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La pimbêche : piégée par son ennemie

Chapitre 1

Une ennemie rancunière

Trash

Prologue : Une lycéenne un peu hautaine



« Bravo, Aline, tu as encore tout juste. »


Aline était retenue à la fin du cours par le prof de maths du lycée, Jacques Necker.


— Tu sais, avec de tels résultats, je suis sûr que tu pourrais intégrer directement une école d’ingénieur ou de commerce.

— C’est ce que maman pense aussi.

— Elle a raison. J’ai quelques contacts parmi les enseignants de l’HEBAM, si tu veux, je pourrais placer un mot pour toi avant les examens d’entrée, tu aurais une place réservée.

— C’est gentil monsieur Bouligner, mais je préfère encore réfléchir, il y a tellement de choix.

— Je comprends, n’hésite pas à revenir me voir quand tu te seras décidée.


En sortant de classe, Aline était assez fière d’elle. Elle aimait ça, que les profs la complimentent, d’autant qu’elle le méritait, elle était la première de la classe, elle levait toujours la main pour répondre aux questions... Normal que les profs l’adorent en retour.


Comme elle quittait le bâtiment de cours, elle croisa Béatrice et Yasmina en chemin. Elles, ce n’étaient pas des premières de la classe, elles bavardaient au fond, et répondaient avec morgue aux profs... c’était vraiment d’effroyables garces selon Aline. Elles s’étaient isolées dans un petit recoin pour fumer du cannabis ! Aline alla les voir d’un pas décidé :


— Éteignez ça !

— Va te faire foutre conasse, c’est pas tes affaires.

— Ouais, ajouta Béatrice, c’est pas parce que tu lèches le cul des profs que t’as le droit de nous dire quoi faire.


Ces deux-là étaient insupportables. Et le plus déplorable était qu’elles ne comprenaient pas qu’Aline ne souhaitait que leur bien, ainsi que de faire respecter les règles très sensées qui avaient cours dans l’enceinte du lycée.


— Vous n’avez pas le droit de fumer de la marijuana, un point c’est tout, expliqua-t-elle avec calme et hauteur de vue.

— Putain, ta gueule poufiasse.

— Va te faire baiser, ça te décoincera, ha ha...

— Ha ha, pouffa aussi Yasmina.


Si elles riaient, c’était sans doute parce qu’elles étaient défoncées et sous l’influence de la DROGUE. Aline comprit qu’il ne servait à rien de parler avec elles pour leur faire entendre raison. Elles se comportaient en idiotes, et des idiotes criminelles qui plus est. Elle les quitta pour entrer de nouveau dans le bâtiment de cours derrière elle. Elle les entendit rire et lui crier :


— Va faire le toutou auprès de ton prof, sale pétasse.

— Et n’oublie pas d’avaler quand tu l’auras sucé, c’est plus poli.

— Et toi t’es très polie.


En disant cela, Yasmina mina un pénis en train d’être pompé. Aline serra les poings de colère, mais réussit à reprendre rapidement son calme. Aline se félicita intérieurement de son self-control, et plutôt que de se rendre en cours, elle alla voir le CPE pour l’avertir que deux élèves indisciplinées fumaient du haschich dans la cour. Elle reçut les félicitations du conseiller, ce qui lui fit plaisir. D’autant que ce n’était pas une vengeance mesquine, mais un moyen pour que les deux jeunes filles prennent conscience de leur mauvais comportement et qu’elles soient remises sur le droit chemin.


Elles furent attrapées, et cela se passa assez mal pour elles. Lors de leur audition au conseil de discipline, elles tinrent des propos vraiment méchants contre Aline. Ce qu’elles ignoraient, c’est que la mère d’Aline était au conseil, elle était l’adjointe du chef d’établissement. Sans surprise, la sanction fut exemplaire : deux semaines d’exclusion pour un simple bédo.


Pour Aline, il y eut un énorme changement dans sa vie lors de ces deux semaines, elle rencontra Maxime, un garçon adorable, grand et sportif. Et beau aussi. Des yeux bleus magnifiques et un visage de star de cinéma. Bien sûr, même si elle devenait sa copine, cela ne signifiait pas luxure pour autant. Hors de question de pratiquer la bête à deux dos, ni même une quelconque turlute... Elle n’était pas du genre à coucher le premier soir, ni au second ou au troisième. Des fiançailles ou un amour sincère étaient nécessaires avant que quelques moments inspirés par la lubricité puissent se produire.


