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L'ordre du chaos : saison 2

Chapitre 3

La malédiction de Cubi

Hétéro

Chapitre 3 : La malédiction de Cubi



Je suis en train de sauter Helena et Eliana dans mon lit. Qu’est-ce que j’aime pouvoir défoncer mes deux petites putes ! Mon esclave et mon amie d’enfance. Elles sont toutes les deux à quatre pattes côte à côte, à attendre que je vienne la bourrer pendant que j’encule l’autre. Je dois dire que je n’ai jamais été aussi heureux depuis que je travaille pour Yezabel. Même si elle décidait de me redonner ma liberté, je n’en voudrais pas. Je voudrais rester ici à m’amuser avec mes sacs à foutre.


Je suis content qu’elles aient réussi enfin à s’entendre toutes les deux. Helena ne m’en pas voulu de l’avoir cocufiée à partir du moment où je l’ai rebaisée, bien que je doute qu’elle aurait été si conciliante si elle n’avait été pas sous l’emprise de sa malédiction. Eliana, elle, a juste besoin d’être rassurée qu’Helena ne me garde par pour elle toute seule. Il a été étonnement facile de les convaincre de faire une partie à trois. Je suis même plutôt surpris de voir mon elfe se prêter autant au jeu. Elle sait pour l’affliction dont souffre la fille du duc de Monalite, et elle en joue beaucoup. Elle n’hésite pas à la caresser, la doigter, et même à lui lécher la moule. Vu comment elle aime la bite, je ne l’imaginais pas être intéressée par les filles, pourtant, je n’oublierais jamais le bonheur qui s’est lu dans ses yeux la première fois qu’Helena lui a donné un orgasme avec un cunnilingus.


Elle aussi me surprend d’ailleurs, ce regard plein de désir la première fois qu’elles se sont embrassées...

Dans d’autres circonstances, j’aurais pu être jaloux.


La hache de guerre n’est pas pour autant complètement enterrée. Sachant sa rivale incapable de riposter, Eliana n’hésite pas à la narguer. C’est elle qu’elle regarde tandis que je la fais hurler de plaisir en la prenant en missionnaire. Elle la fixe pour lui dire « regarde comment ton homme me fait jouir, tu aimerais être à ma place, hein ? ». Elles me supplient toutes les deux pour que je les prenne plus fort que l’autre. Je ne sais plus où donner de la queue. Elles sont toutes les deux à quatre pattes l’une à côté de l’autre, me suppliant de les défoncer comme des chiennes. Je les encule chacune à leur tour. Je ne lasserais jamais de leurs petits trous, il me les faut. C’est un régal de pouvoir profiter des deux en même temps. Elles ne cessent de me demander lequel est le meilleur, je serais bien incapable de leur donner une réponse. Elles se mettent alors en tête de me faire jouir en elles pour montrer sa supériorité à l’autre.


Bien que je résiste autant que je peux, je finis par éjaculer au fond d’Eliana. Helena a l’air furieuse. Elle ne devrait pas, cela ne signifie rien. Je me fais néanmoins rebander tout de suite pour la ramoner afin de me faire pardonner. Je la lime comme un animal jusqu’à ce que je me fasse gicler en elle à son tour. Elle en jouit avec moi. Pendant tout ce temps, mon elfe n’a pas bougé, les fesses toujours bien relevées comme une esclave servile qui attend les prochaines instructions. J’en profite pour prendre du recul et admirer leurs culs dilatés débordant de sperme. Ce que je les adore mes petites salopes !


Le lendemain, une rumeur qui circule au château me parvient : Yezabel aurait poussé le mari de Xandra à coucher avec elle. Cela me fait entrer dans une rage folle. Pourquoi est-ce qu’elle fait ça ? Qu’est-ce qu’elle gagne à foutre délibérément la merde dans leur couple ?! Qu’elle séduise un homme, marié qui plus est, pour le pousser au vice, c’est dans sa nature, cela ne me surprend pas. Mais qu’on ne vienne pas me faire croire que c’est Trask qui a lâché le morceau par après. Cela ne peut qu’être que la démone.


