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Orphée et Alex

Chapitre 1

Un jour un message. Quelques mots mal écrits pour imaginer une suite à une histoire, à un fantasme ! Qui saura jamais ! L'aimerez vous ? Dites le moi... Merci à vous qui me laissez vos commentaires et à vous tous qui me lisez...

SM / Fétichisme

Il voudrait que je raconte son histoire. Il aimerait que je vous narre, comment tout ceci est arrivé. Mais je n’ai fait qu’entendre, lire, je n’ai rien vu de ce qu’il me raconte.

Ainsi pourrait débuter son roman ou son fantasme.


Comment le situer ? Je ne sais rien de lui sinon qu’il me supplie d’être son « nègre ». Dans le sens noble du terme bien sûr. Il désire que je vous écrive ces choses qu’il a vues ou qu’il croit avoir vues. Je me perds un peu dans sa réalité et j’erre peut-être dans ses rêves, ses délires. « Il » ! Qui est-il au fait ? Un homme qui se dit soumis, qui m’écrit pour me féliciter de mes confessions, un illustre inconnu, mais il se plait à revenir de temps en temps vers moi, par un petit mot gentil, pour un message calme.


Voilà donc le début de l’histoire.


En ouvrant notre site favori, le lieu de nos recherches pour de futurs scénarios dont Michel élabore avec soin les tableaux avec des personnes trouvées là, j’ai un courrier non lu. En voici une version intégrale, sans fioriture ni coupure, telle qu’il m’a été envoyé.


— oooOOooo —



— Bonjour joli texte comme d’habitude.


J’ai assisté la semaine dernière à un plan plutôt sympa qui pourra peut-être vous donné des idées et après nous le raconter avec votre talent. J’avais vu dans un sexshop à Offenburg en Allemagne qu’un homme offrirait sa femme le vendredi suivant après-midi, on voyait sur la photo de l’annonce une femme brune plutôt très jolie habillé en jeans talon haut, simplement donc. Je suis donc venu voir le vendredi et à 14 h la voiture arriva, l’homme ouvrit le coffre de sa voiture et en sortit la femme en la tenant par une laisse attachée au collier de cuir autour de son cou.

Et la surprise, elle sortit complétement nue avec les mains attachés dans le dos et des escarpins à très haut talon. Elle était magnifique, il l’amena comme ça sur le parking jusqu’au sexshop puis la promena dans le magasin au vue de tout le monde j’ai même pu la toucher après avoir demandé au mari, elle s’est laisse faire, son sexe était épilé comme je les aime c’est à dire rien sur les lèvres juste un peu de poil sur le pubis. Après cette présentation elle fut amenée dans une salle de projection et tous les gens qui faisaient des achats pouvaient tirer une carte d’un jeu de cartes érotique. La femme devait obéir et réaliser le plan tiré. Moi j’ai pu la pénétrer par derrière, elle s’est mise a quatre patte, elle a cambré un maximum ses fesses pour m’offrir son vagin que j’ai pénétré avec plaisir, je lui ai demandé pourquoi elle m’a simplement répondu qu’elle devait payer ? Je n’ai jamais vu une aussi belle femme dans un plan de cette nature. Je suis parti, je ne sais pas combien de mecs et de femmes en on profité ce jour la.


— oooOOooo —


Alors que s’est-il passé ce jour-là, me direz-vous ? Une suite est-elle possible à ce message ? Rêve ou réalité, plaisir d’un moment pour un fantasme hors du temps et du commun ? Mais qu’importe puisque celui qui m’a écrit ces quelques lignes était lui persuadé qu’il avait assisté à un spectacle merveilleux et qu’il en avait retiré un certain bénéfice.


Alors je voudrais ici, sans aucune prétention vous faire plaisir, à ma manière, vous qui vous reconnaitrez aisément d’après vos quelques lignes, mais en précisant à tous les lecteurs, vous l’admettrez volontiers, que ce qui va suivre ne sera jamais que le récit inventé de la journée de cette femme dont vous parlez.