Et cela ne posa aucun problème à Maxime qui n’insistait jamais quand elle refusait de corrompre son innocence par quelques activités dévergondées. Elle lui expliqua que tant qu’elle n’aurait pas passé le Bac, elle préférait se concentrer sur les études plutôt que sur la bagatelle, et il le comprenait parfaitement.


Quand Béatrice et Yasmina revinrent de leur exclusion, elles cherchèrent tout de suite des poux à la jeune fille qui avait fait preuve d’autorité morale. Elles la retrouvèrent pendant la pause à la cour et commencèrent à la pousser et la maltraiter comme de vilaines filles :


— Salope, toi et ta mère vous êtes des putes !

— Ouais, ça va pas se passer comme ça, on va te taper et te foutre des baffes jusqu’à ce que tu pleures comme une môme.


Aline sourit, car elle avait remarqué Maxime juste derrière elles. Et quand il entendit les menaces, il les poussa et les fit tomber par terre, le nez contre le béton.


— Si vous menacez encore une fois ma copine, je vous écrase la tête contre le sol et fais exploser vos cervelles.


Ce fut une bonne leçon. La violence est souvent le seul message auquel sont sensibles les brutes. Par la suite, les deux chipies ignorèrent tout simplement Aline, ce qui convenait très bien à la donzelle qui n’avait pas envie de traîner avec de "mauvaises" filles. Une semaine passa dans cette indifférence réciproque. Elle put cependant constater qu’elles étaient jalouses, particulièrement Yasmina, car lorsque Maxime rejoignait Aline, son visage se couvrait d’un masque de dégoût.


Le vendredi soir, Maxime eut quelque chose à lui annoncer :


— Aline, j’ai été invité à une fête.

— C’est super, c’est chez qui ?

— Je sais pas trop, mais il y aura les mecs du club de foot.

— Me dis pas que t’es devenu gay ?

— Non, rigola-t-il. C’est juste que je suis doué au ballon, et j’ai envie de rejoindre l’équipe. Ou du moins qu’ils me donnent une chance de faire mes preuves.

— OK, mais ne t’attends pas à ce que je devienne pom-pom girl parce que tu deviens footballeur.

— T’inquiète... sauf que... c’est un peu ça que j’aimerais que tu fasses.

— Pardon ?

— Tu vois entre footeux... on est assez viril. Savoir jouer au foot, faire des tacles et des coups de tête, c’est la base. Mais faut aussi savoir s’intégrer au groupe.

— Et alors ? Tu sais bien parler, tu n’auras pas de mal à les convaincre de t’accepter.

— Ouais, mais je t’explique un truc, ne t’énerve pas et ne fais pas du #MeToo tout de suite.

— Je me prépare au pire...

— OK, pour rejoindre l’équipe faut être un tombeur. Baiser des nanas canon.


Aline leva les yeux au ciel.


— Et moi j’ai de la chance, parce que justement je sors avec une nana canon.


Aline ne répondit rien, ne sachant pas immédiatement si elle devait se sentir offusquée ou flattée par ces paroles mielleuses.


— Et donc, poursuivit Maxime, c’est pour ça que j’ai besoin de toi, pour qu’ils puissent te voir, et trouver que je suis un Don Juan.

— Et tu crois que je suis aussi canon que ça ?

— Bien sûr ! T’as une chevelure blonde longue et soyeuse, des nichons à se damner, des fesses délicieuses et des jambes galbées. Si on vendait chaque morceau aux enchères, ça reboucherait le trou de la sécu.

— T’as des compliments bizarres, tu sais... Enfin si ça te fait vraiment plaisir, je viendrais à la fête. C’est quand ?

— Samedi à vingt heures.

— Samedi, comme dans demain ?

— Ouais, t’avais des trucs de prévus ?

— Rien d’important. Si c’est ce que tu souhaites, je viendrais.


Aline passa une bonne partie de la journée de samedi à se préparer pour la fête, elle voulait que les "recruteurs" de Maxime tombent immédiatement sous son charme. Qu’en la voyant, son mec rejoigne directement leur club. Elle avait mis un top avec un léger décolleté, une jupe rouge bordeaux qui lui tombait un peu au-dessus des genoux. Ce n’était pas effronté, ni coquin, mais tout de même appétissant. Elle savait par expérience que ça captait les regards des garçons et que lorsqu’elle se déplaçait, ils la mataient en espérant voir un peu de ses belles cuisses. Elle avait des boucles d’oreille en or aux oreilles et s’était maquillée avec soin : un rouge à lèvres un peu épais, de l’eye-liner pour accentuer ses cils et un peu de fard à paupières pour lui donner des yeux de biche.


