus souvent, et la sonorité de ces brutales caresses a d?ailleurs changé. C?est plus profond, ça résonne plus, plus nettement. Pas possible qu?elle lui tape sur les seins aussi fort, ça ferait trop mal !

    Non, elle la fesse, maintenant, c?est sûr ! À chaque coup de battoir, Jocelyne laisse échapper un ? ohh ? humide.

    - Salope, remurmure Huguette de son côté, la voix grave et trémulante. ?a t?excite de me les sucer, hein !

    Elle a l?air de plus en plus troublée. Depuis quelques minutes, elle ne tape plus aussi régulièrement qu?au début. Le plaisir les gagne, c?est évident. Qu?est-ce qu?elle se fait sucer ? Les seins, j?imagine... L?esprit troublé, je n?arrive pas à me faire une opinion.

    Il faut dire, à ma décharge, que je suis en train de papilloter des yeux, à force de regarder le dos de Fabienne. Je dis son dos, par ce qu?après sa nuque, mon regard a glissé plus bas, sur l?attache de son soutien-gorge, que je devine sous le pull.

    J?ai très envie de me caresser, mais aussi de la toucher, et particulièrement ses fesses minces. Mais je n?ose rien. À la place, je m?approche un peu d?elle. L?a-elle senti ? Je n?en sais rien, en tout cas elle ne montre rien. Seule sa main, qui n?a pas quitté la mienne, se fait moins dure, plus féminine.

    À côté, nos sportives de bureau semblent prendre un nouveau départ. Froissements de tissu, soupirs, chuchotements inintelligibles... Maintenant, c?est Huguette qui soupire, d?une voix basse, tremblante. Le plaisir est nettement plus fort.

    - Hmm ! Lààà, ouaihh... C?est bon... souffle-elle à voix basse.

    Petits bruits mouillés... Oh non, c?est pas possible, pas ça ! Elles font ça dans le bureau ! Jocelyne est en train de sucer Huguette, c?est l?évidence !

    - Hmmm, fait Huguette. Ouaii...

    Dans quelle position ? Voyons que je devine, puisque je ne peux pas voir : Huguette est allongée dans le canapé, sur le dos. Elle a bien écarté les cuisses, et regarde attentivement la langue docile de Jocelyne. Comment est son minou ? Brun, forcément, Huguette est brune et ne se teint pas les cheveux. Soigneusement épilée ? Je n?en sais rien. Je tremble en pensant à l?odeur qui doit s?en dégager. Seigneur, le con du docteur Huguette L..., vice-présidente des ? Femmes en mouvements ? ! Sacrés mouvements, oui ! Et l?autre qui lui fourre le nez dans ses poils !

    Un coup au coeur, je me rapproche un peu plus de Fabienne. Tant qu?à être dégueulasse, autant l?être jusqu?au bout. La chaleur de son dos me saute au nez, m?envahit de toutes parts.

    - Hmm, pousse Huguette, à côté.

    Elle en profite pour claquer sa copine, je ne sais pas trop ou, sur l?épaule peut-être ou sur le cul, quoique je ne voie pas trop, dans cette hypothèse, quelle peut être leur position. Jocelyne soupire, sans un mot. Elle a la langue occupée, bien normal qu?elle ne réponde pas !

    Et tout ça qui m?arrive à moi... Je n?arrive pas trop à y croire. On les entend bien, pourtant, les deux. La Huguette qui pousse ? hmm ? sur ? ? hmmm ?, la Jocelyne qui lui nettoie le vagin.

    L?idée me rend vraiment folle. Et je ne suis pas la seule. Depuis quelques minutes, Fabienne me caresse gentiment la main. Ses doigts se font tendres, insinuants, explorateurs. Avec ma poitrine, je finis par lui toucher presque le dos. Je sens ses cheveux, elle a pas dû se les shampouiner très récemment d?ailleurs. Je sens autre chose aussi, sa tiédeur, l?odeur passée de son déodorant matinal. Je suis presque sûre aussi, même si on ne me croit pas, de distinguer la subtile petite odeur de son con...

    - Lèche-moi, lèche-moi, murmure Huguette, la voix de plus en plus grave.