J’exige une audience avec elle pour qu’elle me donne des explications. On me fait entrer dans la salle du trône. Elle rigole quand j’ai fini de lui dire ce que j’ai à lui dire :


— Mon petit familier. Ne me dis pas que tu es jaloux ?

— Jaloux ?! Moi ?! Qu’est-ce que cela a voir avec cette histoire ?!

— Voyons. Ne me dis pas que tu te soucies du couple de Xandra. Je suis certaine que tu dois avoir les mêmes pensées que moi à son sujet. Non, ce qui te dérange vraiment, c’est que j’ai couché avec cet inconnu, alors que tu n’as jamais pu me toucher.

— Qu’est-ce que vous racontez ? C’est n’importe quoi ! Tout ne tourne pas toujours autour de vous !

— Allons, allons. Ne fais pas cette tête-là. Coucher avec toi, ce serait trop simple : c’est ce que tu veux depuis toujours. Par contre, coucher avec un homme marié qui essaie de rester fidèle. Hmm... CA c’est beaucoup plus amusant !

— Alors quoi ?! C’est ça votre excuse ? Juste vous amuser ?!

— Bien sûr ! Ce n’est pas parce que j’ai beaucoup de responsabilités qu’il faut en oublier les petits plaisirs. Oooh Manaël. Je pensais que tu étais devenu plus honnête avec toi-même depuis le temps. Tu sais très bien quelles étaient mes motivations. Je ne fais pas semblant d’être surpris. Je sais pourquoi tu es vraiment venu. Ta réaction me plaît beaucoup. Continue de bien me servir, peut-être alors que je t’accorderais la récompense que tu désires tant.

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Je quitte ma maîtresse plus furieux que je ne l’étais en entrant. Qu’est-ce qu’elle va chercher là ? C’est faux, c’est totalement faux. Je ne suis pas « jaloux » de Trask. Bon, peut-être un petit peu. Au fond, tout au fond. Bien sûr, je rêve d’avoir l’honneur de pouvoir défoncer cette salope, mais pas plus que n’importe qui. Qui ne tuerait pas pour une nuit avec elle ? C’est pour ça que je peux difficilement en vouloir au mari de Xandra d’avoir cédé. Elle n’aurait juste jamais dû le tenter. C’est ça qui me met en colère. Pas qu’elle l’ait choisi lui plutôt que moi. Pourquoi l’a-t-elle choisi d’ailleurs ? Si elle voulait juste prendre son pied avec un humain, je suis sans aucun doute un bien meilleur amant avec ma réputation. Faire ça avec un prisonnier, c’est indigne d’elle. Je ne l’imaginais pas s’offrir ainsi au premier venu. Elle me déçoit tellement. Je ne sais même pas pourquoi je pense à ça. Cela n’a aucune importance. Je ferais mieux de retourner à mon travail.


***


Je suis en train de pleurer. La fermeture de la taverne est terminée, mais je n’ai pas envie de rentrer dans mes appartements. Là-bas, mon mari infidèle m’attend. Comment pourrais-je de nouveau dormir dans le même lit que ce sale porc ?! Je frissonne d’horreur rien qu’à l’idée de me retrouver dans la même pièce que lui. Faire ça avec une démone ! CETTE démone ! Celle qui a causé tous nos malheurs ! Comment a-t-il pu ?! Je me réjouissais à l’idée de le retrouver. J’avais besoin de lui, de son soutien dans ce cauchemar infernal, sauf que cette PUTE a tout gâché. Mon mariage est brisé. Je ne pense pas que je ne pourrais jamais le lui pardonner. Je ne sais plus quoi faire. Je suis toute seule, je n’ai personne. Mon mari est un salaud, Manaël sert Yezabel, et Ana... aussi gentille qu’elle parait en apparence, je ne sais pas trop quoi penser d’elle.


Yezabel... cette garce. Notre première rencontre s’est passée de la pire des façons. Ça, ce sont des présentations que je ne risque pas d’oublier. C’est déjà intimidant de se faire convoquer dans les appartements de la maîtresse démoniaque du château, sachant qu’elle a le droit de vie et de mort sur tout le monde, mais en plus, quand c’est juste pour avoir le malin plaisir de vous annoncer qu’elle vient de coucher avec votre mari. Il était encore dans son lit ! Je me sers une nouvelle lampée de vin et bois d’un trait. Je me moque si je finis saoule dans l’arrière-salle. Je fais ce que je veux ! De toute façon, Ana n’est pas là pour m’en empêcher. Comment a-t-il pu ?!! Et elle, ce monstre qui se cache derrière ce sourire carnassier ! C’est donc cette créature qui a démarré cette guerre et qui a tué et torturé des milliers de personnes ? Comment peut-on se laisser distraire par ses apparences de jolie fille ?!


