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La plus belle heure de la journée

Chapitre 1

#1 - Saut dans l'inconnu

Lesbienne

Tiens, vous voilà ! Pile à l’heure. J’allais justement monter.

Mon cur vibre un peu plus fort aujourd’hui, sans doute pour une bonne raison. Assez bonne pour avoir envie de la partager avec vous.


Cela fait cinq minutes que j’attends devant la porte d’un immeuble quelconque prête à me jeter corps et âme dans l’inconnu. La plaque sur le mur m’indique que je suis au bon endroit. Mon doigt se pose finalement sur l’interphone, un grésillement retentit, la porte s’ouvre. J’entre, la peur au ventre, vers cet horizon fascinant et déconcertant. Je ne sais pas du tout à quoi m’attendre si ce n’est les quelques informations que j’ai pu lire sur la page de l’application quand j’ai pris rendez-vous.


Je grimpe un étage sans croiser personne. Tout est calme. Je me retrouve sur le seuil, l’air bête je crois, hésitant encore à franchir le pas ou non, à un mètre à peine de ce qui a piqué ma curiosité la veille. Un détail attire alors mon attention. Une simple inscription à ma hauteur sur laquelle je peux lire "Établissement exclusivement réservé aux femmes". J’entre ? Évidemment.


La surprise est totale. L’endroit est chaleureux, agréable, accueillant. Mes jambes m’emmènent un peu plus loin, vers une jeune femme à moitié cachée derrière son comptoir et son écran d’ordinateur. Mes yeux se posent partout le temps du trajet, sur les tableaux évocateurs, les posters publicitaires et sur tout ce qui m’entoure. J’ai l’embarras du choix. L’ambiance est donnée, c’est du sérieux. Mes mains se posent sur le bureau de l’hôtesse. Son grand sourire et sa façon d’être me mettent directement à l’aise, du moins pour l’instant. Je m’entends lui dire que j’ai pris rendez-vous tout en donnant mon nom d’une voix limite honteuse, comme si c’était un péché de venir ici, comme si c’était mal, malsain même. Son regard se dirige aussitôt sur son moniteur, le temps de confirmer mes dires. Son visage éclatant revient la seconde qui suit et me demande si je suis déjà venue. Non, c’est bien la première fois que je fréquente un salon aussi atypique que celui-ci. J’avoue être un peu nerveuse. L’hôtesse attrape un papier sur son bureau et le pose sur le comptoir. Je l’écoute attentivement pendant qu’elle m’explique tout ce que j’ai à savoir, du concept en lui-même, de l’exigence portée aux normes d’hygiène. Elle finit par me demander à quel genre de service je souhaite participer, le doigt posé sur un tableau imprimé sur la page de son fascicule. Aucun son ne sort de ma bouche. La demoiselle continue son discours. Elle m’indique plusieurs choix possibles à ma disposition, de la formule standard à la plus exotique, en solitaire et même en duo. Je relève la tête, un peu surprise par cette dernière proposition. Pardon ? J’ai du mal à bien comprendre. Sa réponse est simple et efficace. Je peux venir avec une amie ou rejoindre une inconnue choisie au hasard. Il n’y a pas à dire, l’idée est originale et complètement folle. Qui viendrait ici avec une amie ? Même seule c’est déjà invraisemblable. Quelques secondes passent et je me dis finalement, pourquoi pas ? Ma curiosité en vaut bien la peine.


J’ai fait mon choix. La demoiselle esquisse à nouveau un grand sourire et sort de derrière son comptoir avant de m’inviter à la suivre. Je m’exécute sagement, stressée, nerveuse, impatiente. Nous avançons dans un petit couloir avant de nous arrêter devant un mur entier de sextoys, de toutes les couleurs, de toutes les formes, de toutes les tailles. Mais où ai-je mis les pieds ? Je reste sans voix. Mes lèvres sont tétanisées et m’empêchent de parler. L’hôtesse à côté de moi comprend mon malaise. Elle me rassure, me met en confiance, me conseille de commencer par quelque chose de classique en fonction de mon abonnement. Après une longue minute de réflexion, je réussis à sélectionner deux sextoys différents. La sympathique gérante de l’établissement ouvre alors une réserve incroyable sous mes yeux, sort les deux modèles que j’ai choisi et les pose dans un contenant qu’elle me tend juste après.


Nous reprenons notre route le long du couloir jusqu’au rideau grand ouvert d’une cabine d’essayage. Le bras de la demoiselle s’allonge, sa main me pousse à entrer. L’hôtesse me donne également une sorte de badge électronique avec un chiffre noté dessus, me demande de bien vouloir me débarrasser de tous mes vêtements, d’enfiler le peignoir à l’intérieur et de rejoindre la cabine qui m’a été attribuée et de profiter de cet instant comme il me plaira. J’acquiesce d’un geste de la tête, la remercie par un joli sourire crispé et la vois déjà repartir en direction de son poste.


