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[SF] Nouveau monde, nouvelle vie

Chapitre 1

Divers

Avant de partager cette nouvelle histoire avec vous, j’aimerais dire, ou plutôt, écrire quelques mots.



Ces quelques mots sont pour une membre du site grâce à qui cette histoire a vu le jour. Elle m’a donné l’inspiration pour l’écrire. Je dédie ce chapitre et ceux qui vont suivre à ma chère muse. Et je voulais aussi te dire merci. Merci d’accorder de ton temps pour les récits d’un auteur amateur. Merci pour toutes ces idées que j’ai à chaque fois que l’on se parle. Tout simplement, merci d’être toi, dans toute ta gentillesse et ta bonté d’âme.


Nouveau monde, nouvelle vie



— Souhaites-tu retourner dans l’autre monde ?



Chapitre 1 : Le réveil



Sous une fine pluie, dans une forêt à la couleur automnale, le temps s’écoule paisiblement. C’est dans cette étendue flamboyante que vit une jeune femme solitaire qui va faire une rencontre bien inhabituelle.


— Qu’est-ce que... ? Un homme ?


Prudemment, elle s’avança vers l’homme, étendu au sol, comme mort. Elle approcha son oreille de la poitrine de l’inconnu. Des battements se firent entendre, faibles, mais elle fut soulagée, il est encore vivant. Elle lui parla mais il n’eut aucune réaction. Elle décida de l’emmener chez elle. Elle le porta sur une dizaine de mètres, jusqu’à arriver au pied d’un arbre au tronc gigantesque dans lequel est creusée sa demeure. Elle l’allongea sur sa couchette. Pendant le court trajet, elle s’est aperçue que le corps de l’homme était gelé. Dans le but de le réchauffer, elle lui retira tous ses vêtements puis elle fit de même avec ceux qui la recouvraient et, finalement, elle se plaça sur lui. Elle frissonna de froid dès que leurs deux corps entrèrent en contact. Elle s’habitua au froid que dégageait ce corps masculin et frictionnait les membres qu’elle ne pouvait recouvrir.


Après deux jours où elle prit soin de lui, l’homme bougea, il se réveillait enfin, ou plutôt, je me réveillais. Je sentais un léger poids sur mon corps et j’entendais comme des ronronnements. Les yeux encore fermés, j’approchai ma main vers ce qui reposait sur moi. À peine ai-je bougé que j’entendis un petit cri de surprise et la pression sur mon corps disparut. Je me relevai et ouvris les yeux. Devant moi, je vis une femme, assise à mes pieds. Nous nous regardâmes l’un l’autre un instant puis mes yeux se posèrent sur les oreilles de chat qui dépassaient de sa longue chevelure noir de jais et la queue en bas de son dos. Elle avait comme du pelage qui recouvrait sa poitrine, ses flancs, son bas-ventre, son pubis et qui s’étendait jusqu’à la base de la queue dans son dos. Elle en avait aussi aux avant-bras et aux jambes. Ce n’est qu’après l’avoir détaillée que je me rendis compte qu’elle était nue et que je n’étais pas plus habillé qu’elle. Immédiatement, je cachais mon sexe, déjà en érection, avec mes mains et m’assis en tailleur. Elle se mit face à moi et entama la conversation.


— Qui es-tu ?


Bonne question. Maintenant que j’y réfléchis, je ne me souviens de rien à propos de ma vie sauf de mon prénom. Et aussi quelques caractéristiques physiques : j’ai des yeux bleus et des cheveux châtains assez foncés.


— Je m’appelle Gabriel. Mais c’est tout ce que je me souviens de moi. Et toi ? Quel est ton nom ?

— Mélizandrélynn.

— Houlà ! Je t’appellerai Lily, si tu me le permets. Ce sera plus simple pour moi.

— Ah... Euh... Oui, tu... Tu peux.


Elle me répondit en baissant la tête et fuyait mon regard. Je voyais bien que le fait de lui donner un surnom l’avait rendue mal à l’aise.


— Si ça te dérange que je t’appelle par un surnom...


Très rapidement, avant que je n’aie pu terminer ma phrase, elle s’était redressée et mise en avant, gardant son équilibre avec ses bras tendus devant elle, à quelques centimètres de mes jambes. Elle fixait mes yeux tandis que les siens semblaient exprimer de la panique. Avant, sa queue remuait lentement, maintenant, elle était immobile, la pointe recourbée vers le sol. Ses oreilles étaient aplaties vers l’arrière.


— Hein ?! Non, non ça ne me dérange pas ! C’est juste que... C’est la première fois.

— La première fois que quelqu’un te donne un surnom ?

— Oui. Mais on parlera de moi plus tard. Comment te sens-tu ?

— OK, Lily. Je vais bien, je n’ai mal nulle part. C’est grâce à toi, tu as pris soin de moi alors que tu ne me connaissais même pas. Merci.


Lily se rasseyait comme elle était avant et sourit quand elle entendit son surnom, sa queue s’agitait vivement de gauche à droite. Puis ses joues devinrent rouges lorsque je la remerciai. Elle regarda vers le bas avant de replonger ses yeux dans les miens.


— Et ce que tu caches depuis tout à l’heure ça ne te fait pas mal quand... Ça devient... Aussi gros.

— Hein ?! Euh... Non, ça fait pas mal. Tu n’as pas à te faire de soucis pour ça, c’est normal chez un homme.