Manaël est venu me rendre visite cet après-midi. Il voulait savoir comment j’allais. Parce qu’il s’en soucie vraiment peut-être ? Il y a quelques années, je l’aurais peut-être cru sincère, mais maintenant qu’il est à la botte de cette chienne... Il est sans doute venu juste pour m’espionner et qui faire son rapport. Je suis déchirée ! Ça lui va ? Elle est contente comme ça ?! Cette putain ?!


Non. Je ne veux pas rentrer « chez moi ». Je ne veux pas. La taverne a plusieurs chambres, il y en a peut-être une de libre. À ce que je sache, il n’y a pas beaucoup de monde là-haut ce soir. Je grimpe à l’étage. Je constate qu’une des portes est légèrement entrouverte. Il y a du bruit qui provient de l’intérieur. Vu leur nature, je devine aisément ce qui est en train de s’y passer. Soit, je ne peux pas empêcher les gens de s’amuser et de s’envoyer en l’air parce que je ne suis pas de bonne humeur. Je vais quand même aller la fermer histoire de leur offrir un peu d’intimité. Au moment où je mets ma main sur la poignée, je remarque que c’est Ana qui est allongée sur le lit en missionnaire. Qu’est-ce que... non, mais ce n’est pas possible ! Elle... couche avec un inconnu ?! On ne peut pas appeler ça faire l’amour, elle fornique ! Je suis choquée ! Je ne l’imaginais pas être une traînée ! Il ne faut avoir que peu d’estime de soi pour oser vendre son corps comme ça.


Au moins, elle n’a pas l’air d’avoir choisi le premier venu. L’homme qui la pilonne est dans la fleur de l’âge, avec une belle musculature. Chauve avec une boucle d’oreille et le teint bronzé, il est l’archétype d’un pirate des iles du sud. Elle sourit en recevant ses coups de boutoirs. Aime-t-elle vraiment ça ou joue-t-elle juste un jeu ?


Je suis scandalisée. Elle reste néanmoins ma patronne, je peux difficilement les interrompre pour lui dire ce que j’en pense. Son client joue avec sa poitrine que je pensais moins gros. Ils s’échangent des regards. Soudain, ils changent de position et Ana se met à quatre pattes. Son client la prend comme si elle était une chienne. Ce salaud l’utilise comme un sac à foutre bon marché. C’est répugnant. Je ne peux pas croire que les cris de plaisir qu’elle pousse lui viennent du cœur. Cela me devient encore plus évident qu’elle simule quand elle parait prendre du plaisir alors qu’il lui tire par les cheveux. Quelle femme aime vraiment ce genre de choses ? Pourquoi le laisse-t-elle faire ça ? Peu importe, j’ai d’autres soucis en ce moment. Je suis fatiguée, énervée, j’ai la tête qui tourne à cause de l’alcool, il faut que j’aille me coucher. Par chance, la pièce d’à côté est libre. Je m’écroule sur le matelas de mauvaise qualité.


Bon sang, je ne me rendais pas compte qu’ils étaient si bruyants. J’entends les grincements du lit et leurs cris de copulation. Je peux même distinctement comprendre Ana lorsqu’elle l’encourage :


— Ah ! Oui ! Défonce-moi la chatte ! Salaud !


Quel langage ! Elle n’a pas honte ?!


Je n’ai pas le choix, je vais devoir attendre qu’ils aient fini avant de pouvoir m’endormir. Je me dis qu’ils doivent plus en avoir pour très longtemps vu que l’homme crie :


— Oooh ! Putain ! Je vais gicler dans ta chatte, salope !


J’entends Ana lui répondre :


— Remplis-moi le vagin !


