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Le Père Noël n'est (peut être?) pas une ordure

Chapitre 1

Erotique

Le Père Noël n’est (peut être?) pas une ordure



Depuis quelque temps, le Père Noël était soucieux. En effet, lorsqu’il passait devant un miroir et s’arrêtait pour lisser sa longue barbe blanche, celui-ci lui renvoyait son image agrémentée de deux magnifiques bois de renne de part et d’autre de son bonnet. Cette image subliminale l’inquiétait car il se croyait sujet à des hallucinations et se demandait bien si cette année il pourrait faire sa tournée de la nuit du 24 au 25 décembre sans être obligé de changer ses lunettes pour distribuer ses cadeaux sans se tromper.


Tandis que les lutins s’affairaient dans l’atelier de fabrication des présents, il se mit à ouvrir son volumineux courrier, car plus les fêtes approchaient, plus les demandes affluaient.


Il y avait toujours les sempiternelles demandes de poupées, de vélos et autres idioties d’enfants qui prétendaient avoir été bien sages. Les adultes semblaient plus sérieux : certains demandaient la paix, l’amour, de l’argent pour faire le bien autour d’eux. Les plus coquines demandaient des accessoires de plaisir comme cette Erika Dupeau qui voulait un vibromasseur gyroscopique, ou encore une Émilie Méblag qui souhaitait recevoir des boules de geisha à sustentation magnétique. Mais où allaient-elles chercher ça ?


Au milieu de toutes ces demandes, la lettre d’un certain Pierre retint son attention, dont voici quelques extraits :



« Tout d’abord, je t’informe, parce que quand on est cocu on est toujours le dernier à le savoir... Eh bien, tu l’es ! En effet, lors de la nuit de Noël 2013, pendant que tu te gelais les couilles sur ton traîneau, la Mère Noël est venue me rejoindre dans mon lit avec sa petite guêpière rouge et blanche ; elle n’avait pas froid aux yeux, ni aux fesses d’ailleurs. Je ne l’imaginais pas « reine des galipettes » et j’ignorais qu’elle avait remporté la « Pipe d’or » du festival de Saint-Claude.


Franchement, grâce à elle j’ai pris un vrai panard dans mon plumard, à tel point que j’en ai délaissé la dinde que j’avais préalablement bourrée de marrons ; elle en avait plein le fion de recevoir autant de gnons. Enfin je ne sais plus trop, car moi aussi j’étais complètement bourré avec tous les verres de whisky que je m’étais enfilés…


Donc, cher Père Cocu (excuse cette familiarité), la Mère Noël vient régulièrement dans mon lit ; et lorsque qu’après nos ébats nous devisons, repus, j’en ai appris des choses, car ta chère et tendre n’était pas avare de confidences sur l’oreiller. Tu veux passer pour quelqu’un de respectable, mais en fait tu es une belle ordure…


Ainsi, un soir de pleine lune elle t’a  surpris dans l’étable pendant que tu sodomisais un de tes rennes en lui promettant que ce serait lui qui serait à la tête de l’attelage…

C’est du propre !


Je n’ose même pas transcrire ce que j’ai pu apprendre sur les sévices sexuels que tu infliges aux pauvres lutins de la fabrique de jouets : les adultes seraient tellement horrifiés que le marché des cadeaux s’effondrerait…


Je n’en dirai pas plus sur tes turpitudes, mais évite aussi de trop picoler et d’essayer de te faire passer pour ce que tu n’es pas (n’est-ce pas toi qui, sur Meetic, berne tout le monde en affichant la photo et les mensurations d’une belle femme plantureuse à souhait ?)

Tu n’as pas honte !


Pour le soir de Noël, chez moi il n’y aura pas de feu dans la cheminée car le conduit sera rempli de branches de houx, et j’espère bien que tu te piqueras le cul. Je serai au lit, comme chaque soir, avec ta femme et nous nous délecterons de tes hurlements.


PS1 : Pense à boire cul sec le verre de bromure que j’aurai posé sur la table à ton intention.


PS2 (pas la console !) : N’essaie pas de venir nous rejoindre dans la chambre pour un trio : les marches de l’escalier seront hérissées de clous SCHLOMO !!!


Joyeux Noël !

Que le cul vous gèle !

Que le vent vous pèle !



Ainsi, Pierre disait vrai : il était cocu ! Il avait bien choisi pour femme une certaine Élodie Dékonery qui avait remporté la « Pipe d’or » du festival de Saint-Claude ; il pensait bien être le seul à connaître ce détail. Donc Pierre avait raison : il était bel et bien cocu, et son image avec les bois de renne en étaient la confirmation.