— oooOOooo —



Notre héroïne se nommera donc pour la circonstance Orphée et son compagnon ? Disons Alex ! Et surtout, pardon pour ceux dont les prénoms pourraient correspondre à ceux-ci. Alex est un bel homme d’une cinquantaine d’années et il a rencontré, Orphée, il y a bien longtemps déjà, nous n’en situerons pas la date dans le temps. Elle, c’est une jolie brune de quarante étés, bien faite, une femme normale, mais qui l’aime son Alex au point d’en oublier parfois sa propre personnalité, de renoncer à tout amour propre pour lui.


Au fil des ans, ils sont devenus complices à un tel degré que ni l’un ni l’autre ne saurait désormais se satisfaire de cette routine quotidienne fatale à tellement de couples. Naturellement que la plupart du temps ils ont des mœurs communément dites « traditionnelles », mais lui ne déteste pas qu’elle aime parfois se laisser emmener sur des chemins plus tortueux, plus abrupts, moins fréquentés, ou alors seulement par des personnes très averties. Par jeu, par défi aussi, lors d’une de ces soirées où il lui donne quelques gages pour accroitre leur plaisir sexuel, elle refuse juste par un mot, peut-être par un geste, et dans la continuité de leur plaisir, ils décident d’un commun accord que les choses ne doivent pas s’arrêter aussi brusquement.


Alex sur le moment se sent frustré de la réponse négative qu’a donnée Orphée à sa demande qui lui parait pourtant si légitime. Elle lui sourit pensant que le gage est perdu, mais il ne l’entend pas de cette oreille et lui dit :


— Nous en reparlerons demain, à tête reposée.


Ce à quoi la jeune femme naïvement est d’accord. Elle continue leurs ébats amoureux sans trop savoir qu’elle vient sans doute de mettre les pieds dans un univers qui va la dépasser largement. Ils font cette nuit-là l’amour comme si c’était la première fois, mais n’est-ce pas ainsi que ce devrait toujours se conjuguer le verbe aimer ? À tous les temps de la première fois ? Puis le sommeil remet les choses en ordre jusqu’au petit matin.


Quand la jeune femme s’étire et ouvre les yeux, une bonne odeur de café frais et de pain grillé vient titiller son odorat et Alex, un plateau dans les bras, apporte un peu de tendresse à ce réveil calme. De plus il a posé, à côté du bol, une rose rouge cueillie quelques instants auparavant au jardin.

Alors qu’Orphée prend une tartine déjà beurrée, juste pour y mettre de la confiture, dans le coin de la serviette que son mari a glissé sur le plateau, elle découvre un petit papier blanc. Curieuse, c’est une femme tout de même ! Elle déplie celui-ci et lit lentement les mots qu’Alex a tapés sur l’ordinateur avant de les imprimer.


— oooOOooo —



Mon amour,


Souviens-toi que pour nos jeux, au cours de la soirée passée, nous avions décidé que l’un d’entre nous serait pour la nuit l’esclave de l’autre. Le tirage au sort que nous avions effectué t’avais désignée comme ma propriété de vingt-deux heures hier à huit heures ce matin. Pourtant lors de nos jeux nocturnes, tu as transgressé les règles et ainsi violé nos accords précédents. Il était établi aussi que si le perdant du tirage au sort venait à être défaillant dans les gages imposés, le vainqueur pourrait être amené à avoir de nouveau le choix d’imposer un gage plus sérieux. Es-tu d’accord mon ange pour reconnaître que tu as quelque peu trahi le serment que nous avions défini au préalable ?


Je t’aime.


Alex


— oooOOooo —


Orphée regarde son mari, lui sourit, et d’une voix claire lui dit qu’elle est d’accord. Elle pense qu’il va lui demander un truc spécial, mais à réaliser dans l’intimité de leur vie privée, sans cri, sans heurt. C’est maintenant Alex qui lui déclare que c’est bien, qu’il est fier d’elle, qu’elle est une bonne fille, et qu’il l’aimerait un peu plus… Salope. Ils se regardent et la matinée se termine par encore une fois une partie de sexe où elle crie, râle sous les coups de queue d’un Alex totalement excité et déchaîné. Puis, c’est ensemble qu’ils prennent leur douche, et qu’enfin ils sortent pour aller déjeuner au restaurant.


