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Pour le plaisir des langues

Chapitre 4

Hétéro

Alex rentre dans la douche, c’est une cabine plutôt grande. Bien évidemment deux personnes y sont à l’étroit, mais ce n’est franchement pas un problème pour moi que nos corps se touchent.

Lentement, l’eau se met à couler sur nous. Nous tombons chacun dans les bras de l’autre. Je ferme les yeux, je me sens bien.

Je suis encore sonné de l’orgasme qu’il vient de me donner, je sens la chaleur de son corps, la chaleur de l’eau, et toute la douceur dont il fait preuve.


— Mhhh... c’était bon.

— Oui, délicieux, t’as l’air expert dis donc dans le domaine ?


Quitte à être tous les deux shootés à la sérotonine, autant en profiter pour les confidences. Il est inutile de se presser. On a toute l’après-midi devant nous, et aussi bon soit mon homme au lit, je sais que mécaniquement, il faut attendre au moins vingt minutes pour qu’il soit de nouveau d’attaque.

Il rigole nerveusement à ma remarque


— Je... ne dirais pas que je n’y connais rien, mais pas que je suis un expert non plus.

— Mhhh ?

— Ce n’était pas mon coup d’essai si c’est ce que tu tiens à savoir...


Il ne sait pas quoi dire le pauvre.


— T’en fais pas j’ai bien vu. Enfin, tu agis quand même comme un sacré timide parfois...

— Tout le monde serait intimidé par une fille qui lui a proposé un coup quinze minutes après l’avoir rencontré, on peut en parler d’ailleurs ? Car de nous deux ça a plutôt l’air d’être toi l’experte.

— Ah mon chou si tu savais... sache que tu es pourtant le premier qui me fais prendre du plaisir, et d’une certaine manière mon premier vrai copain.


Je le sens retenir son souffle contre moi. Il est crispé.


— Sérieux ? Tu te fiches de moi non ?

— La résolution c’est une question d’attitude, pas d’expérience...


Je le serre plus fort dans mes bras, entendant les battements de son cœur.


— ... Et de confiance en l’autre, de beaucoup de confiance en l’autre. Je l’ai fait, car j’ai tout de suite vu que tu étais quelqu’un de gentil, de mignon, et d’attirant.


Il marque un temps de pause.


— Je ne me considérerais pas comme attirant...

— Roooh, mais si, tu ne sais juste pas te mettre en valeur, et toi, pourquoi tu as accepté ?

— Euh... les cheveux roses ?! La perspective de passer un bon moment si ce n’était pas une mauvaise blague ?

— Tu es censé dire des trucs romantiques, tu sais...

— Je suis mauvais à ça.


Super... bon je suppose que je peux remercier ma lubie de me colorer mes cheveux pour m’avoir trouvé un mec.

Alex coupe l’eau et me tend la bouteille de savon. Savon ou shampoing à vrai dire, je doute qu’il fasse la distinction entre les deux.

Je le vois vaguement se savonner quand me vient une idée. Pas une idée forcément coquine, juste... une idée pour peut-être mettre cette carcasse un peu mieux en valeur.

Soyons clairs, mon homme n’est pas « sale », mais disons qu’il ne prend pas plus soin de lui que nécessaire. Son problème n’est pas tant d’apparence que d’attitude.


— Eh bêta, tourne-toi, je vais te savonner proprement le dos.


Il grommelle quelque chose, mais obtempère. J’observe un instant ce corps. Des épaules relativement musclées, un dos légèrement touché par l’acné. Un cul qui semble bien ferme et que je me retiens de claquer de peur de briser l’ambiance... oups, je dérive.

Dans un premier temps, ce sont ses cheveux qui m’intéressent, car c’est sans doute le plus problématique. Je passe mes mains dans un sac de nœuds. Je dois tirer plusieurs minutes, manquant de faire mal à mon beau, avant de vraiment pouvoir nettoyer comme il faut.


— Aïe.

— Fais pas ta mijaurée, tu payes pour une négligence aggravée.


Il proteste, je sais que c’est pour la forme.

Une fois les cheveux finis, mes mains courent sur son dos, s’arrêtent un certain temps au niveau de ses fesses, puis passent de l’autre côté. Les pectoraux, les abdominaux, le pubis, et finalement le membre, que je commence à connaître à force de le manipuler.


— Fais gaffe, c’est encore sensible.

— Là, là... j’y vais doucement, il faut... bien nettoyer tu sais après un tel effort et un tel cocktail de fluides.


Lentement donc, je savonne ce membre, innocemment pour commencer, mais petit à petit, je concentre mes gestes le long de la verge, de lent va-et-vient.


— Tu le fais exprès n’est-ce pas ?

— Tu ne sembles pas détester ça.


En effet, lentement mais sûrement, j’ai senti la respiration d’Alex s’accélérer, et son membre semble bander. Je me colle, les seins contre son dos, mes deux mains sur sa verge. Je lui fais de petits bisous dans le cou.


— Tu es insatiable vraiment...


Il se retourne brusquement et se met à m’embrasser à pleine bouche. Je sens ses mains se poser sur mes hanches, et lentement me guider jusqu’à sa pine.


