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Pédossier

Chapitre 2

Guerre et guerre

SM / Fétichisme

— Tout comme le chapitre 1, ce récit évoque de thèmes durs comme l’abus psychologique, voire sexuel, et vaguement la pédophilie. Si vous êtes sensibles, astiquez vos bites ailleurs. -


« J’sais qu’j’mérite pas tout cet amour qu’on m’adresse. J’sais qu’tu mérites mieux, j’sais qu’j’suis plein d’maladresse

Tu sais, le temps passe, y a pas grand-chose dans l’assiette

Donc pour noyer ma rage, j’attends plus la fin d’la semaine »

Un grand retour dans mon adolescence, le masque était déjà à ma taille. Damien ne le réalisait pas encore, mais il devenait lentement dépendant à celle qu’il croyait contrôler. Les marques de mon emprise devinrent de plus en plus apparentes. J’accaparais les sujets de discussion. Il consolait mécaniquement des problèmes factices, comme un rat de laboratoire martèle un bouton dans l’espoir de recevoir de quoi manger. Solitaire de nature, je n’eus pas réellement à l’isoler, mais je m’assurais de limiter ses échanges avec d’autres filles. Il devait m’appartenir et je m’inventais ultra-possessive et jalouse, n’hésitant pas à le menacer de mon silence.


Nos échanges se firent également plus charnels. Je sais bien agiter mes hanches, mal feindre l’amour. Je me refusais à le dépuceler, mais les nudes devinrent caresses, les caresses devinrent la douce étreinte de mes lèvres. Je lui fis découvrir tous mes secrets. Il pouvait passer des matinées entières à m’interroger sur ma vie sexuelle, sur mes aventures, sur mes malheurs. Un voyeurisme grêlé par ses propres complexes et envies. Son attention s’attardait tout particulièrement sur le récit de mes abus (je n’ai pas particulièrement de mal à évoquer ce sujet). Peu à peu, j’éloignais nos rapports de ses propres objectifs.


Si j’avais rempli ses yeux d’étoiles en lui faisant goûter à sa première branle, sa première pipe, ses premiers massages, je me refusais toujours de passer au plat de résistance. Je lui offrais de nouvelles alternatives, sans jamais m’offrir à lui. En l’espace d’une semaine, ses questions étaient devenues actes, et je lui fis découvrir nombre de vices. L’essentiel était que chacune de ces pratiques le dérange sur un point bien particulier. Je m’intéressais de près à son anus si tabou et en exigeait une hygiène impeccable tout en délaissant la mienne. Je l’introduisais à l’urophilie, mais exigeais qu’il soit passif. Chacune de ses maladresses, réelle ou fausse, était ponctuée d’un reproche, d’une gifle, d’une comparaison à mes amants. Je le sentais bouffé par ses complexes, incapable de me faire jouir, de me satisfaire. Sa peur de me perdre s’affichait de plus en plus. Ses fantasmes à mon égard avaient été souillés, rendus infects par mon laisser-aller, et sa seule sexualité abordable était teintée par l’absence de plaisir. Je l’introduisais au monde des sex-toys en les lui introduisant.


Nos pseudo ébats étaient en décalage total avec nos échanges. La journée, j’étais toujours cette adolescente déprimée, complexée, dépendante à ses compliments, ultra-exigeante en affection. Je finis par lui avouer mon âge, mes mensonges. Mêlant le présent aux souvenirs de mon passé, je prenais garde à ne pas lui reprocher son trouble, il devait avoir le sentiment de garder les rênes. Malgré sa méfiance, je sentais son excitation à l’idée d’avoir une vraie femme entre les mains. Je pense qu’il s’en doutait depuis la détérioration de notre sexualité. Plus le temps passait plus il cherchait à m’humilier, plus il me comparait aux femmes que nous croisions dans la rue, plus il me disait qu’en un sens, je méritais ce qui m’arrivait. Sa curiosité se fit de plus en plus insidieuse, il voulait tout savoir de mes malheurs. Il me rassurait la veille puis m’envoyait tout dans la gueule le lendemain.