Elle s’est vêtue d’un jean bleu délavé, a peigné ses cheveux bruns et l’éclat de sa beauté éclabousse les trottoirs de la ville alors qu’ils se rendent au restaurant, bras dessus, bras dessous. Elle se cramponne à lui, faisant très attention, car pour sortir elle s’est chaussée d’escarpins aux talons défiant toutes les lois de l’équilibre. À certains endroits du chemin citadin qu’ils empruntent pour se diriger vers l’auberge de leur déjeuner, Alex la met en situation et prend quelques clichés avec son vieux Kodak.


Assis l’un en face de l’autre, ils mangent tranquillement en se faisant les yeux doux, l’amour fou existe toujours et les deux tourtereaux en sont une preuve évidente. Elle parle de demain, des parents qui n’ont pas téléphoné, de son bureau, enfin ils ont une vie de couple heureux, quoi de plus simple finalement quand on s’aime ? Puis un éclair dans son esprit et elle reprend l’appareil photo pour regarder les images qu’Alex a prises d’elle en venant.


L’avantage des numériques, c’est que l’on peut sans problème faire une sélection immédiate et finalement quand elle a épuré les clichés, il n’en reste plus que deux, mais ils sont superbes. Il est plus juste de dire que sur ceux-ci elle est superbe. Sur le premier, elle se tient de semi-profil, ses cheveux mi-longs sont balayés par le vent. Son jean moulant lui donne une allure de tigresse montée sur des échasses.


Mais le mieux c’est sa poitrine qui s’avance, arrogante au possible, laissant entrevoir deux beaux seins d’un volume raisonnable. Ils sont adorables, appétissants à souhait. La seconde photo elle, exprime pratiquement la même attitude d’Orphée. Elle la montre fièrement à Alex en lui certifiant qu’il est doué pour la rendre belle. Sous son sourire à lui se cache encore l’obsession du gage qu’il mijote pour son « indiscipline notoire de la nuit ».


— Et pour ce dont nous avons parlé mon cœur ? Pour ton gage, es-tu enfin prête à m’offrir un de mes rêves ?


L’effet du repas ? Du vin ? Enfin sans doute la conjugaison des deux et la voici qui les yeux plantés dans ceux de son mari, laisse échapper un « oui » ferme et franc. Radieux, le sourire d’Alex éclate sur son visage comme un cadeau du ciel et il ne parle plus de rien, surtout pas de ce qu’il vient d’imaginer… La journée se termine par une séance cinéma, un film, bon, mais sans plus. Enfin au moins ils étaient bien, serrés l’un contre l’autre dans de moelleux fauteuils confortables. Ils se sont un peu embrassés, Alex l’aurait bien tripoté aussi, mais dans sa tête trotte une idée !


Elle est encore un peu confuse, mais les contours se dessinent lentement et le plan germe dans son crâne, sans bruit. Pour un peu, il en aurait presque une érection spontanée. Encore que finalement, les mains d’Orphée ne sont sans doute pas étrangères à celle-ci. Le dimanche soir se meurt après encore un film, mais à la télévision cette fois. Un bon repos dans un lit frais, non sans avoir encore conjugué, le verbe « aimer » au temps « missionnaire », une position de couple fatigué ou fainéant, de couple qui s’endort…


Lundi matin, Orphée est partie pour son bureau. Alex a encore toute la matinée pour élaborer la première partie de son plan ; son gage commence vraiment maintenant. Sa préparation est stricte, comme toujours. En premier lieu, il ouvre la photo d’Orphée et la place sur une feuille de papier A quatre. Puis il élabore un texte en pesant tous les mots, étudiant toutes les possibilités, il veut mettre toutes les chances de son côté.