Quand Maxime vint la chercher et qu’il la vit descendre les escaliers, il laissa échapper un sifflement. Ce dont il fut un peu honteux, car Caroline, la mère de Aline, était présente dans la pièce.


— T’es splendide.


Caroline n’aimait pas trop Maxime, elle trouvait que la rencontre avec sa fille et leur liaison, toute platonique qu’elle soit, s’était enchaînée trop vite. Et il y avait autre chose qui la chiffonnait : il était trop gentil et décontracté.


Certes, dans l’absolu un petit ami cherche toujours à faire bonne impression à la mère de sa copine, mais derrière se cache l’idée qu’elle n’est qu’une enquiquineuse, uniquement là que pour l’empêcher de fourrer sa queue dans la chatte de sa fille. C’est pourquoi ils ont souvent un air gêné de baiser la chouchoute des parents.


Mais Maxime agissait comme si la mère d’Aline était une simple locataire de la maison. Il ne cherchait aucunement à lui plaire. Pour Caroline, c’était le signe que c’était un dragueur patenté, et qu’il allait laisser tomber son petit ange de la pire des façons une fois obtenu ce qu’il voulait. Peut-être qu’il la tromperait ou la quitterait cruellement avec un simple SMS... en tout cas ce Maxime lui hérissait le poil. Elle en avait parlé à son mari, Jacques, mais il s’était contenté de hausser les épaules, sa façon de dire qu’elle se comportait comme une maman poule beaucoup trop protectrice.


Et pourtant elle avait raison ! Si elle avait pu jeter un œil au portable du petit ami, voici ce qu’elle aurait lu :


— Tout se passe bien, j’amène cette salope chez toi. On arrive dans une heure.


Aline dit bonsoir à sa mère et partit dans la voiture de Maxime jusqu’à la maison de Béatrice.



Chapitre 2) Une réception surprenante


La maison était un pavillon élégant dont le luxe cachait l’âme maléfique de la jeune fille qui vivait dedans : Béatrice. En s’approchant, on pouvait entendre de la musique, les boums-boums de la sono qui résonnaient jusque dehors. Mais la maison n’avait pas de voisinage immédiat, ce qui permettait à Béatrice d’organiser les meilleures fêtes du lycée. Ces fêtes étaient l’occasion pour les élèves de terminal de décompresser, et pour s’assurer que tous puissent boire de l’alcool, les invités avaient tous au moins 18 ans.


Quand Maxime sonna à la porte, Béatrice ouvrit.

— Bonjour Maxime, et prenant un air surpris, elle ajouta :

— Mais tu l’as amenée, celle-là.


Aline se sentit immédiatement mal à l’aise, car elle entrait dans la maison de son ennemie. N’allant pas aux fêtes de Béatrice qu’elle jugeait vulgaires, elle avait ignoré jusqu’à présent que cette maison était l’endroit où vivait la fille qu’elle avait contribué à exclure du lycée.


Aline se prépara donc à se voir interdire l’accès à la sauterie, et elle en était presque soulagée. Passer des heures dans un climat hostile l’angoissait. Et puis ce n’était pas dramatique, Maxime pourrait tout de même entrer, et elle, elle n’aurait qu’à appeler sa maman pour qu’elle vienne la chercher. Mais à la place, Béatrice se pencha pour lui faire la bise et déclara :


— Allez, c’est pas grave si on a eu des différends. C’est l’occasion de se réconcilier, tu crois pas ?

— Euh oui...


Aline était d’ordinaire ravie de se réconcilier avec ses amies... mais Béatrice et Yasmina n’avaient jamais été ses amies. Elles les trouvaient idiotes, méchantes et dégénérées et elle ne voyait pas comment elle pourrait devenir copine avec elles.


Mais comme elle était ici pour faire plaisir à Maxime, et elle ne chercha pas la confrontation et rendit sa bise à Béatrice.


— Entrez et amusez-vous, les invita son ennemie.


Ils passèrent la porte pour pénétrer dans la grande maison où la fête battait son plein. Le mobilier était ancien et en bois laqué provenant d’héritages successifs. La décoration sur les murs était par contre moderne, très pop-art, dévoilant les penchants bohèmes des propriétaires de la maison. À peine Aline avait-elle retiré son manteau que Maxime montra du doigt un groupe de mecs assez balèzes :


— Tu vois les types là-bas, c’est les membres de l’équipe de foot, je vais les voir, et pendant ce temps, je te laisse t’amuser.