     ?a me donne un coup au coeur. Elles se lâchent, les copines. Fabienne ne reste pas indifférente, elle non plus. Du bout des doigts, elle me caresse les doigts. Elle est chaude, douce, patiente. Je l?entends soupirer tout doucement, son dos se soulève plus fort.

    Stupéfaite, je sens alors un contact sur le haut de ma cuisse. La main de la Fafa ! Elle l?a passée derrière elle pour me frôler la jambe. Je ne dis rien, je frémis de partout.

    - Hmm, gémit gravement Huguette. Ne t?arrêtes pas !

     ?a nous concerne presque, on dirait. Nous voilà presque collées l?une à l?autre, Fabienne et moi ; au milieu du couloir, excitées comme des puces. Elle joue tendrement avec mes doigts, qu?elle attire peu à peu à sa jambe. En même temps, elle me touche la cuisse très légèrement, sans me regarder.

    Nous sommes si proches que mes seins touchent presque son dos.

    - Hmmm, gémit Huguette... Continues, lèches moi bien !

    Fabienne a fini par oser. Sa main est posée bien à plat sur ma jambe, assez haut. Contact brûlant, que je ne refuse pas. Timide, elle commence aussitôt à me flatter à cet endroit.

    De son autre main, elle me caresse toujours les doigts, me les fait poser sur sa propre cuisse, ce que je fais volontiers.

    De plus en plus à l?aise, elle me caresse tout le haut de la cuisse, en cercles chauds. Parfois, ses doigts glissent à l?intérieur, promesse de gestes plus directs. Tout ça est bien agréable, bien plus facile que je n?aurais jamais osé le penser.

    Elle ondule un peu du bassin, je la devine qui retient ses soupirs. Je m?emplis de l?odeur de ses cheveux, de la proximité affolante son corps souple et plein.

    À ce moment très précis, Huguette, à côté, lâche un gémissement sourd, prolongé. A-elle joui ? C?est possible, en tout cas, Jocelyne ne lui laisse pas de répit. Nettement, on entend parfois ses coups de langue humides.

    C?est fou, elle la lèche vraiment. Je jurerais l?entendre soupirer, elle aussi.

    Je flotte au-dessus d?un petit nuage. Fabienne me caresse la cuisse toujours de plus ouvertement. Ses doigts remontent de plus en plus haut, jusqu?à mont ventre, s?égarent parfois dans mon entrejambe. Je suis moins audacieuse, je me contente de lui caresser la cuisse, toujours au même endroit, un peu à l?intérieur.

    Fabienne retient ses soupirs. Je sens son dos qui se soulève plus vite. Parfois, il frôle agréablement mes seins.

    Légèrement, presque imperceptiblement, Fabienne passe le bout des doigts le long de la couture de mon pantalon, à l?entrejambe. La salope ! D?émotion, j?en tremble presque. Elle remonte les doigts très légèrement sur mon pubis, à peine une seconde, puis les égare sur mon ventre, avant de repartir sur ma cuisse, plus bas.

    Je n?ai rien fait pour me retirer, au contraire. J?ai avancé le bassin. Je n?ai qu?une envie, qu?elle ose à nouveau, et vite...

    Les choses sont claires : elle veut me caresser la chatte. Et le projet l?excite tellement que sa respiration en devient cahotante. Je vois son dos, qui se soulève rapidement, qui frôle sans cesse mon corsage.

    Je n?ai pas ses audaces. Du moins pas encore, car l?envie ne me manque pas. Il faut dire que le festival, dans le bureau, nous encourage. Huguette pousse des ? hmm ? de plus en plus profonds, de plus en plus extatiques. Le travail de la langue de Jocelyne se laisse clairement entendre, des ? slrrp ? légers, mais répétés et insistants.

    Fabienne se montre plus entreprenante. Ses doigts reviennent sans cesse entre mes cuisses, papillonnants, furtifs, mais bien réels. Vas-y, ma chérie, ose, ose. Je soupire, à chaque fois que ses doigts m?abandonnent.

