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Prêt à tout

Chapitre 1

La broche

Trash

Héloïse est effondrée. En larmes, elle se jette dans mes bras.


— Papa, la broche de Maman, ça fait une semaine qu’elle a disparu, j’ai retourné la maison, mais impossible de la retrouver. Je suis certaine de l’avoir laissée sur la commode de ma chambre.


Héloïse. Ma fille. Elle est tout pour moi.


Sa mère est morte alors qu’elle n’avait que 11 ans, emportée par une maladie foudroyante. Mais c’était peut-être préférable à une lente agonie. J’étais alors militaire, promis à une brillante carrière. L’institution sait se comporter comme une pute, mais peut faire preuve d’humanité. Ainsi, durant six mois, j’ai été placé en permissions à la maison, après il est vrai des années sans faire valoir mes droits au repos, toujours projeté dans les pires coins du monde.


Pour Héloïse, je suis devenu à la fois le père, la mère, l’ami, le confident, l’épaule sur laquelle elle peut se reposer. Au bout de deux mois, j’ai annoncé mon intention de quitter l’armée, la reprise d’une activité opérationnelle étant incompatible avec la charge de ma fille. Contre toute attente, au regard de mes états de service, j’ai été accompagné avec bienveillance, aidé dans ma reprise d’études, et même pour trouver un emploi. J’occupe maintenant un poste de direction technique dans une grande société industrielle, ayant gravi les échelons. J’ai énormément de travail, mais je gagne très convenablement ma vie, ma fille est à l’abri du besoin, c’est l’essentiel. 


J’ai été là pour elle quand ma fille a eu ses premières règles, j’ai acheté son premier soutien-gorge quand sa poitrine s’est mise à s’épanouir.

Et j’ai accompagné ses joies et ses peines, pour son premier flirt, son premier chagrin d’amour, je l’ai emmenée à l’hôpital lorsqu’elle est tombée de cheval et s’est cassé les deux bras, l’aidant dans tous les actes de la vie quotidienne. Quand elle a subi du harcèlement scolaire, parce que trop bonne élève, j’ai averti le directeur de l’école, qui n’a rien fait, pas plus que le rectorat. Alors, j’ai traité les choses à ma manière. Sans finesse. Héloïse m’a rapporté la terreur qu’elle a lue dans les yeux de ses tourmenteurs quand ils ont présenté leurs excuses, avant de ne plus remettre les pieds dans l’établissement. Je ne suis pas un homme brutal, mais je n’hésite pas à employer des moyens que l’on qualifiera… d’adaptés à la situation, indépendamment de considérations morales ou juridiques. Plus personne ne s’en est pris à elle au lycée. Et malgré son insistance, je n’ai jamais révélé le moindre détail à ma fille.



Mais revenons à cette broche. C’est le dernier cadeau de ma défunte femme à Héloïse, quelques jours avant sa mort, qu’elle savait proche. Elle ne la porte que pour de grandes occasions, comme lors de sa communion, ou pour mes quarante ans. Autrement, ce bijou en or trône toujours dans un écrin sur sa commode.


Je réfléchis à toute vitesse. Nous n’avons pas été cambriolés, je ne reçois que des gens de confiance, dont certains ont partagé mille dangers avec moi… sauf… Coralie.

C’est l’amie de ma fille, depuis le collège. Et pourtant, elles sont vraiment différentes, sur tous les plans.

Héloïse a un corps élancé, elle est très sportive, mesure 1,70 m, avec de longs cheveux châtains. Sa peau est très claire, elle a les yeux gris de sa mère. Elle s’investit dans ses études avec un grand sérieux, et est plutôt introvertie, sans être timide. Certes, elle sort, mais sans tomber dans l’excès, et je m’efforce de ne pas la brider et de céder au biais de la surprotection, tout en l’informant quant aux risques liés à la drogue et l’alcool. Elle porte rarement des robes ou jupes, et jamais de tenues provocantes et se maquille peu. Je l’ai vue nue récemment, étant entré par inadvertance dans la salle de bain que je croyais déserte. Elle a de jolis seins bien ronds, apparemment très fermes, avec de petites aréoles claires surmontées de tétons bien marqués, un ventre plat, des fesses musclées, mais que la finesse de sa taille fait paraître plus rebondies. Sa toison claire est finement taillée en triangle, davantage pour la pratique sportive que pour d’autres considérations.


Evidemment, cette vision a été furtive, car je suis immédiatement ressorti en m’excusant, connaissant sa pudeur. Elle m’a ensuite rassuré, étant son père, je l’avais déjà vue nue auparavant, donc pas de drame. Sauf que c’était bien avant que son corps ne devienne celui d’une femme. Je sais qu’elle est vierge, car nous évoquons tous les sujets tant nous sommes proches, et peu encline à s’offrir au premier venu. Je connais aussi ses mensurations, que je trouve idéales, notamment ses seins, 85 bonnets B.


Coralie est son antithèse, petite blonde de moins d’1,60 m, aux cheveux ondulés parfois agrémentés de mèches de coloris variés, on peut qualifier ses formes d’opulentes. Souvent court vêtue, avec des décolletés à la limite de l’indécence, elle est totalement extravertie, archétype de la « bimbo» blonde au gros cul et gros seins, outrageusement fardée. Ses études semblent très secondaires, avec déjà deux redoublements et changements d’établissements scolaires à son actif. Elle boit, fume, et je la soupçonne de consommer de la drogue, au regard de ses yeux vitreux et de son absence d’inhibition. Autrement elle collectionne les aventures avec des gars pas toujours très fréquentables. Je n’aime pas particulièrement ses sorties avec Héloïse, même si je connais le sérieux et la retenue de ma fille, qui à chaque fois finance leurs distractions, en plus de lui prêter de l’argent qu’elle ne rend jamais.


