Le site de l'histoire érotique
  • Histoire érotique écrite par
  • Fantasme
  • Publié le
  • Lue 2 110 fois
  • 19 J'aime
  • 1 Commentaire

Le projet artistique

Chapitre 32

Domination

SM / Fétichisme
19
5

Maxime narrateur


Evidemment mes parents s’étonnèrent de mon attitude durant le week-end. Il me fallut leur dire que j’avais retrouvé Amandine. Je dus aussi remercier mon père pour son conseil, ça n’est jamais facile pour un jeune adulte comme moi de remercier son père parce qu’il avait raison. Ma mère fut particulièrement heureuse de ma réconciliation avec ma copine. Un peu trop à mon goût, elle la prenait déjà pour sa belle-fille. Il ne fallait pas trop s’emballer non plus. Mon père me posa quand même quelques questions sur comment cela s’était passé. Je continuai de laisser en apparence Paul et Elisa en dehors de tout ça. Je lui dis simplement que nous nous étions enfin pris en main comme des adultes. Et que nous avions passé pas mal de temps à s’expliquer nos colères, nos rancœurs, nos tristesses. Et que nous nous étions rendu compte que nous cherchions tous à avoir un geste, une parole venant de l’autre sans le faire nous-même. Bref que nous avions été un peu obtus et bornés. Mon père me regarda d’un œil nouveau il me sembla. Il paraissait assez fier de moi.

"Vous êtes parfois surprenants les jeunes. Vous pouvez être de vraies têtes à claques mais vous pouvez aussi faire preuve de plus de maturité que certains adultes plus âgés."

"Merci, fut tout ce que je réussis à sortir."

"Et vous avez réussi ça tout seuls ?"

"Ah oui. On n’allait pas mêler des vieux à nos histoires non plus."

"Et tout le monde s’est rabiboché ? me demanda ma mère."

"Euh oui tout le monde. Après il va falloir voir sur le long terme quand même."

"Et pour toi c’est quoi le long terme ? me piégea mon père."

Je ne pus répondre à sa question. Avant, pour moi le long terme se limitait à planifier mon week-end, voir les prochaines vacances. Je me rappelai d’avoir imaginé Amandine dans 50 ans. Ça voulait dire que je me voyais avec elle jusque-là ? J’eus un peu un vertige émotionnel. De la peur, de l’excitation, plein de sentiments se mêlaient en moi. Je rangeais ça dans un coin de mon esprit pour y repenser plus tard. Pour l’instant je voulais juste profiter du moment présent.

Le lundi matin, j’étais impatient de retourner au lycée. Il ne restait déjà plus que deux semaines avant les vacances. Nous reprîmes nos habitudes dans le petit café du coin en s’y retrouvant le lundi matin. Je me demandai avant d’arriver si tout le monde allait être sur la même longueur d’onde que le vendredi soir. Certains ou certaines auraient-ils changé d’avis ? Pour une fois j’arrivai parmi les premiers, seuls Esteban, Felipe et Liz étaient déjà là. Je m’assis avec eux et commandai un truc. Bientôt arrivèrent Marie et Germain main dans la main. Ils semblaient toujours sur le même nuage. Ils nous saluèrent et Marie s’installa sur les genoux de Germain. Elle en profita pour se blottir contre lui. Au moins pour eux, ça avait l’air de rouler. Amandine, Carine et Sylvie arrivèrent peu après. J’eus droit à un profond baiser d’Amandine, tout comme Esteban et Felipe de la part de Sylvie et Carine. Je me demandai d’ailleurs comment elles faisaient pour ne plus se tromper. Ok, les yeux n’étaient pas de la même couleur mais ce n’était pas facile à voir. Elles, elles se dirigeaient directement vers le bon. Toutes les filles se posèrent sur les genoux de leurs copains. Il ne manquait plus qu’Olivier. Je vis Liz commencer à s’inquiéter. Nous essayâmes de la rassurer du mieux que nous le pouvions mais son stress commençait à l’emporter. Finalement Olivier arriva enfin, elle se détendit enfin et se jeta sur lui pour l’embrasser. Elle le tira par le bras pour l’asseoir avec nous et se mettre sur ses genoux. Au moins tout le groupe avait l’air d’avoir retrouvé l’amour. Il restait quand même le cas des profs. Nous les vîmes débarquer dans le café. Ils ne vinrent pas avec nous mais nous saluèrent de loin. Ils sourirent à la façon dont nous nous étions installé tout en comprenant ce que cela signifiait. Ils prirent une petite table dans un coin. Ils s’assirent l’un à côté de l’autre. Ils semblaient de nouveau proche mais nous ne les avions pas vu s’embrasser et avoir de réel contact physique. Nous les regardions tout en essayant d’être discret. D’autres profs et d’autres élèves étaient là. Finalement Paul murmura quelque chose à l’oreille de sa femme. Elle rit et gloussa comme une gamine. Elle se leva un peu et vint se poser sur les genoux de son mari. Quand il fut presque l’heure beaucoup des élèves et tous les autres profs partirent du café. Paul et Elisa en profitèrent pour s’embrasser langoureusement.

