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La peau grise

Chapitre 1

Divers

C’était un de ces soirs où je me disais que j’aurais vraiment mieux fait de rester chez moi. J’étais censé être en rencard depuis trente minutes déjà. Ça devait juste être un rendez-vous banal avec Cloé, cette fille avec qui j’avais matché sur l’une des dizaines d’applications de rencontre se trouvant sur mon smartphone. Cette fois, la discussion se trouvait sur Tinder et elle ne m’avait toujours pas contacté. J’étais donc là, seul, à finir un fond de bière dans mon café préféré : l’Authentique. Un petit café-bar méconnu du 2e arrondissement, mais son ambiance réussissait toujours à m’apaiser. J’essayais toujours de le proposer comme lieu de premier rendez-vous aux nouvelles filles que je rencontrais. Enfin, pour le coup, on m’avait de toute évidence posé un lapin. Cela faisait maintenant 45 minutes. J’avais passé tout ce temps à entretenir d’autres conversations virtuelles avec mes autres cibles du moment, pour passer le temps. Je me résignai et me levai.



Je réglai l’addition pour les deux bières, puis sortis. Le vent froid qui souffla sur mon visage au moment où je franchis le seuil du bar éveilla en moi de douloureuses émotions. Se faire planter comme ça faisait certainement partie des aléas du jeu, mais cela ne faisait jamais plaisir. La tête et le cœur toujours troublés, ce furent mes jambes qui marchèrent instinctivement sur le chemin menant à mon domicile.



À peine une minute de marche entamée et mon téléphone vibra. C’était un message Tinder de la part de Cloé. Elle m’y expliquait qu’elle avait eu un gros problème et qu’elle ne pourrait pas être là avant moins d’une heure. Je lui répondis que ce n’était pas si grave tant qu’elle allait bien et qu’on pourrait remettre cela à un autre jour. Tout de suite, elle se répandit en excuse en insistant sur le fait qu’elle voulait vraiment qu’on se voie aujourd’hui et proposa une solution alternative. Elle me dit qu’elle pourrait faire au plus vite si je l’attendais directement chez elle et qu’elle m’expliquerait tout en détail là-bas. Ma nature méfiante s’éveilla et j’hésitai quelques instants à répondre à sa requête par la positive. Je me demandais s’il ne s’agissait pas là d’une quelconque arnaque élaborée. On n’était jamais à l’abri d’une mauvaise surprise avec les rencontres sur Internet. D’un autre côté, au cours de nos échanges, j’avais été charmé par la personnalité et l’intellect de Cloé.


J’avais vraiment envie de la rencontrer en personne. Au final, j’acceptai sans regret. De toute façon, je n’avais rien sur moi qui mériterait que quelqu’un fomente une si complexe fraude à mon encontre. Puis j’avais déjà passé tout ce temps à l’attendre, autant aller jusqu’au bout. Réjouie, elle m’envoya donc toutes les informations nécessaires, à commencer par son adresse. Je m’empressai alors d’appeler un chauffeur Uber pour m’y rendre sans attendre.


Le chauffeur me déposa juste devant la grande porte de la résidence de Cloé. La façade de celle-ci était dans la plus pure tradition architecturale haussmannienne des nombreux immeubles que l’on trouve à Paris. En examinant le bâtiment, je reçus quelques gouttes sur le front. Il commençait à pleuvoir. Je rentrai alors rapidement le code que Cloé m’avait donné. La porte s’ouvrit sans problème et je me retrouvai dans la cour. Je cherchai la roche de forme ovoïde sous laquelle elle m’avait dit avoir dissimulé une clé de rechange, de façon un peu cliché. Je la trouvai comme prévu à proximité du plant d’orchidées. Pour finir, il ne me restait plus qu’à trouver l’appartement à son nom. Après quelques secondes de recherches, je tombai sur l’appartement de Cloé Charlene. J’appris son nom de famille par cette occasion. C’était la première fois que je voyais "Charlene" utilisé en tant que nom de famille.


Faisant rapidement fi de cette trivialité, je tournai la clé dans la serrure, poussai la porte puis rentrai dans l’appartement.