    J?ai arrêté de lui toucher la cuisse, ce qui me forçait à une position peu confortable. Tendrement, je lui masse la taille. Une vraie merveille ! À travers la laine de son pull, elle est chaude, douce. Pour un peu, je croirais déjà sentir le satin doux de sa peau nue...

    Elle n?a rien dit, elle ne s?est pas dérobée. Elle a juste soupiré, et appuyé un peu ses doigts très bas entre mes jambes, à l?endroit de mon sexe. Elle les a même laissés là une ou deux secondes, comme pour s?assurer de la réalité de la sensation.

    J?ouvre la bouche, les yeux écarquillés, prête à l?encourager. C?est que je commence à aimer la chose !

    Nous nous calons un peu mieux, l?épaule au mur. Ses omoplates touchent mes seins, son bras est coincé entre nous, contre mon ventre. J?ai presque le nez dans ses cheveux sales. Et rien que ça, c?est sacrément bon.

    J?ai le bassin un peu en avant, pour qu?elle me l?explore bien. Mon bas-ventre, tout chaud, fourmille.

    Huguette râle ouvertement. Inintelligible, mais tout à fait clair : elle vient, et fort encore. La présidente la fouille de la langue, dans un concert de bruits mouillés. Elle doit en baver, s?en remplir le palais jusqu?au voile. Quelles deux salopes !

    Fabienne remue insidieusement les doigts entre mes cuisses. Elle ne s?éloigne plus guère du point central, sans encore oser le tripoter directement. Doucement, je lui masse la taille, une merveille de suavité, de chair sensuelle. Par instants, je dois me mordre les lèvres, ou fermer les yeux. Mes pointes de seins durcissent sous le soutien-gorge, ma chair intime s?épanouit, huileuse.

    Fabienne respire de plus en plus fort. Moi aussi. C?est qu?elle pourraient nous entendre, nos deux voisines, si on continuait à ce rythme-là !

    Je dis ça, c?est une expression. Huguette râle de plus en plus profond. Elle va bientôt expirer, c?en est bouleversant. Pas de risque qu?elle distingue quoi que ce soit de nos soupirs craintifs.

    Je ne pensais pas qu?on puisse être si excitées, entre copines. Fabienne fait tout doucement aller et venir son index contre mon sexe, à travers le pantalon. Ses autres doigts sont tendus, insistants. J?ai fini par glisser la main sur sa peau, sous le pull, et je lui caresse lentement la hanche. Que c?est bon !

    - Hmmm, gémit Huguette... Hmmm !

    Elle est en train de jouir, l?espèce de salope. Elle en hoquette, c?est incroyable, ce pied qu?elle prend !

    Un râle plus profond, plus long, un vrai râle de mourante, qui se termine en plainte...

    Un silence...

    - Arrête... articule faiblement Huguette, la voix cassée. Non, arrête, c?est trop...

    Le silence dure. Jocelyne aura vraiment arrêté. Fabienne et moi, nous restons suspendues. Et si nos présidentes et vice se levaient, pour boire un coup, pour pisser ?

    Le suspens est réel. Après un moment d?angoisse, nous entendons le tissu du canapé, puis un craquement.

    Je n?ose pas me détacher de Fabienne. J?ai vraiment la trouille, une vrai trouille de petite fille qui fait des bêtises. Bon sang que je m?en veux, que j?ai l?air conne.

    Mais à côté, les affaires reprennent. Un chuchotement, un petit rire, puis des bruits de baisers. Ouf, elles ne partent pas encore.

    Des bruits visqueux de bouche, de trucs qu?on suçote. Bientôt, après un froissement de peau, les ? ohh ? fluets de Jocelyne. les ? hmm ? plus grave de Huguette résonnent.

    Les bruits de succions s?accentuent. Impossible de savoir d?où ils viennent exactement.

    Fabienne et moi, nous reprenons, nous aussi, nos petits jeux. Doucement, elle colle son dos contre mes seins, la main passée derrière elle, emprisonnée entre mes cuisses.

    Je reprends, moi, sa taille, sous son pull. Mon dieu qu?elle est douce, satinée ! je la flatte, mes doigts s?allongent devant, sur son ventre. Tout chaud, là aussi, tout doux.