Tout cela m’avait réconforté. Je voyais que tout le monde consolidait son rapprochement avec l’autre. Maintenant il s’agissait de ne pas faire n’importe quoi et de garder nos bonnes résolutions du dernier atelier. Nous partîmes à notre tour vers le lycée. Paul et Elisa étaient partis juste avant nous. Nous pouvions les voir à quelques mètres devant, se tenant la main. Cela m’incita forcément à prendre celle d’Amandine. Marie et Germain ne nous avaient pas attendu, les jumeaux avaient leurs copines carrément accrochées à leurs bras. Tandis que Liz et Olivier se tenaient par la taille. Bref, la semaine recommençait sous les meilleurs hospices.

Le mardi par contre fut un peu compliqué : pas pour nos couples directement mais dans notre rapport avec Mlle G. Enfin ce fut surtout elle qui sembla avoir un problème avec nous. Nous eûmes l’impression d’être constamment repris durant les deux heures de sport alors que nous n’étions ni plus ni moins agités que les autres élèves. Mlle G avait complètement laissé libre cours à son caractère dominateur avec les plus jeunes. Nous étions un peu sous le choc, nous n’avions pas l’habitude de ce traitement. Il nous apparut clair qu’elle devait nous faire payer le mercredi précédent. Peut-être n’avait-elle pas cru que nous préférions effectivement les filles. Mais ce mardi, nous voir roucouler avec nos copines lui avait faire comprendre que nous avions vraiment préféré passer du temps entre hommes plutôt qu’avec elle alors même que nous n’étions pas gays. Les autres élèves remarquèrent son attitude mais ne dirent rien pendant le cours de peur d’être pris dans la tempête. Certains vinrent nous voir après pour nous apporter leur soutien. C’était gentil mais pendant le cours cela aurait été mieux.

Le mercredi nous nous accordâmes une petite sortie chacun avec nos chéries. Elles zappèrent donc le shopping avec Elisa et nous la séance de boxe. Exceptionnellement Paul demanda à être remplacé le mercredi après-midi pour sortir faire un tour avec sa femme. Le jeudi et le vendredi se passèrent normalement, le soir nous abordâmes l’atelier avec impatience. Nous fîmes le point sur notre manque d’avancée, il nous sauta au yeux que le mois perdu allait être difficile à rattraper. Le groupe se mit rapidement à la tâche. Il fallut remettre au propre toutes les notes prises par Elisa lors du week-end chez Marie. La troupe se rendit compte qu’il nous manquait certaines parties. Nous jouâmes quelques scènes et chacun manipula la caméra vidéo. Elisa nous fit beaucoup de remarques constructives sur la façon de tenir la caméra de se placer quand on l’avait à l’épaule. On voyait qu’elle maîtrisait parfaitement l’objet. Nous la complimentâmes là-dessus et elle nous remercia en rougissant un peu. La fin de l’atelier arrivait, Elisa interrompit le fil de celui-ci pour faire un aparté :

"Paul m’a parlé du comportement de Mlle G mardi. Il va essayer de la calmer un peu."

"Merci à lui, dit Carine. Je sais pas ce qu’elle nous fait mais j’espère qu’elle va se calmer un peu."

"Oui, je comprends qu’elle l’ait un peu mauvaise par rapport à la semaine dernière, dit Esteban."

"Mais faudrait voir à pas en abuser non plus, finit Felipe."

"Entre l’avoir mauvaise et son attitude maîtresse dominatrice SM, il y a un grand pas, renchérit Sylvie."

"Elle aurait eu un fouet elle nous en aurait fait goûter, conclut Amandine."

"Non, ce n’est pas ça une maîtresse dominatrice, nous corrigea Elisa."

"Comment ça ? demanda Olivier."

"Dans le SM, le ou la soumise est consentante alors que vous vous ne l’auriez pas été."

"Comment on peut être volontaire pour qu’une tierce personne nous fasse du mal ? m’étonnai-je."

En ce moment sur XStorySnap… (touchez pour voir)

"Il y en a qui aime, susurra Elisa."

"Euh avec Paul ? s’étrangla Liz."

"Ah ah ah. Non, pas du tout."