Quand je passai le pallier, je sentis une agréable odeur de jasmin. En un seul regard, on pouvait confirmer qu’il s’agissait de l’appartement d’une jeune femme. Tout était bien ordonné et rangé. Je regardai ma montre, j’avais fait vite. Cloé ne devait pas arriver avant une vingtaine de minutes encore. Je retirai la clé de la serrure, comme elle me l’avait ordonné. Me retournant, je posai ma veste sur le porte-manteau en m’apprêtant à examiner son appartement quand j’entendis la serrure se faire pénétrer. C’était un timing assez curieux, mais dans le doute, je m’apprêtai à accueillir Cloé. Apparut alors la silhouette d’une élégante et bien portante femme, dessinée par la lumière du hall.


— Salut Cloé, tu as fait ass...


J’interrompis mes salutations à la réalisation de la vision qui s’offrait à mes yeux. La jeune femme qui avait ouvert la porte avait les mains et le visage gris, tandis que ses cheveux et ses yeux étaient couleur blanc neige. Le reste de son corps était dissimulé par le large imperméable qu’elle portait. Je fis deux pas en arrière dans une réaction motivée par un mélange de peur, de surprise et de dégoût. L’horrifique créature entra et ferma la porte à clé derrière elle. Inconsciemment, je cherchai déjà du regard une arme improvisée pour me défendre en cas d’attaque impromptue de la monstruosité. Un nombre astronomique de pensées qui ne faisaient pas grand sens me vinrent alors à l’esprit. Je ne pus que balbutier quelques mots en tremblotant :


— Qui es-tu, qu’as-tu fait de Cloé?


Sans me répondre, le simulacre de femme avança alors vers moi d’un pas tellement léger que c’en était effrayant.


— N’avance plus ou alors j’appelle les secours, avais-je crié en brandissant mon portable dans ma main...



Elle s’arrêta alors là où elle se trouvait puis pointa son index contre sa poitrine.


— Cloé , dit-elle d’une voix claire semblable à l’écoulement d’une cascade.

— Qu’est-ce que tu racontes, tu n’as rien à voir avec Cloé. rétorquais-je alors sous l’impulsion.


En effet, même si on lui enlevait son teint gris métal, son visage était aux antipodes de celui de la photo de Cloé. La créature avait un nez fin, des fossettes marquées et un menton qui paraissait raffiné. À y regarder de plus près, il est vrai qu’elle était fort jolie malgré ces couleurs perturbantes et un visage affichant une expression imperturbable. Mais en aucun cas n’était-elle similaire à la fille sur la photo.


— Moi Cloé. Nous sexe. dit-elle en pointant tour à tour sa personne puis moi-même.


Elle ouvrit alors son imperméable et le laissa tomber au sol. Cela dévoila un justaucorps en dentelle noire recouvrant une partie de son corps gris argenté. Ses seins gris paraissaient vouloir s’échapper de cet habit si serré. Elle fit un pas en avant.


— N’approche plus je t’ai dit, laisse-moi juste partir ! Peu importe ce que ça concerne, mais je ne veux pas y être mêlé. Il n’y a pas moyen que tu sois, Cloé !


Elle s’arrêta de nouveau puis prit un moment comme si elle paraissait réfléchir et déclama :


— Pas attendre qu’événement vienne comme tu souhaites. Décide vouloir ce qui arrive et toi heureux.


Je fus frappé par ces paroles comme par un éclair qui aurait négligé un paratonnerre pour s’abattre sur le toit d’une bâtisse. Bien que la grammaire ait été passée à la hache, c’était ma citation préférée d’Épictète. Je lui avais sorti ça au bout d’une semaine pour tenter de l’impressionner. Ce à quoi elle avait répondu : « Est heureux qui croit l’être.».


— Cloé, c’est donc vraiment toi ?


Elle hocha la tête en guise de réponse. Serait-ce donc possible que j’avais réellement devant moi la fille avait laquelle j’avais dialogué et qui m’avais tant plu ? J’avais encore mes doutes. Par messages, elle était éloquente et exubérante dans son choix de mots alors qu’ici, sa syntaxe était horrible. Elle avait même du mal à aligner deux mots.