Après avoir dit ça, il la laissa sur place. Aline se sentit très esseulée, toutes les filles rassemblées ici étaient des amies de Béatrice, et elle n’avait jamais eu de relations approfondies avec ces camarades de classe qui étaient du groupe des cancres. Elle, avec son comportement de chouchou des professeurs et sa conduite plus mature, n’avait que quelques amies choisies qui étaient malheureusement absentes. Elle poirota quelques minutes, elle fit semblant de s’occuper au buffet quand ce qu’elle craignait arriva : Yasmina vint lui adresser la parole.


— Oh, Aline, je ne m’attendais pas à te voir ici.

— Eh salut, euh... j’accompagne Maxime.

— Ah ouais ? Bah il semble occupé... viens avec moi... tu vas pas rester seule toute la soirée.

— Hum...


Yasmina rejoignit quelques filles habillées de courtes jupes et qui papotaient avec enthousiasme. À peine Aline était-elle arrivée que l’une d’elles sortit un pétard, et commença à le faire tourner dans le groupe. Aline ne dit rien, elle savait que c’était illégal, mais elle ne pouvait quand même pas aller voir les flics. Même si elle pensa un instant s’isoler pour leur téléphoner...


Quand Yasmina lui proposa le joint, elle déclina poliment l’offre :


— Non merci, mais je ne consomme pas de drogue.


Ce qui fit rire les convives déjà intoxiqués. Yasmina se marra aussi puis lui signala :


— Bien sûr que si, tu te drogues... T’as pas remarqué ?

— Remarqué quoi ?

— Le cookie que t’es en train de manger... c’est un space cake, bourré de weed. »


Aline recracha le morceau qu’elle avait en bouche, aussi terrifiée que si on lui avait dit que le cookie contenait de la chair humaine.


— Mais non, je déconne ! Faut que tu te décoinces, t’es à cran... fume donc ça.


Yasmina lui fourra le gros bédo dans la bouche, et Aline se retrouva forcée de pomper sur le joint. Elle se mit à tousser après la première taffe ; elle n’avait jamais fumé de cigarette, et évidemment le pétard lui parut ultra-fort. Yasmina fit comme si de rien n’était et demanda :


— Comment ça se passe avec Maxime, il est plutôt beau gosse, non ?

— Oui, il est très mignon.

— Allez, je suis sûre qu’il est plus que mignon... Est-ce qu’il a une grosse queue ? J’ai vu qu’il avait de gros doigts, ça veut dire que sa bite est énorme.

— Euh...


Aline ne savait pas quoi répondre. Elle n’avait pas l’habitude de conversations avec des filles aussi vulgaires, mais elle ne pouvait pas non plus faire semblant de ne pas avoir entendu. Quant à ce qu’elle devait répliquer, c’était une autre paire de manches... Elle n’avait jamais vu les bijoux de famille de son amoureux, mais elle se dit qu’elle devait plutôt mettre Maxime à l’honneur, et ce genre de fille grossière adorerait les exagérations.


— Oui... elle est de belle taille, c’est un vrai animal.

— J’en étais sûre, t’es une amatrice de grosse queue ! T’aimes ça quand ça te remplit la chatte, hein ?


Aline rougit comme une pivoine. Elle regarda Yasmina attentivement, cherchant à savoir si elle moquait d’elle, l’insultait, ou si c’était sa manière naturelle de parler. Comme elle ne voulait pas être à l’origine d’un esclandre, elle choisit de ne pas considérer ses paroles comme une provocation.


— Non, c’est juste le hasard, s’il avait eu un pénis plus petit, ça m’aurait convenu aussi.

— T’es sérieuse ? T’aimes vraiment toutes les queues ! T’es une sacrée cochonne sous tes airs de sainte-nitouche.


Toutes les filles se mirent à rire, et Aline comprit que Yasmina cherchait à l’humilier depuis le début. Mais elle ne savait pas comment réagir, ne voulant pas tomber aussi bas et être aussi vulgaire que son ennemie.


— Et un beau mec comme lui, comment tu t’y prends pour le garder, tu le suces à fond j’espère ?

— Euh... Peut-être... je préfère pas dire...


