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Le projet artistique

Chapitre 49

Départ

Avec plusieurs hommes

Maxime narrateur


Voilà, nous étions dès le samedi soir sur le quai de la gare. Le train partait à 21h, à peu près, et devait arriver vers 6h le lendemain en gare de Francfort. Nos homologues allemands avaient prévu un petit bus pour nous acheminer à notre destination finale. Pour l’instant, nos parents respectifs nous donnaient les dernières recommandations sous l’œil amusé des profs et attendri du directeur. J’étais un peu agacé d’être encore pris pour un ado. Nous étions adultes, nous n’avions pas besoin que nos parents nous maintiennent sous leur coupe tout le temps.


Toute la troupe finit quand même par monter dans le wagon après les dernières vérifications, passeports, billets aller-retour, etc. Sylvie trouva rapidement nos compartiments. Comme nous étions douze, les dix jeunes plus les deux profs, nous allions occuper deux compartiments de six couchettes. Nous ne serions pas dérangés par d’autres voyageurs. Mais dans sa sollicitude, le secrétariat du lycée avait réparti les couchettes de façon bien prude : les garçons d’un côté avec Paul, les filles de l’autre avec Elisa. Nous nous installâmes comme tel toujours sous la surveillance des parents. Les valises et sacs furent rangés tels quels, nous verrions plus tard pour les couchettes. Nous fîmes un dernier au revoir alors que le train partait doucement, avec quinze minutes de retard. Ça commençait bien ce voyage !


Nous avions pris un en-cas avant de partir donc il n’y avait pas besoin de se préoccuper du repas du soir. Nous discutions de divers sujets quand Amandine et Carine vinrent nous voir.


— Les garçons, vous voulez pas venir avec nous ? proposa ma chérie.

— Oui, venez. Elisa se propose de nous raconter comment elle est passée à l’Ouest.


Toutes les histoires qu’elle nous avait racontées n’avaient pour but que d’en arriver là. Nous n’allions pas refuser. Mais avant de faire un transfert vers leur compartiment, nous installâmes nos couchettes. Le temps de le faire, le contrôleur vint vérifier les billets.


— Bonsoir, billets s’il vous plaît.

— Bonsoir, les billets sont à côté, billet de groupe pour voyage scolaire.

— Ah d’accord.


L’homme nous regarda d’un œil suspicieux. Il n’avait clairement pas une bonne opinion des voyages scolaires. Il devait craindre des débordements divers et variés. Il passa à côté et on l’entendit répéter sa phrase à Elisa :


— Bonsoir, billets s’il vous plaît.

— Bonsoir. Les voilà.


On entendit la poinçonneuse oblitérer le billet de groupe.


— Bon voyage. Dans le calme, si possible. Tout le wagon est plein de voyageurs.

En ce moment sur XStorySnap… (touchez pour voir)

— Oui, bien sûr.

— Je repasserai vous voir au changement de locomotive à la frontière, avertit-il notre prof.


Paul le regarda finir de passer par les autres compartiments avant de nous autoriser à passer du côté des filles.


— Allez, on y va. Par contre, on reste calme et discret. Les autres voyageurs voudront sûrement dormir. Au moindre problème, vous retournez de votre côté.

— Oui, bien sûr Paul, acquiesça Germain.


Nous approuvâmes tous et promîmes d’être sages comme des images. Arrivés côté filles, nous eûmes la surprise de voir qu’elles n’avaient pas mis en place leurs couchettes. Nous nous proposâmes de le faire pour elles, mais elles nous dirent qu’elles pouvaient très bien se débrouiller sans nous. Elles avaient laissé le compartiment ainsi pour faciliter notre accueil. A douze dans un espace fait pour six, cela allait être compliqué. Mais évidemment, elles avaient tout prévu. Elles nous firent asseoir et vinrent se poser sur nos genoux.


— Bien, je vais commencer. Cela me fait tout bizarre, car à part les protagonistes directs et Paul, personne ne connaît tous les détails que je vais vous révéler. Avant, je n’osais le faire de peur que cela n’attire des problèmes à ceux qui m’ont aidé à l’époque. Mais maintenant que la RDA est dissoute, je peux le faire sans problème avec vous. Par contre là-bas, restez discrets. Certains ont sans doute perdu beaucoup de pouvoir depuis la réunification. Ils pourraient avoir un peu de ressentiment envers moi ou mes amis allemands.


