Le site de l'histoire érotique
  • Histoire érotique écrite par
  • Fantasme
  • Publié le
  • Lue 6 159 fois
  • 60 J'aime
  • 3 Commentaires

Le plus beau jour de ma vie

Chapitre 1

Hétéro

Le plus beau jour de ma vie



Préambule


Le poème « Câlin d’amour » écrit par Manu, publié dans « À la découvert d’un monde inconnu, cahier d’histoires » marque la fin de cette aventure. Leur vie prend un nouveau tournant ; le récit de leur vie amoureuse et sexuelle vous sera raconté dans des chapitres indépendants les uns des autres avec leur propre titre.



Julie nous raconte :


Nous sommes toujours au camping naturiste. Les deux garçons sont partis de bonne heure faire les courses à la ville ; il faut bien donner à manger à toute cette petite équipe : nous ne vivons pas que d’amour et d’eau fraîche !


Maman et moi en profitons pour descendre au bord de l’eau pour bronzer. Il est tôt, et il n’y a personne : les campeurs font la grasse matinée, d’autres sont partis faire des courses, les plus courageux sont partis en randonnée (une « randonue », c’est ainsi que cela s’appelle). Manu et moi en avons fait une avec des campeurs qui connaissent très bien le site.


Nous sommes partis tôt le matin ; nos guides nous ont emmenés très haut dans la montagne ; le paysage était magnifique ! Je me sentais incroyablement bien, perdue en pleine nature, toute nue. Manu et moi avons discuté de tout avec nos accompagnateurs. Plus de remparts : je me sentais libre : c’est surprenant que le fait d’être nu facilite le contact avec les gens.


Nous nous installons, tels des lézards sur un rocher. Allongée sur le ventre, je demande à maman de me mettre de la crème bronzante, ce qu’elle fait à merveille. Avec elle, l’application de crème est un véritable massage qu’elle pratique avec une grande douceur ; elle me masse le dos en partant du creux des reins, remonte le long de ma colonne vertébrale en jouant avec ses ponces à chaque vertèbre ; ses mains posées à plat remontent sur mon dos jusqu’aux omoplates puis redescendent par les côtés jusqu’à mes cuisses, remontent à mes fesses pour les enduire généreusement de crème, puis elle me met une petite claque sur une fesse.


— Retourne-toi et mets-t-en devant.

— Tu ne veux pas me le faire, s’il te plaît, maman ?

— Tu as de la chance qu’il n’y ait personne…


Je me retourne, je ferme les yeux et me laisse aller ; elle n’enduit de crème, joue avec mon piercing au nombril, le papillon qu’elle m’a offert pour mon anniversaire : ce bijou particulièrement beau est un élément de décoration sensuel pour le ventre d’une femme, et ce qui plaît énormément à Manu, c’est qu’il paraît que cela réchauffe le bas-ventre des garçons. Perso, je pense que c’est exact.


— Il te plaît ?

— J’adore ; il est magnifique ! Merci encore, maman.


Elle continue son application de crème. Je me suis épilée entièrement : j’ai remarqué que la plupart des naturistes le font. J’aime beaucoup ! Manu aussi, et je trouve cela plus hygiénique. Par contre, je sens que les caresses de maman sont en train de m’enflammer le bas-ventre.

Visiblement, elle s’en est rendu compte ; elle arrête et me met une petite tape sur le côté de la fesse en me disant :


— C’est bien comme cela, ça suffit.

— Tu veux que je t’en mette aussi ? lui dis-je avec une idée derrière la tête.

— Juste dans le dos, si tu veux.


« Elle a deviné, ou quoi ? » me dis-je.


Une fois mon application terminée, je range le flacon. Maman se redresse, l’air grave, et s’assoit en tailleur face à moi ; c’est la position que nous prenons quand la discussion est importante. C’est une sorte de code, sauf qu’en général c’est à la maison et qu’on a au moins un tee-shirt sur nous ; mais là, on est à poil : donc j’ai le droit à une magnifique vue sur son intimité (elle aussi, d’ailleurs). Mon esprit s’égare mais est vite rattrapé par le son de sa voix.


