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Le premier pas...

Chapitre 1

L'orage !

Histoire médaillée
Erotique

Le ciel, jusque-là d’un beau bleu, se grise rapidement. Le vent commence à faire balancer la tête verte des grands sapins, là-haut, sur les contreforts de la montagne vosgienne. Tout au fond de la vallée, l’eau turquoise du lac de Longemer vire, elle aussi au gris sale. Claude rentre la tête dans les épaules, elle attend le premier claquement d’un orage imminent. D’aussi loin qu’elle se souvienne, elle a toujours détesté le tonnerre, les éclairs. L’orage quoi et celui qui arrive va être brutal. Michel son mari, en compagnie de Paul, leur voisin, ne se soucie pas de ce changement soudain du temps.


Les deux hommes trop occupés à regarder partout autour d’eux, scrutant le sol à la recherche d’insectes ou de petites plantes, ne font pas vraiment attention à ce qui se passe au-dessus de leur tête. Ils sont amis depuis la construction du chalet du couple. Paul déjà installé avec son épouse était spontanément venu donner la main aux tourtereaux qui montaient avec quelques membres de leur famille, cet énorme mécano de bois qui fait aujourd’hui la fierté de Claude.


Depuis, les deux hommes se revoient toujours avec autant de plaisir et une même passion commune pour la nature les unit chaque fois qu’ils le peuvent. Paul, deux ans de moins que Michel et un de plus que Claude, est un vrai bûcheron, un type noueux et sec, comme les Vosges en ont gardé quelques-uns. Levé à l’aube chaque jour de la belle saison, il « monte » en forêt avec son tracteur pour débarder ces énormes troncs qui, une fois séchés, deviendront de belles charpentes bien solides.


Ils marchent devant Claude et dans leurs shorts d’été, elle peut admirer les deux paires de fesses qui se dandinent au gré des contours de ces chemins empierrés et tortueux qu’ils empruntent pour leur balade. Michel a beau être bien taillé, sa musculature ne peut rivaliser avec cet homme de la forêt qu’est Paul. Des cheveux toujours en bataille, surtout depuis que sa compagne l’a quitté pour un autre, il ne se soucie pratiquement plus de son apparence physique. Sauvage pratiquement !


Il marche souplement, n’hésitant pas à revenir sur ses pas pour regarder à nouveau, ici une araignée, là un brin d’herbe duquel, il va à coup sûr, donner le nom exact. Mais pour le moment Claude est surtout préoccupée par le vent qui fait ployer la tête des arbres, de plus en plus violemment. Dans le dos de Michel et sous ses aisselles, la veste pourtant légère qu’il porte est agrémentée de larges auréoles de sueur, signe de la lourdeur de l’air. Un rapide coup d’œil lui indique que là-haut, sur la route « des crêtes », il commence à pleuvoir.


Elle se rapproche des deux hommes qui sont tombés en extase devant un bouquet de jeunes noisetiers et qui discutent fermement de quelque chose qu’elle ne voit pas.


— Regarde ! Regarde Claude ! Des bêtes à bon Dieu !

— Ben c’est un peu normal aussi non en cette saison !

— Oui ! Mais pas celles-ci. Elles sont petites, noires et jaunes ! C’est une espèce que l’homme a introduite chez nous et qui commence déjà à prendre la place de nos coccinelles autochtones.

— Bon, les hommes, je ne voudrais pas vous alarmer, mais vous avez vu ! Il pleut sur les crêtes et l’orage va surement nous tomber dessus d’un instant à l’autre.


Michel lève les yeux, comme s’il découvrait soudain que le ciel est gris, presque noir, menaçant.


— C’est pourtant vrai ! Il va tonner !

— Alors, essayons de rejoindre le lac de Longemer ! Il y a une cabane où nous serons à l’abri.

— Ah ! Enfin une décision sensée ! Laissons là vos petites bestioles et allons nous abriter. Ça va surement claquer fort. Vu la vitesse à laquelle il nous arrive, il promet d’être gratiné cet orage-là !

— Dommage ! Incroyable ! Hein Michel ! Juste le temps de faire une photo de ces coccinelles ! Je crois que c’est foutu, elles vont nous envahir un de ces jours !