Avant qu’ils ne poussent un long râle tous les deux. Ils jouissent. Ou du moins, lui éjacule. Cela a l’air de se calmer après cela. Je ferme les yeux en m’imaginant Ana accueillir la semence de cet homme, son sexe bandé tout au fond d’elle. Je vais en faire des cauchemars. Elle m’a tellement déçue ce soir. Au moins, je suis fixé sur son compte. Je me remets à pleurer.


Lorsque je descends les escaliers au petit matin, elle est déjà au comptoir. Elle ne me fait aucune remarque sur le fait que j’ai utilisé une de ses chambres sans sa permission. Au contraire, elle me sourit. Je n’ai aucune envie de le lui rendre. Je lui lance un regard furieux :


— Quelque chose ne va pas, Xandra ? me demande-t-elle, surprise.


Elle ose prendre ce ton maternel avec moi ?!


— Oui. Je pensais que c’était un établissement respectable. Hier, j’ai réalisé qu’il s’agissait surtout d’un bordel.

— Qu’est-ce que tu racontes ?!

— Je t’ai vu hier avec un client. Tu fais le tapin pour arrondir tes fins de mois ?


Elle me gifle avec la force d’un coup de poing. Je ne l’ai pas vue venir celle-là !


— Ce n’est pas parce que tu as des problèmes avec ton mari que cela te donne le droit de me juger !

— Ana ! Tu n’as pas le droit de te servir de ça contre moi !

— Parce que cela te donne le droit de me dire des horreurs ?! Je ne suis pas une pute si c’est ce que tu crois !

— Vraiment ? Ce garçon était pourtant un client de la taverne, je l’ai reconnu !

— Parce qu’en plus, tu nous as espionnés ?! La vie privée, tu connais ?!

— La porte était grande ouverte !

— Et c’est une excuse ?!

— Si tu ne voulais pas que cela se sache, tu aurais dû être plus prudente.

— Soit, j’aurais peut-être dû faire plus attention, mais non, Kalek n’est pas qu’un simple « client ». C’est un ami de longue date.

— Et tu couches comme ça avec tes amis ?

— Et pourquoi pas, Xandra ? Je suis une femme majeure et célibataire. Si moi et un ami avons envie de nous envoyer en l’air, en quoi est-ce un problème ? Et en quoi est-ce que cela te regarde ?!

— Je refuse de me prostituer !

— Mais tu m’écoutes ou quoi ?! Cette taverne n’est PAS un bordel. Et Kalek n’est PAS un « client ». Jamais je ne te demanderais ce genre de choses, voyons. Je pensais tu me connaissais mieux que ça.

— Je ne suis pas sûre de te connaître tout court.

— Et bien, sache que je suis avant tout une femme libre et indépendante ! Oui, j’aime le sexe et je n’en ai pas honte. C’est ça qui te choque ?! Ce que tu peux être coincée ! Cela ne te ferait pourtant pas de mal de te faire sauter par un vrai mec pour changer !


Alors là, la limite est franchie ! Trop, c’est trop. Je m’en vais en claquant la porte. Non, mais de quel droit elle me parle de cette façon ?! Je ne veux plus jamais mettre les pieds ici. Qu’elle se le garde son travail de merde. Qu’on me remette en prison, je m’en fiche ! Cela ne sera pas pire qu’ici. Je prends machinalement la direction de mes appartements, quand je me rappelle ce qui m’a conduit à ne pas y dormir cette nuit. Je pleure à nouveau, je n’ai même nulle part où aller. Mon dernier espoir, c’est Manaël. J’essaie de me ressaisir avant de me résoudre à monter à son bureau. On refuse de me laisser entrer, j’insiste, jusqu’à ce que Eliana, son assistante ou quelque chose comme ça, me remarque et m’aide à obtenir une audience. Devant lui, je craque à nouveau en lui déballant toute mon histoire. Il a la réaction étonnante de me prendre dans ses bras. Manaël... ses câlins m’ont toujours été réconfortants. Il reste encore un peu de l’homme que j’ai connu en lui.