— Julie il faut que je te parle ; assois-toi là ! me dit-elle d’un ton grave et solennel.


« Oups ! Qu’est-ce qu’il se passe ? Je crains le pire… » Je m’exécute et, assise en tailleur en face d’elle, j’écoute.


— Julie, je voudrais qu’on arrête les jeux de sexe entre nous.


J’ai l’impression que le monde est en train de s’écrouler autour de moi ; je suis au bord des larmes. Elle s’en aperçoit.


— Ne pleure pas, ma chérie, viens.


Elle me tend la main et me tire vers elle. Je m’allonge sur la serviette, ma tête dans le creux de son bras. Tout en me caressant doucement le dos, elle reprend :


— Écoute-moi. On s’est bien amusé tous les trois, mais maintenant il est temps de passer à autre chose ; c’est pour toi et pour vous deux que je dis cela. Je pense qu’un jour Manu en aura assez de nous voir jouer : je ne voudrais pas que tu le perdes à cause de cela ni que le malaise s’installe. Tu comprends ce que je veux dire ?


J’écoute avec attention. Je suis triste, mais je trouve qu’elle n’a pas forcement tort car je me rappelle que le jour où elle a attrapé Manu pour qu’il la saute après l’histoire du pain au chocolat, ça m’avait grave énervée. Je ne réponds rien et écoute.


— Je veux bien te faire des câlins comme en ce moment, mais pas plus. Je ne me trompe pas en disant que vous êtes fous amoureux, et je ne veux pas tout gâcher à cause d’une histoire de cul. Il y a aussi Jean-Mi : on va peut-être construire quelque chose ensemble.


Cette nouvelle me rend folle de joie ! Je me redresse, elle aussi, sèche la larme qui coule le long de ma joue, embrasse maman sur la bouche – le bisou que l’on se fait pour se dire bonjour – et je me rassois.


— C’est vrai, maman ? Oh, comme je suis contente ! Il va venir à la maison ? Comment on va faire ? Allez, raconte ; je suis sûre que tu as déjà tout prévu. Allez, maman, raconte-moi ! Promis, je serais sage ; je vais faire attention et m’occuper de Manu.


Elle m’explique qu’elle pense modifier la disposition de la maison. Elle veut créer un appartement en haut en réorganisant les pièces : Manu et moi aurions un joli petit appartement rien que pour nous. En bas, en rassemblant les deux chambres en une avec salle de bain pour eux, restera la cuisine et la pièce à vivre en commun.


— C’est une idée géniale, maman ! Manu va être heureux quand je vais le lui dire.

— Tu ne vas rien lui dire du tout : nous avons prévu de vous l’annoncer aujourd’hui. Si tu lui dis un seul mot, je te colle une fessée dont tu te souviendras un bon moment ; mais là, une vraie !

— OK, je ne dirai rien, promis. Par contre, pour la fessée un peu sexe, je prends : j’aime bien.

— Tu es incorrigible ! Tu ne penses qu’au sexe !

— La faute à qui, hein ? Non, je te taquine.

— J’espère bien… Il faut être sage ; ce sera mieux pour tout le monde. Cela n’enlève en rien à la complicité que nous avons ; on fait comme avant, sans sexe, c’est tout.

— D’accord, maman, c’est promis.

— Et toi, avec Jean-Mi ? Raconte. Vous allez vous marier ?

— Je ne sais pas ; pour le moment, il ne m’en a pas parlé.

— J’aimerais bien, ce serait cool. Si tu te maries, je veux me marier en même temps que toi. Tu imagines la noce ?

— On ne se marie pas pour faire la fête, ma chérie.

