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Poker gagnant

Chapitre unique

Hétéro

C’est enfin notre soirée.

MA soirée.

Et surtout, ça va être ta fête.


Sans surprise, la première phase a été la plus difficile. Tu as longuement refusé que les enfants passent leurs vacances chez tes parents. Pour toi, bonniche est à la maison, elle les emmène à l’école, fait le ménage, la cuisine, va les chercher à l’école, alors que tu rentres à vingt heures, gères trois factures et te poses devant la télé toute la soirée. Donc n’allons surtout pas déranger Gabriel et Madeleine, malgré le fait que cette dernière réclame à les avoir rien que pour elle quelques jours.


Il est plutôt pénible que, pour cette opération "Poker Gagnant", je sois obligée d’appeler ta mère pour qu’elle te harcèle ensuite tous les jours, dès début octobre, pour les récupérer à la semaine de Toussaint. En l’absence des marmots, que pourtant chair de ma chair je chéris, enfin tu seras à ma merci. Ce n’est pas faute pourtant, d’avoir essayé pendant des mois et des mois, d’essayer de t’expliquer que j’avais besoin de plaisirs sexuels. Contrairement à beaucoup d’hommes, tu n’es pas du tout porté par le sexe. Tu m’as besognée une bonne dizaine de fois, tu m’as fait pourtant beaucoup de bien, dans l’unique objectif de cocher la case "gamins" pour avoir le bien-paraître auprès de ton entourage, de ton chef pour qui c’est preuve de stabilité pour tes promotions, de ta famille pratiquante qui te met la pression pour exhiber ton sens du foyer.


Tu n’as pas de passion, ni en-dehors du travail, ni par le travail, vu comment tu te plains, souvent au dîner, de la manière dont tu sers de paillasson professionnel à tes N+1 qui passent leurs nerfs et même N-1 qui veulent gravir. Heureusement pour toi, pour nous, ton poste de souffre-douleur SAV nous permet d’avoir un pavillon confortable, deux voitures, une grande pelouse. J’avoue que cette perspective m’avait plus que séduite, naïve et vénale que j’étais il y a dix ans, lorsque je fêtais mon quart-de-siècle.


A trente-cinq ans, avec deux enfants, mais du temps pour moi pour faire de la gym et courir à gauche à droite, déléguant la majeure partie des sources de stress à des aides domestiques, j’étais très clairement bien conservée, "bien foutue" comme disent les post-ados qui me reluquent lorsqu’ils traînent au centre commercial, reluquant ma poitrine rebondie et mon fessier ferme, que j’aime envelopper de vêtements simples et moulants, pour le simple plaisir de me laisser désirer. Mariée et fidèle, ce n’est pas le beau dépanneur venue réparer la box internet, ce n’est pas mon prof de gym qui pourtant m’observe et me sourit, ce n’est pas le prof particulier de maths des enfants qui me tire mon rire de greluche, qui aura droit à mes soins.


Dommage que toi, tu n’aimes pas en profiter.


Mais ce sera chose finie. Je sais que tu es amoureux de moi, il ne manque plus que tu sois amoureux de mon corps. Il est neuf heures, et je suis déjà partie pour la phase deux : mission coiffeuse-manucure-épilation. Je reviens quelques minutes après midi, métamorphosée, plus canon que je ne l’étais déjà, en belle rouquine enflammée, après avoir passé une bonne heure devant ma coiffeuse pour me parer d’un maquillage parfait.


Tu arrives à vingt heures, comme prévu. J’ai retiré les factures de la boîte aux lettres pour que nous passions directement à table. Tu es déçu de ne pas avoir de plat chaud pour ce soir, mais je prétexte une pénurie imaginaire de viande rouge et de volaille : j’ai effectivement prévu une collation légère, ne voulant surtout pas que tu somnoles après le repas avec une blanquette de veau lourde dans l’estomac. Je t’écoute raconter ta journée, soupirant encore sur des Kevin te roulant dans la boue quand tu as le dos tourné et des Marc-Antoine jactant de haut, sur les augmentations qui attendront encore l’année prochaine et les dossiers capitaux qui te passeront au-dessus de toi.


Je te souris avec beaucoup de douceur. Tu es assez étonné. Je crois que tu as vu qu’il y a quelque chose de différent en moi. Peut-être cette jolie robe bleu électrique m’allant à la perfection, commandée discrètement la semaine passée, dévoilant mes jambes galbées quand je vais chercher le saladier, ou un petit décolleté coquin lorsque je me penche pour prendre la salière. Peut-être, lorsque je parle, le rouge à lèvres sur mes babines pulpeuses. Quand tu me regardes droit dans les yeux, le mascara à me faire des yeux de biche. Ma chevelure flamboyante, que je secoue ostensiblement ma crinière enflammée, lorsque je glisse mes cheveux derrière les oreilles, dévoilant une paire de boucles discrètes mais aux reflets étincelants, hypnotisant. J’ai bien compris que tu as vu qu’il y avait quelque chose d’inhabituel.


