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Notre secret

Chapitre 5

Lou

Inceste

Après quelques jours d’agitation, le calme est revenu dans la maison. Enfin. Maman a tenu à organiser une grande fête d’anniversaire pour mes dix-huit ans, et comme ça lui faisait plaisir, j’ai joué le jeu, elle a pu me déguiser, m’exhiber à ses amis, me mettre dans toutes sortes de situations bien cringe. Sans parler des vieux miteux qui bavaient sur moi. 

Bref, presque chaque seconde a été une torture. Presque. Maman était contente, au final, et tant mieux. Et puis c’est passé, ce qui, en ce qui me concerne, est le principal.

Dès le lendemain de cette grosse teuf de boomers, j’ai rangé définitivement talons, petite robe et make-up pour enfin redevenir moi-même. Un de mes énormes t-shirts, des vieux leggings, mes grosses pantoufles. Franchement, quelqu’un peut m’expliquer pourquoi les gens portent des fringues qui ne sont pas confortables ? C’est ce qu’il y a de mieux, j’ai l’impression d’être en pyjama H24.

 

Bref. J’ai dix-huit ans et peu importe mon âge, je ne me sens absolument pas changée.

Le seul truc bien, dans toute cette vaste blague, c’est que mon frère et ma sœur sont encore à la maison. Ils sont descendus de leur appartement parisien pour mon anniversaire, et tant qu’à faire, les parents les ont plus ou moins forcés à rester quelques jours à la maison. 

Tant mieux, parce qu’ils m’avaient manqués, tous les deux. Depuis qu’ils ne sont plus là, mon petit coin de province me semble bien vide et les derniers mois sans les jumeaux m’ont parus particulièrement sinistres.


C’est la soirée juste après la fête d’anniversaire et les parents ont déserté la maison pour je ne sais plus quelle obligation mondaine. Tant mieux, on a toute la place pour nous, et on en profite pour s’avachir sur le canapé en pyjama à regarder des nanars sur notre grande télé en se marrant et en bouffant du popcorn. Fous rires garantis. C’est exactement comme avant, j’avais besoin de ça. 

En plus, ça nous donne l’occasion de parler et de rattraper le temps perdu.

Naturellement, c’était écrit, à un moment, Noëlla profite d’un instant où nous sommes toutes les deux dans la cuisine, où Éric ne peut pas nous entendre, pour remplir sa mission de grande sœur et avoir une discussion de filles avec moi.

— Dis-donc têtard, c’était difficile de ne pas le remarquer hier à la fête, mais tu as beaucoup changée, on est bien d’accord ? Tu es devenue sublime !

— Mouais.

 

Elle voit bien que cette métamorphose ne m’enchante pas. Oui, ces derniers mois, de manière foudroyante, j’ai connu un glow up naturel qui m’a transformé d’une adolescente occasionnellement mignonne mais banale à… ce que je suis aujourd’hui.

En deux mots : un visage de baby girl sur un corps de slut. 

Tout s’est mis à pousser de partout : mes seins, en particulier, qui sont devenus, pas énormes, mais bien assez gros pour que tout le monde les remarque. Mes fesses, mes hanches, même mes lèvres ont pris du volume alors que ma taille s’affinait et que mes jambes s’allongeaient.

Noëlla aimerait que « j’en profite », et elle propose de faire les boutiques avec moi pour, en gros, me relooker. Me déguiser, quoi. Exactement comme ma mère l’a fait avec ma robe d’anniversaire. 

Moi, avec l’énorme t-shirt Steven Universe que je porte pour dormir, j’ai l’impression que le message est assez clair :

— Merci, Noëlla, mais je suis très bien comme je suis. 

— Ouais. Ça fait beaucoup pour toi, tout ça hein ? Je comprends, même si je crois que si j’étais à ta place, j’en profiterais à fond et je coucherais avec tous les mecs. 

— Non merci. J’espère être plus qu’un bout de viande ! 

— Comme tu veux, mais pour moi, c’est un peu comme avoir un super-pouvoir et refuser de s’en servir ! Enfin, je t’emmènerai quand même dans une bonneterie, Loulou, parce que tu as un besoin urgent de soutien-gorges de qualité. 

 

La vérité, c’est que ma métamorphose, je crois que c’est ce qui aurait pu m’arriver de pire.

