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Portrait : Carmelle

Chapitre 3

Erotique

IV


Tandis que Carmelle s’approchait des portes du septième ciel elle ouvrit les yeux et se trouva en face des portes de la boite de nuit, qu’elle poussa ... Elle pénétra avec volupté dans le pays des sensations, des rêves et se retrouva à onduler le corps vers la piste de danse. Elle se fraya un chemin avec les hanches, caressa des corps innombrables massés en haies d’honneur; des mains la flattèrent comme une prêtresse païenne. La jeune femme fini par rejoindre ses Roméos.


L’un après l’autre, Carmelle essaya de se les remémorer: leur corps ou leur façon de bouger qui pourrait peut-être trahir qui la tenait par derrière. Mais elle ne remarqua que leurs regards subjugués par le spectacle que cette femme sublime offrait. Elle jouissait de ce don de pouvoir capter l’esprit masculin et de l’exciter avec très peu d’effort, encore et encore tout le long d’une nuit.


Carmelle dessina des mouvements lascifs sur la piste sans spécialement les adresser, ils étaient destinés à qui voulait. Elle chérissait ce moment précis quand apparaît cette lueur d’intense excitation dans l’œil de l’homme qui la matte en train de sucer un doigt, ou autre chose: elle sait qu’il l’imagine à genoux. Ou la façon qu’avaient ses seins de dévier de manière presque obscène la chute de sa chevelure blonde.

Ses hanches accueillaient volontiers les regards quand elle bougeait et ses reins arboraient un tatouage ostentatoire où l’on pouvait lire en lettres gothiques Caramel qui dardait jusqu’à l’origine de ses fesses.


La jeune femme au sourire carnassier se tourna vers Roméos. Le dessus de son top se souleva alors qu’elle dansait, ce qui laissa fugacement entrevoir son nombril percé à l’effigie d’un petit bonbon, au sein d’un ventre plat. Carmelle adorait porter des vêtements saillants à sa taille même si sa poitrine donnait toujours l’impression que le vêtement fut d’une demi-taille trop peu. Sa culotte apparut à chaque fois quand elle se penchait : un string noir de dentelle sobre, suffisant pour souligner le galbe des fesses.


Carmelle renouvela sa danse avec Roméos; plus bas qu’eux, le visage au niveau de leurs ceintures. Presque nue, on dirait qu’elle s’offrait alors qu’en vérité elle jouait. Sûre d’elle, de son corps et ne ressentant de toute façon aucune gêne à être dénudée devant les hommes que du contraire, elle avait un corps à les faire rougir. Elle adorait exhiber son corps aux mâles, les faire languir juste assez que pour taquiner la bête tapie en eux. Celle qui, bannie par le puritanisme, grogne frustrée d’être forcée au repos, muselée et pourtant tellement puissante. Mais surtout elle chérissait ce jeu pour pouvoir mieux jouir avec eux.


Carmelle émergea à demi de son rêve humide. Ses mains s’enfoncèrent dans le satin de son lit, dans le sable fin de la plage devant cet océan turquoise ... Elle leva la tête, encore ivre de plaisir et aperçu les vagues reposantes se perdant dans l’infinie beauté. La jeune femme se tenait à quatre pattes devant l’horizon, jouissant du plus magnifique des paysages.


Roméo la surplomba et jeta une ombre sur la peau de la belle jeune femme en levrette qui ne put s’empêcher de gémir lorsque le sexe dur et droit se faufila dans son intimité, draguant sensations et plaisirs. Carmelle le sentit fort, agrippé à ses hanches forçant chaque centimètre à travers l’étroitesse de sa vulve. L’homme dut s’aider des longs cheveux blonds de la jeune femme pour garder équilibre et vigueur dans ses mouvements sourds. Une telle fermeté plût à Carmelle, elle adorait le sexe par derrière, par terre ou contre les murs. Les mèches qui s’aventuraient devant le visage de la jeune femme ondulaient comme les vagues de l’océan témoin de son plaisir. Sa blondeur rappelait l’écume des vagues qui se brise sous la force du vent. D’ordinaire ses longs cheveux atteignaient le milieu du dos et le bas des seins. Légèrement ondulés sur les extrémités plus claires que la base presque noire, en parfaite harmonie avec sa peau mat et café au lait.