Je me détends, mes sanglots s’arrêtent. Pendant un instant, je me sens bien. Mieux en tout cas. Il trouve les bons mots pour me rassurer, puis me propose de changer de poste. Ils cherchent des servantes dans le château pour s’occuper des chambres. Cela m’a l’air encore plus ingrat que jouer les tavernières, mais je n’ai pas vraiment le choix. Il m’assigne aussi de nouveaux quartiers afin que je puisse être seule. « Temporairement jusqu’à ce que les choses s’arrangent avec ton mari » ajoute-t-il. Je doute que cela s’arrange un jour. Avant de partir, il m’annonce qu’il me laisse plusieurs jours de repos, le temps que je me remette et qu’il rende les changements officiels. Il est gentil. Je ressors de chez lui, incroyablement soulagée. Je ne pensais pas trouver autant de soutien en allant le voir. J’étais juste... désespérée.


Eliana m’accompagne à mes appartements. Je vais apparemment vivre dans une autre aile du château. Je me retourne brusquement sur le chemin. J’ai la sensation que quelqu’un m’espionne. Je ne suis pas folle, j’ai eu le temps le temps de voir disparaître une paire de cornes au détour d’un couloir. Yezabel ? Non, cela ne ressemblait pas aux siennes. Alors qui ? Pourquoi cet endroit est-il autant infesté de démons psychopathes ? Me voilà de nouveau effrayée. Je m’enferme à double tour une fois qu’on me confie les clés de mon nouveau chez-moi.


J’ai beaucoup de temps pour réfléchir à tout ce qui s’est passé dans les jours qui suivent. Je m’en veux un peu pour Ana maintenant que je suis redevenue calme. C’est vrai, je n’avais pas à la juger. Elle fait ce qu’elle veut de son corps. Je trouve ça néanmoins particulièrement bizarre de décider de coucher avec un ami. C’est comme si moi et Manaël décidions de nous envoyer en l’air de temps en temps en souvenir du bon vieux temps. Cela ne se fait pas, c’est tout. Qu’on soit mariée ou célibataire. M’enfin, peu importe, je n’ai pas à me mêler de ses affaires.


Le boulot de femme de chambre se relève vite éreintant. Je regrette davantage de m’être comporté comme une idiote avec Ana. C’est même pire que ça, j’ai été odieuse. Je culpabilise énormément.


J’ai toujours cette sensation qu’on m’espionne lorsque je suis dans les couloirs. Quelqu’un joue avec mes nerfs. Comme si je n’avais que ça comme problème ! Ma nouvelle supérieure est une véritable dictatrice qui nous impose des rythmes de travail inhumain ! Je finis peut-être moins tard que lorsque je travaillais à la taverne, mais je rentre tellement épuisée que je ne suis plus capable de rien faire. Tout cela pour un salaire de misère et une vie d’esclave. Parfois, je songe sérieusement à m’enfuir. Si seulement j’avais un endroit où aller... Monalite tient toujours debout, mais notre maison a brulé lors de l’attaque.


Je sors des appartements de Yezabel. Il parait qu’elle a exigé elle-même que je sois exclusivement celle à s’occuper de ses quartiers. Non contente de m’avoir enlevé mon mari, elle pousse le bouchon en me faisant trimer pour elle. Qu’est-ce qu’elle cherche à la fin ! Pourquoi moi ?! Parce que j’ai connu Manaël ?! Qu’on me laisse en dehors de ces histoires ! Dans mon malheur, je m’estime heureuse de ne pas la croiser souvent. Quand ça arrive, elle passe son temps à m’humilier et à me rabaisser. Rien n’est jamais assez bien pour elle. Et bien qu’elle aille demander à quelqu’un d’autre de faire son sale boulot au lieu de se plaindre ! De temps en temps, elle n’est pas seule, j’assiste alors à des choses que j’aurais préféré ne jamais voir. Ses... mœurs sont complètement délurées. Si elle ressemble à une femme, elle a vraiment un cœur de démon.


C’est la fin de mon service. Je vais pouvoir rentrer chez moi me reposer. J’entends du bruit dans le couloir derrière moi. J’étais pourtant sûre d’être seule. Je me retourne. Personne, comme d’habitude. Je sursaute en voulant reprendre ma route. Une créature se tient soudain devant moi. D’où vient-elle ? Je ne l’ai pas vue arriver. C’est une géante ! Elle fait plus de deux mètres ! C’est manifestement une démone vu ses cornes et le violet de sa peau. Si elle lui ressemble, elle n’est pas comme Yezabel. Cette dernière n’a clairement pas de queue et encore moins quatre bras... Elle ne dit rien. Elle reste plantée là en me fixant, les yeux grands ouverts. Son sourire est un peu trop élargi à mon goût. On dirait une folle échappée d’un asile. Qu’est-ce qu’elle me veut ?!