L’appareil est tout juste remis en place dans la poche de Paul que le ciel semble se fendre en deux sous un large éclair qui illumine le chemin. Quelques secondes plus tard, le roulement du tonnerre emporte les tympans des trois silhouettes qui ont repris le sentier, mais cette fois de manière plus rapide. Une odeur particulière, celle que laisse l’orage alors qu’il ne pleut pas encore, envahit tous les endroits autour des trois petits points qui filent vers un abri encore bien lointain. Ils courent presque maintenant, mais les premières gouttes les rattrapent et elles se mettent en devoir de les rafraichir. Alors que le plus gros de la tourmente arrive, c’est comme un déluge d’eau qui s’abat sur le petit groupe qui cherche les immenses sapins pour s’y réfugier provisoirement.


D’aussi loin qu’elle se souvienne, elle a toujours détesté l’orage, Claude n’aime pas le tonnerre. Là, sous les branches qui dégoulinent d’une eau froide, elle se sent transie. Les souvenirs de ces roulements de tambours de sa jeunesse, ceux où elle pouvait encore se réfugier dans les bras de sa mère affluent à sa mémoire. Elle reste coincée entre les deux mecs qui ne parlent plus. Dans le fracas au-dessus de sa tête, elle se dit que s’abriter sous un arbre n’est peut-être pas une aussi bonne idée que cela. Petit à petit la flotte qui s’infiltre partout la submerge et elle sent ses fripes sur son buste, lui coller à la peau.


Le minuscule chemisier de coton qu’elle a passé avant de partir, sous les effets de cette eau qui la trempe comme une soupe, laisse apparaitre en filigrane sa poitrine. Il est maintenant aisé de s’assurer qu’elle n’a pas de soutien-gorge. Son short également s’imbibe tranquillement de cette masse liquide qui tombe du ciel. La ficelle du string qu’elle porte va sans doute se remarquer. Claude frissonne sous ce déluge, et les pointes de ses seins se tendent sous la chair de poule engendrée par cette réaction épidermique.


Dans ce bruit de vent mêlé aux claquements secs, sous un ciel parsemé d’éclairs, il lui semble entendre sa mère.


— N’aie pas peur ma belle. C’est le Bon Dieu qui joue aux quilles avec ses anges !


Elle se colle à Michel, mais c’est désagréable, il coule de partout lui aussi. Et cette impression que les regards de Paul sont rivés sur sa poitrine. Pas moyen d’échapper à la sensation qu’il voit ses nichons comme si elle était nue. Et son mari qui ne s’en préoccupe pas le moins du monde, juste calé le dos au tronc du sapin. Le pire c’est que cet état entraine chez elle un certain trouble. La conjugaison de l’orage, de la pluie qui lui fait comme disparaitre ses vêtements, la peur des coups de tonnerre, et cette pointe d’un feu couvant qui lui creuse les reins.


Elle connait bien cette chose pernicieuse qui rampe en elle. Tapie tout au fond de son ventre, elle sait bien que çà va être difficile de l’en extirper ou de l’oublier. À la maison ce serait si facile ! Elle prendrait la main de Michel, lui la regarderait, et hop-là ! Mais ici, au milieu de nulle part, avec le voisin comme témoin, ce n’est guère faisable. Elle sent bien qu’il lorgne sur les formes que la transparence humide dévoile de plus en plus. Comme la pluie redouble d’intensité, c’est maintenant sur le bas de son corps que le tissu colle et en épouse les contours. Le coton n’éponge plus assez vite cette eau qui fond sur eux, et le long de ses bras et de ses cuisses une rivière se met à couler.


Elle descend le long des longues jambes, pour s’insinuer dans les chaussures et les frissons redoublent eux aussi. Elle cherche à se déplacer pour se rapprocher de son mari. Le simple geste de bouger un pied soude davantage le coton à ses hanches, mais sur son ventre également. Le petit triangle sombre du string est terriblement voyant sur le devant du short. Elle baisse la tête en sachant parfaitement que sous l’arbre qui lui fait face, Paul doit voir celui-ci. Et ces foutus nichons qui se permettent de se rebeller en relevant leurs tétons, il en aperçoit la marque bien ronde sous le chemisier délavé.