Notre relation aurait été toxique si nous nous contentions de nous faire mutuellement complexer. Elle le fut d’autant plus que je n’étais pas atteinte par ses attaques. J’ai été bloquée dans la toile d’un pervers narcissique assez de temps pour lire et esquiver au mieux des manipulations aussi basiques. Je devins plus agressive dans notre sexualité. Encouragements, impatience puis reproches, je le mettais au bord des larmes alors qu’il était plongé entre mes cuisses, qu’il tentait de me faire couler. Il finit par abandonner l’idée de me toucher, idée que j’accueillis avec une joie à peine dissimulée. Avec du recul, je crois qu’il me dégoûtait réellement.


Je crois que je l’ai détruit sexuellement. A moins que je ne l’ai déconstruit et reconstruit ?

Ce sentiment de domination était fascinant. Il continuait à vouloir me voir, à essayer de me démolir dès que l’occasion s’en présentait. Mais à l’approche de la chambre et ma libido débordante, il se figeait, se décomposait. Je lui laissais alors un moment, comme lui offrant le choix entre une non-sexualité qu’il considérait comme une fatalité, ou les ébats désagréables que je lui proposais. Je ne voulais pas directement lui forcer la main. Il devait choisir lui-même son enfer. Le plus étrange fut le goût qu’il développa pour ces échanges. Je triais au préalable ce qu’il aimait de ce qui le dérangeait de toute évidence. Par exemple, s’il n’aimait pas du tout que je le pénètre, la sensation de ma langue sur son anus semblait agréablement le titiller. La nouvelle tomba alors que j’étais dégoûtée à l’idée de plonger ma tête entre ses fesses grassouillettes, je ne voulais que le baiser. Il développa alors une tolérance à ses tabous. La chose est assez dure à formuler, je vais passer par un exemple.


Bien qu’il n’y prenne pas un plaisir évident, lorsque je le sodomisais, il me suppliait de le prendre par les cheveux et de l’insulter de « salope ». Je n’ai jamais vraiment su s’il faisait ça par dépit ou si une nouvelle sexualité se révélait en lui, une adaptation forcée. Certains gestes restèrent toutefois entièrement dans le domaine de l’humiliation. S’il voulait que je le suce (un des rares vrais plaisirs que je lui accordais – teinté par mon goût pour le edging), il devait accepter une abondante douche dorée, s’habiller en femme, se frapper. Je ne le forçais physiquement à rien, mais prenais grand plaisir à lire la dépendance dans ses yeux alors qu’il se détruisait pour avoir l’impression que je le reconstruise.


S’étendre encore plus sur les détails n’aurait pas ici un grand intérêt. Je pense que ce témoignage est assez lourd pour se suffire à lui-même. Mais je trouve la fin de cette relation assez intéressante.


J’ai finalement accepté de coucher avec lui. J’étais littéralement immonde. Pas lavée depuis plusieurs jours, pas épilée, molle, passive, sans émotion. Je comptais ruiner la carotte que je lui avais tendue tout ce temps pour qu’il me demande le bâton. Mais je fus pris de court. A peine s’était-il remis des émotions de son éjaculation qu’il se mit à s’éloigner de moi. Quelque chose dans son regard avait changé. Ce n’était pas l’éclat d’un manipulateur qui a enfin eu ce qu’il veut, mais plutôt celui d’un prisonnier libéré qui regarde avec haine son geôlier.


J’ai quitté son appart sous les jurons et en esquivant quelques coups maladroits, à moitié sapée et entièrement surprise. L’expérience venait de prendre fin, mais mon goût pour la domination réelle venait à peine de renaître.


— Je me doute que cette histoire ne fera pas l’unanimité. Elle décrit une relation abusive dont je suis le bourreau et le fait qu’il s’agisse d’un pédophile passif n’excuse en rien mes actes. Ne vous sentez pas particulièrement obligés de me signaler votre dégoût en MP, je me contenterai de l’imaginer. Il ne s’agit que d’un témoignage et d’une forme de sexualité malsaine, mais qui fait partie intégrante de ma vie depuis un moment. Si vous tenez à m’insulter, faites-le entre vous, ne perdez pas votre temps à essayer de le faire avec moi, vous n’y gagneriez rien. Bisous, Hajar. -

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