Il faut dire qu’elle ne l’avait jamais sucé ni couché avec. Aline se contentait de l’embrasser et de lui laisser lui toucher les seins, voire de toucher son petit minou... Elle hésitait à aller plus loin, et Maxime s’était montré compréhensif, n’exigeant jamais rien d’elle. Tout juste avait-il demandé ce qu’elle aimait et n’aimait pas sexuellement. C’est aussi pour ça qu’elle en était amoureuse. Ce n’était pas un porc qui ne cherchait qu’à coucher. C’était quelqu’un qui avait des sentiments pour elle, et qui voulait établir une relation sur la durée...


— Pourquoi pas le dire ? Sa queue pue ? Ou il a une difformité honteuse ?

— Pas du tout ! Elle n’a rien d’affreux, elle est comme toutes les autres !

— Ah très bien, si une experte en pine le dit, je la crois...


Cette fois, Aline s’éloigna sous une avalanche de gloussement, ne sachant plus où se mettre. Elle tomba nez à nez avec Béatrice qui la prit par les épaules et la conduisit jusqu’à un autre groupe de filles. Là, elles discutèrent calmement, Béatrice semblait sincère dans son désir de se réconcilier avec elle. Elle se montra aimable, l’interrogea à propos de ses hobbies, sa passion pour la guitare. Elle lui demanda même si elle voulait jouer un morceau avec la gratte qu’elle gardait dans un coin. Elle accepta et toutes les filles purent remarquer qu’elle était très douée. Aline ne put s’empêcher de se vanter.


— Et je suis encore meilleure au violon.

— C’est super, Aline, déclara Béatrice avant de lui présenter un joint.

— Je fume pas...

— Ici, c’est le coin fumeuses de beuh, si t’aimes pas ça, tu peux aller retrouver Yasmina.

— Non, non... c’est bon, je vais fumer.


Elle n’avait aucune envie d’être à nouveau prise pour cible par les propos venimeux de la jeune Arabe et de ses amies. Et puis elle avait fumé une taffe, et ça ne l’avait pas transformée en droguée. Elle pouvait bien recommencer. Elle saisit le cône fumant et le porta à ses lèvres. Elle avait l’impression que toutes les filles la regardèrent quand elle tira une bouffée... Cela la fit tousser, puis l’effet du joint commença à agir sur son cerveau, c’était relaxant et elle avait besoin de ça.


— Alors Aline, qu’est-ce que tu penses de LA DROGUE ?

— Je... c’est plutôt puissant.

— Ouais, et ça m’a valu deux semaines d’exclusion grâce à quelqu’un... Mais on ne va pas ressasser les vieilles affaires... Si on jouait à un jeu d’action ou vérité ?

— Je sais pas si c’est une bonne idée.


Elle fut la seule à éprouver une réticence, toutes les autres filles étaient enthousiastes. Elle se résolut à participer, espérant que les questions et gages ne tombent pas sur elle.


— On est six, je vais chercher un dé. Pendant ce temps, choisissez chacune votre chiffre. Moi je prends le deux.


À peine avait-elle proposé aux filles de sélectionner un chiffre qu’elles déclarèrent presque à l’unisson :


« Un

— Quatre

— Trois

— Cinq


Avant qu’Aline n’ait eu le temps de réfléchir au chiffre qu’elle désirait, il ne restait plus qu’un seul choix :

— Ben, six alors.


Au bout d’une minute, Béatrice revint avec le dé.


— Vous êtes prêtes ?

— Ouais, crièrent les filles. Béatrice jeta le dé.

— Six, annonça-t-elle. Ça tombe sur qui ?

— Sur moi, répondit Aline, presque pas surprise.


Le début la soirée avait mal commencé, et que le sort s’acharne sur elle ne l’étonnait pas. Elle ignorait par contre que si le sort allait à son encontre, il y avait une bonne raison à cela : le dé était pipé, et les probabilités qu’il tombe sur un six étaient de sept chances sur dix.


— Action ou vérité? demanda Béatrice.

— Vérité.

— D’accord, mais pour que ça reste drôle, je propose que l’on doive alterner vérité et action. Alors Aline, à quand remonte ton dépucelage ?

— Je...


Aline hésita, mais décida de jouer le jeu, elle n’aimait pas mentir déjà et pensait que la vérité était toujours préférable à la fausseté, et puis elle avait aussi des scrupules à ne pas respecter les règles du jeu.


— Je suis toujours vierge.

— Pardon ? Mais c’est pas possible...