Cela me fit étrange de me dire qu’il pourrait y avoir des gens comme ça. Dans ma tête, tout le monde avait été fou de joie de voir le régime est-allemand tomber. Mais ceux qui en profitaient avaient dû l’avoir mauvaise quand même. Je pensais au père de Thiemo, à Thiemo lui-même peut-être. Tout le monde accepta les exigences de la prof d’allemand.


— Bien commençons.


* * *



Elisa narratrice


Cela faisait une semaine que j’avais fait mon dernier film pour Thiemo. Le week-end suivant, j’étais partie avec l’association à un séminaire, une assemblée générale à Dresde. Chaque région y avait envoyé une délégation d’une vingtaine de membres. Je ne devais pas m’y rendre, mais la jeune fille qui devait y aller était tombée malade. On m’avait donc demandé de la remplacer. Je n’étais pas très enchantée de devoir me retrouver au milieu de jeunes gens dont je craignais qu’ils ne soient complètement formatés. En fait, si on eut droit à divers discours très "lutte des classes", "lutte contre le capitalisme"; la plupart du temps, les sujets abordés étaient plutôt tournés vers le bilan des actions menées, les nouveaux évènements à imaginer (rencontres sportives, culturelles). Et les jeunes présents, même s’ils croyaient pour la plupart dans le communisme, étaient venus avant tout pour passer un moment plaisant entre jeunes et à s’amuser un peu.


La petite fête du samedi soir fut vraiment bien. Je m’y amusai réellement même s’il fallut repousser gentiment de nombreuses avances.

Sur le chemin du retour, le dimanche soir, la fête étirait ses dernières notes de musique dans le car. Mais le temps était exécrable dehors. Il pleuvait très fort avec des nuages noirs qui nous donnaient l’impression d’être en pleine nuit. J’étais placée plutôt vers l’avant. J’étais inquiète, je ne savais pas comment faisait le chauffeur pour voir quelque chose. Je l’entendis même maugréer sur la route difficile à voir. En regardant dehors, je ne reconnus pas le chemin que nous avions pris à l’allée et la route me paraissait plus étroite également. Je croyais qu’il s’était trompé à un embranchement à cause des mauvaises conditions. Il cherchait maintenant un moyen de revenir dans la bonne direction. Il tourna à gauche de façon assez brusque, il venait de voir au dernier moment un panneau avec la direction d’Erfurt. Cela amusa les autres qui se penchèrent en riant vers l’extérieur. Ils refirent la même chose lors des virages suivants.


Le chauffeur leur demanda d’arrêter, car cela faisait trop bouger le car.

Fut-ce à cause de ça ? Ou bien la fatigue du chauffeur ? Les mauvaises conditions de visibilité ? Toujours était-il qu’à la sortie d’un virage, le chauffeur fut surpris par la présence d’un pont. Il ne sut s’il fallait aller à droite ou à gauche, il se décida pour la droite, mais s’aperçut trop tard que ce n’était qu’un chemin d’accès à la rivière en contre-bas. Il donna un coup de volant à gauche, les jeunes rirent et se penchèrent à droite. Le car rata la route et ses roues gauches montèrent sur le parapet du pont. Le véhicule glissa le long du pont puis resta un instant en équilibre avant de tomber dans le vide. Les rires se transformèrent en cris d’effroi. L’arrière du car heurta un pilier ou un rocher, ce qui nous fit faire quelques tonneaux. Les vitres éclatèrent, les bagages frappèrent les passagers. Je fus projetée en avant, en arrière puis je fus éjectée à l’extérieur. Je dus perdre connaissance un certain temps.


