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La plus belle heure de la journée

Chapitre 2

#2 - Froid mordant

Lesbienne

(Bonjour bonjour ! Me revoilà avec un nouveau chapitre. Bonne lecture.)



Enfin de retour !


J’ai pas mal été prise ces derniers temps, par le boulot ou par la vie en général. Puis finalement me revoilà. J’ai d’abord hésité à retourner au salon, savoir si j’en avait vraiment envie, si j’en avais besoin. Heureusement, j’ai fini par me décider, quitte à braver le froid.


J’entre tout juste dans l’établissement. Il y a du monde contrairement à la dernière fois. J’avoue être un peu stresée pour ma deuxième fois. Et si je me retrouvais avec cette rousse-là ? Ou cette blonde-ci ? La queue avance. L’hôtesse accueille les femmes les unes après les autres avec le même grand sourire et les oriente vers le couloir qui donne sur les cabines. Je donnerais cher pour être dans la tête des autres pour savoir ce qu’elle pense de ce genre d’endroit.


Je repense à ce fameux mur orné de gadgets explicites, divers et variés. Je rigole toute seule dans ma tête. Dire que la moitié des jouets dépassent mon entendement. J’estime être assez ouverte d’esprit, mais de là à utiliser des jouets trop extravagant, non merci, pour le moment.


Mon tour arrive très vite. Un rapide bonjour ainsi que mon nom et ma réservation suffisent à m’ouvrir la voie de la joie et de la luxure. J’arpente ce long couloir que j’ai foulé il y a quelques semaines jusqu’au mur entier de sextoys. Mon regard se perd parmi les jouets. Je réfléchis quelques secondes avant d’accorder mon choix sur un vibro contemporain plutôt basique et sur un gode réaliste d’une bonne quinzaine de centimètres, ou pire.


J’avance un peu plus loin, mes deux compagnons dans leur boite. Une porte s’ouvre. Mon corps s’engouffre aussitôt avant de remercier l’hôtesse qui disparaît en me souhaitant une bonne séance. Vient alors le silence, face au miroir, face à moi-même. Mes vêtements laissent rapidement place à ma peau nue transie de froid presque instantanément. J’enfile le doux peignoir accroché au mur et ressort avec mes affaires, direction les casiers. Je remarque que mon stress est beaucoup moins élevé qu’au début. Pas encore à l’aise, mais plutôt détendue.


Dernière ligne droite jusqu’à la porte de la cabine que l’on m’a attribuée. Mes yeux s’arrêtent sur chaque visage que je croise, impatiente de découvrir ma camarade du soir. J’approche. Une blonde entre avant moi. J’attrape la poignée de la porte dans les secondes qui suivent. Une grande bouffée d’air et je m’engouffre à mon tour.


Plus rien, si ce n’est le grésillement des néons au plafond. Mes pieds se posent timidement sur le tatami, à un mètre à peine de la femme qui me tient compagnie aujourd’hui et qui ne me lâche pas du regard. Ça me fait froid dans le dos. Je m’assieds face à elle, l’air de rien, les yeux dans les yeux, comme si elle me mettait au défi. Elle ne parle pas. Moi je me pose tout un tas de questions. Soudain, un léger sourire éclaircit son visage. Son nom, Katia, résonne dans la pièce. J’avoue être un peu surprise. Je souris à mon tour, laisse échapper mon prénom avant d’engager la conversation. Je suis enchantée de faire sa connaissance. Nous échangeons l’une et l’autre sans aucun problème. J’apprends que Katia a 32 ans alors qu’elle ne les fait pas du tout. Au-delà de son air un peu sévère et de son regard de tueuse, son léger accent de l’Est lui donne un petit charme.


Les minutes passent. Son visage a encore changé d’expression, ses yeux m’envient. Je lui demande à tout hasard pourquoi elle est ici, dans ce genre d’endroit. Elle rigole une seconde et se confie. Elle dit être à la fois curieuse, à la fois dominante. Elle aime se faire plaisir et faire plaisir à d’autres. Elle a découvert le salon sur Internet, comme la plupart j’imagine. Cependant, malgré son travail, elle ne peut pas venir souvent. Elle se redresse tout à coup, me regarde avec insistance et me demande si je compte me servir de mes jouets. Quoi ?


Je n’ai pas le temps de répondre qu’elle revient à la charge, prétextant ma nervosité. Et elle a raison. Je ne sais pas quoi dire. Katia m’observe. Elle reprend la parole, fait des remarques sur mon corps, sur ma jeunesse. Moins de dix ans nous séparent et pourtant. La blonde me rassure, elle ne pensait pas à mal et m’invite à me lever. J’ai d’abord envie de dire non. Elle insiste un peu plus, les mots doux et chaleureux. Mon inexpérience se voit tant que ça ? Katia se met sur les genoux, prête à bondir, et me propose de lui faire confiance.