    Une envie irrésistible me prend : j?embrasse Fabienne dans le cou. Ele frémis silencieusement. J?appuie mon menton contre son épaule. Ses cheveux légers me frottent la joue, m?emplissent de leur odeur. Je l?embrasse à nouveau. La peau de son cou est on ne peut plus douce, plus soyeuse.

    Son index, plus raide sous la couture de mon pantalon, va et vient plus régulièrement, et mon plaisir commence à monter vraiment.

    Les narines pincées, le souffle court, je masse tendrement la peau de son ventre, jusqu?au nombril. À chacun de mes mouvements, Fabienne lâche un faible soupir, et appuie plus fort le doigt contre ma fente.

    Toute émue, je pose ma bouche contre sa joue. Veloutée, chaude, une vraie peau de bébé, juste ce qu?il faut.

    Elle me laisse faire, offre sa jolie joue à mes lèvres, les yeux mi-clos sous les sourcils papillotants.

    À côté, Jocelyne ne commente guère l?action. Elle se contente de se faire sucer, les seins ou la chatte, je ne sais. Ses ? ohh ? sont toujours plus fluets, plus aigus et plaintifs. Une vraie petite fille.

    Je masse le ventre de Fabienne, qui, tête renversée sur mon épaule, frotte sa joue contre la mienne. Ses lèvres sont ouvertes, et laissent échapper de profonds soupirs de contentement. Je sens son haleine pleine de salive et de clop. Je ne comprends pas. Je devrais être dégoûtée, mais tout ça me rend à moitié folle de désir.

    Son index va et vient, de haut en bas, à l?endroit de mon sexe, à travers le tissu du pantalon. Bref, elle me branle. Quand à moi, je monte ma main toujours plus haut sous son pull, à même la peau. En circonvolutions lentes, j?explore successivement son ventre, puis ses flancs minces, sous lesquels on sent les côtes. Au bout des doigts, je sens maintenant ce truc, cette espèce de dentelle. Ce ruban, qui entoure le buste, sous les bonnets, je ne sais pas comment on dit.

    Fabienne me répond. Entre mes cuisses, le majeur rejoint son index, et la pression se fait plus forte, plus rapide. Je la remercie d?un baiser sur la joue. Elle tourne vivement la tête, comme pour me baiser la bouche, mais me rate.

     ?a devient sérieux. Je ne sais même plus ce que font machine et machine, dans le bureau. Elles sont ailleurs, dans l?espace.

    Nous avons beaucoup de mal à retenir nos souffles. Je remonte les doigts encore plus haut. J?arrondis la paume sur la dentelle de son soutien-gorge. Bizarre. Je touche un sein. Un gros fruit féminin, car, contrairement à moi, Fabienne est généreusement dotée.

    La tête tournée, elle cherche d?ailleurs à m?embrasser la bouche. Je n?en ai pas trop envie. Son haleine chargée de nicotine se ballade sur ma joue, aux coins de mes lèvres. Je sens l’effluve de salive, elle me dégoûte et m?attire en même temps.

    Un cri de fillette nous surprend. Jocelyne. Elle est en train de monter au septième ciel. Incroyable, d?avoir cette voix-là dans le plaisir.

    Je presse le gros sein de Fabienne entre mes doigts largement écartés, et j?y prends un plaisir bien particulier. Je n?ai même pas honte, c?est trop agréable. Elle halète.

    Moi aussi, je sens ma respiration se déphaser. Bien en rythme, Fabienne appuie les doigts sur la couture du pantalon ; elle cherche, plus haut, à m?écraser aussi le clitoris. Elle va me faire drôlement jouir, si elle continue.

    Je sens peu à peu son gros mamelon durcir sous la dentelle. Seigneur, les mamelons de Fabienne ! Si j?avais pensé !... Je l’aplatis sous la dentelle, il durcit de plus belle. Que c?est excitant !

    Fabienne soupire profondément. Elle réunis trois doigts et les enfonce sur mes lèvres, à travers le tissu, comme pour me pénétrer. Sous la pression, mon sexe s?épanouit, s?ouvre, grasse corolle emprisonnée sous la culotte.