A mon réveil, j’entendais des plaintes et des pleurs autour de moi. Je n’étais pas la seule à avoir été expulsée, une jeune fille et le chauffeur gisaient à quelques pas. Lui bougeait, mais avait la jambe cassée vu l’angle qu’elle prenait. Quant à la fille, elle était immobile, sa tête reposait sur une pierre rougie de son sang. Je regardai vers le car, un garçon était à moitié sorti par une fenêtre, mais il ne bougeait pas non plus. Je pensai qu’il n’avait été qu’à moitié éjecté et s’était retrouvé broyé sous le car. D’autres jeunes étaient sortis et erraient hagards. Deux ou trois autres semblaient indemnes et tentaient de porter secours aux blessés. J’allais me lever pour aider moi aussi quand je compris l’opportunité qui s’offrait à moi. La rivière était gonflée de la pluie qui était tombée. Le courant était fort, il serait tout à fait plausible qu’on croit à ma noyade si on me voyait me débattre et disparaître. Je me jetai à l’eau et criai de toutes mes forces :


— Au secours. Au secours. A l’aide.


J’étais accrochée à un rocher, l’eau me semblait glacée. Je commençais à me dire que j’avais fait une erreur. Personne ne se tourna vers moi. J’appelai une nouvelle fois. Enfin, un garçon m’entendit et se dirigea vers moi, je lâchai le rocher et me laissai emporter en agitant les bras et en poussant des cris terrifiés. Il n’aurait pas de mal à croire à ma peur tellement celle-ci me prenait le ventre, mon choix me semblait alors être le plus mauvais. J’avais vraiment peur de me noyer.


— Elisa, Elisa ! Accroche-toi ! On va t’aider !


Je ne répondis que par des cris de détresse et continuai à m’éloigner. J’avais été optimiste sur mes capacités de nage en eaux vives. Je manquai réellement de me noyer plusieurs fois avant de réussir à atteindre la berge. Je restai là de longues minutes à reprendre mon souffle. La pluie avait cessé, mais la nuit était arrivée et je grelottai de froid. Je m’aperçus que mon sac était toujours avec moi, la bandoulière avait résisté au courant. Mais pas moi, je saignais au niveau des mains, des genoux, du nez. Je crus qu’il était cassé, mais non. J’enlevai mon sac, mais mes cheveux furent arrachés par la bandoulière. J’y trouvai un moyen de confirmer ma mort par noyade. Je barbouillai mon sac et les cheveux accrochés de sang, j’abandonnai aussi une chaussure. Je gardai mon passeport et jetai à l’eau le reste de mes documents et mon autre chaussure. Ils seraient peut-être trouvés plus loin. Je grimpai la berge et découvris une campagne assez déserte.


Je marchai toute la nuit dans le froid et le vent. Je ne savais pas trop où aller. J’avais aussi gardé quelques pièces pour appeler Dieter ou Gitta d’une cabine téléphonique. Mais je ne trouvai aucun village et puis je risquais de me faire remarquer. J’optai finalement pour une maison isolée en campagne. Je risquai de tomber sur n’importe qui, au pire, je me disais que ma tentative échouerait en sauvetage heureux, du point de vue de tous. Je frappai et attendis, la porte s’ouvrit assez vite sur un homme d’âge avancé, peut-être 60 ans ou un peu plus. Plutôt maigre, le cheveu déjà très blanc et une fine moustache, il fut très surpris de découvrir qui sonnait à sa porte :


— Oh, mais, entre, entre !


Il me fit entrer, un feu dans la cheminée offrait lumière et chaleur. Je me dirigeai par là sans même le vouloir. Il me fit asseoir et m’apporta une couverture. Il me regardait et paraissait plus que troublé. Il me demanda ce que je faisais par-là, à cette heure et dans cet état. Je dus réfléchir vite pour trouver quelque chose de plausible :


— J’ai eu un accident, je me suis perdue en cherchant de l’aide.


Je n’étais pas loin de la vérité.


— Comment t’appelles-tu ?

— Euh, Elisa.

— Moi c’est Herman.

— Vous habitez tout seul ?

— Avant ma femme était là aussi, mais maintenant elle est au cimetière.

— Oh, je suis désolée.

— Et tu lui ressembles un peu, alors ça me trouble.