Je n’ai pas de dessert à te proposer. Tu soupires. Moi, je sais que je vais aller chercher mon banana split : deux boules de glaces bien sphériques, une banane allongée, le tout à la crème bien onctueuse. Mais avant, il va falloir le mériter.


Après avoir débarrassé la table, comme à ton habitude, tu te lèves à ton tour et te diriges vers ton fauteuil chéri pour allumer le téléviseur et explorer le programme du soir.


— Amaury, Cela te dirait de changer un peu et de faire une partie de cartes ?

— C’est que, heu, bégaies-tu d’un air surpris, la télécommande à la main...

— Allons, allons... tu regardes tous les soirs la télé. J’aimais beaucoup jouer au tarot avec mes copines, quand j’étais à la fac.

— Mais c’était il y a longtemps !


Merci de me rappeler que tu m’as un peu forcé la main pour que j’arrête mon master, me retrouve sans diplôme, certes la bague au doigt, mais sans possibilité de trouver un emploi facilement par la suite pour donner un sens à mes journées !


— Tu connais le poker ?

— Tiphaine, tu sais bien que je n’aime pas les jeux d’argent.

— Nous ne jouerons pas de l’argent, voyons, nous sommes en ménage.

— Quoi donc ?

— Ho... pour le fun... nous verrons ensuite.


Tu hausses les épaules, mais tu concèdes. Il est vrai que je te reproche régulièrement de passer passivement la soirée devant l’écran : tu te dis sûrement que ce ne sera qu’une soirée et que je te laisserai tranquille les dix suivantes. Si tu savais ! Je place entre les deux fauteuils installés face à face un petit guéridon en guise de table de jeu. Tu connais parfaitement les règles - tu as déjà joué, quand c’était à la mode, avec des amis - mais je fais semblant d’être une gourdasse, alors qu’en réalité je consomme beaucoup de retranscriptions de championnats sur les chaînes sportives.


Nous jouons. Les premières parties sont rapides, mais quelques-unes te laissent perplexe, le sourcil froncé et les lèvres serrées, et tu restes plusieurs secondes en intense réflexion, prenant le jeu très au sérieux. Je prends le temps, le regard au-dessus des cartes, d’examiner le moindre de tes traits. Le moins qu’on puisse dire, c’est que tu es moins fringant : ta quarantaine bien avancée t’a fait dégarnir tes cheveux, dont le peu qui te reste au-dessus de tes oreilles grisonnent ; à cause d’une hygiène de vie médiocre, tu as la peau bien grasse et flasque, la transpiration facile, des petits yeux porcins fatigués et cernés derrière des culs-de-bouteille. Ton manque d’activité physique rend tes épaules tombantes, ton allure lourde, ta silhouette flasque. Tu refuses d’entendre que tu as pris du bide, alors que pourtant une ou deux sessions de running hebdomadaires seraient salutaires et suffisantes pour te redonner une ligne dynamique.


Tu n’es pas bon menteur et facile à lire et duper : quand j’ai un bon jeu je me couche, et lorsque je sais que tu as au moins deux paires, je me limite à une main pourrie. Je te refile ainsi le plus de jetons en plastique. Au bout d’une trentaine de minutes, tu as empoché toutes les plaquettes de 500. Ta joie n’est pas du tout dissimulée, et un gai sourire se dessine sur ton visage.


— Alors, j’ai gagné quoi, demandes-tu jovialement ?


Ta récompense ? Une fellation. Mais attention : pas la petite turlutte des familles, pas la brève gâterie vite expédiée, trois petits tours de langue, et puis s’en vont. Non, là je te parle de la plume authentique, le véritable pompier, la pipe impériale bien baveuse, bien liquide, bien sirupeuse, qui fait dégouliner de la salive et enrobe ta biroute toute dure d’une sécrétion abondante pendant que mes joues font un abominable bruit de succion, digne de la plus grande reine de toutes les salopes.


D’ailleurs, me voici, façon Jessica Rabbit délurée, à glisser le long du fauteuil de manière lascive, avancer lentement à quatre pattes vers toi en me pourléchant les babines. Le guéridon bascule, envoyant valdinguer les cartes et les jetons de casino, et choit sourdement sur l’épais tapis, bien molletonneux, qui me soulage les genoux et les paumes quand j’évolue en rampant dessus dans une démarche féline. Heureusement, car j’ai bien envie de rester agenouillée longuement devant toi.


