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Pour le plaisir des langues

Chapitre 2

Jouer soutien

Erotique

La première semaine de cours est allée gentiment. Si Alex et moi avons eu l’occasion de nous revoir durant quelques amphithéâtres, nous sommes restés sages, il m’a dit qu’il aurait les résultats de son test le mercredi d’après, comme quoi il ne perd pas de temps quand il s’agit d’agir, et ce malgré son air timide.


Il est mignon, je l’apprécie, bref, c’est le genre de garçon à qui j’ai envie de faire plaisir. C’est à ça que je pense tandis que j’enfile une petite robe pourpre m’arrivant jusqu’aux genoux et un petit veston rose pâle. Le dessous est un ensemble simple blanc et relativement banal.

Il faut dire que cette robe et ce gilet, je les ai achetés récemment. J’essaye de me convaincre que ce n’est pas pour Alex. Disons simplement que... j’avais envie d’un nouveau style vestimentaire, un peu moins « raide » que les vêtements amples et sans saveurs que mes parents m’achètent en temps normal.


J’entends mon téléphone sonner, c’est ma mère qui m’envoie un message, elle m’appellera ce soir et se demande comment se passe ma semaine. Je sais qu’elle ne pense pas à mal, mais ce genre de message me donne juste envie de faire les pires bêtises possible et de les lui raconter.


J’ai vécu dix-huit ans dans un village de campagne à prier le Bon Dieu tous les midis, j’aimerais m’amuser un peu non, mais !

Je retourne à ma tenue et prends un rouge à lèvres bordeaux. J’en mets peu, juste assez pour obscurcir mes lèvres. J’en aurais besoin de plus pour l’effet escompté, mais j’en remettrai en temps voulu.

Aujourd’hui, j’ai prévu une surprise pour Alex. Il faut dire que nous sommes le mardi, et le mardi dans notre école a été sacré pire journée de la semaine avant même qu’on ait eu à en expérimenter un seul. De huit heures à dix-huit heures, c’est une succession d’amphi et de travaux dirigés qui s’annonce, et ce pour toutes les classes. Le genre de journée où vous ne voyez le soleil qu’à midi et où vous avez l’impression d’être un vampire tellement il brûle vos yeux bien trop accoutumés aux lumières des néons des salles de classe.


Oui, c’est ce genre de journée, mais du coup, j’ai prévu un petit quelque chose pour détendre ce cher voisin d’amphi. Je vérifie que j’ai bien tout mon matériel dans mon sac, refais ma coiffure, et pars en cours.


Je partage les deux premières heures de la journée avec Eva et Chloé, qui partagent certaines sessions de travaux dirigés avec moi. Nous discutons un peu. De tout et de rien, des soirées qui se profilent, et du nombre de garçons qu’elles ont aperçus et qu’elles rêvent de mettre dans leurs lits.


Nous avons toujours discuté de ces choses-là entre nous. De nos corps, des regards, de nos expériences. Là d’où nous venons, cela revenait à être complice de crime dans ce petit village où les gens se veulent tous respectables et bien religieux comme il faut. Toutefois, je ne leur ai pas encore parlé d’Alex, bien qu’Eva ait remarqué « les coups d’œil que te fait le garçon avec qui tu discutes ». Je réponds évasivement « il est mignon. ». Je sais que je ne leur cacherais pas longtemps, mais j’ai encore besoin de temps pour digérer tout ce que je fais avec lui, et surtout tout ce que je veux faire.


Lorsque je rejoins l’intéressé durant la pause, alors qu’il est déjà installé dans l’amphi du prochain cours, celui-ci semble très concentré sur sa console de jeu.


— T’as vraiment le droit de ramener ça en cours ?

— C’est la pause, ils s’en fichent.

— Sérieusement... tu joues à quoi ?

— Je contrôle un raton laveur qui vole des voleurs, rien de bien méchant.


Il éteint sa console sans me laisser le temps de vérifier s’il avait dit n’importe quoi ou si un tel jeu existe vraiment.

En ce moment sur XStorySnap… (touchez pour voir)


— Oh, mais tu t’es fait belle aujourd’hui, me lâche-t-il.