— Je sais, mais ce serait chouette, c’est tout. Bon, puisque tu ne veux plus t’occuper de moi, je vais me venger sur Manu ! lui réponds-je en simulant un air boudeur.


La vue de ma mère dans cette position est en train de me mettre le feu, mais maintenant c’est le fruit défendu. J’ai envie de lui sauter dessus, de l’embrasser, de la caresser, de lui faire tout un tas de choses…


— Maman, il faut que je bouge, sinon je ne sais pas ce qui va arriver.


Elle a bien compris de quoi je veux parler.


— On plonge ? me propose-t-elle.

— Oui, mais tu as testé l’eau ?

— Je sais, elle est glaciale : ça va te rafraîchir les idées ! Donne-moi la main.


Elle m’attrape la main, et plouf, nous voilà dans cette eau pure mais toujours aussi glaciale. Ce plongeon met immédiatement fin à toute pensée grivoise. Nous nageons puis sortons de l’eau et retournons à notre petite maison. Les garçons sont de retour. Bisous et tenue de rigueur oblige.


— Vous avez trouvé ce que vous vouliez ? interroge maman.

— Oui. Vous m’aidez à ranger tout cela ? répond-il en désignant le coffre de la voiture.


Maman et Jean-Mi entrent dans la maison, les bras chargés de sacs. Je bloque Manu contre la voiture et, ventre contre ventre, je me frotte à lui, je l’embrasse avec passion. Le vent et le soleil mes caressent le dos et les fesses ; les mains de Manu aussi. Il commence à bander. Une voix nous interpelle :


— Quand vous aurez fini de vous bécoter, vous viendrez nous aider ?

— Oui maman, on arrive.


Une fois le déchargement effectué, nous nous installons sur les bancs en bois ; cul-nu là-dessus, ce n’est pas très confortable, mais bon… Jean-Mi prend la parole :


— Je vous propose une sortie en ville cet après midi ; nous sommes allés au syndicat d’initiative où nous avons trouvé plein de choses intéressantes à visiter. Ça vous dit ? Et ce soir, nous pourrions aller manger quelque part.


Tout le monde répond par l’affirmative.


— Bien. Manu, te me donnes un coup de main.


Les deux garçons se lèvent, entrent dans la maison, et après quelques bruits de bouteilles, verres et autres froissement de papiers, ils réapparaissent les bras chargés d’un plateau garni de toasts, coupes et champagne ; ils installent tout. Je lance à maman un regard interrogateur qu’elle me renvoie accompagné d’un haussement d’épaules.

Jean-Mi sort une petite boîte du sac qu’il porte à la main, l’ouvre et la présente à maman :


— Alice, veux-tu te fiancer avec moi ?


Bizarrement, je ne suis pas très surprise de cette demande ; je souhaitais tellement que maman puisse avoir une vraie vie de femme et qu’elle se marie aussi. Je suis suspendue à ses lèvres… Je vois dans son regard l’émotion ; elle sourit et laisse échapper un petit « oui », puis elle enlace Jean-Mi et l’embrasse avec fougue.


Je regarde Manu ; il est assis à califourchon sur le banc. Il me met sous le nez un petit écrin ouvert ; à l’intérieur, une jolie bague avec une pierre dessus.


— Et toi, tu veux bien aussi ?


Là, c’en est trop ! Je suis émotive, moi… Je me mets à trembler, les larmes montent, et comme d’habitude je suis incapable de répondre. En guise de réponse, je me hisse sur ses cuisses, je colle mon sexe au sien, et mes bras autour de son torse je serre fort. Nos bouches se rencontrent ; le baiser est fougueux. Son sexe grandit ; je me soulève pour lui faciliter le passage, et il entre en moi doucement. Je ne sais pas si maman nous regarde ; je m’en fous, je suis heureuse ! Mes oreilles bourdonnent, j’ai des étoiles plein les yeux ! Nous nous étreignons très fort tandis que je le sens à l’intérieur de moi. Nous ne bougeons pas. C’est bon, trop bon…


— On le boit ce champagne, ou pas ?