Tout à coup, à cause d’un caprice de la biologie, tout le monde veut me ken. La combinaison entre l’innocence qu’on lit sur mon visage et la tentation qui émane de mon corps est un véritable aimant à connards. Regards lubriques, sifflements, tentatives de drague bien lourdes, gestes  déplacés, ça n’arrête pas. 

Pourtant, tout ce que je veux, c’est qu’on me laisse tranquille. Aucune de leurs propositions ne m’intéresse. Je veux juste vivre ma vie sans qu’on me traite comme un objet. 

D’ailleurs, à dix-huit ans, je n’ai encore eu aucune expérience sexuelle. Je n’ai même jamais été embrassée. 

Enfin presque. Hier soir, mon frère Éric a posé ses lèvres sur les miennes… et j’ai bien cru que… Je jure que je n’ai rien fait pour le laisser penser que… Bref, ça n’était pas entièrement désagréable. Voilà. 

Et… peut-être que… cet incident n’est pas sans rapport avec les rêves fiévreux et humides qui ont hanté la nuit suivante. 

 

Mais pour l’essentiel, je mène ma vie sans ressentir le besoin de sauter sur tout ce qui bouge. Oh, je suis parfaitement capable de voir quand un mec est mignon - ou quand une fille est canon. Et oui, bien sur que certains m’ont tapé dans l’œil. Mais de là à ce que toute ma vie tourne autour de ça, une interminable parade nuptiale pleine de faux semblants, non merci ! 

Pas besoin de m’envoyer en l’air. Pas besoin de la validation des autres. Je suis mieux toute seule avec mes bouquins. Ce sont mes valeurs et on ne me fera pas changer d’avis. 

 

Voilà. Et une fois que je vous ai raconté ça, je suis obligée de vous confier que je suis une immense hypocrite. 

Parce que oui, je clame que le sexe, je m’en fiche, que mon apparence aussi et que les transformations de mon corps n’embarrassent, et, à force, je me suis convaincue moi-même. À moitié. Mais c’est du bullshit. 

J’ai un secret. En réalité, dès que je suis seule dans l’appartement, je monte dans la chambre des parents, je me fous à poil et je passe un temps fou à me mater, pratiquement hypnotisée par mon corps, subjuguée et presque incrédule face à ces boobs, cette taille, ce cul, ces jambes, et par le fait que tout ça soit à moi. Tout ça EST moi, en fait.

Parfois , quand je me sens audacieuse, je fouille dans le dressing de Maman et j’enfile sa lingerie la plus scandaleuse, qui me va divinement bien. Ensuite, ça se termine bien souvent par une séance de masturbation plutôt hot. 

Ouais, j’avoue, je suis tellement sexy que je me branle en fantasmant sur moi-même. C’est nase, je suis au courant. 

 

Toutes mes camarades de classe - on n’osera pas dire "copines" - avec leurs ongles manucurés, leurs faux cils et leurs robes microscopiques, qui passent leurs temps à se prendre en photo pour leurs snaps et leurs tik-toks, celles dont j’avais passé les dernières années à me moquer ouvertement alors que, en secret, je les jalousais, aujourd’hui, objectivement, je suis mieux qu’elles. Elles sont des 7, en faisant preuve d’ouverture d’esprit, alors que moi, je suis un 10.

 

Oh, je fais tout pour le cacher, j’en ai honte, même, et dès que je sors, je me couvre de grosses vestes et je frôle les murs pour éviter que ça se sache et que ça mette toute ma vie à l’envers, mais je suis mieux que mignonne, mieux que jolie. Je suis bonne, je suis fraiche, je suis une bombe nucléaire.

Même ma sœur Noëlla, qui est la fille la plus canon de l’univers, en ce qui me concerne, et que j’ai passé toute ma vie à regarder avec des cœurs dans les yeux, je crois qu’après ces derniers mois, je la surclasse.

Ce qui est, bon, pour résumer, une catastrophe. Parce que tout ce que je veux, c’est qu’on me laisse tranquille à lire mes bouquins et à me promener en forêt avec mon chien. Cet âge adulte où tout le monde me scrute et me désire et semble vouloir quelque chose de moi, ça me fait gerber.