Lui est habillé dans un style que je qualifierais de « flemme du dimanche soir », avec un jean et un sweat à capuche un peu trop grand. Le tout noir et bleu marine, aussi sombre que d’habitude.


Je souris. Je suis content qu’il ait remarqué, et content qu’il m’ait trouvée belle.

Je baisse la voix.


— Dis-moi...ça te dirait d’aller dans les toilettes des filles à la pause de cet aprèm... ?

— Sincèrement ? Pas aujourd’hui ma belle, c’est une grosse journée. Si tu veux à la place demain tu peux venir chez moi.


Il est mignon, il a essayé de se montrer décontracté en refusant, mais je l’ai senti hésiter. Je me rapproche très près de lui et sors mon atout de mon sac. Je lui dépose nonchalamment une capote au creux de la main.


— Désolé, je vois que t’as pensé à tout, mais...


Il se tait et regarde la capote, il comprend en voyant l’inscription « goût menthe ».


— Je suppose que ce genre de chose ne se refuse pas, lâche-t-il camouflant sa gêne et son excitation.


Il change brusquement de sujet.


— Au fait ça fait une semaine qu’on se parle, on pourrait échanger nos contacts ?


Je m’assieds et pose ma jambe contre la sienne pour le faire continuer à rougir.


— Mais tout ce que tu veux, très cher.


Je prononce ces mots avec un accent mi-hautain, mi-sensuel. Je crois qu’il apprécie.


Le fait d’échanger nos contacts est l’occasion de me rendre compte qu’après une semaine, ce grand timide ne m’a jamais demandé mon prénom.


— S-o-p-h-i-e.


Il note et m’ajoute dans ses contacts. Je reprends aussitôt ma posture de femme fatale en posant une main sur sa cuisse.


— On pourra s’échanger des nudes à tout bout de champ, mhhh ?


Je dis ça plus pour rigoler que pour vraiment le faire, mais que c’est drôle de le voir être gêné.


Le cours débute tandis que je rigole encore de l’état dans lequel je l’ai mis. A défaut de nude, nous parsemons le cours de messages l’un à l’autre, commentant surtout les mimiques du professeur.


Je me sépare de mon bien-aimé à la pause déjeuner, hélas. Le reste de la journée est une torture. A la fin du cours d’anglais de quinze heures, je me crois être sur le point de m’endormir d’ennui.



La pause de seize heures débute à peine que je me rue toutefois avec une énergie que je ne me connaissais pas dans le couloir. J’atteins les toilettes pour garçon du dernier étage avec une rapidité effroyable. Personne, bien. Alex n’est pas encore arrivé.


Devant le lavabo, je me remets du rouge à lèvres, cette fois-ci en appuyant fort pour le faire ressortir. Je me tripote légèrement les tétons afin de les faire ressortir un peu sous ma robe, hélas trop épaisse pour permettre à ces deux olives sur une planche à pain de se faire bien voir.


J’entends quelqu’un dans le couloir et vais me placer dans la cabine pour handicapé, je ne la verrouille pas.

J’ai une petite frayeur, et si quelqu’un d’autre qu’Alex arrivait ?

Et si un inconnu ouvrait la porte et qu’il me voyait ? Excité dans les toilettes des hommes, le rouge aux joues ?


Heureusement, j’ai très vite la certitude que c’est bien Alex qui est entré dans les toilettes. D’une part, car de peur de se faire remarquer, il est allé tout de suite au lavabo faire semblant de se gratter ou je ne sais quoi, et d’autre part par sa démarche particulièrement perturbée.


— Bon, grand nigaud tu viens par-là ?


J’ai prononcé ça à travers la porte, il sursaute. Il n’avait pas remarqué que j’étais là.


Les toilettes ne sont toujours pas l’endroit le plus glamour, mais à peine est-il rentré que je me jette sur lui. Six jours sans rien d’autre que quelques regards et tout au plus une main bien placée durant un cours particulièrement ennuyeux, c’est dire que j’en ai envie.


Il sent bon, une odeur pas trop forte, il n’a pas mis de parfum ni une dose extravagante de déodorant. Son sweat est doux, il faudra que j’essaye de l’enfiler un jour. Il tente de m’embrasser, mais je me retire. En lieu et place, je lui retire rapidement sweat et t-shirt.