C’est la voix de Jean-Mi. Discrètement, je glisse sur le banc. Maman et Jean-Mi apparaissent à la porte de la maisonnette. « Visiblement, ils n’ont pas dû voir… » je me dis. Manu me passe la bague au doigt ; heureusement, car j’en suis incapable. Je jubile comme jamais. Je la regarde, embrasse Manu, la regarde à nouveau ; j’en tremble encore d’émotion !


Maman resplendit de bonheur : ça se voit, comme elle dit, « gros comme le nez au milieu de la figure ».


Nous triquons. Les toasts son excellents ; ils on acheté des antipasti : avec le champagne, c’est merveilleux. En réalité, tout est merveilleux : Manu, maman, Jean-Mi, cette bague… Je suis fiancée ; je n’arrive pas à y croire !


Mon grand amour, le premier vrai ; pas celui du collège, pas l’amourette de petite fille en couettes et jupe plissée. C’est celui qui fait vibrer, trembler, pleurer aussi. Que la vie est belle dans ce cadre magnifique ! Nous sommes tous les quatre nus, à trinquer à notre amour. Nous trinquons à cet instant qui est en train de bouleverser notre vie ; une nouvelle page se tourne.


Finis, les jeux avec maman : je savais bien qu’un jour cela finirait par s’arrêter. Nous avons été tellement fusionnelles pendant toutes ces années où personne n’a pu venir perturber notre complicité, maman déçue par les hommes… Puis il y a eu Manu. Oh, Manu, avec sa trombine d’ange, ses cheveux roux et bouclés et ses picoupanes, c’est un rayon de soleil qui est arrivé !


Et voilà cette histoire de PC, comment elle nous a punis « comme des gosses qui ont fait une grosse bêtise » nous avait-elle dit. Tu parles… Elle voyait bien que Manu était en train de m’enlever à elle, mais ce n’est pas grave, vu ce que cela a engendré : on se retrouve toutes les deux avec des garçons charmants, doux et attentionnés, et en prime une bague de fiançailles au doigt. Je sors de mes pensées.


— Alors, maman, Jean-Mi va venir habiter chez nous ?


« Comme si je ne le savais pas… »


— Bon, eh bien voilà…


Et elle nous explique ce qu’elle m’a dit tout à l’heure, que la question de savoir où ils en étaient tous les deux est résolue, puis la maison, les travaux. J’écoute, attentive. Ma main posée sur la cuisse de Manu se balade, joue avec l’organe de tous mes désirs. Manu écoute attentivement, impassible ; si je continue, il va bander. J’arrête.

Nous savourons notre bonheur et dégustons notre apéro dinatoire, puis Jean-Mi propose de prendre en dessert une bonne glace lorsque nous serons en ville. Nous terminons notre repas, puis Manu et moi allons à la douche main dans la main. La douche ressemble plus à une séance de bisous qu’à une douche, qui se termine par un mot d’enfant :


« Maman ! Tu as vu ? Ils sont en train de faire un bébé ! »

« Mais non, ma chérie : ils se font un bisou. » lui répond sa mère.

Et la petite de partir en courant et en chantant :

« Ils se font des bisous, ils se font des bisous… »

La maman nous lance un clin d’œil complice accompagné d’un large sourire.


Notre bisous-douche terminée, nous nous habillons ; je n’en n’ai pas vraiment envie. Cela fait plus d’une semaine que je n’ai pas mis un seul vêtement. Hier j’ai vu, alors qu’une famille devait rentrer, les enfants carrément refuser de s’habiller, et après de rudes négociations, leurs parents les ont autorisés à ne pas mettre de sous-vêtements pour le début du trajet.


