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Le plaisir est dans l'ivresse

Chapitre 6

Shoot-in

Hétéro

Marie passe devant moi et me frôle suffisamment pour que ce geste habituellement anodin ne trahisse un allumage en règle. La belle blonde attrape ma main et je lui emboîte le pas, direction la chambre à coucher.

La lumière commence à manquer à cette heure-ci, et l’appartement est nettement moins traversé par les rayons du soleil que tout à l’heure :


— Il ne va pas falloir perdre trop de temps si nous voulons garder le grain pelliculé de la lumière naturelle Marie.

— Je comprends oui, il ne faudrait pas que tu rates l’heure de prendre ton médicament contre les allergies, ricane-t-elle.



Nous rentrons dans la chambre pendant que je me sens de plus en plus gêné par la réplique de Marie. Je suis toujours dans son dos, à quelques centimètres de sa nuque parfaitement dégagée, totalement libre d’accès. La tentation d’enfin toucher ce corps est trop forte... Mes mains deviennent robotisées et se posent avec tendresse sur la pliure de ses épaules.



La douceur en contact de mes phalanges est divine, sa peau souple et soyeuse rencontre enfin la rugosité relative de la mienne. La confiance m’emporte, en moi l’animal s’étire et se prépare à bondir à tout instant. Marie est immobile ou presque, pour seul geste, elle fait un timide mouvement de tête sur le côté permettant d’étendre davantage la surface à caresser ou bien...



L’invitation est limpide, je me penche, ma main droite caresse sa joue droite, mon bras gauche descend jusqu’à la naissance de ses reins, j’attire judicieusement Marie contre moi et baise son cou, déposant ma bouche affamée sur sa peau. Je lui murmure ensuite :


— Tu es prête ? Souhaites-tu changer de tenue ? Je te rappelle que tu dois m’allumer pour cette série de photos.


Marie se tourne vers moi, elle semble hésitante et désorientée :


— Oui je n’ai pas oublié, je... oui je vais changer de tenue.

— Oui qui ?

— Oui chef...

— Je reviens, je vais prendre mon matériel.


Je quitte momentanément la pièce, plutôt fier de moi et de l’impact que j’ai l’impression d’avoir eu sur elle. Pris d’une confiance que je ne me connaissais plus depuis des lustres, j’ai pour la première fois pris l’avantage sur ce jeu de séduction avec Marie.

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J’agrippe mon appareil sur la table et me précipite de nouveau porte au fond à gauche.


Ma victoire est de courte durée, Marie est sur le lit, nue, la diablesse s’est parée d’un Lou dentelé noir, et porte des escarpins d’Orsay en vinyle vernis assortis. Elle est adossée contre la tête de lit ivoire capitonnée, ses yeux me transpercent comme des lames, ses bras étendus le long du cuir immaculé, son buste galbé comme possédé semble se projeter comme une arme en ma direction. Le vice est totalement assumé, elle me regarde plus profondément encore, et replie ses jambes avant de les écarter prodigieusement, m’offrant sans aucune retenue la totalité de son intimité. Si certains doutent parfois de l’immense pouvoir de la Femme sur l’Homme, ici la question n’a plus lieu d’être. Aphrodite métamorphosée en démon du sexe juste sous mes yeux.


En moi la bête gronde, je me sens pris de spasmes, les premiers signes de suée parsèment mon front, mes mains se font moites et impatientes.


— Tu attends quoi chef ? Shoote-moi !


Je dois réagir vite, et sans réfléchir plus que nécessaire, ce n’est plus le photographe qui parle, pas plus que la bête assoiffée non. Je me découvre maître du loup en laisse, capable de le faire venir ou rompre à mon bon vouloir :


— Ecoute-moi très attentivement Marie, je vais finir consciencieusement mon travail, parce que je n’ai qu’une parole et que je veux vraiment te faire un joli book...

— Ah c’est to...

— Laisse-moi finir ! Je vais terminer mon office et enfin je vais libérer toute la frustration et l’envie que tu génères en moi depuis qu’on se parle, et encore plus aujourd’hui où tu t’es amusée à faire la salope sous mes yeux, mais c’est terminé, tu as joué de moi, je cède, j’ai perdu, mais il te faudra assumer ta victoire ma chérie. Une fois terminé, je vais venir sur toi, et on va baiser tous les deux, peu importe comment, mais je peux te garantir que je ne vais pas te rater. Alors pendant que je prends mes photos, fais bien travailler ton imagination petite chienne, et je te conseille d’être très créative dans ton esprit si tu ne veux pas être surprise parce que quand j’aurais terminé, le photographe sera parti, il ne restera plus que l’homme. Tu as compris ?