Je me retrouve seule, morte de trouille derrière le rideau tiré. Courage Danika ! Je souffle fort dans l’espoir d’y puiser un soupçon de bravoure. Je retire d’abord mon haut et le pose soigneusement sur le petit banc qui me fait face. L’air me fait frissonner. Les bouts de ma poitrine durcissent. Le reste de mes habits viennent rapidement s’ajouter à la pile. Je retire pour finir ma culotte et me retrouve entièrement nue. J’attrape le peignoir suspendu au mur, le fait descendre de son cintre et l’enfile sans tarder. Mes doigts attrapent la ceinture en coton et lassent un petit nud ridicule au niveau de mon ventre. Une dernière inspiration et c’est parti.


La lumière du couloir m’aveugle une seconde. Je parcours l’allée centrale du salon, pieds nus, et tombe nez à nez avec la porte au bon numéro. Mon cur bat très fort. J’y vais ? Je n’y vais pas ? Allez ! J’entre sans grande conviction après un bip rapide du badge contre le mur. Mes yeux n’en reviennent pas. Ma bouche s’entrouvre légèrement. La pièce est très belle, très bien pensée. J’adore le genre de tatami qui prend la moitié de l’espace au sol. Plusieurs miroirs reflètent ma silhouette. Les murs sont comme rembourrés d’une matière anti-bruit. Tout est à sa place, il n’y a rien à ajouter, rien à enlever. Mon corps flanche et s’abaisse tout doucement. Je m’assois tranquillement au bord du tapis, à côté du paquet où reposent mes deux jouets, la tête levée vers le plafond, prise d’une profonde admiration.


Soudain un bip retentit, la porte de la cabine s’ouvre, quelqu’un entre. Une voix douce et légère transperce l’air et me salue. Une fine silhouette s’avance lentement et se pose sur le bord du tatami, à un mètre de moi. Je ne dis rien, suivant sagement des yeux la femme qui vient d’apparaître. J’observe avec un peu trop d’insistance les traits de son visage, mais aussi ses gestes, sa façon de faire. Je la trouve particulièrement ravissante, les vingt ou vingt-cinq années qui la séparent de moi ne l’empêchent pas d’être rayonnante. Elle dépose à son tour une boite sur le parquet. Nous nous regardons la seconde qui suit puis éclatons de rire. Elle est aussi nerveuse que moi. C’est sa première fois aussi dans un endroit de ce genre. Nous échangeons un peu, rions beaucoup.


L’atmosphère change brusquement. Tout devient plus lourd, plus sérieux, plus tabou. Je vois cette femme attraper les bouts de sa ceinture et commencer à la démêler. Mes mains tremblent. Je fais mine de faire quelque chose également, n’importe quoi, mais mes yeux ne la quittent pas. Les pans de son peignoir s’ouvrent. Son corps surgit du vêtement. Mais qu’est-ce qui m’arrive ? Je reste paralysée devant sa plastique tout à fait banale. Il n’y a rien d’exceptionnel si ce n’est l’imperfection parfaite de son enveloppe charnelle. Ses courbes fines à la peau érodée par le temps. Sa poitrine menue aux bons restes de jeunesse. Ses aréoles assez larges. Son ventre, ses fesses, ses jambes, un ensemble dont l’harmonie persiste. Son pubis arboré d’une toison peu entretenue. Et son sexe. Au final, c’est moi qui complexe sans raison, blottie bien au chaud dans ma grosse robe de chambre en coton. Mon peignoir s’ouvre tout doucement, très très lentement. La situation est à la fois horrible et terriblement excitante, si bien que mes tétons me démangent et que mon entrejambe commence à couler. Je dégage une épaule, puis une autre, et fait tomber mon dernier rempart sur le tatami. Je relève la tête et découvre ma camarade le visage braqué sur moi, aussi admirative que je l’étais une minute auparavant. C’est tout naturellement qu’elle se présente à moi en tant qu’Eveline, ce à quoi je lui réponds juste Danika. Une nouvelle vague gênante s’installe entre nous et nous fait rigoler bêtement. Elle s’excuse tout en me confiant ses impressions. Elle trouve ça très bizarre. J’en profite pour lui partager mes craintes moi aussi et lui dire que tout va bien se passer, que je ne la juge pas, au contraire, elle m’impressionne. Elle éclate de rire. Elle rabat ses cheveux sur le côté et me complimente à son tour sur ma beauté. Ah bon ? Sur ma jeunesse et la pureté que je dégage. Je crois rougir. Je la remercie évidemment. La conversation continue. Nous nous rapprochons du centre du tatami, entièrement nues. Ma langue finit par fourcher, maladroite comme je suis, et laisse échapper ma fascination pour ses mamelons bien droits et plutôt épais. Je me sens ridicule. J’ai envie de partir.