Mon corps se lève lentement, la regardant de haut désormais. J’ai un peu peur de la suite, mais d’un autre côté, je l’ai cherché. Ma camarade m’observe de la tête aux pieds et finit par me demander de fermer les yeux. J’obéis. Ma respiration s’emballe mais je garde le contrôle. J’entends Katia se lever, venir près de moi, s’arrêter, puis tourner autour de moi. Elle me complimente, allez savoir pourquoi, sur mes cheveux, mon visage, ma bouche.


Elle se tient à nouveaux face à moi. Elle chuchote, comme si quelqu’un pouvait nous entendre dans cette cabine insonorisée. Ses doigts effleurent ma joue, la paume de sa main vient ensuite se poser sur mon épaule. Katia hésite je crois, sa douce voix retentit une nouvelle fois avec son accent adorable et me demande si elle peut ouvrir mon peignoir. Oui. Mais il n’y a rien d’exceptionnel en-dessous, juste un corps de jeune femme tout à fait normal. Elle fait glisser le vêtement le long de mes épaules, doucement, très lentement, jusqu’à faire sortir ma poitrine à l’air libre. Je reprends une profonde inspiration, juste avant de sentir la chaleur de sa main sur mon poitrail. Un petit frisson parcourt ma chair.


Katia m’interroge une nouvelle fois pour savoir si je suis sensible des seins. Je rigole, nerveuse, mal à l’aise. Je ne sais pas. Je ne me suis jamais posée la question. Elle complimente mon buste tout en le dessinant du revers de la main. Elle enveloppe ma poitrine avec ses deux mains, les lève un peu et les remet à leur place le plus délicatement du monde. C’est super agréable. Soudain, une douleur foudroyante me fait revenir à la réalité. J’ouvre les yeux, paniquée, laissant échapper un gémissement. La blonde tient mes tétons du bout des doigts. Je reprends mes esprits un instant. Une chaleur incroyable se propage dans tout mon corps. Ma camarade ne s’arrête pas là. Elle continue de jouer avec mes mamelons. Elle les tire, les tord, les presse. Incroyable. J’arrive à peine à tenir sur mes pauvres jambes. Je tremble comme une feuille. J’ai beau vouloir refermer les yeux, mais impossible, tout ce que je peux faire c’est la regarder elle. Elle qui ne bronche pas, qui n’exprime rien.


Le plaisir redescend. Mon cœur bat fort. Je suis trempée. Katia sourit furtivement, avec de l’assurance dans le regard. Il est vrai que je ne me touche pas beaucoup les seins. J’ai encore du mal à y croire mais ce qui est sûr, c’est que je ne verrai plus ma poitrine de la même manière. J’en fais d’ailleurs la remarque à la blonde impatiente qui, déjà, attrape la ceinture de mon peignoir et la démêle. Je me retrouve nue.


Ma camarade caresse mon ventre à l’aide d’une seule phalange, puis mon pubis. Elle passe entre mes poils puis contourne mon sexe. Je suis en feu. Je gémis doucement. Mon corps balance sans le vouloir. J’ai l’âme qui flanche à moitié. La main de Katia caresse maintenant ma vulve trempée. Elle prend son temps, appuie sur ma fente, sur mon clitoris, l’extrémité de ses doigts collé à l’entrée de mon vagin. Moi je meurs. J’en veux plus. Plus les secondes passent et plus mon bassin descend, laissant la bonde pénétrer mon intimité. Je pousse un long cri de plaisir avant de reprendre mon souffle.


Quelle sensation ! Les doigts de ma camarde vont et viennent en moi, tantôt lentement, tantôt brusquement, au rythme des ondulations de mon bassin. Mon cœur explose. J’ai le corps en fusion. La voilà qui ressort de mon vagin et me caresse la vulve. La friction sur mon clitoris me transporte ailleurs. Loin d’ici. Très loin. Si loin. Plus rien n’a d’importance.


Et quand Katia s’aventure un peu trop, trop près peut-être, et qu’elle commence à chatouiller mon autre orifice. Moi, de mon côté, je la laisse faire. Je savoure chaque instant quoiqu’il se passe. Elle entre. Moi j’exalte. Son majeur s’insinue lentement dans mes fesses, millimètre par millimètre.