Je suis devant toi, complètement interdit ; je te sens te raidir, saisir à pleine poignées les bras du fauteuil, le dos bloqué et rigide. Tant mieux si l’ensemble de ton anatomie, telle une immobile statue de marbre, est tout dur, car c’est ce que j’attendais. Tu regardes médusé mes mains agiles agrippant la boucle de ta ceinture, défaire le lien de cuir ; ton pantalon vert caca d’oie que je déteste tellement que je supplie de t’en délester, descends au niveau de tes chaussettes. Il reste un caleçon, acheté en grande surface, que tu affectionnes car il est bien molletonné et chaud. Tant mieux : je n’ai pas froid aux yeux, et toi tu n’auras pas froid aux chevilles.


En découvrant ton intimité qui se dresse vers moi, je pousse intérieurement un cri de surprise. J’avais oublié que, malgré le physique de flamby que tu as malgré toi dessiné ces dernières années, que tu es vraiment bien membré. Tu ne te rends sûrement pas compte, mais le Seigneur que tu loues tous les dimanches a répondu à des souhaits - peut-être pas les tiens - et t’a doté d’attributs génitaux très généreux : des testicules en sac bien volumineux, et une longue tige de chair, inhumainement trop bien proportionnée, tellement bien dimensionnée qu’on aurait cru à un godemichet décrochant la médaille d’or au salon des sextoys. D’autres hommes auraient donné cher pour être monté comme toi.


J’attrape à pleines mains ta bite gorgée de sang, approche mon visage. D’abord, mon menton caresse le côté bas de ton sexe, et mes narines aspirent la fragrance masculine de la testostérone et du désir. Je suis sûre que ton bas-ventre est en pleine ébullition. Après deux ou trois caresses, où mon menton joue les ascenseurs du bas vers le haut, c’est ma langue timidement dégainée - à peine deux centimètres hors de la bouche comme pour tâter l’hiver - qui glisse le long de ton pénis. Tout ton bas corps est pris d’un courant électronique, et je vois même presque dans l’angle mort la peau de tes couilles animées d’un discret mouvement de vague.


— J’espère que ça te conviendra, comme trophée, dis-je entre deux caresses linguales.


Chacune de ces papouilles se concluent par un instant de suspension, ma bouche flottant à quelques centimètres au-dessus de ton gland, formant un anneau charnu et vermillon, tandis que mon regard enflammé te supplie de réagir, croisant tes pupilles de mari docile complètement paniqué.


— Mais Tiphaine, voyons, que sont ces manières de catin qui... HOOOOO.


Le signal est lancé : à peine as-tu commencé à protester que ma bouche fond tel un volatile prédateur sur sa victime : j’enfourne souplement l’énorme monument de chair en quelques secondes. Je me rends compte alors que j’ai fait vraiment une bêtise : ta bite est vraiment trop grosse pour ma bouche minuscule, et toute la vacuité de ma cavité buccale est maintenant occupée par une colonne palpitante et plantureuse, dont le gland tente de loger au fond de ma gorge. En même temps, je n’aide pas beaucoup à trouver de la place libre. J’essaie de faire en sorte qu’il y ait un minimum d’appel d’air en aspirant un maximum : mes joues se creusent et l’intérieur de ma bouche se colle immédiatement à ton mandrin adipeux. Les larmes me viennent tandis que j’essaie d’englober encore plus de cette hampe d’homme, ne voulant surtout pas laisser quelques centimètres carrés de peau découverte. Je ne veux surtout pas que cette bite prenne froid. De ton côté, tes mains s’agrippent encore plus au fauteuil, et sentant que l’afflux d’énergie ne sera endigué, tu tapes violemment du plat de la paume dépliée contre le bras du meuble, tel un lutteur de MMA tapant le sol du ring pour déclarer forfait. Mais moi, je ne te laisserai pas abdiquer ainsi.


Mes yeux se révulsent, tandis que pendant un instant je me sens aux anges, et une agréable et fugace chaleur parcourt l’ensemble de mon corps avant de revenir se loger dans mon ventre. Je reprends mes esprits et te regarde de nouveau : ta tête a basculé en arrière, et tu sembles souffrir le martyre à subir cette intense extase sexuelle. Lentement, graduellement, mon cou commence un mouvement de va-et-vient, essayant tant bien que mal d’enrober dans sa totalité ta trique colossale. Même si je sens ton nœud percuter l’entrée de la gorge, je me rends compte que je ne pourrai jamais la dompter de son intégralité. Aussi, je m’évertue plutôt à te prendre partiellement, mais à jouer de la flûte habilement. Ma langue t’attaque à gauche et à droite, joue avec le rebord de ton gland, et j’entends à tes grognements communicatifs que tu kiffes ça.