 

Enfin bref. La soirée télé se termine, il est tard, tout le monde est fatigué. Avec les jumeaux, on se souhaite bonne nuit. Et là mon frère m’embrasse comme la veille. Un gros smack sur la bouche. Deux, en fait. En plus il est vachement tactile.

En vrai je suis choquée, mais je ne dis rien parce que j’aime ça de ouf. Possible que mon corps soit tellement affamé de contact que n’importe quoi d’un peu sensuel me fait perdre les pédales. 

Pour dire la vérité, Éric se montre encore beaucoup plus déplacé dans ses gestes avec Noëlla qu’avec moi. Donc peut-être que tout est dans ma tête. Sûrement. 

 

Donc je vais dans ma chambre, j’enfile mon pyjama et j’éteins la lumière, OKLM. 

Et là, je n’arrive absolument pas à dormir, parce que toutes les pensées auxquelles je viens de faire allusion tournent dans ma tête. Le cyclone total.  

Donc je fais la crêpe, je cherche la position qui me permettra de dormir, naturellement sur le ventre avec mes nibards c’est plus vraiment possible, et soudain mon attention est attirée par des bruits dans le corridor. Genre conspiration. Ou ninja. Limite je suis inquiète. Des pas feutrés, des conversations murmurées en mode ASMR, clairement on est dans une situation de type what the fuck. 

Donc moi, comme je ne dors pas, qu’est-ce que je fais ? Je vais voir. En toute discrétion. Le raffut vient de la chambre de Noëlla. 

 

Ce n’est qu’à deux pas. Dans la tranquillité de la nuit, cela me laisse le temps de comprendre clairement quelques mots chuchotés par la voix de ma sœur. Je suis presque sûre qu’elle parle de moi :

— Cette fois, je crois qu’elle est endormie… On a tout le temps et toute la tranquillité qu’il nous faut, mon amour…

Que dois-je comprendre ? Ma sœur est en compagnie d’un mec ? Elle est assez proche pour lui donner des petits noms, mais pas assez pour l’inviter ouvertement dans sa chambre ? Pourquoi ces secrets ? Pourquoi me le cacher ? Je suis presque vexée, en fait… Et de qui s’agit-il ? Un ancien amant, avec qui elle a conservé des liens malgré le déménagement à Paris ? Il faut que j’en sache davantage…

 

— Dans ce cas-là, qu’est-ce qu’on attend pour nous déshabiller ? répond une voix d’homme pleine d’enthousiasme. 

Je me décale afin d’observer l’intérieur de la chambre par la porte entrebâillée. I need to know… Les ombres du corridor me dissimulent, je peux donc espionner en secret…

Assise sur le lit, Noëlla, tout sourire, est en train de se débarrasser vite fait de tout ce qu’elle porte : son top court, ses leggings trop cute, puis son soutien-gorge et sa petite culotte. Il y a une forme d’empressement nerveux dans ses gestes. Elle m’apparaît nue, belle gosse, avec ce corps fin et parfait, que j’admire depuis des années. Elle a un petit twist catin dans son attitude que naturellement je n’ai jamais vu et qui la rend encore plus hot, je dois dire…

 

Ça ne fait qu’aiguiser ma curiosité. Il faut que je sache qui elle est en train de regarder avec autant de soif dans les yeux… 

Ensuite j’arrête, promis. Je rentre dans ma chambre, j’essaye de dormir. Je ne vais tout de même pas les regarder ken… 

Encore que, à peine l’idée formulée dans ma cervelle saturée d’hormones, la simple pensée d’être la spectatrice des ébats de ma sœur me met dans tous mes états. Quelle tête fait-elle quand on la pénètre ? Quels bruits produit-elle sous l’effet du plaisir ? Quel genre de trucs est-ce qu’elle aime faire ? Le sexe, pour moi, c’est encore un peu Disneyland, il paraît que c’est top, mais je n’y ai jamais mis les pieds. Et là, juste sous mon nez...

Non, non. Il faut que je chasse ça de ma tête. Juste satisfaire ma curiosité et c’est tout.

À présent, Noëlla et son amant, enlacés, enroulent leurs corps nus dans les draps. Ça devient très vite très chaud. Ils se touchent, ils s’embrassent, ils se caressent mutuellement le sexe, et si je prétendais que je ne suis pas excitée, ah bah je mentirais. 