Soudain, la prétendue Cloé ramassa son imperméable et sortit un téléphone de l’une de ses immenses poches. Elle passa deux secondes à tapoter dessus de ses fins doigts gris. Immédiatement après, mon téléphone vibra. D’un hochement de tête, la féminine créature m’indiqua que je pouvais le regarder. Doucement, je pris mon smartphone en main. Il y avait une récente notification Tinder. J’ouvris l’application pour y trouver un nouveau message de Cloé : « C’est bien moi. J’espère que tu n’es pas trop déçu. Je suis toujours la même. »


Incroyable, cette créature était donc bel et bien la dénommée Cloé. Je levai ma tête et regardai en direction du visage de Cloé. En me plongeant dans les deux boules-de-neige qui lui faisaient office d’yeux, je ne pouvais détecter aucune trace de malice. Quelque part, ça me rassura grandement de savoir que cette personne devant moi était capable de pensées complexes. Je m’approchai alors d’elle puis déclamai :


— J’ai tellement de questions pour toi. Pourquoi ne m’as-tu ri...


Elle m’interrompit en posant son index sur mes lèvres puis me demanda :


— Nous, sexe, OK ? Réponses, après.


Elle semblait vraiment vouloir coucher avec moi pour une quelconque raison. En y réfléchissant davantage, en dehors du curieux phénomène de décoloration, elle était très excitante. Elle avait de belles courbes fournies malgré le fait qu’elle soit svelte. Son attitude impassible avait aussi son charme. Je trouvais toujours cela un peu louche, mais après une telle montée d’adrénaline, je me sentais excité comme jamais. Au final, je hochai la tête pour lui signifier ma réponse. Elle poussa un délicat ricanement de satisfaction marquant sa victoire morale.


Elle prit tout de suite les devants en arrachant violemment la chemise rayée que je portais, faisant sauter quelques boutons au passage. Quant à moi, mes mains parcouraient déjà son sublime corps de haut en bas. La texture de sa peau était particulière, légèrement moite tout en restant incroyablement lisse au toucher. Le corps entier de Cloé paraissait vibrer à chaque effleurement de mes doigts sur sa peau. J’embrassai son cou tandis qu’elle me débarrassait de la ceinture de mon pantalon. Cloé avait une odeur qui me rappelait étrangement celle du baume de tigre, en moins marquée. Cette odeur me rappela mon enfance et me mit en confiance. Je fourrai alors ma langue dans sa bouche et à ma grande surprise, elle possédait une fine langue bifide. Elle était peut-être une de ces amatrices de modification corporelle, ce qui expliquerait son apparence. Chassant ces pensées futiles de mon esprit, je me concentrai sur le ballet qu’effectuèrent nos langues.


Tout ce que je lui donnai, elle me le rendit au quintuple. Je pouvais sentir son désir comme s’il se matérialisait contre ma peau. Ma ceinture céda, je saisis une capote se trouvant dans ma poche arrière et me débarrassai de mon futal. Alors que je commençais à ouvrir la protection, elle tapa sur ma main de manière caractérielle et fit chuter le préservatif, au sol. Je fixai son visage un instant, Cloé affichait une expression de mécontentement. Qu’à cela ne tienne, peut-être ne voulait-elle pas que ça nous encombre durant les préliminaires. Elle saisit ensuite immédiatement mon paquet et commença à masser ma queue déjà à moitié dure à travers mon caleçon. Elle savait exactement comment y passer ses doigts, où appuyer, c’était une pro.


Alors que mon plaisir personnel augmentait, j’écartai les bretelles de son justaucorps les déplaçant de ses épaules à ses bras. Se révélèrent alors des tétons pointus d’une coloration bleuâtre. En y approchant mes doigts, je découvris à mes dépens qu’ils étaient rêches, à la limite tranchants. Cloé saisit alors son sein gauche en pointant son téton vers moi et demandant de façon innocente :


— Lèche ?


Le tout accompagné d’un rire moqueur et un regard espiègle. Elle savait sans doute que je me serais coupé la langue si j’avais essayé. C’est alors elle qui prit les devants de nouveau et utilisa sa langue modifiée pour me stimuler les tétons. Ils devinrent durs en à peine quelques instants.


Elle continuait toujours de masser mon manche, maintenant pleinement érigé. Le plaisir montait de plus en plus et je n’en pouvais déjà plus : je voulais être en elle immédiatement. Brisant notre étreinte, j’enlevai mon caleçon pour laisser mon mat flotter au vent. Retirant alors son justaucorps, je touchai son entrejambe et une nouvelle surprise s’imposa à moi. Il n’y avait rien. Ni orifice vaginal, ni appendices, rien de rien. Je n’avais jamais rien vu de pareil. Mais qui était donc vraiment cette femme ? S’en suivit un léger moment de panique de ma part, ne savant pas du tout quoi faire. Cloé venant à ma détresse, agita son index de gauche à droite pour signifier un non. Elle se mit à genoux, saisit fermement ma bite et se mit à la tâter comme si elle vérifiait qu’un fruit était bien mûr. C’est alors qu’elle fit sortir une espèce d’aiguille, de trois centimètres de long, du bout de son index. Elle saisit ma bite fermement puis leva mon gland vers le ciel.