Mes mains abandonnées trouvent occupation : elles jouent avec tes cuisses et viennent attraper tes bourses, qu’elles triturent et malaxent avec envie. Il semblerait que tu apprécies un tel traitement, car entre deux grognements, tu glisses un ou deux couinements. Je ne me rends pas compte, mais ta matraque continue à prendre de l’espace. Epoustouflant !


Sentant ton désir venir trop vite, je ralentis la cadence, reprenant par l’occasion mon souffle.


— Encore ! En... core ! S’il te plaît, Tiphaine, c’est si bon !

— Tu aimes que je te suce, Amaury ?

— Oui, Tiphaine, j’aime tellement, ne t’arrête surtout pas !


Ho, mon doux mari ! Comment puis-je refuser une telle prière ? Je suis une épouse obéissante, alors je reprends avidement le cours de ma fellation en reprenant à pleine bouche ton obélisque. Rebelote, ton corps commence à s’animer, et je te sens même donner des coups de butoir comme pour accélérer la friction entre ma langue, mes lèvres, avec celle de ta queue. Tes mains, assez imposantes, se posent sur ma tête, me félicitant d’un tapotement presque paternel d’un devoir exécuté avec brio. En même temps tes doigts épousent la forme de mon crâne et un imperceptible mouvement ton bras m’impose le rythme de ton propre désir, plus prononcé que celui que j’avais adopté, visiblement trop lent.


J’ai l’impression de ne faire qu’un avec les canaux de ton corps, et je devine ton sperme désireux d’effectuer une sortie d’urgence et de faire connaissance avec mon palais. J’exécute donc mon troisième acte, un ballet endiablé d’ingurgitation avide de ce pylône décidemment récalcitrant, que je cramponne d’une poigne lâche, permettant à mes doigts-de-fée d’effectuer un mouvement rotatif de droite à gauche et inversement, à la base très sensible. Parallèlement, ma bouche continue à suçoter le gland et le haut de ton mandrin, faisant monter le jus. A tes râles rauques se succèdent de longs halètements, comme si tu venais de terminer un sprint. La réaction se fait au bout d’une interminable attente de trente secondes.


— HOOOO ! HOOOO ! Ho oui, Tiphaine, je vais jouir... je vais jouir ! Ecarte-toi vite, sinon je vais t’éjaculer dans la bouche !

— HmMmMmMmMm, réussis-je à prononcer, la bouche habitée par sa virilité turgescente, à la place de "Vas-y, mon chéri", t’encourageant à t’exécuter toute honte bue.


Ton corps s’arc-boute vers l’extérieur tandis qu’une puissante pression relâche toutes les vannes : une explosion de sperme inonde instantanément ma bouche, et par réflexe j’avale à pleines gorgées, avec gourmandise et empressement, cet hommage crémeux qui coule amoureusement dans mon œsophage. Je pousse un gémissement mêlé de surprise, de protestation et de joie, et les micro-mouvements de l’intérieur de mes joues continuent à exciter ta trique nervurée. Malheureusement, après trois ou quatre propulsions successives, le souffle coupé et de l’impossibilité de respirer, je n’ai plus d’autres solutions que de libérer ta lance à incendie, qui continue à m’expulser à la gueule sa blanche production, gardée depuis des mois dans tes testicules. Mon minois est honteusement enseveli de ta glorieuse et poisseuse semence. Je jette un coup d’œil discret à un miroir qui a roulé à côté de moi : le visage ainsi recouvert de ta substance personnelle, je suis devenue officiellement ta grosse cochonne.


Tu as néanmoins une réaction que je n’attendais pas du tout : dans un vivace élan d’émotions diverses et variées, je te vois devenir rouge de colère, et te relevant sec comme un professeur piqué sur le vif, tu m’attrapes les cheveux de manière autoritaire, me tire en arrière et me jette en arrière. Alors que j’étais accroupie, mes jambes se déroulent et je bascule en arrière, écartant les jambes, et ma robe repliée en haut et en bas, dévoile aussi bien mes seins rebondis que ma chatte sans culotte. Je ressens une vive et temporaire douleur bien méritée au cuir chevelu mais je comprends ta colère, maintenant que tu m’as déchargé dans la bouche après des mois d’abstinence.


— Tu n’es qu’une trainée, Tiphaine, conclues-tu. Tu te déshonores...


Et je vois ton regard, mêlé de colère et d’indignation, mais également envieux de recommencer ce petit jeu, pendant que je te toise d’un air plein de défi, le rimmel coulant de mes yeux larmoyants, les cheveux ébouriffés et surtout le front, le nez et les joues maculés de ton foutre gluant et dégoulinant. La semaine ne vient que de commencer...

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