Je fonds tout doucement vers le tatami, laissant assez de temps à Katia pour retirer ses doigts. Mes genoux se posent par terre. Je suis à bout. La blonde à côté de moi sourit, s’excuse avec son charmant petit accent d’avoir, peut-être, été trop loin. J’essaye de la rassurer et la remercie en retour. J’en profite également pour lui confier mes peurs en début de séance mais aussi le plaisir incroyable qu’elle m’a donner. Personne ne m’avait jamais touché à cet endroit du corps, c’est d’ailleurs une partie dont je suis assez pudique.


Et là, en un claquement de doigts, ma partenaire du jour tire sur sa ceinture et fait tomber son peignoir. Sa chair m’apparaît tout entière. Et quelle chair ! Le corps laiteux, imberbe, immaculé. La poitrine généreuse. Le sexe lisse, brillant et surtout bien trempé.


Katia se retourne brusquement, se jette en avant, se met à quatre pattes et m’offre une vue détaillée de son entrejambe. Elle rabat ses cheveux d’un côté, me jette un regard pressant et m’invite à me dépêcher, qu’elle doit bientôt partir et qu’il ne lui reste pas beaucoup de temps. Elle insiste là-dessus et me demande de la “fister”.


Pardon ? Elle doit sûrement parler de mes doigts. Je regarde bêtement ma main. Je me sens idiote. J’ai l’impression de devoir inséminer une vache, je vous jure. L’idée me trouble énormément. J’avance quand même le bras, l’air de rien, vers sa vulve quasi-dilatée. J’effleure ses petites lèvres, juste assez pour la faire sursauter. Sa voix retentit à nouveau, m’ordonnant de me lécher les doigts avant de les plonger dans son intimité.


Je ne sais pas si c’est l’excitation qui me fait faire tout ça. En tout cas je ne me reconnais pas. Je me vois imbiber mes phalanges de bave de ma propre initiative et les rapprocher du sexe impatient de ma camarade.


Une main sur ses fesses, l’autre à quelques millimètres de sa chair rose et délicate. Je la pénètre doucement et glisse en elle. La sensation de chaleur qui s’en dégage, la texture particulière. Je ressors, puis rentre à nouveau. Encore et encore. Katia s’exclame, gémis et me dit d’aller plus loin, plus fort.


J’insère un deuxième doigt, puis un troisième. Je n’en crois pas mes yeux. Je continue un peu plus, jusqu’à ce que ma main toute entière se retrouve dans son vagin. Je l’entends soupirer, crier presque. J’accélère alors mes mouvements. Je lui retourne les entrailles.


Elle pousse au bout de quelques secondes un puissant souffle de soulagement avant de poser son buste contre le tatami. Moi, toujours derrière elle, je sens mon avant-bras devenir de plus en plus visqueux. Ses muscles se contractent par intermittence. Je l’observe sans rien dire, satisfaite d’avoir pu lui donner autant de plaisir. Étonnée même. Je me rends compte que je suis encore bien loin d’être aussi à l’aise avec mon corps et de pouvoir faire ce genre de pratique.


Je rêvasse l’espace d’un instant, laissant la blonde impatiente reprendre ses esprits. Je la vois se relever plus vite que prévu. Elle attrape son peignoir, le lance par-dessus ses épaules, le noue à sa taille et se lève. Katia me remercie chaleureusement en plus d’un grand sourire. Elle s’excuse de ne pas pouvoir rester. Et avant même que je lui dise au-revoir comme il se doit, la voilà déjà devant la porte. Elle quitte la pièce sans se retourner.


C’est fait. Je reste assise en tailleur sur le tatami de la cabine. Je repense à cette séance, le regard braqué sur mes doigts, jouant avec, comme pour me rappeler les sensations. Je suis contente. Tout simplement. Je prends mon temps pour me relever et quitter la cabine.


Quinze minutes plus tard, après m’être nettoyée et rhabiller, me voici à nouveau face à l’hôtesse d’accueil et son guichet. Son sourire est toujours aussi jovial. On papote un petit peu et j’en profite pour prendre rendez-vous pour une autre séance avant de rentrer chez moi. Vraiment ? Oui.


Je ne trouve pas les mots pour décrire ce que je ressens, ce qui me passe par la tête, quand je viens ici. C’est agréable mais pas que, c’est plus que ça. Ça peut paraître osé, bizarre, mal vu, mais moi je ne trouve pas. C’est particulier. Il faut essayer quoi. Tout ce que je peux dire, c’est qu’à chaque fois que je quitte l’établissement et retourne à ma petite vie tranquille, cette heure passée là-bas reste pour moi et de loin, la meilleure de la journée.


(Un chapitre #3 ??)


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