— oooOOooo —


Mesdames, Messieurs,


Ma femelle ayant désobéi, elle doit donc être punie.

Pour cela, elle sera livrée en ce lieu aux femmes et hommes qui en auront envie.

L’exécution de ce châtiment aura lieu le vendredi seize septembre à quatorze heures.

Toutes les personnes qui m’en feront la demande verbale seront autorisées à jouir de l’endroit que je choisirai pour eux.

Je considérerai que la punition sera éteinte à partir de dix-huit heures trente.


Venez nombreux, mais respectueux.


Maître A…


— oooOOooo —


Puis le texte est mis en page, alliant ainsi la photo à l’écriture. Le résultat semble satisfaire Alex qui en sort deux copies de son imprimante, les passent dans la machine à plastifier et c’est vrai que les affiches qu’il a en main sont du plus bel effet. Dans la voiture qui l’emporte vers la Heinrich-Hertz strasse au numéro vingt, et une boutique d’Offenburg, en l’occurrence celle de City-sex-Boutique Gmbh, il en rêve de ce vendredi à venir. Là, dans le sex-shop, il furète un peu, choisit un joli collier de cuir, pareil à ceux que l’on met aux chiens, puis il trouve également quatre bracelets de cuir, en fait un lot qui en comprend deux pour les chevilles et deux pour les poignets.


Puis, juste avant de se diriger vers la caisse, il revient vers les chaînes et en découvre une qui s’apparente bien au collier. Le tout est ensuite remis au vendeur, qui met l’ensemble dans un sachet impersonnel. Alors qu’Alex paie, il sort de sous son pull ses deux affiches et demande poliment au vendeur s’il peut afficher celles-ci dans le magasin. L’homme jette un œil furtif sur les deux bouts de plastique que tient son client, puis il lui tend un rouleau de scotch ainsi qu’une paire de ciseaux. Du menton, il fait un signe d’assentiment et désigne deux panneaux qui se trouvent derrière Alex.


C’est rapide, vite et bien fait, Ales se recule un peu, jette un œil et semble content de voir son affiche aussi visible. C’est vrai aussi qu’Orphée est merveilleusement belle sur cette annonce. Des gens, hommes pour la plupart, circulent dans l’immense sex-shop et il sait que dès son départ, certains comme des affamés vont se précipiter pour lire. C’est bien, parce qu’il espère vraiment qu’il aura du monde pour punir sa compagne. Un dernier regard vers le vendeur, pour un bref salut et il sort, enchanté de la bonne réalisation de sa première phase d’un dispositif difficile à mettre en œuvre. Le cœur léger, il reprend le chemin de sa vie tranquille, posée.


Il est militaire ici dans cette Allemagne qu’il a appris à aimer depuis longtemps. Dans la semaine qui suit, il a bien du mal de taire à Orphée ses idées et il doit faire tout un tas d’efforts pour ne pas lui dire ce qu’il a prévu pour elle, ce vendredi qui arrive. Pourquoi ce jour-là ? Juste parce qu’elle et lui ne travaillent pas l’après-midi, ce qui assure une disposition particulière pour les heures qu’il a fixées pour son affiche. Voilà, ils sont en fin de déjeuner, à la maison ce vendredi et après qu’Orphée ait fini de desservir la table, il lui propose une petite sieste « crapuleuse ».


Dans la chambre, elle se laisse dévêtir, consciente de passer un de ces moments doux et chaud, comme il sait si bien les concocter. Nue, elle le laisse faire, alors que d’une main experte, il lui caresse la nuque, elle adore cette manière si particulière de la toucher. Encore rien que de très normal dans cette envie de lui mettre un bandeau sur les yeux, et d’ensuite lui descendre ses mains sur la peau tendre de son ventre, s’arrêtant sur ses seins qui se gonflent de désir. Puis il lui passe, mais elle ne le voit pas et pour cause, un bracelet, enfin quelque chose d’une matière agréable à chaque poignet.