Je choisis la robe d’été légère à pressions (celle qui peut s’ouvrir en un éclair) ; dessous, string et soutien gorge en dentelle noire. La robe décolletée, légèrement ouverte sur le soutien-gorge, met en valeur le joli pendentif. Comme elle est ouverte en bas jusqu’à mi-cuisses, cela met une touche érotique, ce qui me vaut de beaux compliments de la part de maman et des garçons. Maman met une robe du même style, mais à boutons (elle est plus prudente que moi).


Nous quittons le camping et arrivons en ville. Nous nous promenons dans un magnifique parc où trônent de nombreuses fontaines ornées de sculptures et des statues de nus, copies de grands artistes ; Jean-Mi, amateur averti en photographie, me prend en photo avec Manu et aussi maman quand nous imitons les poses des sculptures. Manu me fait remarquer un détail :


— Julie, ta pose n’est pas bonne : elle est toute nue, celle-là !

— S’il n’y a que ça, je peux le faire !


Nous rions.


— Julie, tu aimerais poser pour des photos ? me demande Jean-Mi.

— Nue ? Pourquoi pas ? Mais pas du porno. Tu pourrais nous prendre Manu et moi ; hein, Manu ?

— Au camping, sur les rochers, ça vous dirait ?

— On pourrait reproduire les sculptures du parc.

— Très bonne idée !


Il shoote tout ce qu’il peut, nous compris.

Ma robe déboutonnée presque jusqu’en haut des cuisses vole au vent par moments à l’occasion d’un souffle indiscret et découvre une partie de ma fesse, pour le plus grand plaisir des passants et de Jean-Mi qui ne manque pas d’immortaliser l’instant. Après ce que m’a fait vivre Manu à midi, je compte bien me rattraper en lui mettant le feu ! Je suis tellement heureuse que j’ai envie de lui faire l’amour, là, maintenant ; mais non, ce n’est pas possible.


Maman propose une pose dans un glacier. Nous nous installons à une terrasse dans un coin calme et discret, notre séjour au camping nous faisant apprécier la tranquillité. La rue est plutôt calme ; il fait particulièrement chaud, et il n’y a pas grand-monde. Jean-Mi mitraille. Je demande de regarder les photos et je nous vois, Manu et moi : joue contre joue, bisous, gros plan sur nos pendentifs en forme de demi-cœur. Manu me fait une réflexion :


— Perso, je pense que ce serait plus joli si on ne voyait pas ton soutif.

— Ah oui ?


« Il veut jouer, on dirait… »


— Il n’a pas tort, reprend maman.


Là, c’est de la provoc’ ; il ne faut pas trop me chauffer ! Personne sur la terrasse. En un éclair je dégrafe le soutif dérangeant, fais passer les bretelles par les manches de la robe, l’attrape par-dessous, et hop ! En trois secondes, le voilà arrivé dans mon sac. Je me rajuste, ouvre un peu plus le décolleté, tends l’appareil à Jean-Mi.


— Tu peux en reprendre pour voir si monsieur à raison ! dis-je en pouffant de rire.


Pris au jeu, Jean-Mi reprend des photos, les montre à Manu.


— Alors ?

— Eh bien sincèrement, c’est beaucoup mieux ainsi.

— En fait, ce sont mes miches qui t’intéressent… Montre !


Je regarde ; c’est qu’il a raison, le bougre : le pendentif placé juste au début de mon sillon, mes seins légèrement découverts donnent une image digne d’une présentation d’un bijou de grand joaillier.


Nous rions, plaisantons, parlons aussi du grand projet d’avenir tout en dégustant notre glace. De temps en temps je m’arrange pour que mes jambes soit découvertes très haut. Je surveille Manu du coin de l’œil : il n’arrête pas de me mater les jambes. Je l’attire à moi, pose ma main sur la bosse de son short, lui mordille l’oreille et lui chuchote :


— Arrange-toi pour m’enlever mon string et caresse-moi.


Son visage rosit.


— Tu es folle ! Pas ici, pas maintenant.

— Si, maintenant ! Débrouille-toi pour être le plus discret possible.