"Oh un tournage ! Raconte ! Raconte ! supplia Amandine."

"Nous avons un peu de temps. Je vous raconte pour que vous compreniez."


* * *



Elisa narratrice


J’avais tourné pour Thiemo quelques fois depuis le sauna. Dieter et Gitta aussi, ils me donnaient toujours une partie de ce qu’ils gagnaient. Mais ça n’augmentait pas très vite. J’avais de nouveau tenu la caméra deux fois pour de toutes petites scènes où Thiemo devait être devant. Parfois, il jouait simplement de petits rôles non sexuels ou un simple voyeur. A chaque fois cela avait été un vrai plaisir pour moi. Thiemo m’avait félicité car j’avais produit de très bonnes images, meilleures que celles que pouvaient faire Franz. J’étais très heureuse du compliment, je cherchai alors un moyen de faire du cinéma ou de la télévision mais derrière la caméra. Il n’y avait pas grand-chose de disponible. A la bibliothèque municipale je trouvai et empruntai l’unique livre parlant de l’utilisation d’une caméra. Je le dévorai et me fis les dents sur la petite caméra de mes parents. De la bibliothèque je ramenai également une méthode d’apprentissage du français. Je me plongeai également avec passion dans cette activité. Un jour Thiemo m’appela chez mes parents.

"Allô, Elisa ?"

"Ah Thiemo, salut."

"Salut Elisa. J’ai un problème urgent. J’ai un tournage demain et un des garçons qui devait tourner vient de me lâcher au dernier moment."

"Et tu veux que je le remplace ? Mais je suis pas un mec moi, plaisantai-je."

"T’es bête. Non, je n’ai trouvé personne de disponible ou qui veuille le faire."

"Tu as essayé Dieter et Karl."

"Oui bien sûr. Karl ne veut pas le faire et Dieter n’était pas disponible."

Je me rappelai soudain que Dieter partait le lendemain matin pour un tournoi de handball pour la journée.

"Euh mais pourquoi c’est si difficile de trouver quelqu’un ? C’est encore un truc avec de la pisse ? demandai-je en chuchotant alors que j’étais seule."

"Non, pas trop. C’est plutôt le genre SM."

"SM ?"

"Sado-maso. Tu sais ce que c’est ?"

"Oh oui à peu près. Mais je ne me vois pas tourner dans ce genre de film."

"Ah ah ah, je ne te demande pas de tourner dedans mais de le tourner. C’est moi qui vait devoir remplacer le garçon."

"Euh d’accord. Mais euh je vais faire des petits bouts comme d’habitude ou un peu plus ?"

"La quasi totalité. Tu verras pourquoi demain."

"Euh tu es sûr ? Je débute à peine."

"Oui, je sais mais d’une part je dois tourner demain impérativement et d’autre part tu es très douée. Alors c’est d’accord ?"

"Euh oui c’est d’accord."

Thiemo me donna rapidement l’heure et l’adresse du rendez-vous en m’indiquant bien de ne surtout pas être en retard et d’attendre l’heure exacte avant de sonner à la porte s’il n’était pas là. D’habitude nous n’avions pas ce genre de contrainte horaire et puis l’adresse était située un peu en périphérie d’Erfurt. Je voyais où c’était, de mémoire il me semblait que c’était un quartier de maisons individuelles.

Le lendemain je pris mes précautions pour être à l’heure. Je fus même un peu en avance. Devant la maison je vis Thiemo avec le matériel, je m’approchai de lui et lui fit son smack habituel.

"Salut, tu es déjà là ? lui demandai-je."

"Oui, le chauffeur de mon père m’a déposé et repassera dans 1H30."

"D’accord. Au fait pourquoi toutes ces contraintes ?"

"Nous sommes ici chez une femme qui accueille des hommes. Ils la payent pour se faire humilier, frapper, fouetter par elle."

"Oh, parce qu’en plus il y a des hommes qui payent pour ça ?"

"Des femmes aussi parfois. Mais elle, elle ne fait que les hommes."

J’étais pensive à cette idée. Je ne m’imaginai pas un instant dans cette situation. A la rigueur une petite fessée dans un jeu sexuel amusant avec Paul, pourquoi pas. Aller beaucoup plus loin et ne faire que ça, c’était au-delà de ce que je pouvais concevoir.

"Au fait. Cette femme a un métier un peu public. Donc on l’appelle Maîtresse ou Madame K ici."

"Euh même moi ?"

"Oui, tu peux te contenter de Madame K. Mais reste bien polie et courtoise. Et quand elle dit quelque chose on s’exécute tout de suite."

"Euh, c’est bizarre là quand même."

"T’inquiète pas, ça ira bien. Bon c’est presque l’heure."