— Je t’observe depuis longtemps, Xandra, rompt-elle enfin le silence.

— Vous voulez dire que c’est vous qui... ?

— Oui, c’est moi. Il faut m’excuser. Je suis parfois un peu timide avec mes sujets d’expérience.

— Qui êtes-vous ?! Qu’est-ce que vous me voulez ?!

— Je me nomme Cubi. Je ne te veux aucun mal.

— Alors, laissez-moi tranquille !


Je fais mine de la contourner pour passer mon chemin, mais elle vient me bloquer le passage.


— Je veux juste te parler un peu. N’aie pas peur, petite souris.


Une démone géante qui apparaît comme par enchantement vient de me qualifier de « sujet d’expérience », et elle espère que je ne panique pas. Elle est bien bonne.


— Je sais qui tu es, reprend-elle. Et je sais ce que tu traverses. J’ai envie de t’aider.

— Vous ne pouvez rien faire pour moi.

— Au contraire. Le problème, c’est que tu ne sais pas ce que tu désires. Du moins, tu crois le savoir alors que tu ne le sais pas. Enfin si, tu le sais, mais tu ne t’en rends pas compte. Du moins pas encore.


Je ne comprends rien à son charabia.


— Nous pouvons mutuellement nous être utiles. J’ai toujours besoin de cobayes. Mes intérêts serviront à terme tes intérêts.

— Ecoutez, je suis fatiguée, je veux juste rentrer chez moi.

— Tu es déjà chez toi, sauf que tu refuses de l’accepter.


Franchement, je n’ai pas la force de discuter avec une folle dingue pareille :


— Je veux dire mes appartements. Je veux rentrer dans mes appartements.

— Oui... Retourne dans ta chambre, petite souris servante. Je viens de te faire un cadeau. Profites-en, utilise-le jusqu’à épuisement. Nous nous reverrons bientôt, Xandra de Monalite.


Elle se déplace tout à coup à toute vitesse et disparaît à l’autre bout du couloir. Qu’est-ce que c’était que ça ? J’en ai vu des trucs étranges, mais là, je viens de battre un record. Cet endroit va me faire perdre l’esprit.


Je reprends ma route en essayant d’oublier ce qui vient de se passer. C’est presque avec soulagement que je retrouve ce qui ressemble plus à une cellule qu’à des appartements. Je soupire lourdement. Une nouvelle journée de finie. Combien de temps ce cauchemar va-t-il durer ? Je ne me sens pas bien. Je ne sais pas ce qu’il se passe, mais depuis que j’ai croisé cette tarée, je ressens une gêne au niveau de l’entrejambe, une sorte de démangeaison. En ayant le réflexe de me gratter, je réalise avec stupeur quelque chose d’étrange. Il y a une protubérance sous ma robe. Une sorte de bosse. C’est elle ! C’est cette Cubi ! Il avait parlé d’un « cadeau ». Qu’est-ce qu’elle m’a fait ?! Je me sens toute bizarre, j’ai la tête qui tourne. Du poison ? Non, c’est autre chose. Une sensation familière que je n’ai pas ressentie depuis...


Je n’ai pas le choix, il faut bien que je soulève ma jupe pour voir de quoi il s’agit. J’ai peur. Je devrais peut-être aller vite voir Manaël. Il y a décidément quelque chose dans ma culotte. Qu’est-ce que c’est ? Comment c’est arrivé là ?! Je l’enlève. Non, ce n’est pas possible, je dois être en train de faire un mauvais rêve. C’est... un pénis ? J’ai un sexe d’homme ! Je n’y crois pas ! Cette garce m’a lancé un sort ! Pourquoi est-ce que cela tombe toujours sur moi ? Qu’on me fiche la paix à la fin ! Je n’ai rien demandé ! Qu’est-ce que je vais faire avec ça maintenant ? Je... je bande. Je me sens affreusement honteuse. Non, je n’oserais jamais montrer ça à Manaël même pour lui demander de l’aide. Comment cette démone a-t-elle pu avoir une idée aussi tordue pour me faire un coup pareil ?! Qu’est-ce qui leur passe par la tête à ces gens-là ?! Ce n’est pas vrai !