Ma main posée sur son short et un doux baiser accompagné d’un regard coquin l’encouragent. Je m’installe pour lui faciliter la tâche. Au regard amusé et au clin d’œil de maman, je comprends qu’elle m’a démasquée.

La main de Manu s’immisce sous ma robe qui se relève jusqu’à ma fesse ; un doigt touche le triangle de tissu, passe dans la ceinture, la fait glisser sous mes fesses. Je me soulève légèrement pour l’aider. Maman me fixe du regard ; je lui envoie un clin d’œil complice.


Le serveur nous apporte les boissons ; mon cœur cogne dans ma poitrine. Manu arrête net et retire sa main. Le serveur encaisse et repart. Manu mange sa glace d’une main tandis que l’autre reprend sa dure besogne. Le string roule le long de mes cuisses et se retrouve au sol ; je le récupère d’un pied, et hop, dans mon sac ! Une pause ; pas de réaction de quiconque.


Manu continue son exploration. Vu la forme de son short, il est aussi excité que moi. Ses doigts me caressent ma fente ; je mouille, la sensation est terrible ! Cette caresse et la crainte de se faire surprendre m’excitent terriblement. Je prends la main de Manu et la repousse gentiment. Mon regard lui fait comprendre qu’il vaut mieux arrêter là pour le moment.


Nous avons terminé notre glace ; je me rajuste, lui fais un bisou et lui murmure dans le creux de l’oreille en lui broyant littéralement son matériel :


— Je suis à poil, dessous. Tu es content ? Ça t’excite, hein !

— Si tu continues comme ça, il va t’arriver des histoires…


Il m’embrasse, ses mains sur mes fesses. Je sens ma robe remonter : j’ai le cul à l’air ! Il me pousse contre la haie derrière moi qui sert de pare-vue et me lâche.


— Salaud, ça pique… Tu vas me le payer !

— Ma pauvre chérie, je te plains de tout mon cœur.


Nous nous prenons par la main. Le serveur nous souhaite un très bon après-midi avec un large sourire : c’est sûr, il a vu quelque chose. Je le regarde pour le saluer ; il me renvoie un autre large sourire accompagné d’un clin d’œil qui en dit long.


Nous continuons notre promenade. Nous nous tenons par la main, par la taille, par le cou, nous nous faisons des bisous – plein de bisous – des caresses dans le dos, sur les fesses. On n’a pas assez de mains pour se tenir, se caresser, de bouches pour s’embrasser.


Nous nous lâchons ; je vais rejoindre maman et nous faisons du lèche-vitrines, de filles bien évidemment. Nous nous prenons par la main comme toujours, commentons les tenues, chaussures, sous-vêtements, sacs, accessoires : tout y passe, même les magasins pour les garçons.


Les garçons sont tous les deux ; ils s’entendent bien, ont une certaine complicité. Je réalise tout à coup que le prof et entraîneur de jiu-jitsu de mon amoureux va peut-être devenir mon beau père, un père que je n’ai jamais eu. Je ne sais pas où il va nous entraîner ; c’est un meneur.


Maman et moi comparons nos bagues. Un seul regard et nous nous comprenons ; nous nageons dans le bonheur ! Notre vie vient de prendre un tournant, elle va être différente : Jean-Mi va venir habiter à la maison, elle va être transformée. Manu et moi nous allons bosser : il faut que nous ayons ce bac. Nous allons rentrer dans deux jours.


Il faut que j’aille parler avec Anne, la patronne du camping : elle m’a dit qu’il va leur falloir embaucher ; à deux, ils n’y arrivent plus, et puis ils voudraient avoir un bébé. J’aimerais bien travailler ici.


Les magasins ont fermé. Jean-Mi s’est acheté un objectif pour son appareil photo ; c’est vrai que demain nous jouons les modèles. L’idée me plaît. Il a également acheté un kimono à Manu. Maman et moi avons trouvé de jolies petites tenues : celles-là seront réservées à la vie privée.