Michel ne semble pas du tout comprendre que Claude est en mauvaise posture, il attend patiemment que le gros de la pluie cesse. Mais elle n’a pas l’intention de s’arrêter pour le moment et l’épicentre de l’orage est pratiquement au-dessus de leurs caboches. Il ne bronche pas, gardant le menton baissé comme pour admirer ses chaussures qui se remplissent d’eau, comme pour les deux autres. Sa femme se pousse un peu plus près de lui et il s’écarte, pour éviter qu’elle ne se colle contre lui. Ses cheveux bruns dégoulinent, et elle lui semble encore plus belle dans cette détresse orageuse. Il n’a pas montré de signe d’agacement ni de fébrilité.


Mais sous ses airs de ne rien voir, il sait bien que le tissu de la chemise de Claude s’est tendu, que les aréoles de ses seins sont visibles comme un nez au milieu d’une figure. Il a parfaitement compris que Paul d’où il se trouve ne peut rien ignorer de ces deux pointes qui semblent vouloir percer le coton tant elles ont augmenté de volume. Secrètement, il jubile et le spectacle de son épouse qui tente de cacher aux regards du voisin ses formes voluptueuses, le ravit. Plus elle bouge et plus l’eau contenue dans les fibres de son short, le drape contre sa peau. Sûr que son ami doit désormais deviner le morceau de string qui ressort, noir sous le kaki du vêtement de Claude.


À certains signes, il sait aussi que, sans pour autant le faire exprès, elle attise les sens de Paul et cette situation lui donne presque envie. C’est sur que chez eux, à la maison, ce genre de chose l’aurait fait la plaquer contre le mur ou la coucher sur le canapé. Mais là ! Il ne peut tout de même pas la prendre contre un arbre alors que l’autre est là. Mais sans doute que Paul serait prêt à tout voir, vu les regards salaces qu’il jette sur le corps de Claude. Intérieurement cette situation l’émoustille et il en sourit au fond de lui.


Le chemin n’est plus qu’un petit torrent de boue qui dévale la pente, raviné par l’eau du ciel. Au bout d’une bonne demi-heure, enfin le vent se calme, les roulements de tambours sont plus lointains.


— Ouf, c’est passé ! On reprend notre descente ? Nous nous changerons au refuge du lac, si le sac n’a pas trop pris la flotte.

— Quelle rincée mes amis ! Ils sont violents par ici les orages. Je suis trempé jusqu’à la moelle. Un coup à chopper la crève. Ça va Claude, pas trop froid ?

— Non ! Mais décidément je n’aimerai jamais les orages.

— Bah, ce n’est pas si fréquent et puis parfois, ils nous réservent de belles surprises.


C’est Paul qui vient de lancer cette phrase anodine, mais pleine de bon sens. Michel capte rapidement le sous-entendu, et sur le sentier poisseux de boue, les trois là, reprennent leur route. Si la pluie a cessé, l’eau qui dévale la pente cache les pierres et les embuches parfaitement évitables par temps sec. Chaque pas est sujet à glissade et il leur faut une bonne dose d’équilibre pour ne pas choir. La courue délavée, n’offre plus d’adhérence aux semelles des marcheurs. Les deux hommes marchent maintenant derrière Claude qui ouvre la voie.


Soudain, sous son pied pourtant sûr, le sol semble se dérober et son corps part en avant. Elle cherche désespérément quelque chose pour se raccrocher, mais ses doigts ne trouvent que du vide. La chute devient inévitable et c’est de tout son long que son grand corps s’étale au sol. Les deux autres, derrière, se regardent, avec une sorte de sourire aux lèvres. La situation est comique, même si elle peut s’avérer dangereuse. Les quelque cinquante-cinq kilos de Claude se ramassent en boule sur un terrain boueux et finissent dans un arbuste qui retient une immense flaque d’eau sale et brunâtre.


Plus de peur que de mal. Mais elle reste là, à maudire en silence ce foutu orage qui vient de la ridiculiser. Michel est le premier à lui tendre la main.


— Ça va, tu ne t’es pas fait mal au moins ? Pas de bobo ?

— Oui ! Quel vol plané, ma parole Claude tu es douée pour les bains de boue.

— Je suis sure que ça vous a, au moins amusé ! Le malheur des uns fait le bonheur des autres ! Non ?