Je ne m’attendais pas à ce genre de questions de sa part. Elle était si gênée de me demander une telle chose que j’en ai perdu mes moyens quelques secondes mais ma réponse l’a rassuré. Je compris aussi que Lily ne devait pas connaître grand-chose des hommes mais il faudra que j’éclaircisse ça quand elle voudra me parler d’elle.


— Oh ! D’accord. C’est souvent devenu comme ça hier. Je ne savais pas si ça te faisait souffrir ou non mais les battements de ton cœur étaient plus forts et plus réguliers qu’avant. Et comme ça s’est reproduit plusieurs fois, j’ai pris ça comme un signe de rétablissement.

— Donc ce que je t’ai dit à l’instant t’a rassuré ?

— Oui, maintenant je sais que tu ne souffrais pas.

— Tu n’as jamais vu d’homme nu avant moi ?

— Non, j’en ai déjà vu. Dans mon peuple on vit souvent nu. Mais jamais c’était gonflé comme chez toi. Si je peux dire ça comme ça ?

— Oui tu peux dire ça comme ça, c’est ce qu’il se passe. Ça s’appelle une érection. Tu as bien dit ton peuple ?

— Alors c’est ça une érection ?! C’est joli, j’aime bien les tiennes. Bah oui, le peuple des Hommes-chats. Tu n’as pas remarqué mes oreilles, ma queue ou mon pelage ?

— Alors tout est vrai ?!

— Bien sûr ! Tu veux toucher ?


Lily se rapprocha de moi, elle était presque sur mes jambes à présent. Elle prit ma main droite dans les siennes et me fit toucher ses oreilles. Puis elle dirigea nos mains sur ses hanches pour me faire caresser son flanc droit. Elle termina avec sa queue qu’elle tira un peu pour me montrer que c’était bien une vraie, attachée à son corps mince. Son pelage est très doux, elle en prend grand soin et ça se sent. Ma main est restée là où elle l’avait laissée : sur son flanc. Je continuais de faire de petites caresses que Lily semble apprécier.


— Alors ? Tu n’as plus aucuns doutes ? Je suis bien une femme-chat pour toi ?

— Oui. Je pensais que ça n’existait que dans les fictions.

— Ce n’est pas très gentil de dire ça.

— Oh, désolé. En tout cas, je suis content de t’avoir rencontré.

— Ça je n’en doute pas, tu ne t’arrêtes plus de me caresser.

— Pardon ! J’arrête tout de suite.

— Non ! Continue, s’il te plaît. C’est agréable. Ça fait longtemps que je ne me suis pas sentie aussi bien.

— Depuis combien de temps tu es toute seule ?

— Depuis que j’ai sept ans. Donc maintenant ça fait quatorze ans que j’ai été chassé par mon peuple.

— C’est horrible. Pourquoi ont-ils fait ça ?

— À cause de mon pelage. Je ne devrais pas en avoir. Ils me considèrent comme un monstre.

— C’est absurde.

— J’ai appris à vivre avec. C’est mon destin. Bon ! Et toi, tu te souviens vraiment plus de rien sur ta vie ?


Lily était devenue un peu triste en évoquant son passé. Malgré ce qu’elle dit, je pense que ça la fait encore souffrir d’avoir été rejetée par son peuple. Pour la consoler un peu, je reprenais mes caresses en les appuyant plus qu’avant. Elle était ravie et un sourire apparut sur son visage. C’est ce que j’attendais de voir pour lui répondre.


— Absolument rien. C’est le néant.

— On pourrait aller dans la ville demain. Peut-être que des souvenirs remonteront à la surface ou que quelqu’un te reconnaîtra.

— C’est une bonne idée.

— OK ! On fera ça alors. Et sinon, à quel moment tu vas arrêter de me cacher ce qu’il y a entre tes jambes ?

— Quoi ?!

— C’est vexant. Je me dévoile corps et âme à toi et, toi, tu continues de me cacher des choses.


Lily avait raison, je me devais d’être à jeu égal avec elle. Et ne m’avait-elle pas avoué qu’elle l’avait trouvé « joli » quand j’étais inconscient ? J’enlevais donc ma main pour la placer sur ma cuisse et dévoiler, à ses yeux, la dernière partie de mon corps. Son regard se dirigea vers mon sexe, redevenu flaccide depuis bien longtemps. Elle attrapa ma main nouvellement libre et la guida sur son flanc gauche qui n’avait pas encore eu droit à des caresses de ma part.


— C’est vraiment plus joli que ce que j’ai pu voir chez les mâles de mon peuple.

— Merci. Si tu le dis alors je te crois. Et toi, tu es magnifique.

— Tu ne me trouves pas monstrueuse ?

— Tu es loin de l’être.

— Tu es le premier à me dire que je suis belle. Il va bientôt faire nuit, on devrait se coucher mais je n’ai qu’un seul lit.


Subjugué par les yeux couleur saphir de Lily, je n’avais pas vu le temps passé. La lune commençait à s’élever dans un ciel rougeoyant.


— On peut dormir ensemble, si ça te convient ?

— C’est exactement ce que je voulais t’entendre dire.


Sans attendre plus longtemps, Lily me fit basculer sur le dos et se positionna sur mon flanc gauche, sa tête au niveau de mon cœur. Elle prit ma main gauche et la plaça, de nouveau, sur son flanc. Et encore une fois, je caressais son doux pelage. Elle exprima sa joie par un ronronnement très audible.


— Bonne nuit, Gabriel.

— Bonne nuit, Lily.


Lily s’endormit rapidement. Bercé par les ronronnements qu’elle produisait, je la suivis au pays de Morphée.

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