Le mec a un corps d’athlète, large d’épaules, musclé, ma sœur disparaît presque dans ses bras. Il a un peu la même carrure que…

Mon frère…

 

Oh my god. 

Il a exactement le même corps qu’Éric, en fait. Et les mêmes cheveux. Et le même tout. Et pendant quelques secondes, j’arrive presque à me persuader que ma frangine a juste un penchant un peu creepy pour les mecs qui sont là copie conforme de son jumeau. L’illusion tient jusqu’au moment où je l’entends murmurer :

— Éric, mon cœur, j’ai envie de te sucer la queue…

Bam. 

C’est la douche froide. Le choc. Là, impossible de nier. L’horreur est totale, impensable. Ma sœur se tape notre frère. Les jumeaux entretiennent en secret une relation sexuelle et amoureuse. 

Et l’instant d’après, re-Bam, j’ai la confirmation de cet épouvantable inceste lorsque le mec se positionne pour laisser Noëlla accéder à son membre et que c’est bien le visage d’Éric que j’aperçois. Plus aucun doute possible. 

 

Mon cœur cogne dans ma poitrine. J’ai envie de chialer. Je dois plaquer ma main contre ma bouche pour étouffer le cri que j’ai besoin de pousser. En un instant, c’est tout un pan de ma vision du monde qui s’effondre. J’ai la rage. 

Je vois ma sœur, avec un sourire tendre sur les lèvres, avaler avec gourmandise l’érection de mon frère, lécher son gland luisant, caresser ses testicules. C’est ignoble. C’est révoltant. Ça me donne la nausée, en fait. 

 

Pourquoi alors est-ce que je n’arrive pas à arrêter de regarder ?

Pourquoi est-ce que je ne peux pas détacher mon regard de ce couple incestueux lorsqu’ils s’imbriquent l’un dans l’autre, Noëlla avec sa bouche remplie de la bite de notre frère, Éric avec sa langue enfoncée dans la chatte de notre sœur ? Pourquoi est-ce que j’écoute leurs respirations lourdes, leurs rires complices, leurs gémissements ? Pourquoi est-ce que je n’interviens pas pour mettre fin à ce scandale ? Pourquoi, au moins, est-ce que je ne m’éloigne pas, afin d’éviter de cautionner par ma présence cet accouplement interdit ? 

 

Il n’y a qu’une seule réponse à ces questions, et elle se trouve dans ma petite culotte. Gênance. 

Ça m’excite, tout ça. Je n’interviens pas, parce que n’ai pas envie que ça s’arrête, voilà. J’ai envie de voir la suite. Je suis en roue libre, je jure. 

Oui, je me demande l’effet que ça fait de se laisser lécher la chatte. Oui, j’aimerais savoir quel goût et quelle texture a une bite quand on l’a en bouche. Oui, même juste embrasser, je souhaiterais savoir quel effet ça fait, même si dans ce domaine-là, ce que j’ai de plus proche d’une expérience, c’est justement les lèvres de mon frère sur ma bouche. 

Je veux plus. Je veux tout savoir, tout voir. Sorry pas sorry. 

J’aimerais bien que ça ne soit pas le cas, mais qu’est-ce que j’y peux, hein ? Y’a pas à critiquer. Une fille est à la merci de ses instincts… Et là, est-ce que c’est parce que c’est la toute première fois que je vois deux personnes ken en live, ailleurs que sur un écran, ou est-ce que ça me retourne le crâne parce que ce sont mes frères et sœurs qui se sucent le sexe, une chose est sûre : je suis en sueur. 

 

Alors ouais, on est libre d’en penser ce qu’on veut, mais mes doigts ont la bougeotte et, sans vraiment me demander mon avis, ils franchissent l’élastique de mon pyjama, puis celui de ma culotte, déjà largement maculée d’une tache moite, avant de, un peu timides, s’immiscer dans ma teuch toute affolée. Je m’y perds, je ne sais même plus comment ça fonctionne là-dedans. Je tâtonne avant de retrouver mes marques et les gestes qui me font grimper au plafond. Et puis, oui, je trouve…

Ouais, je confirme : je me paluche en regardant mes frangin-frangine s’envoyer en l’air. J’ai honte mais est-ce que ça m’arrête ? Même pas. 

Il faut dire que la combinaison excitation plus plaisir, ça ne favorise pas tellement la lucidité, en fait. 