Nous allons au restaurant ; nous goûtons les spécialités, nous nous régalons, puis nous reprenons la route en direction du camping. Manu et moi sommes installés à l’arrière de la voiture. Jean-Mi, au lieu de poser sa main sur le levier de vitesses comme à l’habitude, l’a visiblement placée plus loin.


Nous somme à peine partis que Manu m’a quasiment déshabillée ; la robe à pressions n’a pas résisté, elle est grande ouverte. Manu me caresse partout. Je le touche : il est terriblement excité. Discrètement je lui ôte son short : il n’a rien en dessous. Cette découverte m’enflamme le ventre ! J’ouvre sa chemisette ; nous sommes presque nus. Maman tourne la tête, me regarde et comprend. Elle se penche vers Jean-Mi et augmente le volume de l’autoradio. « Merci, maman ! » me dis-je. L’éclairage public me permet de deviner qu’à l’avant de la voiture il est en train de se passer quelque chose ; peu importe…


Je continue l’effeuillage de Manu, et nous finissons complètement nus. Nos échanges de bisous reprennent, des plus doux aux plus fougueux, accompagnés de caresses d’une douceur exquise. Quelquefois d’une violence inouïe aussi ; enfin, pour moi qui suis un peu douillette. On s’amuse à se pincer les tétons : le premier qui lâche a un gage. Je gagne parfois car j’ai une ruse : quand je sens que je commence à avoir trop mal, je lui plante mes ongles dans les bouts, et là, il lâche. Une fois il a tenu, et pour le coup j’ai eu mal aux tétons pendant trois jours ; tant pis pour moi.


Ce soir, je vais être douce et câline. Je vais même essayer un truc qu’on a vu sur Internet : je le bisouille, lui suçote les tétons, lui lèche le sexe, l’embouche au plus profond ; il touche le fond de ma gorge, ce qui me provoque un haut-le-cœur. Je bave… Alors, à tâtons, je récupère sa chemisette pour essuyer : pas grave.


Je suis mal installée, en partie sur le côté ; la position n’est pas géniale. J’insiste. Sa main me parcourt tout le corps. Je le reprends en bouche ; le va-et-vient est lent et appliqué. Son gland touche à nouveau le fond de ma gorge ; je prends une grande inspiration et je force. Je me force à avaler ; le gland progresse. Je fais une pause.


Je retourne vers sa bouche et l’embrasse goulûment. Il me palpe les seins, en titille les bouts. Je l’écarte et retourne à ma besogne ; je vais y arriver. « Têtue comme une mule ! » me disent parfois maman ou mamie. J’embouche la chose, inspire, force. Il rentre ; je le sens pénétrer dans ma gorge. Je le masturbe à la base ; il se tend et éjacule dans mon œsophage. Son liquide chaud descend en moi, puis je fais ressortir cet intrus qui normalement n’a rien à faire là, mais c’est moi qui suis allé le chercher.


Je suis au bord de l’orgasme… Je détache ma ceinture. « Ce n’est pas bien, Julie… » me dit ma conscience en colère… Vite, je me mets à califourchon sur lui. Pas de préliminaires, il y a urgence ! Je m’empale sur lui avant que son érection ne faiblisse, et le feu d’artifice éclate en moi immédiatement ; il était tellement désiré… Nous nous embrassons, nous disons des milliers de « Je t’aime, pour la vie, pour toujours. »


J’aperçois les lumières du camping ; vite, nous rectifions tout : la chemisette essuie les dégâts éventuels et je mets la ceinture vite fait sans l’attacher.


Nous avons traversé le camping nus, pris un douche rafraîchissante, puis c’est une belle nuit remplie d’étoiles, de robes de mariées, de fleurs et de bisous, enlacés dans les bras l’un de l’autre, qui conclut cette journée qui restera gravée à tout jamais dans mon esprit.

Diffuse en direct !
Regarder son live