Son torse est presque imberbe, mais mine de rien assez musclé. La dernière fois, nous n’avions retiré que nos jeans, je n’avais pas eu l’occasion de voir ça. Il n’a pas d’abdos apparents, mais on observe tout de même quelques lignes finement sculptées. Je l’embrasse au niveau du pectoral gauche. Ou plutôt je le marque, puisque trois traces de rouges à lèvres bordeaux entourent désormais son petit téton dressé.


Dans un ultime coup, je plaque mes lèvres légèrement au-dessus dudit téton et commence à aspirer. Quelques secondes de ce traitement et un formidable suçon apparaît. Je souris. Ce corps est pour moi, je m’amuse comme je l’entends avec lui. C’est peut-être une pensée égoïste, mais à la vue de la bosse que forme son jean, ça n’a pas l’air de lui déplaire.


Lui de son côté, passe ses mains le long de ma robe, hélas trop longue pour qu’il puisse s’aventurer en dessous, il se contente de caresser mon dos et de tenter d’attraper mes tétons.



Une chose à la fois. La dernière fois, il m’a pris en bas, aujourd’hui il aura le haut. J’aimerais passer des heures avec chaque morceau de son torse, mais la pause ne fait que vingt minutes, c’est donc rapidement que je me mets à genoux devant son pantalon.


Il ne dit rien, sourit d’un air béat. Je crois que je souris aussi.


— Mains derrière le dos s’il te plaît.


Une mauvaise expérience passée, maintenant je veux être certaine que c’est moi qui dirigerais la danse.


Rapidement, j’expose ses attributs à l’air libre. Je n’avais pas... inspecté autant la dernière fois. Même tendu, il n’est pas décalotté entièrement. J’y vais doucement, ça n’a pas l’air de s’être lubrifié tout seul. Je crache dans ma main pour résoudre le problème. Un peu obscène comme mouvement, mais je ne veux pas qu’il ait mal.


Ma main pleine de salive passe donc le long de son gland, puis de sa tige, jusqu’à arriver au niveau des bourses. Le morceau de chair n’est pas tant long que large à vrai dire. Quoique la longueur n’est pas si mal.


Ma main se perd un peu dans la zone touffue à la base de l’engin. Je recrache, cette fois-ci directement sur la pine pour m’assurer que c’est bien lubrifié. Il me tend la capote que je déroule lentement.


En effet ça sent la menthe, enfin, ça sent comme du dentifrice mêlé au latex, c’est spécial, je crois qu’une forte odeur de sexe m’aurait plu davantage, enfin bon...

Je ferme les yeux et commence le travail.


C’est étrange voyez-vous. Je pensais que j’allais ressentir beaucoup, mais à vrai dire entre le froid du carrelage et le goût menthe, c’est difficile de décrire mes sensations. Je dirais que ce qui me trouble c’est la fraîcheur de la menthe qui contraste avec la chaleur intense qui irradie ma bouche.


Je me fais saliver afin de garantir une bonne pipe bien chaude. Je dois avoir autant de fluide en haut qu’en bas désormais. Quand bien même aucun de mes points sensibles n’a été touché, ils se sont mis en action comme des grands.


J’ouvre les yeux et fixe intensément Alex, nos regards se croisent, non, se rencontrent et se maintiennent. Ça l’excite, je peux le sentir, il devient un peu plus dur. Je suis excitée aussi, mon regard est perçant, le sien alterne entre le monde réel et le monde de ces plaisirs.


Il est concentré sur cette tige que je fais rentrer en moi et que j’accueille avec toute la douceur et la chaleur possible. Je passe quelques doigts près de ma vulve. Je ne m’attends pas à jouir en cinq minutes dans une position aussi inconfortable, mais j’apprécie cette petite stimulation et tout le contexte dans lequel elle est donnée.


Il essaye de donner un rythme en mimant quelques coups de reins, d’avoir le contrôle. Tant qu’il reste lent, je le laisse faire, il sait que je reste celle qui mène son plaisir.