— Allons ne dis donc pas de bêtise ! Nous sommes contents de voir que tu n’as rien ! Tu viens de me faire une de ces peurs !


Paul l’aide lui aussi à se relever. Et la pression de sa main dans la sienne est plutôt insistante. Il a une force du diable ! Remise de ses émotions, les fringues remplies de taches brunes, ils reprennent leur retour vers le fond de la vallée. Maintenant c’est plus simple, la pente moins raide et l’approche de la cabane du lac leur donnent des ailes. La terre qui macule les habits et les jambes de Claude commence déjà à sécher et l’effet est assez surprenant. Elle tente bien d’enlever le plus gros, mais le mal est fait. De plus dans la chute, son short s’est légèrement décousu dans l’entrejambe. La tache sombre du string moins visible sous le tissu le redevient par la déchirure.


Elle regarde la cabane de bois, avec bonheur. La porte à peine franchie que la pluie revient, comme pour les narguer. Ils restent, tous les trois dans l’unique pièce, abrités de la nouvelle ondée. Le sac ouvert, Michel en extirpe une couverture de laine en guise de vêtement ample qu’il tend à Claude !


— Tiens, il n’y a que cela de sec ! Passe cela et tu te sentiras mieux sans doute.

— Merci ! J’ai presque froid ! Pas croyable en plein été.


Sans se préoccuper de la présence des deux hommes, Claude retire prestement son chemisier et deux seins bien plantés sur une poitrine de toute beauté sont mis à nu. Puis d’un geste rapide, elle ouvre la ceinture qui retient son short qui pèse une tonne. Celle-ci à peine desserrée que le vêtement tombe lourdement sur les chevilles de la femme dont la quarantaine épanouie rayonne dans la cabane. Tout aussi prestement elle jette le plaid que Michel lui a remis, sur ses épaules faisant du même coup disparaitre à la vue des deux mâles son corps presque parfait.


Paul a eu juste le temps d’apercevoir ces deux dômes bien charnus, avec les bouts bruns qui durcis, pointaient sans besoin d’un quelconque soutien. Halluciné, il voit les fesses de la femme dans la fleur de l’âge qui apparaissent dans la lumière grise de la cabane. Puis le minuscule morceau d’étoffe bleutée qui suit le chemin du short, alors que d’un geste souple, elle couvre ses épaules d’une sorte de couverture sortie du sac de son mari. Ses pupilles dilatées par le spectacle, il ne retient que cette ligne sombre qui coule de la naissance des fesses à son pubis.


Il n’a pas bien vu les détails, mais son imagination fait le reste, il imagine comme cela doit être bon de toucher, de sentir, de lécher, de pénétrer ce… cet entrejambe qui lui fait envie. Mais il sait aussi qu’il n’osera jamais, ce n’est pas son genre de tenter quoi que ce soit. Alors il décide qu’il doit se lever et il monte les quelques barreaux de l’échelle qui se trouve là. Il prend quelques buches sur le grenier de la bicoque de bois et entreprend de faire du feu.


Il galère un peu, s’escrime à allumer un feu pour sécher un peu leurs fringues trempées, tout en espérant revoir un instant la vision douce de ce qui lui remue les tripes. A-t-elle fait exprès, ne s’est elle pas rendu compte que les deux hommes la regardaient se dévêtir ? Elle doit bien savoir qu’elle est belle et que se foutre à poil comme cela devant eux, lui file une trique d’enfer. C’est la première fois de sa vie qu’il assiste à ce genre de spectacle, volontaire ou non. Et Bon Dieu comme il aime ça, comme il aurait voulu que le temps s’arrête encore plus longtemps. Mais il sait aussi se contenter de ces souvenirs.


Michel en tendant le plaid à Claude n’aurait jamais cru qu’elle allait se dévêtir instantanément. Pas croyable, en deux temps trois mouvements, les seins qu’il adore, à l’air et devant son ami. Du jamais vu, du pas pensable, de l’inespéré ! Il a cru aussi qu’il rêvait quand elle a baissé sans fausse pudeur son short, qu’elle a retiré son string. Il ne la regardait plus vraiment à ce moment-là. Il tentait de suivre les réactions de Paul, et il est désormais certain que celui-là se taperait bien sa femme. Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres.