Je commence à comprendre ce que je ressens, pourquoi je me sens si bizarre ? Cette pulsion qui m’habitue soudain. J’ai... j’ai envie. J’ai envie de sexe. Ou plutôt d’utiliser ce nouveau sexe. Non, je ne peux pas faire ça, c’est dégoutant ! Je suis une femme, cette... « chose » n’a rien à faire là. Elle ne fait pas partie de moi. Alors pourquoi est-ce que je ressens le besoin de devoir y toucher ?! C’est insupportable, je perds la tête. Je n’arrive plus à penser autre chose. Le sexe, le sexe, cela obsède mon esprit. OK. Peut-être est-ce que je peux... le caresser un peu ? Peut-être cela me soulagera ? Je porte ma main sur ce corps étranger. Je démarre un léger mouvement de va-et-vient. Oooh... oui. Ce que cela me fait du bien ! C’est mal, c’est terriblement mal, pourtant j’augmente le rythme. Oui, comme ça, c’est bon. Qu’est-ce qui m’arrive ? Je suis une femme et je suis en train de me masturber comme un garçon. J’ai besoin... de faire cracher du jus à cette chose.


Il doit y en avoir, n’est-ce pas ? Je décide soudain d’explorer cette nouvelle partie de mon anatomie. C’est étrange, je n’ai pas l’air d’avoir de testicules. Ma chatte et mon vagin semblent même être toujours au même endroit. C’est comme si mon clitoris avait subitement poussé pour devenir un pénis. Je me moque de mon intimité de femme pour le moment, c’est celui d’homme vers qui toute mon attention se tourne. Des pensées étranges m’envahissent. Des pensées... salaces, que je n’aurais jamais imaginé avoir un jeu. J’ai envie... d’enfoncer ce sexe au fond d’une femme, de la limer, de me faire éjaculer. Cela n’a pas de sens ! Rien de tout cela n’a de sens. M’aider ? Un cadeau ? Servir nos intérêts mutuels ?! Il va falloir m’expliquer ce que m’avoir donné une bite à un rapport avec tout ça !!! Peu importe, je n’arrive plus à être en colère. Tout ce qu’il me faut, c’est me branler, me faire du bien. Je vais devenir folle si je ne le fais pas.


Par les divins, est-ce que tous les hommes ressentent la même chose lorsqu’ils ont une érection ? Tu m’étonnes que ce sont tous des obsédés ! Je vais peut-être devoir être moins dure envers eux.


Je m’astique comme un puceau. Toutes ces sensations sont nouvelles pour moi. J’ai dû mal à l’admettre, mais elles sont terriblement excitantes. Je n’ai plus honte désormais. Plus rien d’autre ne compte que le plaisir, mon plaisir. Je me branle et j’aime ça. J’ai le souffle court, je gémis. Pourvu que personne ne m’entende. Soudain, j’ai une crise de panique. Je n’arrive plus à respirer. Quelque chose est en train de se produire dans mon bas-ventre. C’est comme une envie de pisser, sauf que cela vient alors je ne le contrôle pas. Cela dure à peine une seconde, puis tout à coup, l’extase, le soulagement. Je respire à nouveau tandis que mon sexe expulse une énorme quantité de liquide gluant. C’est du sperme. Je suis en train d’éjaculer ! Que c’est bon ! C’est horriblement salissant, mais incroyablement bon. Ooh, ce que j’en avais besoin ! J’en gicle beaucoup, bien plus qu’un homme normal. Je suis en train de mettre partout sur le dallage du sol.


C’est plus fort que mes orgasmes habituels. Meilleur que tout ce que j’ai pu connaître avec mes amants. Pendant l’espace d’un instant, j’oublie tout. Mes soucis, mes angoisses, mes craintes. Il n’y a que le bonheur. Je redescends malheureusement trop rapidement sur terre. Voilà, c’est déjà fini, je reviens à l’affreuse réalité. Non, je ne veux pas, je veux y retourner. Le désespoir m’envahit. Qu’est-ce que je vais devenir ?!