Il prend ses deux bras et les ramène lentement dans son dos. Quand il les lâche, elle s’aperçoit qu’elle ne peut plus les bouger, il l’a attachée. Elle reste confiante, son jeu s’il la perturbe un peu, l’amuse et surtout lui donne une touche piquante, là, juste au fond du ventre, un frisson, venu de ses entrailles. Elle est parcourue par une chair de poule qui lui donne encore plus envie d’être à lui.

Il lui a passé maintenant, elle suppose que c’est cela, des bracelets aussi à chaque cheville.


Puis, ses jambes aussi sont réunies par ces bracelets, mais elle ne comprend toujours pas comment. C’est autour de son cou que les doigts ferment désormais ce qui lui parait être un collier de cuir très large. Sur ce collier, elle sent encore autre chose qui lui coure le long du dos, pour venir jusqu’à ces pieds.


— Ne t’inquiète pas ma chérie, c’est juste une cape de soie noire, juste pour que tu ne sois pas totalement nue.


Elle ne pige pas ce qui se trame, mais bon jusque-là, il a toujours été correct et prévenant. Elle ne s’est jamais montrée réticente à ces jeux et il a su lui donner tellement de plaisir par ceux-là qu’elle ne veut pas s’inquiéter.


— Ouvre la bouche mon Amour !


Elle s’exécute, pensant que puisqu’elle est allongée sur le lit, il va lui demander une fellation, ce qui lui donne là encore, une montée d’adrénaline supplémentaire. Rien de tout ceci, juste quelque chose d’assez long, de froid, comme du caoutchouc, du latex peut-être, pas très volumineux, mais juste assez pour qu’elle ne puisse plus refermer ses mâchoires. Un étrange objet lui est glissé dans la bouche. Le tout est maintenu en place par une lanière dont elle entend un mécanisme se refermer sur sa nuque.


Elle voudrait parler, crier, mais les sons restent bloqués dans sa gorge et la peur commence à s’insinuer en elle. Une peur qui a un effet pervers, celui de la faire mouiller abondamment.


— Bien, mon Trésor, te voilà prête, nous allons faire un petit voyage et enfin, tu vas me payer ce gage que tu me dois depuis l’autre nuit. Mais rassure-toi, je suis avec toi, près de toi et personne ne te fera de mal, enfin rien de ce que je ne voudrai pas.


Alex empoigne maintenant son épouse par le torse, il la remet debout devant le lit et elle grogne, c’est inaudible, mais il sait qu’il ne lui a pas fait vraiment mal. Il la soulève maintenant et il se dirige vers le garage, ouvre le coffre de sa voiture et sur une couverture qu’il a placée par avance là, il dépose son précieux fardeau avec mille délicatesses. Le coffre se referme, le destin d’Orphée est scellé.


Dix minutes, pas une de plus pour rejoindre le parking souterrain qui dessert le sex-shop où il a affiché ses attentes une semaine plutôt. Il n’a pas de chance, pas de place tout près des escaliers. Tant pis ! Orphée marchera un peu c’est tout. L’ouverture du coffre, elle ne peut que l’entendre, elle est toujours aveugle et muette par la force des choses. Elle voudrait savoir ce qui se passe, mais il ne parle pas. Elle perçoit quand même le bruit que fait la chose qu’il vient de fixer à son collier. Elle sent également qu’il vient de se baisser et qu’il touche les bracelets de ses chevilles.


Enfin, juste une légère secousse et elle est forcée d’avancer, tirée par le cou, il lui a donc posé une laisse ou une chaîne ? Où sont-ils, le bruit de ses pas, des escarpins qu’il lui a remis aux pieds, les bruits résonnent dans sa tête ou bien est-ce qu’elle entend réellement cet écho ? Elle n’a pas le temps de se poser trop de questions, que déjà il la prévient :


— Attention, il y a une porte, puis des escaliers, voilà doucement ma toute belle !