"Mais pourquoi on a dû attendre ?"

"Parce que les hommes qui sont là ne veulent pas être vus."

"Mais on a vu personne sortir, on va le voir en entrant."

"Non, il y deux petites pièces de part et d’autre de la porte d’entrée, on entre dans celle ouverte tandis que l’homme qui était là avant nous se rhabille dans celle fermée."

A ce moment-là un jeune homme arriva. Un peu plus vieux que moi, il était plus frêle que Dieter ou Karl. Il salua Thiemo puis moi. Il ne donna pas son nom et Thiemo ne fit pas les présentations. J’en conclus qu’il ne voulait pas qu’on connaisse son nom. Thiemo sonna et entra. Nous le suivîmes avec le matériel dans la petite pièce de gauche. Nous refermâmes derrière nous. On entendit la porte d’en face puis la porte d’entrée s’ouvrir et se fermer. Pendant ce temps, Thiemo et le garçon se déshabillèrent. Thiemo mit des bracelets en cuirs autour de ses poignets et de ses chevilles. Le garçon mit un collier de cuir autour de son cour, un slip en cuir mais d’où sortait son sexe par un trou. Moi, je sortis et préparai le matériel. J’installai tout au mieux, comme je l’avais lu dans le livre. Une fois que Thiemo fut prêt il vint m’aider :

"Attend, je vais finir... Eh mais tu as presque tout fait ?"

"Euh oui. Mais la bobine je ne me sens pas trop de le faire."

"Je te montre celle-là, la deuxième qu’on utilisera, tu la feras toute seule."

Il me montra comment faire. Ce n’était pas si compliqué. Soudain la porte s’ouvrit, une femme d’âge moyen était là. De taille moyenne, une silhouette plutôt bien faite quoiqu’un peu trop maigre, tendue, crispée. Ses lèvres se pincèrent en me voyant :

"Thiemo. Je vous ai dit, pas les femmes !"

"Oui Maîtresse. Mais elle n’est là que pour la caméra."

"Je n’aime pas trop les surprises."

"Oui, excusez-moi. Mais j’ai eu un garçon qui s’est désisté hier soir, je n’ai pas trouvé de remplaçant. Du coup, je vais participer au tournage pendant qu’elle filmera."

Elle émit un claquement de langue agacé, elle me toisa de haut en bas avec un léger rictus.

"Bien, passons pour cette fois. Suivez-moi."

Nous la suivîmes dans le couloir, le matériel dans les bras. Elle entra dans une pièce, nous sur ses talons. Je fus subjuguée par cet endroit. Dans une ambiance assez feutrée et classique, divers objets et installations étaient visibles ici ou là. Une croix en forme de X, des chaînes pendant du plafond, une sorte de long tabouret et d’autres choses encore. Sur une longue table je pus voir des fouets, des menottes, des laisses, des cravaches, des pinces, etc.

Thiemo posa le trépied et y installa la caméra. Moi je posai le magnétophone dans un coin, y branchai le micro et accrochai celui-ci à la caméra. Madame K avait l’air de s’impatienter un peu. Jouait-elle son rôle ou était-elle vraiment comme ça ? Je n’eus pas trop l’occasion de creuser la question. Il fallait commencer. Thiemo m’indiqua qu’il me ferait un petit signe quand il faudrait arrêter la caméra pour changer de plan et il me donna le petit signe à lui faire quand je verrai la bobine arriver à la fin.

Madame K se plaça dans un haut fauteuil, Thiemo et le garçon enfilèrent une cagoule de cuir laissant libre le bas de leur visage. Ils se placèrent à ses pieds et je me mis à la caméra, je la lançai et claquai des mains devant elle en disant "Action". J’étais très émue de faire ça pour la première fois. Le dialogue entre les trois commença alors. Madame K leur parlait en les rabaissant. Ils baissaient la tête et disaient tout le temps "Oui Maîtresse." Elle leur tendit sa jambe galbée par une belle botte noire. Ils léchèrent celle-ci avec adoration pendant que Madame K jouait avec une cravache. Elle passait celle-ci sur son corps, elle portait une robe noire boutonnée sur le devant. La cravache parcourut sa poitrine, son ventre, sa cuisse tendue. Elle passa sur les têtes des garçons et leurs dos. Je vis le garçon frissonner de plaisir. Thiemo dut visiblement jouer la comédie. Puis la cravache s’abattit soudainement sur le dos du jeune homme puis sur celui de Thiemo.

"Cela suffit, je ne vous ai pas autorisé à prendre du plaisir."

"Pardon Maîtresse, répondirent-ils."

"Et toi là, tu bandes déjà ? dit-elle en parlant au garçon."