Ça part en vrille quand Noëlla interrompt sa fellation pour glisser une suggestion à Éric :

— Baise-moi, j’ai envie de te sentir en moi…

 

Ces mots me coupent le souffle. Je suis en PLS. 

On vient de franchir un cap supplémentaire. Sur l’échelle de l’ignoble ou du sublime, je ne sais plus trop. 

Alors que je reste dissimulée dans les ténèbres, je vois ma sœur Noëlla, nue et riant de joie, se mettre à quatre pattes sur le lit et agiter son petit cul en direction du sexe dressé de mon frère Éric. 

Ils sont tellement à l’aise l’un avec l’autre, ça se voit qu’ils ont dû faire ça des dizaines de fois. Ils doivent être amants depuis qu’ils habitent ensemble à Paris, peut-être même avant… 

Et dire que je n’ai rien vu du tout, rien deviné, alors que c’était là, sous mes yeux. En y repensant, certains gestes entre eux prennent une signification nouvelle : leur complicité, leur proximité physique lors de mon anniversaire, la manière dont ils se tenaient la main, se dévisageaient avec des yeux d’amour. Ils sont déjà ensemble depuis longtemps, c’est clair. 

 

Éric se met en position derrière elle, il caresse son visage à pleine main, elle lui sourit, et sans attendre, il la pénètre.

J’avais beau l’avoir vu venir, ça me fait quelque chose de savoir que mon frère est dans ma sœur. C’est un choc, bien sûr. Le tabou ultime. Un truc qu’on ne s’attend pas à voir une fois dans sa vie. Et que penser de la fille qui non seulement assiste à la scène, mais se touche en matant les ébats de ses frères et sœurs ? 

Trigger warning : ça va faire des dégâts sur mon équilibre mental, je le sens. 

Peut-être que ça en vaut la peine. 

 

Et puis bon, c’est aussi un déferlement d’émotions érotiques, je ne le nie pas. Sinon, qu’est-ce que je ferais plantée dans l’ombre à m’en remplir les yeux ? Pourquoi est-ce que j’aurais les doigts poisseux et des taches humides à l’intérieur des cuisses ? Dans cette histoire, on a déjà dépassé le stade du too much il y a longtemps.  

Surtout que très vite, l’étreinte des jumeaux n’a plus rien de romantique. Ça devient carrément over the top. On n’est pas dans les petites fleurs et les tralalas. À coups de reins brutaux et saccadés, Éric s’enfonce dans sa maîtresse incestueuse, fourre sa grosse queue dans sa chatte en s’appuyant sur ses hanches pour la pénétrer bien profond. 

 

Je vois les visages de mes frères et sœurs tels que je ne les ai jamais vu auparavant. Éric a l’air dur, comme s’il était en colère, alors que d’habitude c’est le plus tendre des mecs. Noëlla a les yeux fermés, les joues rouges et la bouche béante sous l’effet du plaisir extrême. 

C’est chaud. Ça me fait de l’effet de ouf. Mon plaisir s’intensifie. Sous mon index, mon clito s’est changé en un champignon ferme et glissant. Il suffit que je l’effleure pour qu’il m’emmène toujours plus près du septième ciel. Ma main numéro deux cherche un port d’attache. Elle trouve un de mes tétons, second champignon magique, que je caresse à travers le coton de mon t-shirt. 

Oh… À moins que je me calme, genre, tout de suite, je ne vais plus tenir bien longtemps…

 

Eux aussi sont en train de perdre les pédales. Il la possède, il l’envahit, lui soutirant des halètements qui se transforment en gémissements, puis en cris :

— Oh oh oh baise-moi… C’est ça baise-moi…

— T’aime ça hein? Te faire prendre en cachette par ton frère dans ta chambre d’adolescente ?

Elle égrène un chapelet de "oui". 

Moi, j’ignore auquel des deux je m’identifie le plus, en fait. Est-ce que j’ai plutôt envie d’être Noëlla et de me faire brutalement défoncer par mon frère ? Est-ce que j’ai envie d’être Éric et de pouvoir disposer comme je veux du petit corps sexy de ma sœur ?

Je crois que je veux être les deux. Baiser le mec et la fille. Me laisser gagner par cette fièvre interdite. Comprendre qui je suis. Comment je fonctionne. Céder à mes envies. Même les plus taboues. 