— Si. Aline rougit un peu, se sentant mal à l’aise au milieu de ces filles beaucoup plus expérimentées.

— Mais tu sors avec Maxime.

— Oui, mais... Aline décida de tout expliquer. Après tout, elle n’avait pas à en avoir honte de ne pas avoir cédé aux pressions des garçons. Belle comme elle est, avec ses grandes jambes, sa poitrine gonflée à bloc et ses fesses de qui aurait pu doubler celles de Gal Galdot, elle pouvait être fière d’avoir préservé son hymen.


— Il faut que je sois sûre que celui à qui je donnerais ma vertu soit sérieux.

— Genre, pas de sexe avant le mariage ? demanda Nolwen, l’une des filles de sa classe.

— Peut-être pas jusque-là... Mais il faut qu’il s’engage sur une relation longue en tout cas.

— Eh ben, t’es une vraie pimbêche, toi. Bon je retire le dé...! Encore. Décidément t’as choisi le mauvais chiffre.

— Vérité, répondit Aline.

— Impossible, on a dit qu’on alternait vérité et action.

— Mais...

— C’est les règles qu’on a décidées.


Aline se fit la réflexion que c’était une règle que Béatrice avait élaborée toute seule, mais c’est vrai qu’elle n’avait pas protesté quand elle l’avait énoncée.


— Alors action, je suppose.

— Voyons, je sais pas... Mélanie qu’est-ce que tu proposes ?

— Hum... Je propose qu’Aline prenne un joli selfie.

— D’accord.

— Et que tu le postes sur le profil de tous tes comptes Internet.


Aline s’attendait à une action plus gênante que ça et fut assez satisfaite d’échapper à un gage pénible. Mais à peine avait-elle sorti son téléphone, que Mélanie montra du doigt le buffet et précisa :


— Et le selfie, tu le prends avec ce chapeau.


En effet, sur le buffet, entre les chips et les bouteilles de whisky, se trouvait un chapeau placé en plein milieu. Aline n’y avait pas porté attention jusqu’à maintenant, cela ressemblait à une simple décoration festive achetée pour trois sous chez Gifi. Mais en s’en approchant, elle comprit immédiatement que le gage n’était pas si innocent que ça : c’était un chapeau en forme de cône, typique des réveillons et des soirées cotillons avec des couleurs bariolées ou des messages inoffensifs rédigés dessus du genre : "Joyeux Anniversaire !" Mais quand elle le retourna, l’inscription qu’elle lut dessus était beaucoup plus piquante. On pouvait lire en grosses lettres : "Salope de la soirée."


— Je peux pas mettre ça.

— Bien sûr que si ! Allez, c’est pour rigoler.

— Non, mais c’est impossible. Je peux pas me prendre en photo avec. Si mes parents voient ça, je me fais tuer.


Béatrice intervint :


— Allez, on va être sympa les filles. Elle n’a pas besoin de se prendre en selfie, mais en échange, elle devra porter le chapeau pour le reste de la soirée. C’est réglo, non ?


Les autres filles acceptèrent à contrecœur. Et Aline se trouva fortement embarrassée. Jamais de la vie elle n’aurait voulu porter ce chapeau. Mais ses camarades donnaient l’impression de lui faire une faveur si généreuse qu’elle se sentit obligée de répondre :


— Bon, d’accord.


Elle prit le chapeau des mains de Mélanie et le posa sur la tête. Elle avait la nausée d’être ainsi rabaissée, mais estimant qu’elle aurait l’air encore plus stupide si elle faisait la tête, elle essaya de sourire. C’est le moment que choisit une des filles pour la prendre en photo sans qu’elle s’en rende compte.


— On continue le jeu ? demanda Mélanie, et sans attendre de réponse, proposa :

— Aline, je te laisse l’honneur.


Cette fois, c’est elle qui tira le dé, cela sembla lui porter chance, car il tomba sur le deux. C’était le chiffre de Béatrice. Aline demanda :


— Action ou vérité ?

— Action, j’ai pas peur.

— Euh... j’ai pas trop d’idée.

— Moi j’en ai une, proposa Coralie.

— Balance.

— Je propose que Béa embrasse... son doigt voleta en l’air avant de le faire retomber sur... Aline !

— Je n’ai pas le choix on dirait..., annonça Béatrice. Mais je dois dire que quand je parlais de réconciliation, je ne pensais pas que ça irait aussi loin...