A ma grande surprise, Eveline se redresse et se met en appui sur les genoux. Un grand sourire nerveux se dessine au coin de ses lèvres avant de me proposer de lui toucher la poitrine si je le souhaite. C’est très perturbant mais j’accepte sans arrière-pensée tout en avançant les doigts vers son buste. Je saisis délicatement le galbe d’un sein, l’englobe et remonte. Mon pouce et mon index contournent son téton. Eveline respire plus bruyamment. L’expression sur son visage est divine. Sa bouche est entrouverte et laisse échapper un souffle chaud. Ses paupières se referment petit à petit. Elle m’avoue à voix basse ne rien avoir ressenti d’aussi plaisant depuis des mois. Mes caresses s’attardent alors sur son autre sein. Le mamelon coincé et compressé entre mes phalanges, je réalise petit à petit que la ravissante femme se masse l’entrejambe avec fougue. Je relâche aussitôt sa poitrine et la regarde faire pendant que mes doigts descendent eux aussi au niveau de mon sexe. Eveline se dirige vers la petite boîte en dehors du tatami, attrape un sextoy et du lubrifiant. Elle revient vers le centre du tapis, prête à s’auto-accoupler. Son corps chute au sol, ses hanches roulent sur le côté et l’emportent dans leur élan. Elle se retrouve à plat ventre, la poitrine plaquée contre le revêtement confortable. Ses cuisses s’ouvrent, ses genoux la soutiennent et ses fesses décollent. Sa vulve en évidence, j’augmente les frictions sur mon clitoris. Je suis super excitée, c’est incroyable. Au même moment, je vois Eveline faire glisser le sextoy sur son pubis et le loger contre l’entrée de son vagin. Son anatomie se dilate, le bout de plastique pénètre en elle magistralement. Ses gémissements sont bien distincts, elle ne se prive de rien. Sa main va et vient à un rythme tantôt effréné, tantôt maîtrisé. J’accélère. De plus en plus vite. Je suis trempée. Deux doigts fendent mes petites lèvres, les écartent avant de plonger franchement dans mon interdit le plus précieux. Je suis assise contre un miroir, les jambes grandes ouvertes, la vulve en transe. Sans compter la vue parfaite sur le sexe de ma camarade affalée par terre, les yeux captivés par ses mouvements. Je frissonne. Je souffre. Je vis et meurs en même temps.


Les minutes passent, le plaisir reste. Nos gémissements sont de plus en plus prononcés. Si Eveline a changé de jouets, moi je n’ai pas du tout touché aux miens. Je l’observe toujours, une main sur le clitoris, deux ou trois doigts de l’autre à moitié enfoncé en moi selon ma conscience, me fouillant frénétiquement pendant qu’elle insère toute la longueur de son sextoy dans son sexe. Elle attend quelques secondes, le fait tourner dans son bas-ventre et le ressort complètement avant de recommencer. Je me sens un peu nulle comparée au nombre d’orgasmes qu’elle a déjà eu. Son corps se tétanise tout à coup, ses cuisses se resserrent. Elle tremble et convulse, étendue sur le tatami. Mon cur s’emballe également et m’emporte une nouvelle fois au paradis.


Les miroirs de la pièce sont teintés de buée, le tapis est souillé par nos sueurs, quelle exaltation, quel soulagement ! Je suis allongée, là, sans rien dire, la main sur les mamelons. En face de moi, la ravissante Eveline me regarde, souriante, les doigts occupés à jouer avec ses petites lèvres. L’heure est passée plutôt vite. Nous remettons finalement nos peignoirs respectifs. Un rapide coup de lingette nettoyante et nos jouets retrouvent leur place dans leur boite. Nous sortons ensuite toutes les deux de la cabine, lessivées, comblées. Nous remettons nos sextoys à l’endroit indiqué par l’hôtesse, une sorte de débarras pour jouets usés, et partons nous changer pour reprendre nos vies.


A nouveau moi-même, habillée de la tête aux pieds, j’attends mon tour au comptoir. Eveline règle avant moi, se retourne, esquisse un sourire furtif suivi d’un merci et s’en va tout simplement. Je la regarde disparaître, me disant qu’il faut absolument que j’écrive cette expérience quelque part. La gérante du salon me sort alors de mes pensées. Nous discutons brièvement de ce que j’ai aimé, si tout s’est bien passé, si je pense revenir. Quelle question ? Évidemment. Je prends mon prochain rendez-vous dès maintenant.


Je m’appelle Danika, tout juste 24 ans, et je souhaite partager mes expériences vécues dans un salon de masturbation. Ma curiosité est sans limite. J’ai bon espoir de revivre ce genre de rencontres. Hier encore je n’y croyais pas moi-même quand je me suis inscrite, persuadée d’une fraude, d’une blague, d’un lieu bas de gamme et dépravé. Mais aujourd’hui, je suis plus qu’heureuse d’avoir découvert cet endroit insolite. Je suis impatiente à l’idée de recommencer et de voir ce qu’il se passera.

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