Elle est obligée de suivre, mais sa voix la rassure. Où vient-il de l’emmener ? La dernière porte qu’elle vient de franchir lui laisse penser qu’ils sont maintenant dans un grand endroit plat. Elle se fie à son instinct et elle sait, elle en est certaine qu’ils ne sont plus seuls. Elle se dit que ceux qui sont là la regardent et qu’elle est à poils, complètement à la merci de son mari. Elle entend une voix d’homme qui demande à Alex :


— Je peux toucher s’il vous plaît ?

— Je vous en prie, faites, ne vous en privez surtout pas !


Une main est venue ramper le long d’une de ses cuisses, elle tente d’y échapper, mais elle est rattrapée par la laisse qui se tend un peu. Les doigts inconnus essaient encore de lui écarter les jambes, elle les garde serrées en espérant qu’Alex comprendra que par là, elle veut dire non. Alors il la tire doucement contre lui, enfin elle pense que c’est lui, et plusieurs mains maintenant la soulèvent du sol et la maintiennent à l’horizontale. Elle se sent reposée sur le dos sur une sorte de grande table, ses poignets et ses chevilles sont maintenant écartés de force de son corps.


Puis à nouveau, elle ne peut plus bouger ni jambes ni bras. Elle est crucifiée, bien à plat sur un étal de velours ou quelque chose de similaire.


— Bien, allez-y, Monsieur, ce devrait être plus facile maintenant !


C’est dit par son mari alors que la main recommence ses reptations sur sa poitrine, descend sur son ventre, lui caresse le nombril et elle ne peut rien faire, rien empêcher.


— Permettez-moi de lui enlever son bandeau, j’aimerais qu’elle regarde et qu’elle sache ce qu’on va lui faire !

— Faites, faites, ne demandez plus, faites comme bon vous semble.


C’est Alex qui déclare cela et elle sait qu’il ne s’adresse pas seulement à celui qui vient de demander. Elle n’est pas longue à avoir les yeux libérés. Elle frissonne en voyant ce qui l’entoure. Des tas de cassettes de culs, des vibromasseurs, des gadgets de films pornos, elle en tombe des nues. Comment et que fait-elle dans un pareil endroit, et combien sont-ils autour d’elle à la regarder ? Il y a celui qui la tripote, il avance la main vers la fourche de ses cuisses, elle voudrait qu’il s’arrête là, qu’il se contente de cela, mais elle entend Alex qui l’exhorte à continuer.


— Allez-y, elle aime quand on lui touche le clitoris, elle adore qu’on la traite en chienne ; allez-y mes amis parce qu’à dix-huit heures trente, elle sera de nouveau la gentille petite bourgeoise que j’aime. Vous ne pourrez plus la toucher, c’est le contrat que j’ai fait en l’amenant ici.


Orphée se dit que ça va être sa fête, ils ont tous l’air affamés de sa viande fraîche, et elle ne peut que subir. L’autre là vient d’arriver sur sa chatte, il lui en écarte les lèvres et enfonce doucement un doigt dans l’ouverture qu’il trouve facilement. L’intromission n’est absolument pas douloureuse, parce que les paroles de son mari lui ont fait un drôle d’effet. Elle mouille abondamment et elle est sûre qu’ils voient tous cette chatte luisante qui coule de désirs pervers. Le doigt agit comme une queue miniature en entrant et sortant d’elle, en se frottant contre son clitoris et maintenant d’autres mains parcourent aussi son corps.


Ses seins sont pris d’assaut, partout elle sent et voit des doigts qui la palpent, la caressent et mon dieu, la voici qui sent venir du fond d’elle, comme une marée, une lame qui va ravager son ventre. Elle gueule dans son bâillon, elle crie pourtant muette avec cette chose qui, dans sa bouche, l’empêche de s’exprimer pleinement. Alors c’est en voyant les réactions désordonnées d’Orphée qu’Alex lui retire la boule qui lui clos la bouche. Et il laisse son doigt traîner entre ses lèvres. D’instinct, elle suce ce doigt comme s’il s’agissait d’un phallus, elle est secouée par cette envie de jouissance qui lui taraude les tripes.


