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Pour le plaisir des langues

Chapitre 5

Des nuages à l'horizon

Hétéro

J’émerge doucement de mon sommeil, sentant le corps de mon chéri à mes côtés.

Merde, il est quelle heure ? 8h. ça va, mon train n’est qu’à midi.

A regret, je dois toutefois m’extraire du lit chaud et affronter le froid de la pièce. J’enfile bien vite mes vêtements de la veille et, après un repérage rapide de l’appartement, décide d’attaquer le petit déjeuner.

L’odeur de toasts grillés doit attirer les hommes, car Alex se réveille au moment où le grille-pain est en train de réchauffer la première fournée.

Il est beau, nu, le corps caché sous les couvertures, ses cheveux, rendus propres par ma volonté, comme flottants au-dessus de sa tête, posés sur l’oreiller, je pourrais le regarder longtemps.


— Mhh, l’est quelle heure ?

— 8h15 mon chou, tu devrais te lever.

— C’est tôt 8h15

— J’ai un train à midi pour chez mes parents, tu comptes me regarder manger et partir depuis ton lit.

— Nan, nan…je vais me lever, t’embrasser, te câliner, et t’accompagner jusqu’au quai de la gare pour te faire un dernier bisou avant de ne plus te voir du week-end.


Le con, il sait me faire sourire. Il a dit ça tellement…normalement, comme si c’était une banalité semblable à aller chercher le pain. Un amour semblable à une respiration, naturelle et allant de soi.


— Et du coup tu attends quoi pour te lever et commencer le programme ?


J’ai fini de préparer le petit déjeuner et attend désormais que monsieur se mette à table.


— Euh, ouais attends…deux minutes, que je…me réveille proprement.


Ces bafouillements sont ceux de quelqu’un qui ment, mais pourquoi ?

La réponse à cette question est plutôt simple, je m’en aperçoit en m’approchant du lit. Le tissu de la couverture était déformé par un de ces « tipis matinaux » que les hommes ont de temps en temps.

Je vous arrête, ce n’était pas une déformation monstrueuse comme les décrives parfois certaines cavalière amatrice de sensationnel. Et de même, ça n’eut pas pour effet de me faire automatiquement saliver et humer la viande.


— Roh c’est bon, ne t’en fais pas pour ça, ça passera, on est plus à ça près.

— T’en as des bonnes, c’est presque douloureux tu sais…


Et il dit ça avec un grand sourire…


— Eeeet donc très cher, tu espères que ta chère et tendre, après t’avoir fait le petit-déjeuner, te réveille en t’offrant un ou deux trous ?

— Concrètement oui.


Il a dit ça avec un aplomb que je ne lui connais pas. Hélas pour lui le ridicule de la proposition et de la formulation le fait exploser de rire, et moi avec.

Je regarde la bosse qui déforme la couette. Bon honnêtement ça a beau m’exciter un peu, je me remets encore difficilement de notre effort d’hier, et je ne me vois pas laisser ce chaud lapin me fourrer comme une dinde de Noël dès le matin.


— Bon relève la couette, mais tu vas devoir y mettre du tiens, je joue en support là.


Il ne comprend pas vraiment mais s’exécute. Dévoilant donc son membre fièrement dressé.

Je me place à genou sur le bord du lit. Souffle un peu sur la bête, et commence quelques coups de langues bien placé, pour lubrifier la chose. Monsieur est bien tendu, inutile de chercher à prolonger sa souffrance.


Une fois la verge devenue bien luisante de salive, je me mets en position, bien droite au bord du lit, la tête bien au-dessus du membre de mon chéri, je saisi le gland entre mes lèvres, et commence à le faire danser avec ma langue.


Je sens le principal intéressé se tendre. Il attend, m’imagine déjà faire de grands aller-retours le long de ce qui représente en cet instant le centre de ses pensées.

Hélas pour lui, je n’ai pas la force de faire tant après une séance comme celle d’hier. L’enjoignant à l’action, je saisi sa main que je place à la base de sa tige. Qu’il se débrouille avec ça.

Heureusement il trouve bien vite à s’occuper, commençant à se masturber, la moitié de son organe encore dans ma bouche. C’est assez spécial, je sens la chose bouger alors que je n’agis presque pas à l’exception de ma langue qui se dévoue sur ce qu’elle peut toucher, à savoir un gland brûlant.


La sensation est très particulière, mes lèvres ne sont pas collées au pubis ce qui me permet de bouger l’objet de droite à gauche de temps en temps, mais c’est surtout sa main qui fait le gros du travail.


Rapidement je sens son souffle s’accélérer. Il n’est pas aussi rapide quand c’est moi qui contrôle, je suppose qu’on connaît tous des petites astuces sur notre corps pour monter plus vite.

Je crois l’avoir déjà pensé, mais sucer n’est pas le comble du plaisir féminin. Toutefois, entendre cette respiration haletante, avoir l’odeur forte du pénis dans mon nez, et le visuel que je m’imagine de la situation me font quelques peu mouiller. J’ai hélas peu le temps d’en profiter puisque ma bouche se remplis soudain du sirop de mon bien-aimé.


Tandis qu’il retire sa queue désormais un peu plus molle, preuve que le travail n’a pas été vain, j’avale la liqueur.


— Merci…


Le voilà redevenu timide…pffff.