— Non, ne fais pas...



Je n’eus pas le temps de protester, qu’elle planta l’aiguille dans la zone où pénis et testicules se rejoignent. Étonnement, cela se fit complètement sans douleur. Elle se leva alors et je commençais à sentir un sentiment étrange m’envahir, quelque chose changeait dans mes organes sexuels. Mon pénis déjà dur se rigidifia davantage, mes testicules gonflèrent en volume. Suite à cela, je me sentais béat, euphorique et excité comme après une privation d’un an. Elle me regarda comme si les choses ne faisaient que commencer maintenant. D’un coup de pied, elle me poussa dans le fauteuil se trouvant derrière moi, puis se mit à genoux de nouveau.



Dans un spectacle envoûtant, Cloé sortit lentement sa langue fourchue de sa bouche. Son appendice buccal était beaucoup plus long que celui de la moyenne des gens. Elle l’entoura autour de mon gland à vif. Il semblait que sa salive rendît mon membre entier plus sensible. Elle se mit alors à frotter délicatement mon extrémité avec les bouts de sa langue, à coup de petits mouvements concentriques. Puis alors que je pensais déjà avoir subi le summum de son art buccal, elle déroula sa langue davantage. Celle-ci semblait ne pas finir, à la manière de ces chiffons que les magiciens sortent de leurs chapeaux. Lorsqu’elle estima que la longueur était suffisante, elle utilisa ce lasso de plaisir pour agripper mon pénis dans son entièreté. Elle fit deux tours autour de ma queue, pour finir par un nœud délicatement placé autour de mes testicules. C’est alors qu’elle resserra son mécanisme complexe, de façon si virulente qu’elle rendit visible la quasi-totalité des veines de mon engin.


Dans son élan, elle se mit à faire des va-et-vient linguaux sur l’entièreté de ma bite, tout en stimulant mes boules, de ses deux bouts de langues. Un plaisir intense m’habita alors en un instant, tandis que l’être étrange utilisait sa langue pour me branler.

Mes ongles plantés dans les accoudoirs du fauteuil, je dus me concentrer fortement pour ne pas gicler au travers de cette spirale de muqueuse divine. Sur le moment, je savais déjà que c’était et resterait sans doute la meilleure fellation que l’on ne m’ait jamais faite. Entre deux plaisirs incomparables, j’examinais le visage de Cloé. Elle n’affichait plus une expression stoïque comme auparavant. Ses joues grises avaient bleui, ses pupilles étaient légèrement révulsées et sa bouche laissait échapper des filets de salive venant s’écraser contre mon bas-ventre et mon pénis. Elle agissait de manière bestiale et on pouvait tout de suite deviner qu’elle prenait plaisir à ce qu’elle faisait.


Plus on avançait plus elle accélérait le rythme. Entrecoupé par mes propres gémissements de plaisir, je lui annonçai :


— S... Si tu vas si vite je ne pouvais pas me retenir, très lon... Très longtemps.


Entre deux filets de bave, elle me répliqua :


— Viens à moi.


Malgré son langage approximatif, j’avais parfaitement compris l’idée qu’elle voulait communiquer. De nouveau, elle accéléra la cadence. J’étais au bord de mon siège et sentais déjà venir la jouissance ultime quand soudain, elle me prit au dépourvu une nouvelle fois. D’un coup, elle resserra son nœud autour de mes testicules et laissa l’extrémité liant le tout, stimuler mon anus. Mon pénis se mit à trembler, comme un geyser prêt à évacuer toute la pression. Tout en poursuivant la masturbation linguale, elle saisit mon membre, de ses deux mains et le plaça dans sa bouche. Elle continua de me stimuler dans cette lyrique branlette à trois mains, pour un court instant.