L’un de ceux qui la sodomisent lui demande soudain dans le feu de l’action :


— Pourquoi fais-tu tout cela ?


Orphée répond sans hésiter :


— Parce que je suis punie.


Ils l’ont détachée de la table, et elle s’y trouve à quatre pattes maintenant, tendant sa croupe aux regards inquisiteurs de ces mecs qui bandent comme des « salauds » pour ce petit cul si affriolant. L’un d’entre eux s’est couché sous elle, la tête entre ses cuisses et sa langue la lèche sans discontinuer. Orphée râle de tous ses poumons pendant qu’un autre lui tient les tétons, qu’il les serre entre deux doigts, en tournant par moment. Elle sent que dans ses fesses qui sont maintenues par deux mains qu’elle ne connait pas, une queue raide s’enfonce, glisse dans sa mouille ou est-ce dans la bave de son lécheur ?


La bite entre et ressort, prend une cadence et s’y tient. Elle va longtemps au même rythme, alors que la langue de l’autre ne cesse pas non plus de lui titiller le clitoris. Et sur ses seins, la pression s’est aussi accentuée, Orphée crie de plus belle. Elle crie qu’Alex est un salaud, un salaud magnifique, qu’elle veut être baisée plus fort, puis moins vite, en fait elle commence à guider les opérations des gens qui s’occupent d’elle. Et elle jouit à ne plus pouvoir s’arrêter, dans des cris qui doivent faire craquer les murs du sex-shop, qui doivent ameuter tout le quartier sans doute.


Quand l’homme qui la baise commence à donner des signes d’une faiblesse obligée, un autre le remplace, un autre lui bourre la chatte. Puis c’est celui qui la suçait, qui las de recevoir ses jets de cyprine, laisse la place à un autre. Mais celui-là la fait s’étendre sur lui, s’enfonce jusqu’à la garde dans son fourreau de velours et un autre présente sa bite à son œillet sombre. Un troisième est venu lui bloquer le visage entre ses mains, et il lui fourre d’autorité son vit devant la bouche.


Comme les deux premiers viennent de reprendre une cadence soutenue, elle ne peut qu’ouvrir les lèvres pour reprendre un peu d’air, mais surtout pour hurler son plaisir. La tige qui flirtait avec la bouche s’engouffre dans l’ouverture ainsi libérée. C’est tous les trous bouchés d’Orphée qui excitent Alex, lui donne une érection magistrale. Un Alex qui regarde sa femme se faire prendre, comme une vraie « salope », qu’il apprécie le spectacle de sa furie déchaînée.


Lui aussi est en érection et il se dit qu’elle devrait être plus souvent punie, et que même si elle ne commet aucune faute, il pourrait à l’avenir en inventer, juste pour ce plaisir-là, celui de la regarder jouir, et surtout de jouir lui-même de ce si délicat spectacle. L’après-midi avance en heure et c’est rapidement que les participants de ce gang-bang fortuit se vident de leur semence, là où ils sont, là où ils veulent aussi, puisque Orphée a fini par réclamer son droit au plaisir et que plus rien ne l’arrête dans sa quête d’une jouissance étrange et désordonnée.


Mais les choses sont réglées et à dix-huit heures trente, le jeu se termine brusquement, comme il a commencé. Alex s’approche d’Orphée, la remet sur ses jambes qui ont un peu de mal à ne pas trembler. Elle dans un élan doux, vient se blottir tout contre sa poitrine et il ne peut que lui relever la tête en la prenant par le menton, délicatement, pour lui murmurer à l’oreille «


— Merci, merci mon Amour !


À la maison où ils sont revenus, elle passe de longues minutes sous le jet brulant qui lui, semble-t-il, la lave de toutes ces traces physiques ou psychologiques des corps à corps qu’elle a subis dans cet endroit incroyable. Elle se dit aussi que c’était tellement bon que peut-être, elle désobéira encore quelques fois à Alex…


Mais c’est une autre histoire.

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