    J?ouvre la bouche, retenant un gros soupir en forme de gémissement. Je ne me suis pas fait toucher la chatte depuis des siècles. Même à travers le pantalon, c?est trop bon !

    Le cou tordu, Fabienne continue à me bécoter tendrement la joue, le plus près possible de la bouche. Je vais finir par me laisser faire, moi.

    Son mamelon n?en finit pas de grossir sous le soutien-gorge, j?arrive à le faire rouler sous l?index. J?ai envie de le toucher pour de vrai maintenant. J?ai aussi envie que Fabienne me toucher vraiment la chatte. Ces deux pensées me font presque partir.

    Et pour la première fois, du coin des lèvres, ma petite copine me baise le bord de la bouche. je la laisse faire. Ses lèvres sont douces, tendres, aimantes...

    - Oohhh !! gémit Jocelyne, à côté. C?est booon !

    Elle n?en finit pas de se faire sucer la chatte, celle-là. Parfois je distingue un suçon, une claque, un ? hmm ? de Huguette. Elles n?en sont pas à leur coup d?essai, ça c?est sûr.

    Fabienne et moi nous laissons de plus en plus aller. Nos bécots sont toujours plus en plus appuyés, toujours plus haletants. J?ai le menton sur son épaule, elle tourne la tête vers moi. Joue contre joue, joue, nous nous baisons le coin des lèvres à petits coups répétés.

    Chacune, nous précisons notre caresse. Fabienne me masse les petites lèvres à travers le pantalon. Je suis tellement mouillée et elle appuie tant, que le tissu, à l?endroit stratégique, doit être tâché. De mon côté, je lui chatouille un téton à travers le soutien-gorge. Il est gros comme un olive, tellement bandé, dur, que je pourrais presque le prendre à travers le tissu !

    Pas besoin de s?embêter avec le tissu, d?ailleurs. D?un coup, je glisse deux doigts dessous, et j?atteins son mamelon. Délicieusement rêche, rugueux.

    Frémissante, Fabienne tourne un peu mieux la tête, et m?embrasse carrément la bouche. Comme une amoureuse.

    Dans un rêve, je sens nos lèvres qui s?épousent mollement, puis fermement. J?embrasse Fabienne. Fabienne m?embrasse. Je vais devenir dingue ! J?insiste pourtant, je tourne bien la tête, et elle aussi, pour que nos bouches s?encastrent bien. Et que je tends bien mes lèvres, en me collant là elle, en lui caressant son gros mamelon. Et qu?elle ouvre un peu la bouche, la salope, en me touchant à travers le pantalon.

    Je vais jouir, c?est trop bon ! Et ça ne fait que commencer, on dirait ! Fabienne me lèche brièvement le coin de la bouche. C?est fluide, baveux, chaud. Depuis combien de temps ça ne m?était pas arrivé ? Des années, au moins.

    Entre filles, merde ! Mais tant pis, c?est trop excitant, je me laisse faire

    - OoOOOhhh !!! crie Jocelyne dans le bureau, d?une voix aiguë.

    Elle jouit, elle jouit, elle crie de plus en plus, on croirait qu?elle se fait égorger.

    Fabienne et moi, avons à peine suspendu les hostilités.

    - C?est bon de se faire lééécher !!! braille Jocelyne. Oh que c?est booooonn !!!

    La voix plus grave, Huguette râle doucement. Les bruits de succions recommencent aussitôt, étouffant de fait leurs gémissements.

    Peu à peu, nous nous installons face à face, Fabienne et moi. Elle passe un bras autour de mon épaule, l?autre à ma taille. Je l?enlace. Nos seins s?imbriquent, et nos pubis. Nous nous frottons lentement l?une à l?autre, pantelantes, les sens en ébullition. Une vraie découverte du plaisir.

    - Tu me fais jouiiiiiir !! gémit Jocelyne, dans le canapé où elle subit toujours les derniers outrages de sa vice-présidente. Oh que tu me faiiiiis jouiiii-iiiiir !!

    Toujours cette voix incroyablement aiguë, incroyablement ? fillette ?.

