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Le péché d'Élie

Chapitre 1

Lesbienne

Élie gisait, pensive comme elle l’était de plus en plus ces temps-ci, au-dessus des nombreuses bulles qui s’évaporèrent dans un vacarme inaudible qui l’empêchait tout de même de désépaissir le voile de ses pensées et tenter de trouver la véritable raison de son mal-être espérant qu’il disparaisse comme l’avaient fait la plupart des bulles en un rien de temps pensa-t-elle. Ces derniers temps, l’eau chaude, qui enveloppait son corps sans négligence ni a priori, était devenue son seul refuge, refuge contre un mal qu’elle ignorait.


Ses genoux, imberbes, et heureusement car elle ne les raserait pas si elles ne l’étaient pas, émergeaient de l’eau sans grande nécessité car la baignoire pouvait largement contenir son mètre 60, du moins c’est ce qu’avait indiqué le mètre il y a plus d’un an et il faut avouer que trois centimètres n’ont pas énormément changé sa vie et ne le feront sans doute jamais.


À quelques centimètres plus en haut de la baignoire, le bout de ses cheveux blonds infusait dans ce bouillon thérapeutique qui laissait pourtant ces lèvres pulpeuses, droite comme l’horizon de l’océan qui la couvrait et que ses yeux, étroits et gris clairs surmontés de sourcils épais mais esthétiques, fixaient inlassablement depuis bien plus 30 minutes déjà. L’odeur du savon, qui passait par un nez fin rattrapé par ses joues légèrement arrondies, lui rappelait la maison de ses grands-parents qui étaient morts il y a bien assez longtemps pour qu’elle ne s’en soucie plus et, qu’elle-même, comprenne que son esprit, essayait de s’auto diagnostiquer en foulant toutes les pistes :

Son corps ? Corpulence normale, ça n’avait jamais été un problème pour elle ni pour personne.

Sa vie sentimentale ? Elle était sortie avec un type il y a quelque temps mais elle n’était pas sûre de l’aimer et puis elle était bien mieux sans.



Rien n’y fait, les bulles de son bain finissent toujours par laisser place à l’eau trouble et elle sort de son exutoire de la même manière qu’elle l’avait rejoint.

Debout dans la salle de bains, immaculé de taches noires provoquées par des champignons, elle passa une serviette sur son corps essayant d’achever une dernière fois ce que le bain n’avait pas réussi à faire en vint.


Ses parents étaient pauvres et très religieux ce qui était malheureusement indissociable car il y a quelques années, les parents d’Élie avaient rejoint une secte catholique qui leur avait convaincu que le véritable pardon n’était pas aussi libre d’accès que ce que l’église traditionnelle voulait faire croire et c’est ainsi qu’ils se sont rencontrés et inévitablement ont effectué le péché ultime de concevoir Élie alors même que l’église n’avait pas reconnu leur union ce qui les sauva, certainement, d’une lobotomie de masse ou encore d’ennuyer des gens en toquant à leurs portes tous les samedis. C’est sur un sentiment d’abandon que fut né Élie, élevé comme l’avait voulu leur Dieu ce qui ne fut pas une mince à faire mais, à 18 ans, elle était restée une jeune fleure intouchée et pure, c’était certainement le secret de sa beauté angélique, beauté toutefois cachée par ses propres soins, assurée par sa timidité et son tempérament introverti, elle n’avait, semblerait-il, aucune passion avec personne hormis la lecture et se gardait bien de le partager.


Elle n’avait qu’une amie, qu’elle avait rencontrée aux enseignements catholiques, qui était issue d’une famille nombreuse mais qui n’était pas plus croyante que ça. Elle devait la retrouver le lendemain pour l’accompagner chez son père qui était divorcé et avait déménagé à quelques heures de route de là où elle habitait. Elle n’était pas très enthousiaste mais son amie avait beaucoup insisté malgré la présence de son petit copain et de sa sœur qui les amènerait là-bas.

Le jour même elle avait fait la rencontre de son petit copain qui était soi-disant « trop chou » mais elle ne lui trouva aucun atout et se contenta du minimum de politesse quant à leurs présentations, elle salua également Ines qu’elle admirait beaucoup, de longs cheveux roux, un regard presque animal, un visage rond et harmonieux, tout était à sa place et son corps n’était pas en reste merveilleusement bien couvert par de merveilleux habits, aucun doute pour Élie, elle était un idéale pour beaucoup de garçons.