Une minute passe. Ce... « truc » est toujours là. J’avais espéré qu’il disparaisse de lui-même. Etrangement, je ne débande même pas. Je ne suis pourtant pas idiote, je sais quand même comment ça fonctionne chez les garçons. Sauf que rien n’est normal dans cette histoire. Il ne faut pas que je me fie à ce que je crois savoir. À vrai dire, je crois que j’ai encore envie. Non, c’est une certitude en fait. Cela m’a soulagé pendant un moment, mais l’envie me reprend déjà. Oh non ! Je ne sais pas si je dois m’en réjouir ou m’en effrayer. Quand est-ce que cette folie va cesser ? Je me masturbe à nouveau, si tôt après avoir éjaculé une fois. C’est comme si rien ne s’était passé. Ou presque. : je sais comment m’y prendre maintenant, et je sais le plaisir qui m’attend. Je suis plus à l’aise dans ce que je fais, plus confiante aussi. Je prends le temps de mieux m’examiner. Ce qu’elle est grosse ! Elle est même carrément hors-norme ! Je rendrais n’importe quel homme jaloux !


Quoique je ne me sentirais pas capable d’accueillir un tel calibre en moi. Mais qu’est-ce qui me prend... ces pensées, ce ne sont pas les miennes. Ce sont celles d’une perverse ! Oooh, peu importe. C’est sans doute ce que je suis en ce moment. Je me moque de ce qu’on peut penser de moi, j’ai juste besoin de jouir à nouveau.


J’ai l’impression de découvrir mon corps pour la première fois. Je réalise ce qui me fait du bien, et ce qui je m’en fais pas du tout. Songer à loger ce sexe au fond d’un vagin et de le limer augmente mon excitation. Je me sens frustrée, tellement frustrée de devoir faire ça à la main ! Et pourtant, c’est bon ! Tellement bon !


J’éjacule une seconde fois. C’est aussi abondant que la première. Tout ce sperme... ce n’est pas humain. Ce n’est pas encore assez, j’ai toujours envie. Cette folie ne s’arrêtera donc jamais ?! Je recommence. C’est encore meilleur que les fois précédentes. C’est que je commence à savoir m’y prendre. Je deviens plus endurante, mais cela décuple surtout mon plaisir. Je jute une troisième fois. Je ne me sens toujours pas soulagée. Je renonce à me débarrasser « rapidement » de cette affliction. Je m’installe dans mon lit et prends mon temps. Je me caresse, je m’astique, et me fais jouir à nouveau. J’en mets partout sur moi et sur mes draps. Je m’en moque pour le moment. Je recommence. Encore et encore. J’ai perdu le compte de mes éjaculations. Cela devient épuisant physiquement et émotionnellement. Plusieurs heures doivent s’être écoulées maintenant, et je ne suis toujours pas rassasiée. Je gémis, je soupire, je grogne. Je n’ai plus aucune inhibition.


Je ne me suis jamais sentie aussi heureuse de ma vie. Légère. Insouciante.


Mon sexe crache du sperme une nouvelle fois. Je m’attendais à me faire envahir une fois de plus par le besoin, sauf que rien ne vient. Il commence à ramollir. Je débande enfin ? Pour de vrai ?! Je reviens peu à peu à moi. Je me réveille alors lentement de cette folie. Qu’est-ce qui m’est arrivé ? Qu’est-ce qui s’est passé ?! Je ne suis pas sûre de ce que je ressens. Qu’est-ce que je regrette ? Que ce soit arrivé ? Ou que ce soit terminé ? J’ai peur. Je ne me reconnais plus. C’est comme si je découvrais une facette de moi-même dont je ne suis pas sûr d’aimer ni d’accepter. Maudites soient cette Cubi et sa malédiction. Je souhaiterais ne jamais être sortie de ma prison.


Je n’ai rien mangé de la soirée, je suis affamée, pourtant, je ne trouve même plus la force de me lever. Je suis épuisée, éreintée, lessivée. J’ai besoin de me reposer, de dormir. Je pense trop. J’y verrais sans doute plus clair demain.

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