Marie ne répond que d’un simple hochement de tête pour acquiescer, elle semble tétanisée, mais son corps ondule mécaniquement, ses jambes se frictionnent, et ainsi l’ensemble trahit son excitation.


Je n’arrive pas à croire mes propres mots, je n’en reviens pas que ce soit sorti de cette façon, mais en lui parlant, j’ai senti quelque chose en moi que je n’avais pas ressenti depuis des années. L’assurance du mâle alpha prend peu à peu le dessus en moi. Quelle délicieuse sensation d’être ici à un instant, et de savoir que dans quelques minutes, le calme laissera place à la baise torride et animale qui s’annonce.


— Parfait, donc maintenant Marie, on attaque la dernière série. Je veux ressentir la chaleur de ton corps, et la tempête sexuelle en toi qui ne te demande qu’à sortir. Je veux voir tes yeux avec ce même regard que tu as maintenant, celui d’une jeune femme prise à son propre jeu, déroutée, excitée, soucieuse. Et tout ça, je veux le voir dans mon objectif...


Je pose un genou à terre afin que mon angle de vue coïncide avec le plan du lit sur lequel Marie cherche la pose. J’ouvre au maximum mon obturateur, et de cette façon, le rendu sera très excitant. Je la shoot...

Je suis à hauteur de ses pieds, Marie se dandine, à chaque clic réalisé, je lui lance quelques mots choisis méticuleusement : « tourne-toi comme si je t’empalais là maintenant », « Pince tes seins et ouvre la gueule », « baise-moi des yeux à travers l’objectif ».



Ce manège fonctionne à ravir, Marie est très attentive et appliquée. Les photos sont osées, mais soignées et artistiques. Le flou généreux par le contre-champ et l’ouverture maximale me permettent d’avoir un flou en arrière-plan qui contraste avec la mise au point à l’endroit choisi. Sur certaines photos, les courbes de Marie sont impeccables, des talons jusqu’à mi-cuisses, puis on devine la posture et les intentions du modèle derrière. D’autres où Marie est allongée sur le dos, la tête au bord du lit, ses yeux qui me fixent profondément, se mord les lèvres, et ses mains que l’on distingue à peine fouiller, divertir, triturer, torturer son entrejambe.


Je ne me contente plus de lui lancer quelques mots maintenant, à chaque changement de position, je palpe sa chair, caresse ses cuisses, goûte l’humidité de sa bouche du bout de mes doigts.


Je n’en peux plus, je check mon réflexe et je dois bien avoir une soixantaine d’images de cette série. Je sens Marie brûlante et impatiente.


— C’est terminé Marie, j’ai fini, merci à toi.

— C’est moi qui te remercie, jamais on ne m’avait prise en photo de cette façon, j’ai adoré.


Je me relève, la minette est encore allongée sur le dos, le visage vers le plafond, de mon côté du lit, je suis debout très près d’elle presque au-dessus. Je la regarde silencieusement, j’aime cette tension, tout est devenu palpable et irrespirable. Marie est quasi nue, allongée, son visage à hauteur des cuisses, asservie à mes futures intentions, sa respiration est perturbée, assez pour déceler sur son corps frissons et légères contorsions. Enfin, elle esquisse un mouvement de lèvres, je ne la laisse pas terminer.



Je me courbe vers l’avant, je plaque mes mains sur ses cuisses. Dans cette posture, mon visage est à quelques centimètres de son sexe luisant et gonflé. J’imagine à l’inverse que le sien doit juste maintenant se trouver à portée de langue de mon boxer qui emprisonne toujours mon désir enchaîné. Je parcours lentement son corps en remontant, l’intérieur de ses cuisses, le contour de ce triangle affriolant, ses hanches, l’arrondi de sa poitrine, son cou et je me penche, accordant nos visages, bouche face à bouche.


— Non, c’est à moi de te remercier, j’insiste.


Je pose mes lèvres sur les siennes, lui fais profiter d’un moment de douceur que je souhaitais, comme le calme avant l’orage qui s’annonce. Un baiser tendre et passionné de quelques secondes, puis je me relève et pars poser mon matériel dans la cuisine et chercher mes « mes antihistaminiques».


— Je reviens.

— Je ne bouge pas, je ne compte aller nulle part.

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