Ils furent partis pour une route interminable avec le bruit des bouches qui provenait de la plage arrière qui donna la nausée à Élie et les rares tentatives d’Ines de démarrer une conversation avec elle qu’elle esquivait inconsciemment de son tempérament habituel. Viens enfin l’heure d’arriver, il habitait une petite maison avec sa nouvelle copine, une jeunette superficielle qui ne plut pas à Élie, en même temps peu de gens plaisaient à Élie. En visitant la maison ils se rendirent compte que parmi les trois chambres disponibles, aucun lit une place n’était présent et par conséquent il fallait dormir à deux dans le même lit. Élie demanda tout de suite à sa copine si elle voulait bien dormir avec elle mais elle remarqua qu’elle ne pouvait pas laisser son nouvel abruti de petit copain dormir avec Ines en le voyant déjà baver sur elle, après tout c’était bien un homme, ne restait plus que partager le lit avec Ines c’était déjà mieux qu’envisager de dormir avec l’autre qui avait visiblement envie de tout sauf de dormir, peu importe qui il avait à côté de lui, et au moins elle connaissait Ines depuis longtemps, de vue du moins.


Elle s’enfonça dans le lit, après avoir pris sa douche, et commença sa lecture avant d’être dérangée par Ines qui revenait, énergiquement, de la douche, Élie leva les yeux et la vis, soudainement, arriver en lingerie dans la chambre. Malgré l’étonnement elle épia Ines de son regard en une fraction de seconde, suffisante, pour remarquer son corps de modèle de charme, son soutien-gorge rose très clair avec des motifs qui n’arrivait pas à faire passer à côté de sa belle poitrine proportionnée à son mètre 80 et sa culotte assortie qui reposait sur ses hanches dessinées certainement par un ange qui aurait eu comme vocation la peinture de l’idéal et qui aurait pris la liberté d’achever son travail en taillant des jambes qui furent, sans nul doute, le chef-d’œuvre que cet ange attendait pour lâcher son dernier soupir sacré et dans ce dernier soupir lui aurait rajouté cette teinte si particulière, un mélange de pâle mate qui, avec certaines ombres, fait briller, ironiquement, la pureté de sa peau.


Élie détourna immédiatement le regard ce qui étonna Ines qui lui demanda si elle avait vu quelque chose sans se douter que ce qu’elle avait vu ce n’était rien de réel mais plutôt une peinture divine qui prenait vie pour s’assoir en tailleur à côté d’elle.


— "Pourquoi tu es tout le temps si étrange ?" Fit Ines, amusée.

— "Je suis pas du tout étrange c’est juste que je suis fatiguée rien de plus." répondit-elle timidement

— "Pourquoi tu as peur de moi ?" Rétorqua Ines qui avait peut-être plus compris Élie qu’elle-même.


Élie se retourna et n’osait maintenir son regard sur ses yeux de peur de se perdre dedans et non plus sur tout ce qui pouvait attirer son regard et, ainsi jongla maladroitement avec son regard sur tout ce qui s’offrait à ses chastes yeux.


— "Ah ! Je crois comprendre" rigola Ines en fixant Élie avec un regard bienveillant

— Tu n’as jamais vu de fille nue et je te gêne ?

— "Quoi ?! Non ! N’importe quoi ! Tu es une fille et moi aussi, je ne suis pas attirée par toi et encore moins de ton corps !" Bégayant Élie tout en croisant les bras.

— "D’accord, dans ce cas-là, ferme les yeux et fais-moi confiance" dit-elle d’un ton si calme et posé qu’Élie eut confiance et s’exécuta.


Ines enleva silencieusement son soutien-gorge et prit les mains d’Élie qui exerçait une petite résistance. Elle les amena sur ses seins et lutta pour qu’elle ne les bouge pas de là où ils étaient, Élie ouvrit les yeux brusquement et, rougie dans un mélange improbable de colère, de gène et, même si elle essaya de le refouler au plus profond d’elle, de bonheur. Malgré ses sourcils ébouriffés qui laissaient dire qu’elle était offusquée, elle ressentait un picotement qui lui prit le ventre jusqu’à déferler sur toutes son intimité et venir lui rappeler la douce sensation de l’eau chaude qui stagne sur sa peau, de la mousse qui la préserve de tout le mal que pourrait lui faire son propre démon, celui qui l’empêchait d’être la fille qu’elle était.