    Nous respirons fort, par le nez. Notre baiser se fait plus long, plus appuyé. Fabienne rentre timidement sa langue entre mes dents. Elle repasse la langue un peu plus lentement. Le goût fade, salé, un mélange de salive et de nicotine. Ses doigts écartés pénètrent mes cheveux, me les coiffent. Je caresse ses reins brûlants, ses hanches.

    D?un coup, Fabienne rentre profondément sa langue dans ma bouche. j?accepte l?intrusion, j?ouvre bien la bouche. Elle m?empoigne mes cheveux, me les tire presque brutalement. Je frotte mes seins durs contre les seins, plus onctueux. Nos langues tournoient l?une contre l?autre, roulent d?un bord et de l?autre.

    Elle vient me baiser le lobe de l?oreille, puis la naissance du cou. Dans mes cheveux, ses doigts se font tour à tour tendres et brutaux. Je ne dis rien, dominée, je laisse mes soupirs s?échapper, lèvres serrées, je lui laisse me masser les fesses.

    J?ai la gorge serrée, le sexe palpitant. Elle va me faire jouir.

    Elle monte une main entre nous, déboutonne le haut de mon corsage. Passe brusquement ses doigts sous un de mes bonnets, et me triture aussitôt le mamelon.

    Je ne peux retenir un soupir étranglé.

    Elle pince mon bout de sein, durement tendu. Je creuse les reins, bouleversée. Trop d?excitation, trop de plaisir.

    Moi aussi je veux qu?elle ressente les mêmes choses. Je plaque ma main entre ses cuisses, à l?endroit de la chatte.

    Nous respirons très difficilement, à gros hoquets silencieux. Fabienne fait sauter deux ou trois boutons de mon corsage. Elle vient me mordiller le mamelon.

    Oui...

    Sa bouche est brûlante. La première fois qu?une femme me tête. Je vais venir rien que pour ça.

    Je la branle lentement à travers le jeans. Elle est brûlante, je croirais presque sentir la moiteur de son sexe. Tiens, je te déboutonne, ma chérie, je fais sauter un, deux, trois boutons.

    Elle porte un jeans, la braguette protégée par de gros boutons métalliques. J?en écarte les pans libérer. La main dans sa culotte. C?est torride. Sous la dentelle, je sens les boucles rêches, ses poils. les fais

    Je me colle à elle, tandis qu?elle descend lentement son autre main sur mon ventre.

    Elle va rentrer sa main là-dedans, elle aussi. Qu?on en finisse. Je creuse le ventre, me laisse faire. Je la regarde, les yeux embués. Elle me pince doucement le mamelon entre les dents, tourne sa langue au bout, me procurant, à chaque fois, de terribles élancements de plaisir.

    - Oh que tu me suuuuuuuuces, vagit Jocelyne, à bout de souffle.

    Rapidement, Fabienne fait descendre la petite fermeture-éclair de mon pantalon. Ses doigts rentrent par le haut, à même mon ventre, que je creuse par réflexe.

    En même temps, je descends les doigts contre sa culotte. Mon coeur bondit. Le tissu est nettement mouillé, en bas. J?appuie les doigts, prise de vertige.

    Ses doigts attaquent l?élastique de ma culotte, mes poils, dessous. Je respire très fort, je halète presque, l?épaule appuyée au mur.

    À côté, Huguette et Jocelyne continuent de se faire l?amour, de jouir, de se parler.

    Index et majeur réunis, Fabienne elle cherche mon clitoris dans le fouillis musqué de mes poils, à petits mouvements rotatifs. C?est comme ça qu?elle doit aimer qu?on la caresse, ou qu?elle se masturbe elle-même. Un spasme me secoue, un premier ; délicieux.

    Je glisse moi aussi les doigts dans ses poils. Elle est plus fournie que moi. Les boucles sont huileuses, la chair élastique, vibrante. La chatte de Fabienne sous mes doigts.

    Elle se mord les lèvres et retient un faible gémissement.

    En même temps, croche les doigts, les rentre dans mon gouffre brûlant.