"Oui Maîtresse."

C’est vrai qu’il bandait déjà. Je fus étonnée que cela lui plaise de se faire traiter de la sorte.

"T’ai-je permis de bander ?"

"Non Maîtresse."

"Et quant à toi. Tu as mieux obéi, dit-elle à Thiemo. Je te laisse choisir sa punition."

"Merci Maîtresse. Voulez-vous le fesser avec votre cravache Maîtresse ?"

"Mmmh pourquoi pas. Et qu’est-ce que je vais faire de toi ?"

"Ce que vous voulez Maîtresse."

Thiemo me fit un petit signe. J’arrêtai la caméra. Le garçon fut placé à plat ventre sur le long tabouret. Thiemo prit la caméra à l’épaule. Le tournage reprit, Thiemo filma d’assez près le cravachage du garçon. Madame K ne faisait pas semblant de le fouetter. Mais elle ne visait que le slip en cuir, ce qui éviterait au garçon d’avoir des marques sur le corps. Elle maîtrisait bien son rôle. Il gémissait, couinait à chaque fois que la cravache s’abattait sur ses fesses. Et visiblement, il ne faisait pas semblant d’aimer ça. Il se mordait les lèvres d’un plaisir non feint; autre symptôme, il bandait toujours très fort. Thiemo fit arrêter la fessée un instant. Il me repassa la caméra et Madame K alla l’attacher à la croix. Je repris le tournage, Madame K toujours en train de cravacher le garçon tandis que Thiemo était visible en second plan tentant de mieux voir la scène, se passant la langue sur les lèvres ou se les pinçant. J’indiquai à Thiemo qua la bobine arrivait à la fin, il me fit signe de tourner jusqu’au bout. Quand j’atteignis la fin de la bobine, je vis que Thiemo ne bandait toujours pas. C’était peut-être voulu dans le petit scénario prévu au départ. Alors que je changeais la bobine Madame K menotta dans le dos le garçon. Nous reprîmes alors le tournage.

"Alors voyons voir si tu as été obéissant, dit Madame K à Thiemo."

Elle se tourna vers lui, tandis que le garçon se traînait sur les genoux aux pieds de la femme.

"Mais oui. Tu ne bandes toujours pas. C’est très bien."

"Merci Maîtresse."

"Voudrais-tu bander maintenant ?"

"Oh oui Maîtresse."

"Mmmh, on va attendre un peu."

"Comme vous voulez Maîtresse."

"Ben sûr que c’est comme je le veux, dit-elle en lui assénant un coup sur le ventre."

Thiemo gémit sous le coup, elle recommença trois fois encore. Cela claquait mais ne laissait pas trop de marque sur son ventre. Puis elle prit des pinces sur la table et les posa sur les tétons de Thiemo. Par contre, il sembla apprécier cette petite torture. Son sexe se réveilla un peu. Le garçon alerta sa Maîtresse :

"Maîtresse. Maîtresse, il commence à bander."

"Oh mais c’est vrai, constata-t-elle en soulevant le sexe de Thiemo avec la cravache."

Elle la fit glisser le long de la bite de Thiemo. Celle-ci commença alors à prendre un peu plus d’ampleur.

"Par contre, je n’ai pas besoin qu’un soumis me dise ce que j’ai à voir."

Elle claqua le dos du garçon avec sa cravache. Elle y alla franchement, je fis un gros plan de la marque. Deux autres coups tombèrent et je fixai la caméra sur les zébrures. Je vis que le garçon entretenait son érection en frottant son sexe entre ses cuisses. Madame K s’en aperçut aussi :

"Ici c’est moi qui distribue plaisir et douleur. Tu ne décides pas tout seul de te donner du plaisir."

"Oui Maîtresse pardon."

Elle le jeta à terre en le poussant du pied au niveau de l’épaule. Une fois sur le dos, il tenta de se relever. Mais la cravache s’abattit sur son sexe. Le coup n’était pas très fort mais le garçon cria sous le choc. Elle recommença encore une fois mais en visant plus les couilles du garçon. Je savais que les testicules des mecs étaient très sensibles, je me doutais alors que son cri de douleur n’était pas exagéré. Mais le plus fou c’est qu’il bandait toujours. Elle le laissa se redresser. Elle l’attrapa par le collier et le plaça devant le sexe de Thiemo.

"Lui a été obéissant, lui il mérite d’avoir du plaisir. Suce-le !"

Elle lui plaqua le visage sur la bite de Thiemo. Le garçon commença par lécher le membre bandé et ses couilles. Mais Madame K ne fut pas satisfaite.

"J’ai dit suce, je n’ai pas dit lèche."