Ines l’enjamba doucement et fit réaliser à Élie que ses mains n’étaient plus contraintes à rester là où elles demeuraient encore. L’inclinaison de ses sourcils se normalisa et ses lèvres s’écartèrent naturellement adjacentes à ses joues rosâtres.


— "Ça va mieux ?" demanda Ines d’une voix suave qui eut un simple hochement de tête comme réponse qui, malgré la simplicité du geste, était la première fois qu’Élie répondait honnêtement à cette question pourtant si banale.


"Ne t’en fais pas et laisse-moi faire, tu n’as rien à te reprocher" dit Ines qui n’avait jamais eu autant de sens à ses oreilles. Élie eut toute confiance en elle dès ce moment.

Ines se rapprocha du visage d’Élie et l’embrassa longuement tout en tirant le vieux débardeur qui contenait sa petite poitrine qui n’avait jamais été pour elle qu’une excroissance sur son torse qu’elle préférait cacher et ignorer mais dès lors que les douces mains de celle à qui elle s’offrait de plus en plus se posèrent sur son téton rose, son dos se cambra et un souffle chaud lui parcourra toute son anatomie et lui donna la chair de poule.

Leurs lèvres se séparèrent laissant un long filet de bave les relier, les deux jeunes filles se regardaient dans les yeux, leurs iris étaient porteurs de sentiments forts qu’aucune d’elles ne pouvait mesurer et, par un étrange langage muet, elles cédèrent l’une à l’autre dans une attirance qu’elles n’arriveraient pas à assouvir. La bouche, encore maculée de l’alliance de leurs salives, se posa sur son coup qu’elle dévora, sous le son de la respiration décadente d’Élie qui commençait à explorer le corps de sa partenaire du bout des doigts, en commençant par descendre jusqu’à ses hanches puis revenir goûter à la douce sensation de ses tétons qu’elle avait fait durcir et enfin l’attraper par le dos pour l’avoir plus près d’elle.


Quand le coup d’Élie fut entièrement marqué du sentiment qui les attirait, Ines se redressa sur ses genoux puis prit la main d’Élie pour lui faire découvrir son anatomie la plus intime, d’abord à travers le tissu qui bridait trop son envie pour Élie et elles enlevèrent leurs culottes. Élie observa attentivement le fruit d’Ines, il avait l’air si juteux, ses doigts, guidés par Ines, glissaient sur ses lèvres pour venir sur le clitoris et le bouger frénétiquement, le visage d’Ines se décomposa de plaisir ce qui l’excitât davantage. Elle voulait maintenant entrer en elle et la faire bouillir de plaisir, elle prit l’initiative et fit pénétrer deux doigts en Ines ce qui la fit gémir. Ines profita de sa main à nouveau disponible pour lui faire plaisir en retour et c’est ainsi qu’elles gémirent à l’unisson en tombant l’une sur l’autre et en s’embrassant au rythme de leurs doigts.


Au bout de quelques minutes, l’une et l’autre en voulait plus, elle voulait ressentir le goût de chacune, Ines se retourna et dans une contorsion improbable, les deux amantes parcoururent les lèvres juteuses en aspirant leur jus avec passion, les langues tentaient de pénétrer la douce fleure qui leur était offerte tout en frottant les lèvres avec la rugosité de la langue ce qui provoquait des gémissements qu’aucune d’elles ne pouvait contenir.



Quand leurs palets furent assez satisfaits, Ines se plaça au niveau des jambes d’Élie et, en passant sa jambe en dessous et au-dessus des siennes, colla leurs deux vagins puis les frotta l’un contre l’autre en donnant des coups de bassins fluides, les gémissements reprirent de plus belle et les frottements de leurs lèvres, arrosée par leur plaisir intense, jusqu’à l’alléluia commun avant qu’elle ne s’empresse de rejoindre leurs bouches alors que leurs mains, déposées sur le clitoris de l’autre, prolongent leurs orgasmes en le massant frénétiquement pendant que leurs corps vibraient au rythme des stimuli dus à l’orgasme.

Les deux jeunes femmes se plongèrent dans un divin sommeil, nues côte à côte.

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