Dans le sexe, elle est gourmande: elle n’hésite pas à faire savoir à son partenaire s’il s’avérait trop lent, qu’elle aimait le sexe intense. Et l’impatience la rend encore plus excitante et excitée, c’est une boulimique du sexe. Elle aime que son partenaire ait la personnalité forte, qu’il la comprenne, qu’il puisse suivre cette tornade érotique qu’elle chérissait. Les hommes qu’elle préfère, ceux qui font à son sens le mieux l’amour sont ceux qui arrivent à comprendre et l’accompagner dans ses propres fantasmes à elle.


Elle sentait l’extase monter lentement à mesure qu’elle se cambrait, que les coups de reins se firent plus volontaires au rythmes des râles de Roméo qui eut bientôt du mal à se tenir droit à cause de l’intensité de l’amour. Il finit par s’affaler sur elle; il pesa sur elle de toute sa virilité et le plaisir de la jeune femme n’en fut que plus divin. Il profita de la situation et força pour ses mains le passage sous le ventre de Carmelle pour ensuite tâtonner vers sa poitrine. Elle suça de l’air entre ses dents quand il lui pressa les tétons et lui tira de plus belle sur les cheveux. Son esprit s’échappa pour laisser à son corps l’exclusivité de la volupté, les mains de la jeune fille se crispèrent encore un peu plus submergées par les sensations érotiques. Roméo parlait, mais elle ne saisit que de vaporeux Carmelle la belle.


Elle essaya de se rappeler des voix de ses Roméos, de leurs tonalités, des harmoniques qui pourraient la transporter encore plus. Ils parlaient mais elle ne comprenait pas, ses sens bien trop saturés par le sexe. Aidées de cils longs et denses qui lui soulignaient le regard, Carmelle ancra ses grands yeux rieurs dans ceux des hommes avec qui elle partagea ces danses torrides la nuit passée. Puis, incapable de résister plus longtemps, elle colla ses lèvres sur ces visages parfaitement sculptés, appétissants, avides; leurs langues dansèrent, érotiques comme les douzaines de couples sur la piste.


Carmelle imagina ces langues lui titillant l’oreille et le cou. Elles répandaient leur salive sur le chemin descendant ouvert par des mains impudiques. Elles caressèrent ses seins , ses mamelons, son ventre, ses fesses, sa vulve ... Cette dernière pensée eut raison de la jeune femme et la fit jouir, paralysant ses muscles avant de les libérer violemment dans une explosion de plaisir et de cris. Alors qu’elle était presque perdue dans la volupté, la main de l’inconnu claqua contre sa fesse nue et vulnérable, et l’embrasa. Roméo avant sentit l’orgasme de Carmelle et lui maintint fermement les épaules contre le matelas, renforçant encore son emprise sur les sensations de la jeune fille qui s’égosillait.


Ce que Carmelle aimait dans la jouissance, ce qui la rendait heureuse, c’était de sentir ses genoux trembler, ses yeux lourds et son corps sombrer dans la volupté alors que son sexe se resserrait sur celui de son partenaire, le faisait crier plus fort et souvent jouir dans la foulée. C’était à ce moment précis, dans le crépuscule de son acte sexuel, qu’elle était au paradis et toisait le monde de son plaisir, que la terre pouvait brûler mais ne serait jamais aussi chaude que son corps à cet instant. Elle adorait cela, lui au dessus d’elle sa main sur ses fesses, le sexe s’enfonçant vigoureusement entre ses lèvres tandis qu’elle léchait le doigt de l’homme quand il passait à portée de sa bouche, pour l’exciter encore plus. Roméo peinait à se retenir pour ne pas la violenter d’excitation alors qu’il la prenait.