Et elle lui asséna un nouveau coup sur le sexe. Le garçon cria puis emboucha la queue de Thiemo.

"Tu vois, tu as été sage. Tu es récompensé."

"Merci Maîtresse. Maîtresse fouettez-moi."

"D’abord on dit s’il vous plait et ensuite c’est moi qui décide."

Elle tourna alors les pinces sur les tétons de Thiemo lui arrachant un cri de douleur. Celle-ci était feinte ou réelle ? De mon point de vue je ne pouvais voir si elle avait vraiment tourné violement les pinces ou si ce n’était que du chiqué.

"Pardon Maîtresse."

"Bien."

Pendant ce temps le garçon continuait sa fellation. Je vis que Thiemo avait de plus en plus de mal à se retenir. Madame K le vit aussi :

"Tu as envie de jouir ?"

"Oui Maîtresse."

"Alors je t’autorise à te lâcher dans la bouche de cette petite salope."

"Merci Maîtresse."

Je compris qu’il fallait zoomer sur le garçon terminant la fellation de Thiemo. Il continua encore un peu puis j’entendis Thiemo râler de plaisir. Le garçon tenta de contenir tout le sperme éjecté dans sa bouche mais un peu coula le long de son menton. Madame K dit alors :

"Alors petite salope cela t’a fait jouir aussi de sucer l’autre pédale ?"

Il fit oui de la tête alors qu’il nettoyait le sexe de Thiemo. C’était faux, il n’avait pas joui. J’arrêtai un instant la caméra. Madame K masturba le garçon avec sa cravache. Thiemo me dit de filmer à nouveau. Je me focalisai sur le sexe du garçon.

"Maîtresse je vais je vais jouir, dit-il."

Madame K retira sa cravache et je filmai le sexe crachant son foutre comme si aucune action externe n’était intervenue. Je compris qu’avec un bon montage on aurait l’impression qu’il avait jouis en même temps que Thiemo se lâchait dans sa bouche. Madame K détacha Thiemo alors que la caméra tournait toujours.

"Bande de porcs, regardez ce que vous avez fait. Nettoyez-moi ça."

Elle attrapa leurs cagoules et leur mit le nez dans le foutre étalé au sol, comme on l’aurait fait à un chien qui avait fait une bêtise sur le tapis du salon. Ils léchèrent alors les traces de leurs jouissances. Je terminai le film sur cette scène. Les garçons se mirent debout. Thiemo enleva son masque tout de suite. Le garçon le laissa encore un peu. Il commençait à bander de nouveau. Il venait de jouir mais être traité comme un chien l’avait fait rebander aussitôt. J’étais fasciné par sa perversité. Encore que perversité n’était pas le mot approprié je trouvai. Il venait là librement, prenait beaucoup de plaisir. Finalement, il ôta la cagoule et commença à débander doucement. Nous rangeâmes un peu le matériel. Madame K récupéra les cagoules et le slip en cuir et les mit dans une corbeille, elle sortit un chiffon humide et le passa sur le tabouret, la croix et le sol. Nous sortîmes de la pièce avec le matériel. Une fois dans la petite salle d’accueil, les garçons commencèrent à se rhabiller. Je m’aperçus que le micro n’était pas là. Je ressortis à sa recherche, il était là au milieu du couloir. Nous avions dû le laisser tomber. En m’approchant pour le prendre j’entendis des gémissements venir de la pièce du fond. Par la porte entrouverte je vis Madame K sur son grand fauteuil. Elle avait ouvert en grand sa robe. Je voyais son corps, une guêpière lui ceinturait la taille, des pinces aux tétons les lui rougissaient. Elle avait les cuisses largement écartées et se fourrait la chatte avec le manche de la cravache. Elle ne le fit pas longtemps, des spasmes parcoururent son corps trahissant un orgasme silencieux. Elle resta ainsi un moment, plus de douceur était visible sur son visage. Puis la dureté de celui-ci revint rapidement. Je revins sur mes pas doucement. Les garçons étaient habillés et finissaient de ranger le matériel. Thiemo commençait à chercher partout le micro.

"Il était tombé dans le couloir, lui dis-je en rangeant l’objet."

"Ah d’accord. Tu n’as vu personne ?"

"Euh non."

"Ouf. Si jamais tu avais croisé le prochain ça aurait fait toute une histoire et ça en aurait été fini des tournages chez Madame K."

"Ah, je comprends."

En attendant que le prochain client arrive, Thiemo paya le garçon. Il me paya aussi, bien moins qu’en tant qu’actrice mais c’était toujours ça à mettre dans ma cagnotte. Nous entendîmes la porte d’entrée puis celle d’en face. C’était le signal pour nous de partir. Le garçon s’en alla tout de suite sans même dire au revoir. La voiture de Thiemo était déjà là. Le chauffeur l’aida à charger. Nous nous dîmes au revoir comme d’habitude sous le regard impassible du chauffeur.