— Euh…ton haut est tâché.

— Ah merde ! ça part facilement le sperme sur les vêtements ?


Je n’aurais jamais cru poser cette question à voix haute.


— ça laisse une sale odeur, tu devrais te changer, tu n’as qu’à prendre un t-shirt et un pull à moi.


Bon, eh bien je suppose que je vais pouvoir reprendre le sweat qui me plaisait tant.

Passé cette petite gâterie, Alex se montre joviale et câlin toute la matinée. M’emmenant comme promis à la gare, non sans avoir couvert mon cou de petits bisous sur le seuil du quai d’embarquement.

C’était donc la partie sympathique de mon week-end qui s’achève, puisqu’au fur et à mesure du trajet en train je dois me préparer mentalement à être reçu par mes parents. Moi qui profitais de toute la liberté offerte par la vie universitaire, j’appréhende désormais tout un tas de bonnes manières énervantes et de remarques meurtrières. Evidement Chloé et Eva ne seront pas loin, mais franchement, j’aurais préféré continuer à me faire pren…oups, passer du temps avec Alex.


Mes pensées dérivent vers nos jeux sexuels. J’ai assez peu de bonnes expériences de ce côté-là, et avec lui j’ai très envie de tester beaucoup de chose, notamment des…pratiques que m’ont conté mes amies. J’en mouille d’avance, je l’imagine, nue, me pénétrant un peu dans tous les coins de son petit appartement. Je repense au goût de son sperme, je ne m’en souviens pas bien, je veux regoûter.


Finalement, le train arrive dans une de ces gares sans âmes, avec un seul quai, alors même que les nuages commencent à faire tomber la pluie.

Je traîne ma valise jusqu’à la maison familiale non loin. Ma mère me fait vite rentrer, me sabrant déjà sur les « vêtements de garçons » que je porte. Je me garde bien de dire la provenance de ceux-ci.


L’ambiance à la maison est morose. Un repas à base de soupe pris dans le plus grand des silences, mes parents ayant rapidement épuisés les questions sur la semaine. Ma petite sœur est un petit peu plus bavarde et sa capacité de s’intéresser au simple fait que j’ai mon propre appartement lui fait faire les yeux ronds, du haut de ses années collèges ça doit sembler comme une liberté inouïe (et ça l’est !).


Alors que le silence occupe la pièce depuis deux minutes ma mère lâche finalement une phrase « l’air de rien »


— Ah oui, Jean passera prendre le café demain, il veut prendre de tes nouvelles, il paraît que tu ne lui écris plus.


Je manque d’avaler de travers.


— Et donc, si je ne lui écris plus, c’est peut-être que je n’ai pas envie de le voir.

— Allons jeune fille ! Cela ne se fait pas de fuir ainsi, et Jean est courtois et inquiet, vous devriez être ravie d’autant de considérations.


Ravie ? C’est la meilleure. Ce type…j’ai juste envie de l’étrangler. Un macho, qui ne m’a jamais vu que comme une pute qui aurait dû l’idolâtrer et être à ses pieds. Ce type est un connard, et c’est là le mot le plus courtois auquel je peux penser. Enfin ma mère étant passé au vouvoiement, signe de colère proche, je me garde d’ouvrir la bouche une nouvelle fois.



Une fois au lit, je ressasse cette visite dans ma tête. Ça m’énerve rien que d’y penser !

J’ai besoin de me détendre. Beaucoup, mes mains descendent rapidement jusque dans ma culotte. Il fait nuit, tout est noir autours de moi, j’entend la pluie taper contre le toit, je peux me consacrer pleinement sur mon plaisir. Mes doigts passent donc lentement sur mon clitoris, entrouvrent mes lèvres inférieurs, s’hasardent à l’entrée, et ressortent aussitôt.


Je commence à avoir un peu chaud. Je me mets nue sous les couvertures…et reprend mon manège.

Je ne cherche pas à aller vite, à mettre ne serait-ce qu’un doigt entier, je veux juste profiter. Je repense à Alex, aux bisous qu’il me dépose dans le cou…aux coups de reins qu’il me met dans le lit aussi…C’est bon de le faire avec lui, je repense à son cul…je me demande s’il se hasarderait à quelques plaisirs moins conventionnel. Je m’imagine derrière lui, mes mains sur ses hanches, et un strapon prêt à s’insérer dans son corps si tendre…Je n’ai pas de tel jouet...on devrait en acheter...



Je l’imagine aussi, me pénétrant en missionnaire, son regard croisant le miens entre chaque coups…je l’imagine aller vite, mes doigts s’activent de plus belles, je me mets à rêver de positions toutes plus excitante les unes que les autres… Je nous imagine, à nouveau dans les toilettes de l’école, mais cette fois-ci complètement nue. Moi appuyé contre le lavabo et lui me labourant par derrière, des bruits et des gémissements résonnants de partout.


Je m’active, rentre finalement un doigt, pose une main sur mon sein droit que je malaxe. Je me contracte, mon corps, mon outil, je sais quelle pression mettre, quand la mettre, je prends mon pied.


Après un certain temps de ce manège je joui. Silencieusement, bien que tout mon corps se contracte, c’est un orgasme furtif, il est monté un peu trop vite à mon goût, mais grâce à lui je trouve le sommeil.

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