— Je peux y aller ? se hasarde-t-il à demander afin d’être sûre.

— T’en fais pas je n’ai pas arrêté de mouiller depuis tout à l’heure ça va rentrer comme dans du beurre... alors dépêche-toi de me la mettre.


Monsieur ne se prive pas et d’un coup de reins vigoureux, rentre en moi.


— Ahhhh...


Je ne peux m’empêcher de crier de plaisir.

Ses mouvements sont lents. Je repense à notre première fois dans les toilettes de la fac. C’était un peu comme maintenant. Moi plaquée contre un mur et lui qui me supporte.

Les choses sont tout de même différentes. Déjà je peux manifester aussi bruyamment que je veux mon plaisir, et autant dire que je ne m’en prive pas. Ensuite je peux sentir son corps, trempé et savonné, contre le mien, ce qui est très plaisant. Et surtout, je sens qu’il est moins maladroit, plus passionné.

Ses mains ont hélas peu d’occasions de parcourir mon corps, trop occupé à me supporter. Rapidement, je le sens tremblant.


— Eh eh, ne me fait pas tomber mon chou.


Il sort de moi et me repose délicatement sur le sol. Je le sens reprendre son souffle.

La douche est équipée de l’une de ces barres anti-chute que l’on trouve parfois dans les douches des hôtels, ou comme ici dans les locations. Je l’empoigne à deux mains, de manière à finir en levrette debout dans la douche.


— Reprenons ! Et vas-y fort s’il te plaît.


Rapidement Alex reprend sa besogne. Je ne vois que le mur de carrelage devant moi, mais Dieu que c’est bon ! Ce n’est pas tant le fait qu’il y aille comme un bourrin qui me plaît, que le bruit salace de ses attributs contre mon fessier.


Je crie de plaisir, j’entends aussi son souffle s’accélérer. Je ferme les yeux, ce n’est pas le mur qui me fait face qui m’excite de toute façon.


Mon corps se fait balancer au gré de ses coups de reins, de ses périodes d’accalmies. J’ai dit aimer dominer, mais je suis entièrement entre ses mains. J’ignore comment je fais pour rester sur mes pieds, chaque coup est une nouvelle décharge dans tout mon corps.


Chaque coup crispe mes doigts, déjà profondément attaché à la barre.


Chaque coup m’amène haut, toujours plus haut.


Chaque coup me fait crier fort, toujours plus fort.


Je ne vois plus rien, plus la douche, plus Axel, plus rien. Je ne sens que mon corps qui ondule sur cette chose qui me donne du plaisir.

Dans une ultime accélération, je sens ce membre se tendre, tapant plus fort, électrisant mon clitoris au passage, me faisant lâcher un dernier soupir, je jouis. Fort. Je sens tous mes muscles se bander, ma gorge se nouer, ma conscience s’anéantir dans une décharge.


Il a joui aussi, je peux le sentir en moi.

Je manque de me ramasser dans la douche, il me rattrape de justesse.


— Eh beh, t’as l’air d’avoir apprécié, évitons de finir bêtement à l’hôpital.

— J’ai en effet beaucoup apprécié...


Je l’embrasse tandis qu’il nous enveloppe d’une serviette.

La sortie de la salle de bains est compliquée. Deux drogués à un cocktail d’hormones qui doivent soudain affronter le froid ambiant. Il nous aura fallu du temps pour atteindre le lit.

Allongé tous les deux, nus comme des vers, je passe mes mains un peu au hasard sur son torse.


— Tu fais du sport ?


Aucun d’entre nous n’est partant pour se lever, une discussion s’engage.


— Je cours quand je peux, mais je ne suis pas un grand fan d’autre chose que du cardio.

— Mhhh, en tout cas c’est plaisant l’endurance...


Il rigole nerveusement


— Mais je n’ai rien dans les bras comme tu as pu le voir, alors ne me demande pas de faire l’équilibriste. Et toi un sport ?

— Equitation dans mon petit village.

— On ne refuse rien... enfin ça explique pourquoi tu aimes quand j’y vais fort...

— Pff... tu es bête. C’était une idée de ma famille pour me maquer avec un abruti.

— Oh ça devient intéressant, tu m’en dis plus ?

— Mhhh... nan, retiens juste que si tu le croises tu le frappes.


Il rigole.


— Je risque de me faire mettre à terre bien vite, mais je suppose que ça me donnerait un côté gentleman de me battre pour une fille.


Le froid commence à se faire sentir. Alex enfile un t-shirt et un caleçon... quant à moi je décide de prendre son fameux sweat qui me faisait de l’œil. Celui-ci est bien évidemment trop grand, mais tient chaud et cache au vent ma fleur.

Alex m’a regardé l’enfiler. Il m’observe plus intensément que d’habitude.


— Je te plais comme ça ?

— Une ravissante jeune fille dans un sweat trop grand... je suis trop fatigué pour que mon corps le montre, mais oui, ça me plaît beaucoup.


Je rigole... je commence à discerner ses goûts, ses envies. Il faudra encore bien d’autres expériences pour tout connaître de lui.