Quelques semaines plus tard, Thiemo me rappela.

"Allô, Elisa ?"

"Ah Thiemo. Comment ça va ?"

"Bien, bien. J’ai reçu le montage final du film tourné chez Madame K. La société de production a été très étonnée de ce qu’elle a reçu."

Je m’inquiétai, mon travail avait-il été si horrible que ça ? Ça me mit un coup au moral.

"Désolé si j’ai un gâché le film, mais c’était la première fois que je filmais vraiment et..."

"Non, non. Attend, attend. En fait ils ont beaucoup aimé. Et quand j’ai visionné le film j’ai été très étonné de la qualité de ton travail. C’est déjà bien meilleur que ce que fait Franz et quasiment aussi bien que moi."

"Oh merci, c’est gentil, dis-je sobrement."

Alors qu’en fait, je sautais littéralement sur place. J’avais chaud au visage, je devais être toute rouge. Thiemo poursuivit son propos :

"Du coup, ils m’ont demandé de voir avec toi si tu souhaitais être derrière la caméra plus souvent. Si oui ils me fourniraient de temps en temps une seconde caméra, ça permettrait d’avoir des films plus riches en images et de moins couper le dérouler des scènes pour changer d’angle."

"Oh mais c’est génial. Je suis d’accord évidement. Mais euh, comme c’est euh moins payé que quand je suis devant. Euh tu euh ferais toujours appel à moi pour passer devant la caméra ?"

"Oui, oui, bien sûr. Je ne vais pas me passer d’une de mes meilleures actrices."

"Parfait alors. Je marche."

"Je pense même que tu cours. Ah ah ah. A bientôt Elisa."

"A bientôt Thiemo."

La passion que je m’étais découverte, était faite pour moi. Sur l’instant je voulus en faire mon métier. Mais ce n’était pas la branche dans laquelle je m’orientais. Et le futur métier auquel je me destinais m’importais plus encore. Il me fallut quelques semaines avant de trancher définitivement. La caméra ne resterait qu’une passion personnelle.


* * *



Maxime narrateur


Elisa venait de finir son récit, je comprenais un peu mieux la différence entre le comportement de Mlle G envers nous et le SM, enfin la vision qu’en avait Elisa. Je ne savais pas si c’était la bonne définition de cette pratique mais en tout cas Mlle G était simplement dans la domination pour le contrôle de l’autre et dans la sauvagerie sexuelle.

"Je comprends un peu mieux maintenant, merci Elisa, dit Amandine."

"Oui, c’était très instructif, confirma Olivier."

Liz aborda un sujet qui la turlupinait.

"Elisa, tu as dit que tu avais décidé de ne faire des films qu’en amateur pour te consacrer à ton futur métier. Mais c’était quoi ? Tu ne l’as pas réalisé en venant en France je suppose."

"Eh bien, si en quelque sorte."

"Comment ça ? s’exclama Marie."

"Oh, tu voulais être professeure ? tenta Germain."

"Oui mais je me destinais aux plus petits, l’équivalent du primaire en France. Mais une fois ici, je me suis réorientée vers les plus vieux. J’aime beaucoup donner la touche éducative finale aux jeunes gens."

"Et pas qu’en enseignant l’allemand avec nous, persiffla gentiment Sylvie."

Cela nous fit rire. C’est vrai qu’elle nous avait ouvert les yeux sur plein de choses : l’allemand, le cinéma, le sexe et l’amour.

Dans notre groupe, je me demandai soudain qui parmi nous avait pu apprécier plus que les autres cette histoire. Elisa n’avait visiblement pas les tétons qui pointaient, souvent elle était troublée après ses récits mais là ce n’était pas le cas. Moi je m’étais senti assez éloigné de la scène. Amandine tout contre moi n’avait pas trop réagi non plus. Germain et Marie avait pris plaisir à humilier Caroline. Mais c’était plus une question de vengeance qu’autre chose. Là, ils paraissaient calmes et détendus, comme Amandine et moi. Liz et Olivier semblaient être déjà passés à autre chose. Les jumeaux, je ne les connaissais pas assez pour être certain de leurs réactions. Après ils ne semblaient pas plus troublés que ça. Enfin Carine et Sylvie étaient un cas à part. Je me rappelai de leur début de relation dominante/dominée. Est-ce que Sylvie s’était projetée à la place de Madame K et Carine à la place du garçon ou de Thiemo ?