Les filles se mirent à rire de la blague, tandis qu’Aline devenait cramoisie. Embrasser une fille ? C’était impossible ! Elles ne pouvaient pas être sérieuses. Pourtant elle vit Béatrice s’approcher lentement d’elle... C’était vraiment injuste ! Pour une fois que le dé désignait quelqu’un d’autre, elle devait quand même souffrir d’un gage, quand sa camarade fut devant elle, Aline lança :


— On ne met pas la langue !


Mais Béatrice l’ignora superbement, elle profita de ce qu’Aline ait la bouche ouverte pour coller sa bouche dessus et faire pénétrer sa langue. Ses mains se collèrent à son dos puis descendirent rapidement jusque sur ses fesses. Apparemment, réalisa Aline avec dégoût, Béatrice comptait honorer son gage de manière approfondie. Aline n’était pas du tout lesbienne, rien que d’avoir une autre femme trop proche d’elle la mettait parfois mal à l’aise, alors avoir la langue de Béatrice dans sa bouche lui paraissait ignoble. Et sa camarade profitait pleinement de son gage, cherchant le contact, mélangeant sa salive à la sienne... C’était une épreuve à laquelle Aline n’aurait jamais pensé devoir se soumettre. Heureusement qu’elle avait fumé un joint pour se détendre, sinon elle aurait vomi de dégoût.


Le temps semblait s’allonger indéfiniment pour la pauvre lycéenne. En réalité, le galochage ne dura qu’une minute, mais elle dut se forcer pour ne pas prendre Béatrice par les épaules et la jeter à terre. Quand son embrasseuse quitta sa bouche, Béatrice eut une moue dubitative et précisa :


— Je sais pas si c’est comme ça que tu embrasses Maxime, mais c’est mou. J’ose pas croire que c’est parce que je te déplais quand même...?

— Euh...

— Allez, on tire au dé, pas de repos pour les braves, intervint Coralie.

— Six !

— Bon... ben vérité, décida la malheureuse victime.

— Alors Aline, commença à demander une des filles. Tu as dit que t’étais encore pucelle... c’est peut-être qu’en réalité, tu aimes les femmes ?

— Quoi ? Non !

— Tu dis ça, mais t’as jamais eu de bite en toi... comment tu peux savoir si tu ne préfères pas te frotter à un minou ?

— C’est dégueulasse ! Je veux dire... J’ai rien contre les lesbiennes... mais c’est répugnant, une autre femme avec moi... C’est pas possible, qu’elle me touche... ça me répugne rien que d’y penser.


D’ailleurs, toutes purent la voir frémir et grimacer.


— Alors quand t’as embrassé Béatrice, t’as pas aimé ça ?

— Non !

— C’est vexant pour Béatrice, non ? Moi, si j’embrasse quelqu’un, je n’aimerais pas qu’on me dise que je la dégoûte, déclara Coralie.

— Je suis désolée, c’est pas contre elle que je dis ça...

— Moi je crois quand même que Béatrice devrait avoir droit à une compensation pour ce que t’as dit.

— Quel genre de compensation ? demanda Aline, inquiète.

— N’aie pas peur ! Vu le ton que t’utilises, on dirait qu’on te veut du mal... Allez, t’as qu’à poster un tweet pour dire que tu t’amuses comme une déglingo à sa fête et que tu la trouves géniale.

— Bon d’accord.


Aline posta un message enthousiaste sur ses réseaux sociaux, avec une photo de Béatrice qui lui faisait la bise.


«Six»


Juste au moment où Aline cliquait sur "Tweet", le dé venait de retomber. Elle leva les yeux au ciel, se demandant pourquoi Dieu lui en voulait à ce point là aujourd’hui.


— Comme t’as pas de chance, je te laisse le choix : action ou vérité ?

— Vérité... Aline respira un peu, c’était toujours préférable à action.

— Qu’allons-nous demander à notre chère amie Aline ? Pourquoi pas... de quelle couleur est sa culotte ?

— C’est une bonne idée ça... alors Aline ?

— Euh... et bien... elle est blanche.

— Voilà qui ne m’étonne pas de la part d’une pucelle.

— C’est ce qu’elle dit, moi je veux voir sa culotte de vierge ou je la crois pas, intervint Nolwen.

— Je vais quand même pas retirer ma culotte !

— Mmm, réfléchit Béatrice. Voilà ce qu’on va faire. Si t’as menti, tu auras un gage. Mais si tu as dit la vérité, alors c’est Nolwen qui aura un gage.