Nous discutons de tout et de rien, le temps passe. La nuit finit par tomber.


— Il faudrait peut-être que je prépare le dîner.


Il l’a pensé tout haut.


— Tu as autre chose que du poulet j’espère.


Je le vois réfléchir un instant.


— J’ai des chips, du guacamole, une bouteille de soda, et deux trois autres trucs dans le style. On peut manger tout ça devant un film.


J’ai sans aucun doute surestimé les capacités culinaires de mon chéri...

Enfin bon, couché à ses côtés en regardant un film, l’ordinateur sur ces genoux, l’empêchant de bouger, c’est une bonne manière de terminer la soirée...

Pardon, j’ai dit terminer ?

Le film était assez... spécial ? Je pense qu’on peut dire spéciale. Une histoire d’oreille coupée et de velours. Mais il y avait dedans des scènes qui, bien que non explicites, ont fait dresser l’appareil d’Alex. Des scènes assez crues, violentes même. Je ne pense pas qu’Alex veuille me besogner aussi peu subtilement que dans le film, mais autant dire qu’à la fin du film j’ai déjà en tête la suite de la soirée...

Aussitôt l’ordinateur refermé et posé au pied du lit, nous recommençons à nous embrasser, très rapidement, nous retirons les quelques vêtements que nous avions pris la peine de renfiler et nous glissons sous les draps.


— Et c’était moi l’insatiable, je t’ai vu la queue dressée tout le film !

— C’était... l’esthétique.

— Ben voyons...


C’est rapidement que nos corps se retrouvent. C’est amusant, on a beau s’être regardé sous toutes les coutures, on ne s’en lasse jamais. Tout comme je ne me sens pas prête à me lasser de cette tige qui semble prête à rentrer à nouveau en moi.


Il y a des caresses, certes, comme il en faut toujours pour commencer, pour se chauffer. Ici un baiser, là un petit suçon. Des câlins, des appuis sur des parties sensibles. Des respirations aussi, entendre le souffle de l’autre (ne pas chercher à le sentir après une soirée chips et guacamole).


Mais une fois que nous nous sommes bien émoustillés mutuellement, nous comprenons que cette nuit va être longue, longue et dure...

Alex se relève d’un dernier baiser, je comprends qu’il attend de moi que je me mette à quatre pattes sur le lit.

Je proteste pour la forme, viens l’embrasser, lui pose négligemment une main au cul (en me promettant d’un jour, faire claquer ce fessier comme il se doit). Il se prend au jeu, m’embrasse, me caresse à nouveau, mais me fait comprendre de ne pas chercher à repousser l’inéluctable.


Je me pose donc à quatre pattes, la tête orientée vers le pied du lit. Je souris, je comprends pourquoi il a voulu ça.

Devant moi se tient un miroir.

La perspective est étrange à regarder. Je vois Alex, derrière moi, ses mains sur mes hanches, souriant. Un sourire un peu bizarre, je dois admettre, pas le genre de sourire romantique. Presque carnassier en fait. Cela pourrait être vu comme flippant, mais je le comprends. Il a ma vulve droite devant lui, et mes cheveux roses sont également sous son nez.


Il doit pouvoir me voir, mais cela doit être légèrement plus difficile pour lui que pour moi.

Je le vois prendre son gourdin et le mettre à l’entrée de ma cavité.

Le lien entre l’image et la réalité se produit à ce moment-là. Le visage de la fille en face de moi se déforme sur le coup du plaisir. C’est donc à ça que ça ressemble le visage d’une personne normale pendant l’acte ? Je me demande si Alex est déçu par rapport au porno... Enfin, dire que je me le demande est un bien grand mot, Alex trouve rapidement un rythme de croisière et me maintient relativement haut dans le plaisir pour que j’omette de me soucier de problématique concrète.


Une queue. Qui rentre, sort, rentre, sort, rentre.

Le tout accompagné mélodiquement par des petits cris de plaisir de mon amant ou de moi-même. Un véritable concerto amoureux.

Comme une musique qui nous bercerait, l’acte suspend le temps. Il me pénètre, mais je suis seul avec moi-même. Je vois dans la glace son regard, que lui aussi a cessé de me voir, il ne voit rien. Nous sommes aveugles, aveuglés par le plaisir.

Une bête de quatre jambes, quatre bras, et deux têtes, voilà ce que nous sommes. Chaque tête trop concentrée sur ses pensées pour se soucier de l’autre, mais trop secouées pour véritablement être chacune appelée « conscience ».

Nous sommes un tout, une machinerie automatique, qui s’emballe, s’emballe, fait plus de bruit, va plus fort, je dois hurler maintenant, lui aussi n’est pas avare en expression de plaisir.

Du bruit, du bruit, du bruit, jusqu’à ce que finalement nous explosons dans une jouissance simultanée.


Nous n’avons pas émergé de notre plénitude ce soir-là. Nous nous sommes simplement endormis l’un à côté de l’autre. Mes rêves furent remplis de tendresses et d’orgasmes possibles. On dort toujours mieux après un effort physique.

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