"Qu’est ce qu’il y a Max ? me demanda soudain Carine."

"Ah merde, je me suis fait gauler, pensai-je."

Je me devais d’être un peu honnête, franc avec tout le monde.

"Euh, moi je me suis senti complètement étranger à ce récit et je me demandais si l’un d’entre nous avais été plus touché."

"Oui mais tu avais l’air de nous fixer particulièrement, me reprocha Sylvie."

"Euh, oui, une fois sur vous je me suis rappelé de votre début de relation. Du coup..."

"Du coup tu cherchais à savoir si je me voyais en Madame K et Carine en Thiemo."

"Bah oui."

"Pas. du. tout. trancha Carine."

"Moi non plus. L’année dernière j’étais surtout frustrée et triste avant de vous connaître tous. Et maintenant avec Esteban..., dit-elle en l’embrassant."

"Moi, je manquais de confiance en moi. J’étais plutôt dans l’admiration de Sylvie. Elle m’a donnée cette confiance. Et maintenant que j’ai Felipe..."

"C’est vrai, tu m’admirais ?"

"Euh j’ai dit ça ? Euh oui, j’avoue que oui."

Sylvie se pencha vers elle et l’embrassa tendrement. Elles se détachèrent rapidement, Carine reprit le fil de sa pensée :

"Pour en revenir au sujet qui nous occupe, je ne suis pas contre une petite fessée ou un peu de brusquerie de temps en temps."

"Une petite fessée ? s’étonna Felipe."

Carine rougit mais avoua finalement que par jeu, pourquoi pas.

"Mais Marie et Germain, vous aviez bien pris plaisir à humilier Caroline, nota Olivier. Tout comme Sylvie qui avait adorer lui donner des ordres."

"Euh, donner quelques ordres et obtenir obéissance, oui. Frapper, pincer, les trucs en cuir tout ça bof."

"Tu aimes donner des ordres ? Intéressant..., souffla Esteban."

Il me sembla que deux couples allaient faire quelques expériences prochainement. Mais qu’en était-il pour Marie et Germain ?

"Euh, nous nous avions un compte à régler avec elle. Une fois notre colère passée..., commença Marie."

"Une fois passée, on se demanda comment on avait pu en arriver là. Même si..."

"Même si quoi ? demanda Liz."

"Même si... même si avoir pissé sur elle nous émoustille encore quand on s’en reparle, avoua Marie."

Ah ben bravo la bande de pervers.

"Tout le monde a son petit fantasme inavouable, c’est normal, les rassura Elisa."

"Oh c’est quoi le tien ? demanda immédiatement Amandine."

"Tu es bien curieuse, répondit-elle avec un clin d’œil."

Amandine rougit mais Elisa avoua qu’avec Paul ils aimaient beaucoup faire l’amour en pleine nature avec le risque de se faire surprendre.

"Oh. Et vous alors ? demanda Amandine en se tournant vers Liz et Olivier."

"Euh, en avoir un attaché pendant qu’on le fait ça doit être bien."

"Liz, tu veux dire sur une croix et tout ? demanda Olivier inquiet."

"Non, genre avec des foulards en soie au lit, dit-elle doucement."

"Oh, mais qui attache qui ? s’enquit-il."

Elle n’osa pas le dire tout haut et le murmura à l’oreille de son amoureux. Olivier sourit et lui répondit de la même façon. Elle sourit et ferma les yeux, s’imaginant sans doute la scène.

"Mais et vous alors Max et Am ? nous demandèrent alors les jumeaux."

Je ne sus quoi leur répondre. Je n’avais jamais réfléchi à ça ni jamais parlé de fantasme avec Amandine. Je me trouvai soudain bête de rater peut-être quelque chose.

"Euh, j’en ai pas encore parlé avec Max mais jouer les voyeuses comme quand on vous avait surpris Elisa..."

Elle était toute rouge et n’osait me regarder. Je me rendis compte que j’avais aussi beaucoup aimer ça.

"C’est vrai qu’espionner un couple qui ne sait pas qu’on est là, avouai-je. Mais pas facile à réaliser."

"Euh c’est vrai, ça te plaît aussi ? demanda Amandine."

"Oui, mais il faut vraiment qu’ils ne sachent pas que nous sommes là. Ce qu’on fait ici, c’est pas vraiment du voyeurisme."

J’avais chaud au visage je devais être tout rouge. Tout le monde s’était avoué plus ou moins ses fantasmes. Je commençais à légèrement bander. Mais il était temps de partir. Elisa nous renvoya chez nous.

Membre XStorySnap du jour
Flamme -
Suiveur -
Snap
Chatter avec
Webcam XStory du moment
Regarder