— Bon, très bien...


Aline commença à s’en aller quand Nolwen la retint par l’épaule.


— Où tu crois aller comme ça ?

— Ben aux toilettes, pour la retirer et vous la montrer.

— Et qu’est-ce qui me prouve que tu ne vas pas en chiper une dans un tiroir ou le panier à linge sale ?


Aline regarda attentivement cette fille à la chevelure rousse et au nez un peu trop pointu, se demandant si elle mettait véritablement sa parole en doute, ou si c’était une simple blague. À voir son visage ferme et sans trace d’humour, elle ne plaisantait pas.


— Y a un gage en jeu, alors tu retires ta culotte, ici, devant tout le monde.

— Mais c’est... compliqué... je peux pas, ma jupe est trop étroite et...

— Pas de problème, je vais le faire.


Joignant l’acte à la parole, Béatrice se mit à genoux devant Aline, et passa la tête sous la jupe. Aline eut un frisson glacé alors que des doigts fébriles saisirent sa culotte et s’empressaient de la descendre. Béatrice ressortit la tête de la jupe, la culotte d’Aline à la main : une culotte blanche.


— On dirait que tu as perdu Nolwen... Et c’était évident, Aline n’est pas du genre à mentir. J’ai déjà en tête le gage à accomplir pour avoir douté de sa parole, ce qui n’était vraiment pas sympa... Tu vas retirer ta culotte et passer la sienne à la place. Ça te fera une bonne leçon.


Nolwen maugréa, mais Béatrice alla sous sa jupe, on put voir le tissu s’agiter quelques secondes, ce qui fit glousser Nolwen. Elle lui passa la culotte blanche entre les jambes, puis elle réapparut en tenant entre ses mains un string rouge.


— Et ça, dit-elle en montrant la ficelle de Nolwen, je le garde pour moi, hé hé.


Aline sourit d’abord, heureuse de ne pas être celle qui recevait un gage pour une fois. Mais son sourire disparut vite quand elle remarqua que suite au pari stupide de Nolwen, elle ne portait plus rien sous sa jupe. Elle regarda les autres filles pour voir si elles avaient conscience de cet embarrassant détail, mais aucune ne parut lui prêter spécialement attention. Elle hésita à demander à Béatrice si elle avait une culotte de rechange pour elle ou si elle ne pouvait pas lui prêter donner le string de Nolwen, ce qui était toujours mieux que rien. Mais elle choisit de ne pas attirer l’attention sur le manque de protection de son petit minou. Elle ne voulait pas risquer de se retrouver une nouvelle fois la risée des filles.


— On tire au dé ? Béatrice le lança :

— Six ! Après deux vérités, ce sera forcément une action pour Aline... Mais j’y pense, tu n’as plus de culotte ?

— Euh, en effet...

— Et je vois que ça n’a pas l’air de te déranger... pour une vierge, tu n’as pas froid aux yeux. Et j’ai remarqué que tu n’as pas froid là-dessous non plus... En retirant ta culotte, j’ai vu la chatte la plus touffue de ma vie ! Je crois qu’il est temps de défricher un peu tout ça... va falloir raser ta chatte !

— Quoi ? Non !

— C’est "action" alors t’as pas le choix, désolée... Mais dis-toi que c’est un mal pour un bien, c’est affreux ce qu’il y a là-dessous. Si Maxime voit ça, tu resteras pucelle jusqu’à la fin de tes jours. Va dans la salle de bain, il y a tout ce qu’il faut pour que tu puisses faire un joli minois à ton minou.

— Mais...

— On va continuer à jouer pendant ce temps. Estime-toi heureuse, tu éviteras toute nouvelle vérité et action pendant ce temps.

— Je... bon d’accord.

— Et ne sois pas trop lente... j’ai une clef pour ouvrir la salle de bain de l’extérieur. Si tu n’as pas fini d’ici un quart d’heure, je la donne à un garçon pour qu’il aille t’aider à raser tout ça...

— Mais...

— Tic-toc, tic-toc... Le temps court... Mais si tu as peur de te blesser en rasant tout ça, tu préférerais peut-être que je m’en charge ?


Aline regarda Béatrice avec effroi... Elle n’y avait jamais pensé, mais elle avait de plus en plus l’impression que cette dernière était une lesbienne... une lesbienne qui avait été déjà bien trop de fois près de son con.


— Non ! Je m’en occupe toute seule !


Elle s’engouffra dans l’escalier menant à la salle de bain.

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