La fin de la pause est proche, je sais que ce brave jeune homme sait être endurant, mais aujourd’hui n’est pas le jour pour battre un record. Je décide donc d’accélérer brutalement le mouvement.


Je le vois tenter de me dire de ralentir pour reprendre le contrôle de la situation, mais c’est le moment que je choisis justement pour ajouter mes dix doigts à l’équation en leur faisant accompagner mon mouvement. Il ne résiste pas et gicle sans prévenir, poussant quelques râles de plaisir en tout et pour tout.


Je sens un liquide dans le réservoir. Chloé m’a dit qu’il était bon, mais la dégustation ne sera pas pour aujourd’hui. Je retire le tout et, répétant les mouvements d’Alex six jours plus tôt, je jette le fruit de notre méfait dans les toilettes.


Alex est complètement dans les vapes.


— C’était... trop bien.

— Content que ça t’ait plu.


C’est amusant de voir un homme heureux après un orgasme. La dernière fois, je devais être dans le même état que lui, donc je n’avais pas pris le temps de remarquer.

Je n’ai aucun goût dans la bouche, aucune trace sur moi, au moins la capote a permis un travail propre.


Mais je n’ai non plus eu aucun plaisir, si ce n’est la douce frustration qu’est le fait de donner ledit plaisir à mon homme et quelques mouvements de doigts. Alex s’en est rendu compte et n’attend donc pas pour faire force de proposition.


— Demain, ça te dit de venir chez moi ?

— T’as pas déjà proposé ça tout à l’heure ?

— Pas souvenir d’avoir eu de réponse.

— Bien sûr que oui gros bêta. Je me demande à quoi ressemble ta chambre. Des posters de jeux vidéo partout ? Des peluches à l’effigie de tes personnages préférés ? Un PC qui fait aussi boule disco dans le noir ?

— Tout faux, sauf l’ordinateur. Des millions de couleurs pour éclairer le clavier.


Nous rigolons tous les deux. Entrer chez lui m’intrigue. Il est sérieux en cours et toujours habillé en sombre, donc j’imagine bien une chambre avec pleins de livres de Durkheim et des posters de combats à l’épée virtuels.


Oui, ça m’intrigue.


Je l’aide à se rhabiller. Ces petits moments après nos affaires ont quelques choses de plaisant. J’ai presque l’impression que ce n’est qu’après une bonne dose de sexe qu’on s’ouvre à l’autre. Ça ou le fait que mon amant est shooté à la sérotonine. C’est vrai qu’il est plus détendu, comme quoi ça valait la peine de s’accorder cette pause plaisir avant la fin de cette grosse journée.


Le professeur du dernier amphi de la journée est en retard. Alex lance un jeu, mais continue à discuter avec moi. Je lui nettoie ses lunettes un peu sales. On est tactile dans les gradins.


Chloé et Eva débarquent soudain de derrière moi.


— Mais c’est qu’ils sont mignons les amoureux ! s’écrie Eva.

— Je... quoi... euh, sera la seule réponse de Alex à la phrase avant de soudain se concentrer sur son jeu. Il est beau le courage masculin.


Je réfléchis. Zut. On est amoureux ou pas ?


Chloé continue.


— T’as pas à le cacher Soso (glorieux diminutif de Sophie), vous êtes adorables et ça crève les yeux depuis la rentrée.


Alex saisit l’opportunité pour mettre la balle dans mon camp.


— C’est juste que... elle ne savait pas comment présenter la chose.


Une opportunité utilisée en bafouillant, disons. Mais au moins j’ai compris où il voulait en venir.


— Oui voilà, mais en effet nous sommes en couple, voilà.


Alex sourit. Petit futé, me faire porter la responsabilité de la forme de notre relation. Enfin, aussitôt dit, aussitôt fait. Je pose ma tête sur son épaule et joins ma main dans la sienne sous les yeux attendris de mes amies.


Yup, il faudra définitivement que j’essaye son sweat, il est trop doux. J’aurais pu m’endormir si le professeur n’avait pas fini la prolongation de sa pause café à ce moment. Enfin, un petit smack à mon bien-aimé et je me sens d’attaque pour le cours.

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