    À côté, la présidente et la vice-présidente n?arrêtent plus de se bouffer la moule. Elles ont la bouche tellement occupée qu?on ne les entend plus que bredouille, gémir, ou râler.

    Fabienne va me faire jouir, c?est trop excitant comme ça. Elle fait rouler mon petit bouton sous le gras deux doigts réunis, tout lentement. Elle malaxe ma pointe de sein entre ses lèvres. Je ne vais pas tenir longtemps, et il va falloir se tenir pour ne pas jouir à voix haute.

    Je sens son vagin sous mes doigts, dans un mélange inextricable de poils, de chairs intimes retournées. Que c?est bon de toucher une copine !

    Mes épaules sont secouées de vibrations. Elle me plaque au mur.

    - Hmmmm.... Ohhh Jocelyne ! brâme Huguette...

    - Ohhh, gémit Jocelyne pour toute réponse.

    À un mètre de nous, ce ne sont que hurlements, cris, jouissance. Elles ne vont pas tarder à en finir.

    Fabienne me regarde, les yeux fiévreux. Elle me branle de plus en plus vite. Je cherche son bouton, en haut, je le trouve, parfaitement dur, déployé. Nos épaules se collent, tremblantes.

    Nos regards se prennent, se fixent, follement. Fabienne colle son buste haletant contre le mien. Je jouis une seconde fois. Elle le sent et me rejoint aussitôt. On insiste.

    - Oh, oh, oh, ooooohhh, je meurs de plaiiiiiii-siiiiiir !! crie Jocelyne.

    Combien de fois a-elle joui, celle-là ?! Cinq fois, Six fois ? Il y a de quoi donner de grosses envies !

    Et nous sommes d?ailleurs, Fabienne et moi, en train de les soulager à notre façon. Lesbiennes, je n?en sais rien, mais folles d?excitation, ça, c?est sûr !

    - Je viens, murmure Fabienne, le dents serrées, le front noyé de sueur.

    À son tour de fermer les yeux, de haleter. Un méchant tremblement me secoue les jambes, signe annonciateur de l?orage. Fabienne se colle à moi.

    Sans ménagement, elle me caresse le clitoris. Il pointe furieusement. Je massacre le sien. Sous mes attaques, elle se retient de gémir.

    Son épaule s?agite de plus en plus vite. Elle m?embrasse la joue, je baise son nez, son oeil.

    - Ahhh, hoquette Fabienne.

    Je m?accroche à ses épaules souples en la branlant encore plus vite. Des étoiles dans les yeux.

    Je vais jouir. Encore. Elle aussi. Agitée d?incoercibles tremblements, Fabienne prend ma bouche, m?offre sa langue.

    Je me branle bien, je me répands... Je jouis. Elle se presse à moi, hoquette silencieusement...

    Et nous restons debout, appuyées à la cloison, faibles à en tomber. Jocelyne et Huguette continuent de plus belle. Il faudra bien qu?on connaisse le secret d?un tel acharnement. D?une telle rage.

    Trempées de sueur, vidées, nous quittons rapidement le couloir, nos chaussures à la main...

    En guise d?épilogue...

    Nous avons eu le plus grand mal, Fabienne et moi, à refermer la porte, en bas. J?étais transie de peur et de froid, d?émotion aussi.

    Chacune, un peu sonnée, a repris sa voiture, et chacune est rentrée chez soi. Mais en consultant les messages de mon répondeur, j?avais un mot de Fabienne.

    - ?coute, me disait-elle, on a pas été sages. Mais il y a pas de quoi se taper la tête contre les murs. J?ai pas honte. Je suis très contente d?avoir passé cette soirée avec toi. Y avait longtemps que je m?étais pas amusée comme ça. Que je n?avais pas eu autant de plaisir. Alors... Je t?embrasse, en attendant mieux...

    Tut, tut, tut, les messages se terminent toujours comme ça. Mon coeur a fait un bond. j?ai fermé les yeux, revoyant le visage carré, régulier de Fabienne. J?ai repensé à son odeur, à ses frémissements, à la texture de sa chair.

    Et j?ai compris que quelque chose allait enfin changer dans ma vie.


E-mail: lebonmoment@yahoo.fr

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