Mais, c’est son amie, je l’accepte, tout comme sa présence régulière chez nous. Car je sais que sa vie n’est pas simple, faute de figure parentale robuste. Ainsi, son père est parti avec une autre femme quand elle était très jeune, sa mère, infirmière de nuit, s’est mise en couple avec un homme qui boit excessivement.


Il est vrai que depuis quelques temps, beaucoup de choses disparaissent dans la maison. De l’argent, une tablette… et maintenant, la broche…

Je réconforte comme je le peux Héloïse, et l’assure de tout mettre en œuvre pour retrouver ce précieux bijou. J’échafaude déjà un plan, afin d’étayer mes doutes par des éléments factuels.


Pour qu’un piège soit efficace, il faut connaitre la proie.


Mais au fait, qui suis-je ? Eric, 44 ans, cheveux bruns, 1,75 m pour 70 kg. Pas une bête de guerre me direz-vous. Et vous avez raison, on ne se méfie jamais de moi, je passe partout sans attirer l’attention, ma carrure n’est nullement impressionnante. Ma vrai force, ce n‘est pas mon physique, c’est ma volonté de fer, cette froide détermination qui m’a aidé à affronter les pires expériences de la vie… et de la mort.


Autrement, au niveau plus personnel, depuis le décès de ma femme, ma vie se partage entre ma fille, ma priorité absolue, et mon travail, très prenant. Il m’a fallu près d’un an pour retrouver un semblant de vie sociale, encouragé par des amis et anciens compagnons d’armes. Et encore six mois de plus pour avoir une relation, brève, avec une femme. Depuis, j’ai certes eu quelques aventures, mais je ne sens pas prêt à m’engager de nouveau. Et pourtant, il y a huit mois, j’ai rencontré Sophie, 32 ans, divorcée, avec qui j’ai passé de bons moments. Au-delà d’une attirance physique mutuelle, nous avons une réelle communauté de vue, une capacité de prise de recul sur les événements. C’est une jolie femme très cultivée, curieuse de tout, dessinatrice dans un cabinet d’architectes. Elle connait ma situation, souhaite me laisser du temps, et reste assez vague sur son propre passé. Mais je sais reconnaître les gens qui ont souffert, et qui peinent à verbaliser certains traumatismes.


Elle m’a clairement exprimé ses sentiments, et j’ai été incapable de faire preuve de réciprocité. Je ne l’ai pas revue depuis un mois.


Mais il est temps de revenir à l’objectif : retrouver la broche.

Mon plan, structuré selon une logique toute militaire, nécessite un peu de préparation, avec une logistique adaptée, et des options de repli.


Comme presque tous les samedis après-midi, Coralie arrive à la maison, visiblement encore sous l’effet de différentes substances. Elle porte une robe très courte, qui couvre à peine son fessier rebondi, et dévoile largement sa lourde poitrine, visiblement contenue à grand peine dans un soutien-gorge en dentelle noire.


— Bonjour Coralie, ca va ?

— Salut Eric, ouais, un peu barbouillée, fait la teuf toute la nuit avec des mecs…

— Hélo est sous la douche, elle vient d’aller courir, et moi, je dois partir, bonne journée.


Je me dirige vers la porte, puis, comme si j’avais oublié quelque chose, reviens sur mes pas et crie, sachant pertinemment que ma fille ne peut m’entendre :


— Ma puce, les bons cadeaux sont sur le meuble bas du salon.


Je m’éloigne en voiture de quelques centaines de mètres, puis consulte mon ordinateur portable. Je reçois en direct les images de mini-caméras que j’ai installées en divers points de la maison. Et tout est enregistré sur le Cloud avec cryptage des données. Coralie est allée directement au salon. Elle s’empare de la moitié des bons cadeaux, valables dans la plupart des grands magasins. J’en ai mis pour 400 euros, en 10 coupures, pour que ce soit suffisamment attractif. Mais ce n’est pas tout, elle fouille les tiroirs des meubles, prend un stylo de valeur, boit au goulot une rasade d’un excellent whisky « Single malt » puis elle retourne au niveau du vestibule et vérifie les poches des vestes. Ce sont deux billets qui rejoignent également le butin contenu dans son sac à main, dont elle extrait un petit sachet de poudre blanche, en dépose une partie sur le dos de sa main et l’aspire par le nez.


Héloïse sort de la salle de bain et se dirige vers sa chambre. Merde, elle est nue. Je détourne le regard, mais je constate que Coralie la rejoint. Les filles s’enlacent, puis échangent un baiser… sur la bouche. Coralie pose une main sur les fesses d’Héloïse, qui la lui retire doucement. Puis elles entrent dans la chambre en se tenant la main.


J’interromps la transmission vidéo. Mes pensées s’entrechoquent : j’ai dorénavant une certitude quant à l’origine des disparitions, mais il se pourrait que ma fille et la voleuse entretiennent une relation très intime, bien au-delà de l’amitié. Dès sa puberté, j’ai abordé les problématiques de sexualité avec Héloïse, avec autant de tact que possible, notamment en ce qui concerne le consentement, et n’ai jamais décelé de tendance lesbienne. Elle est très mature, endurcie par les épreuves qui en auraient terrassé d’autres, et s’est toujours pleinement confiée à moi. Mais les choses peuvent évoluer.


Je dois maintenait décider de la suite des opérations.

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