Troublé par cette révélation, il mit la lettre dans sa poche et décida, pour y voir plus clair, d’aller prendre conseil auprès d’Alf le Loup. Il sorti son traîneau et appela Espadon… non, Météore, son renne préféré qui broutait dans la neige


Dans la région, beaucoup disaient qu’il était fou, Alf le Loup ; mais Alf n’était pas un loup : c’était un vieil ermite sans âge qui donnait toujours de bons conseils pleins de sagesse.


Lorsqu’il parvint au domicile d’Alf, celui-ci se préparait à prendre l’apéritif – on peut être ermite et aimer les bonnes choses – et il fut un peu surpris par cette visite inopinée.


— Père Noël ! Quel bon vent t’amène ? Tu es en avance : on n’est pas encore à Noël.

— Bonjour, Alf ; je sais, mais j’ai un problème…


Il tendit la lettre au vieil homme qui en prit connaissance. Le Père Noël restait silencieux, attendant une réponse.


— Bon, tu es cocu ; ce n’est pas si grave que ça. Mais sais-tu pourquoi ta femme va voir ailleurs ?

— Au début, dans notre couple ça marchait très bien et elle justifiait tout à fait sa « Pipe d’or » en me faisant des gorges profondes et en avalant la fumée. Plus je la ramonais, plus elle en demandait : autant dire que c’était parfait. Elle me préparait aussi de succulents petits plats. Les années passèrent ; elle ne me fit plus de gorges profondes, se contentant juste d’engamer le gland : elle ne pouvait pas aller plus loin à cause de mon embonpoint. Lorsque j’essayais de l’entreprendre, elle parvenait souvent à se dérober, prétextant un mal de tête. Je ne sais plus quoi faire.

— En somme, tu voudrais te venger ; mais tu n’as pas le pouvoir de faire du mal.

— Oui, c’est tout à fait ça. Au lieu d’aller lui pêcher des coques cet été, j’aurais mieux fait de lui rapporter des moules.


Alf le Loup relut attentivement la lettre et lui prodigua quelques conseils. L’alcool aidant, le Père Noël avait retrouvé sa bonne humeur, et à chaque verre les deux compères trinquaient :


— Tchin-tchin, Père Noël !

— Tchin-tchin, Alf le Loup.


Beaucoup plus tard, bien gai, il décida de rentrer chez lui.


— Allez, Espad… non, Météore, on rentre !


Lorsqu’il regagna son chalet en titubant, la Mère Noël dormait déjà. Il s’affala sur le canapé avant de sombrer dans les bras de Morphée.


Dans les jours qui suivirent, il prépara les cadeaux et son traîneau comme s’il n’était pas au courant de son cocufiage.


Le grand soir était enfin venu. Le Père Noël s’envola et commença sa distribution – la routine habituelle – mais cette année il avait décidé de terminer sa tournée par la maison de Pierre.


Il n’entra pas par la cheminée, mais tout simplement par la porte car Alf lui avait procuré un passe-partout. Il posa dans la cheminée un petit carton, alluma la longue mèche qui en sortait, puis s’enferma dans un autre grand carton qui magiquement se transforma en paquet-cadeau.


À l’étage, les deux amants étaient bien occupés par une partie de jambes en l’air lorsque retentirent les premières détonations. Pensant qu’il s’agissait d’une attaque de djihadistes, ils sortirent nus de la chambre pour aller se réfugier dans la cave, se piquant au passage les pieds sur les clous Schlomo qu’ils avaient eux-mêmes disposés dans l’escalier afin de ne pas être dérangés par le Père Noël. Ils déboulèrent dans le séjour en hurlant, les pieds meurtris, et remarquèrent qu’il s’agissait en fait d’un feu d’artifice qui partait depuis la cheminée.


Dans son carton, le Père Noël riait dans sa barbe et se retint d’éclater de rire lorsqu’il vit Pierre boire cul sec le verre de bromure qui avait été disposé sur la table à son intention.

La Mère Noël, curieuse, entreprit de déballer le gros paquet-cadeau et tomba à la renverse lorsqu’elle vit que son cher époux était dedans.

Le Père Noël leur dit :


— Quand il y en a pour deux, il y en a pour trois ; je crois bien que je tombe à point, d’autant que ton cher Pierre va être hors d’usage pour quelque temps.


Alors, pour se faire pardonner ses écarts de conduite, la Mère Noël mit beaucoup d’ardeur pour satisfaire son mari, lui faisant même découvrir de nouveaux plaisirs qu’elle avait appris avec son amant : ça doit être ça, avoir une chance de cocu !


Après une nuit de turpitudes, le mari, la femme et l’amant embarquèrent sur le traîneau afin de retrouver leur domicile où maintenant ils forment un joli ménage à trois.

Et comme la nuit polaire dure longtemps, ils peuvent s’adonner à de longues séances.


De temps en temps, Alf le Loup sort de sa retraite pour venir trinquer avec eux :


— Tchin-tchin, Père Noël !

— Tchin-tchin, Alf le Loup !



FIN



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