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Performance

Chapitre unique

Erotique

La chambre est immense, froide de blancheur. Au centre, un lit rond dans un haut cylindre de plexiglas, percé d’une ouverture qui contraint à ramper... et rend la fuite impossible.

Draps noirs tachant violemment l’espace qui, d’emblée, impose le silence.


L’heure indiquée la veille, l’adresse et le code quelques heures avant.

Les invités seront des ombres, tout de noir vêtus, ou tous en blanc, tels des fantômes...

La prochaine fois, nous imposerons le rouge, assorti à notre violence.

La lumière est crue, franche... le lit est un ring, la chair va rougir, aucun détail ne sera lissé...


Mon corps assume sa cinquantaine, mes cheveux comme une éclaboussure grise... Sa stature noire remplit l’espace, ses longs cheveux tourbillonnent et son entrejambe aimante les regards... féminins comme masculins... un monstre et sa proie. Mais, une victime qui ne se rend pas si facilement... forte sous son apparence fragile... et c’est ce combat là qu’ils sont venus voir.


Pas un mot... et sa main étouffera mes cris. Ils arrivent peu à peu, nous ne les regardons pas. Nous sommes seuls au monde, perdus dans le lâcher prise le plus total. Dans toute la puissance de notre osmose animale. Rien ne nous arrête... ne l’arrête... il sait ce que je peux endurer, et le plaisir que j’en ressens. Les ombres tournent autour de nous. Nous ne les voyons pas. Nos regards ne peuvent se décrocher, jamais.

Le sien exprime sa folie, le mien, ma totale appartenance.

Mon cul serré absorbe son incroyable queue, il cogne de sa puissance inouïe, je sais que le spectacle fascine et terrorise, quand soudain il me crache au visage, me gifle, ou serre mon cou... Ecarlate... et l’humidité, qui peu à peu souille les draps, ne laisse aucun doute sur ma jouissance.

Ses lourdes couilles rythmant la saillie d’un mouvement hypnotique.

La tension est perceptible...


Il s’écarte et expulse un geyser vers la vitre, et, empoignant mes cheveux tel un forcené, m’y plaque le visage. Inutile de parler, l’ordre est clair... je lèche le visqueux jus blanc qui lentement dégouline...

Onde électrique agitant les ombres...

Et, quand mon mâle, à la dernière lampée me retourne et m’enfile à nouveau, sans laisser à son glaive le temps de débander, accélérant ses coups dans une cadence infernale, l’ambiance paroxystique brûle l’espace. Notre danse entraîne les corps dans la transe.

Le mien est soulevé, griffé, retourné, je suis sa poupée qu’il démantibule dans des positions dont je ne le savais pas capable.

Le foutre et les crachats comme des fleurs de sturpre maculent le théâtre du rite païen...

Comme une grande vague qui tourne autour de nous...

Ils partiront mais nous serons toujours seuls, lancés dans ce vertige...

Peut-être se seront ils rapprochés les uns des autres... leurs cris ne peuvent nous atteindre.

Seuls au monde.

Le temps n’a plus de prise sur nous. Il sait que jamais je ne dirai stop... Point de non-retour dépassé depuis longtemps. Il a tué celle que j’étais pour me faire renaître, sienne.

C’est lui qui décidera la fin du jeu, toujours. Cette transe qui, à chaque fois, se prolonge davantage... comme si nos corps reculaient le moment d’admettre la réalité.

Nous quitterons notre théâtre rempli des odeurs de notre ... bonheur.

Sans rien dire...

Et dans la rue, dans la lumière qui nous piquera les yeux, il m’enlacera et m’embrassera, prenant ma main, décidera encore du cours des choses.

Et je sais combien il est fier de moi.

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