Mais l’orgasme de Carmelle avait trop resserré son étreinte autour du sexe de l’homme, alors il finit par ne plus pouvoir se retenir et dans un orgasme chaotique à la mesure de leur chevauchée Roméo jouit sur le cul de la jeune femme et dans le sillon creusé par sa cambrure. Il serra encore plus le poing autour de la magnifique chevelure de Carmelle pour la relever légèrement alors qu’il éjaculait dans son dos et ne retint pas ses mugissements.


Carmelle retomba sur la plage, exténuée. Elle pensa que la brise dans son cou était le fait d’un vent marin, mais ce n’était que le souffle de son Roméo affalé lui aussi, rompu par l’effort. Alors elle leva les paupières et se retrouva dans la chambre avec le bras de l’homme autour d’elle; leurs corps nus, enlacés, bouillants. Puis, le sommeil vint malgré son envie de découvrir le mystérieux inconnu.


V


14h08. Il était rare qu’elle s’endormit après ces moments car elle les adorait justement. Elle en profitait toujours un maximum: le sourire radieux et le regard pétillant perçant à peine ses paupières mi-closes comme si elle voulait garder la totalité des réminiscences de la nuit rien que pour elle. Le bonheur, la béatitude. Mais ici, elle était vraiment trop fatiguée alors elle n’avait put s’empêcher de sombrer sans même jeter un coup d’œil à son partenaire. Elle n’avait pas réussi à se battre contre le coaltar cette fois.


Carmelle ouvrit les yeux, sans mal de crâne qui avait finalement disparu. Forcément, après ce qu’elle venait de vivre, il y avait de quoi être de bonne humeur. Maintenant, elle allait avoir de quoi raconter à Monica et surtout pouvoir lui présenter son Roméo qui, et elle s’en vanterait, baisait comme un dieu. Elle se retourna, mais Roméo s’en était allé et avec lui, cette plage comme théâtre sulfureux. Elle n’aura donc pas le loisir de le voir, elle ne saura sans doute jamais qui il était avec certitude.


La jeune femme était quelque peu déçue mais cela n’enlevait rien à la bonne humeur qui l’habitait, ni au merveilleux réveil qui lui avait été accordé. Que du contraire: elle sourit copieusement, consciente d’avoir sans doute vécu l’un des plus beaux moments intimes de toute sa vie ainsi qu’à la longue quête à la recherche d’un digne successeur qui allait désormais commencer.


Le mystère entourant Roméo l’avait réellement excitée, emmenée au delà de frontières qu’elles ne pensait jamais traverser. Mais qui était il, cet amant secret dont elle ne connaissait rien sinon qu’il possédait les ailes pour l’emmener au Paradis? Qui se cachait derrière le masque à qui elle offrit corps et âme, de qui avait elle recueilli la semence sur son dos creusé? Pour un peu, elle sentait encore l’étreinte de son amant la transporter. Était-ce un des trois Roméos de son souvenir? Ou un autre quatrième?


Elle tenta une ultime fois de se remémorer qui l’accompagnait dans son lit, sur cette plage, au paradis. L’unique certitude dont elle jouissait fut l’intensité de son orgasme, elle en tremblait encore. Elle se frotta doucement contre les draps encore chauds et humides de ses ébats; le satin semblait divin contre ses seins et ses tétons ultrasensibles ... déchargeant leur électricité dans tous le corps. Elle sentit sa fleur s’éveiller encore et glissa sa main entre les cuisses. Harassée par la nuit et l’amour Carmelle se recroquevilla et se para d’un sourire coquin. Avant de replonger dans les songes, elle se remémora Carmelle la belle.


D’une certaine manière, elle aimait ce surnom. Au diable son amour propre; ou la façade que ses amies voulaient d’elle. Au diable ce que pensaient les gens; ce que pensaient ces moches, jalouses de sa beauté et du succès qu’elle avait auprès des hommes. Car c’était pour ce genre de moments qu’elle vivait. Elle était Carmelle la belle, déesse du sexe et du plaisir. Quel bonheur de nager en paix avec soi.

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