Mais le plaisir était devenu incommensurable et je giclai mon ambroisie blanche directement dans la gorge de cette déesse de la pipe. Mon sperme se déversa en continu, pendant ce qui parut être une éternité. À chaque giclée, Cloé avait des spasmes de plaisir intense. Lorsque le flot de sperme cessa, elle se laissa soudainement tomber en arrière. Elle semblait convulser et avait maintenant les yeux totalement révulsés. Je m’inquiétai un instant, jusqu’à ce qu’elle commença à pousser des cris de plaisir allant crescendo. Elle termina quelques secondes plus tard avec un cri strident qui s’accompagna d’une convulsion finale parue rendre son corps encore plus raide que la roche. Elle ne bougeait plus du tout, mais je l’entendais respirer.


Malgré le peu de mouvement de ma part, il semblait que cette éjaculation intense m’avait épuisé. Je restai assis dans mon fauteuil comme un roi bedonnant à qui l’on avait annoncé qu’il avait gagné la bataille, alors qu’il n’y avait jamais vraiment pris part. J’observai cet être étrange, avec ses yeux sans pupille et sa peau similaire au ciel d’hiver. J’étais là à attendre son réveil, espérant candidement que l’on puisse discuter de qui elle était vraiment. Il lui fallut bien cinq minutes pour reprendre conscience tandis qu’il ne m’en fallut que trois pour récupérer entièrement mon souffle. Son temps écoulé, elle se leva affichant le même visage glacial qu’elle avait lorsqu’elle entra dans la pièce. Se dirigeant vers moi, elle posa sa main sur mon visage pour me donner un tendre baiser. Puis avant même que je puisse ouvrir la bouche, elle m’injecta une substance dans le cou à l’aide de l’épine de son index. Je me sentais plonger dans un profond sommeil.


La dernière chose que je vis fut un sourire révélant des dents s’accordant parfaitement avec la couleur de ses yeux.

Je me réveillai par terre à 4 h 47 du matin, dans un parc, mais à l’abri de la pluie. Encore un peu secoué par l’expérience que je venais de vivre, je rentrai chez moi, hagard. Je passai la journée à me remémorer chaque détail de la rencontre. Je ne pouvais pas m’enlever l’image de cette gracieuse femme à la peau grise, du crâne. J’ai donc bien évidemment tenté de la recontacter, mais son profil Tinder s’était déjà envolé. Dans l’espoir de la revoir et éclaircir cette histoire, je suis immédiatement retourné à l’appartement dans la journée. C’est ainsi que j’ai découvert une vérité qui me porta un gros coup au moral. C’est en enquêtant auprès des voisins que je tombai une femme d’une quarantaine d’années, probablement la commère de service, qui me révéla la situation en détail. Il s’avère que la vraie Cloé Charlene, celle à qui appartenaient réellement les photos de profils ainsi que l’appartement était en vacances depuis un mois, le jour où cela s’est passé.


On pouvait voir sur son profil Facebook le détail de son séjour à Barcelone à travers les photos qu’elle y postait. J’en déduisis que ce n’est évidemment pas elle non plus qui avait créé le profil. Cette piste était donc une impasse... De la même façon, impossible de trouver quoi que ce soit sur une fille a la peau grise sur le Net sans que ce ne soit une maladie. Quand je décrivais mon expérience sur des forums en ligne, même sur ceux les plus louches et obscurs, l’on se moquait de moi ou pensait que je « trollais ». Par la suite, je demandai à un ami qui s’y connaît en informatique d’essayer de retracer ses données à partir de Tinder. Je plaçai des caméras devant l’appartement de la véritable Cloé. Rien n’y faisait. Il n’y avait simplement aucune trace de la femme à la peau grise.


Cela faisait maintenant 7 mois depuis ma rencontre avec Elle. Je ne sais toujours pas qu’est-ce qu’Elle était ni pourquoi Elle m’avait choisi moi. J’avais depuis abandonné les applications de rencontre. J’avais en fait abandonné toute relation avec toute femme autre qu’Elle. Depuis ce jour fatidique, je dédiai ma vie entière à la recherche de cette femme à la peau grise. La seule raison pour laquelle je travaillais encore était pour obtenir assez d’argent pour financer mes recherches et mes voyages. Ma famille et mes amis me traitaient comme si j’étais devenu fou et me tournaient le dos progressivement. Qu’à cela ne tienne, ils ne comptaient pas. Seule Elle importait. Elle était réelle, j’en étais persuadé. Je pouvais encore sentir la sensation de sa langue sur mon gland. Et je la retrouverai à nouveau un jour.

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