C’est bon ce feu que Paul a allumé ! Debout devant l’âtre, les deux mecs sont assis derrière elle, elle qui peut, sans qu’ils ne voient rien, ouvrir les deux pans de la couverture. Les flammèches lèchent sa peau et la chaleur bénéfique lui apporte un certain confort. Les flammes dansent sur son corps, lui donnent une couleur cuivrée. Puis dans un mouvement gracieux, elle se laisse tomber sur ses talons, à genoux en quelque sorte. Pas un murmure dans son dos, ils se contentent de jouir de ce spectacle, du feu et de la silhouette qui le masque.


Elle sait, elle est consciente qu’elle joue un jeu dangereux. Elle se demande aussi pourquoi Michel, son mari ne lui fait aucun reproche. Pourquoi ne vient-il pas lui demander de stopper son petit manège ? L’orage n’est pas complètement responsable de ce qui se passe dans sa tête. Non ! Elle veut connaitre les limites, voir jusqu’où il lui sera permis d’aller, avant que son homme ne se décide à intervenir. Et il ne bouge toujours pas ! C’est aussi très excitant cette manière de se savoir à poils alors que deux regards se braquent sur vous.


Jamais, jamais il ne l’a vue aussi… chaude, jamais il ne l’aurait pensé capable de faire cela. Quand elle a montré son cul sans sourciller, en faisant semblant d’avoir froid, il s’est senti la queue pousser. Vingt ans de mariage et enfin quelque chose qui sort de l’ordinaire. Combien de fois il a eu envie de lui demander de s’exhiber un peu, de la voir se vêtir plus court, de la pousser à montrer, à suggérer. Et là, sans rien avoir à faire, c’est elle qui se met à… en montrer plus que la décence ne le permet. Il adore cette nouvelle Claude !


Du coin de l’œil, il ne perd pas une miette de ce que fait Paul. Il voit cette bosse qui lui déforme le short encore mouillé. Et c’est pour sa femme qu’il bande, son pote de voisin. Les images dans sa tête, les idées qui s’y dessinent le surprennent. Il se dit qu’avec un peu de chance, il va la voir se faire… non, elle n’oserait pas sans doute, pas devant lui. Mais quel prétexte invoquer pour les laisser les deux seuls, en tête à tête ? Et puis c’est sans doute son imagination qui lui fait prendre ses désirs pour des réalités.


La chaleur ne vient plus seulement du foyer, plus tout à fait, chez Claude. Du reste, une petite perle translucide se forme à la commissure inférieure des lèvres de son sexe. Plus question de pluie, d’orage, c’est de bien autre chose qu’il s’agit. Son ventre lui, fait comme des crampes, comme des spasmes et cela n’est pas vraiment le froid qui les provoque. La chair de poule qui court sur la peau de la femme n’a plus rien de comparable à celle de tout à l’heure. Dans sa tête à elle aussi, de drôles d’images tournent en boucle. Elle pense, sans oser se retourner que les deux mâles la suivent des yeux et que dans les caleçons des trucs se passent.


Pourquoi est-ce si fort ? Pourquoi est-ce que cette envie lui donne de furieux soupirs qu’elle a bien du mal à contenir ? La petite goutte de rosée qui s’échappe de son sexe lui coule sur l’intérieur de la cuisse, elle ne dit rien, serrant tout simplement les dents, pour ne pas gémir. Pas un seul instant elle ne se dit que ce qu’elle fait n’est pas bien, loin d’elle les notions de mal, de bien, de bienséance ou autres foutaises. Et son mari, son Michel pourrait d’un simple mot faire cesser ce petit jeu, mais il ne saurait stopper l’envie qui lui noue le ventre.


Paul, tout raide dans son slip, Paul qui bande comme un âne n’ose plus regarder son copain. Il sent bien que l’autre ne peut pas, ne pas savoir. Cette femme est une cochonne, et elle les aguiche, Michel et lui ! Sans doute devrait-il intervenir, ce mari qui se contente de ne rien dire. Alors le trouble trop violent, il pressent que s’il persiste à reluquer ce dos, ce plaid qui la cache, il va finir par éjaculer sans aucun recours extérieur. Finalement il se lève, sort de la cabane et dehors, la pluie a repris de plus belle. Elle est fine maintenant, elle est drue, trempant tout ce qu’elle touche. Les voici condamnés à rester encore un long moment dans ce havre de sécheresse qu’est devenue la cabane.