Eux accélèrent le rythme. C’est comme une transe. Je me laisse emporter. Le tempo de leur baise devient le tempo de mon paluchage. Je les regarde. La bouche de ma sœur. Les yeux de mon frère. Ses seins. Sa queue. Leur peau, soudée. Je vais…

 

Sans prévenir, Éric déloge son membre de la chatte de Noëlla, juste après que celle-ci a étouffé un cri si puissant qu’il a désarticulé son corps et comprimé son abdomen. Je crois qu’elle vient de jouir. Rendue faiblarde par le choc, elle se positionne à quatre pattes, juste en face de l’entrejambe de son jumeau. 

Pour le coup, cette interruption me fait quitter mon état second. Mais l’instant d’après, le sexe bandé est parcouru par un spasme, avant de projeter un jet de sperme flasque qui ne paraît énorme, droit dans la face de ma sœur. 

C’est le truc de trop.

À mon tour de m’envoler. Il y a comme une force qui me tire vers le haut et qui m’ordonne de m’abandonner. Alors je le fais. Je ne vais pas nier que c’est l’extase. Une spirale d’expériences acidulées qui me rendent belle de l’intérieur. 

Pendant un instant, je comprends tout. Le miracle d’être une femme. La nécessité de s’abandonner. Le fait que la seule déesse s’appelle Plaisir. 

Et puis ça se volatilise. Mais les secousses de plaisir restantes sont pas mal non plus. 

J’espère que je n’ai pas gueulé. 

 

Entretemps, le joli visage de ma sœur a disparu sous une épaisse lampée de crème blanchâtre, généreusement offerte par son amant incestueux. Le sourire que je vois poindre alors qu’elle subit les éjaculations suivantes est le plus sincère que j’ai jamais vu. Comblée, elle s’en pourlèche les babines. 

Presque à bout de souffle, les jumeaux rient en duo. Si le tableau n’était pas aussi scandaleux, ils seraient quand même assez cute, tous les deux. 

— Ah bah qu’est-ce qui t’as mis dans un état pareil, mon cœur ?, dit Noëlla. Ça faisait longtemps que tu ne m’avais pas baisée comme ça… C’est le fait qu’on soit ici ?

—Oui… et aussi…

— Lou ?

 

Quoi ? Je n’arrive pas à croire ce que j’entends. Vraiment, ils parlent de moi ? Ils m’attribuent l’intensité de leur partie de jambes en l’air ?

Il faut que je ne rate pas une miette de la suite. Éric répond alors que notre sœur éponge ses larmes de sperme à l’aide d’une serviette :

— Oui, tu as vu à quoi elle ressemble ? demande-t-il. Passer toute la soirée assis à côté d’elle, quelle torture. Elle m’a tellement excitée…

— Tu as envie de la baiser ?

— Tu sais bien que je n’aime que toi. 

— Je sais. Ce n’est pas ce que je t’ai demandé. Tu as envie d’elle ?

— Ouais. 

 

C’est la grosse détonation. C’est too much. Genre beaucoup trop. 

En très peu de temps, j’ai appris que ma sœur et mon frère sont en couple, ils se sont mis à baiser, je les ai espionnés… J’ai découvert que le cocktail inceste plus voyeurisme, je kiffe grave… Et là je viens d’apprendre que mon grand frère a envie de me baiser à mon tour… Tout ça, ça fait beaucoup de secrets. Énormément.

Putain, tout ça à digérer, alors que je n’ai que dix-huit ans et que ma vie sexuelle jusqu’ici a toujours été solo et pathétique. Qu’est-ce que vous voulez que je fasse de ça ?


Je m’enfuis, voilà ce que je fais. Je quitte mon poste d’espionne et je me carapate dans les ombres, direction ma chambre, que je verrouille à double tour derrière moi.

Mon lit me paraît minuscule. Je m’y recroqueville. J’ai l’impression qu’en moi, un volcan vient de s’éveiller, et qu’il ne s’éteindra jamais. Je replonge mes doigts dans la crevasse mouillée de mon sexe et j’entame de nouveaux mouvements de va-et-vient, en quête d’un plaisir qui ne tardera pas à venir, je le devine, mais aussi de réponses à ces questions qui m’assaillent au sujet de cette nouvelle faim que je dois satisfaire.

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