Voyant Paul quitter la pièce, Michel s’approche de Claude.


— Ça va ma chérie ? Tu te réchauffes un peu ?

— Oui ! Oui, tout va pour le mieux !

— À quoi penses-tu là, maintenant ?

— Si je te le disais, tu m’en voudrais surement ! Alors chut ! Veux-tu ? Disons juste que je rêvasse à des choses de femme.

— Eh bien moi, je veux juste te dire, puisque pour une seconde nous sommes seuls, que je t’aime et que j’ai aimé ce que tu as fait tout à l’heure !

— Tout à l’heure ? Et qu’ai-je fait de si étrange, pour que tu veuilles me dire que tu m’aimes ?

— Oh ! Rien j’ai seulement cru que…

— J’avais froid et je me suis juste mise au sec ! Je n’allais pas vous jeter dehors sous la pluie pour me déshabiller ! J’ai eu tort ?

— Ben… je n’en sais rien ! Demande à Paul ! J’ai l’impression que tu lui as fait un de ces effets.

— Comment tu sais cela toi ?

— Chez nous, les mecs, il y a des endroits que l’on ne peut pas camoufler où alors partiellement. Tu vois de quoi je veux parler ?

— Non, je n’ai rien remarqué !

— Menteuse, là tu es de mauvaise foi. Je sais moi que tu t’en es aperçue, et bien avant moi sans doute.

— Bon ! Admettons et ça change quoi ? Il bande ! Mais toi aussi si j’en juge par ta braguette en ce moment. Alors, disons que j’ai envie aussi, mais que comme il est là, nous nous en tiendrons seulement à cette attente.

— Comme tu veux ! Mais je suis certain qu’il ne faudrait pas le pousser beaucoup pour…

— Pourquoi ? Tu me suggères de me laisser baiser par notre voisin, par ton copain ? Tu deviens fou ma parole ! Je peux avoir envie de… jouer sans être une salope pour autant… ou alors ta salope.

— C’est seulement à toi de décider, je ne t’obligerai, ni ne t’interdirai rien ! Vu ?

— File ! Avant que je ne m’énerve ! Où sont mes fringues, elles ont surement séché suffisamment pour que nous puissions repartir.


La porte s’ouvre pour laisser le passage au bûcheron qui revient de s’être aéré.


— Quel temps pourri ! On dirait l’automne, la flotte retombe salement ! Nous allons devoir rester un peu ici encore, avant de repartir. Pas la peine de se choper la mort alors qu’ici il fait bon !

— Tu crois Paul, que nous devons encore attendre ?

— Ma pauvre Claude, regarde ! Tes habits sont encore bons à tordre et tu ne veux pas marcher sous une couvrante, non ?

— Bon si je comprends bien on campe ici pour un bout de temps ! C’est bien çà ?

— Oui, mais ce n’est pas pour me déplaire ! J’ai des boites dans mon sac, et on va bien trouver une gamelle par ici pour les faire chauffer sur le feu.

— Bien, mais vous restez sages tous les deux, d’accord ?

— Sages, mais pourquoi dis-tu cela, Claude ? Tu as peur de quoi ?

— Vois avec Michel, il te le dira.

— Ah bon ! C’est quoi ces salades, Michel ?


Les deux hommes se regardent, se jaugent sans un mot. Rien de méchant, mais quelque chose vient de se passer.


— Rien, ne te bile donc pas pour rien !

— Je ne veux pas d’histoire, j’en ai eu mon lot tu sais bien !

— Oui ! C’est juste un truc entre Claude et moi ! Pas de souci, tu n’as rien à voir là-dedans, elle dit cela pour m’embêter, tu la connais, non ?

— Ben pas vraiment, finalement ! Je n’ai qu’une vue superficielle, un aperçu peut être faux sur ce qu’elle pense, à mon avis.

— Les femmes sont toujours imprévisibles, mais je ne t’apprends rien, non ?


oooOOooo —

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