Il commença alors à me raconter son histoire. Il avait rencontré sa femme à la fin de la guerre, lui dans les Jeunesses hitlériennes avait été enrôlé de force pour combattre dans les derniers jours. Elle, jeune fille également, jouait les brancardières de fortune. Elle l’avait transporté alors qu’il était blessé à la fesse. Un éclat de grande Américaine. Cela les avait fait rire ensuite quand elle passa le voir. Ils gardèrent contact et tombèrent amoureux. Herman choisit de la demander en mariage et d’aller vivre dans sa région, ici, qu’il pensait plus propice à l’installation d’un jeune couple. Mais, il ne se rendit compte que bien plus tard de son erreur. Il aurait mieux fait de la faire venir à Munich d’où il était originaire. Depuis, il semblait en vouloir à toute forme d’état, le IIIème Reich, les Soviétiques, la RDA. Il avait eu un enfant avec Beata, mais il était parti depuis longtemps à Berlin pour travailler. Il semblait lui en vouloir un peu à lui aussi.


— Mais je parle, je parle... Je te laisse pas me parler de toi.


Je ne sus alors ce qui me prit, mais je lui dis une grande part de vérité de la raison pour laquelle j’étais là. J’appuyai longuement sur mon désir de retrouver Paul, cela le touchait plus que d’autres raisons m’étaient avis. Je lui dis également que j’avais de quoi passer, sans trop préciser comment, mais qu’il me fallait contacter des "amis". L’accident de, car que j’avais eu n’avait été qu’une occasion que j’avais saisie au vol. Il me regarda avec étonnement puis me dit :


— J’irai demain au village pour appeler tes amis. Je verrai aussi ce qu’on dit de l’accident.

— Merci, Herman.

— Reste là cette nuit. On verra la suite demain.


Il me fit dormir dans la chambre de son fils. Il me prêta une chemise de nuit de sa femme :


— Vraiment ressemblante... Beata...


Je dormis le reste de la nuit ici. Au matin, il était déjà parti quand je me levai. J’étais quand même inquiète qu’il ne change d’avis et appelle la Stasi ou les militaires. Finalement, il revint peu avant midi.


— J’ai appelé cette Gitta. Elle n’était pas bien du tout apparemment, elle croyait fortement à ta disparition. Je lui ai dit ce que tu m’as dit :


Paul du football vous attend toi et Dieter avec la valise verte qui est chez Dieter." Je lui ai donné le nom du village, il leur faudra bien deux jours pour trouver le bon car et venir jusqu’ici. Pour l’accident, on en parle, mais on n’a pas trop d’information pour l’instant."


— Merci Herman.

— De rien Bea... Elisa.


Je restai la journée chez lui. On voyait que c’était un homme seul qui vivait là. Un homme qui n’avait pas eu l’habitude des tâches ménagères. J’entrepris alors de m’occuper de son intérieur, histoire de le remercier de son aide. Le soir, je lui fis à manger. Il m’avait prêté des chaussures de sa femme. Il se trompa plusieurs fois en m’appelant Beata. J’avais vu des photos au mur, je comprenais pourquoi il pouvait se tromper. Le soir, nous nous couchâmes. Alors que je tournais dans le lit, essayant de m’endormir, je vis qu’il était là à m’épier. Il regardait comme on regardait une image, une vieille photo faisant ressurgir de vieux souvenirs. Il repartit et je m’endormis. Au matin, il était là quand je me levai. Nous partageâmes le petit-déjeuner et j’allai dans sa salle de bain pour me laver et me changer. Alors que je me lavais dans la baignoire, j’entendis la porte s’ouvrir tout doucement. Elle ne fermait pas à clé.


Elle resta à peine entrouverte, mais je pus distinguer un œil d’Herman. Il me regardait nue dans mon bain. J’aurais dû lui demander d’arrêter, mais je fis comme si de rien n’était. Je restai debout en passant bien mes mains partout sur mon corps. Puis je sortis et me séchai de la même façon. Je fis semblant d’inspecter mes blessures. Je le surveillais toujours d’un œil. Il ne faisait plus que m’épier, il s’astiquait le manche également. Il finit par émettre une légère plainte et par se retirer. Je sus qu’il avait joui en m’espionnant. J’attendis un peu puis je m’habillai. En sortant, je vis une goutte au sol, qu’il avait oublié d’effacer. Il faisait semblant de rien quand je le rejoignis. Il m’annonça qu’il repartait au village.


A son retour, j’avais modifié un peu ma coiffure et pris des vêtements de Beata. J’avais poussé la ressemblance au plus que je pouvais faire.


— Excuse-moi d’avoir pris des affaires, mais les miennes étaient trop abîmées.

— Euh, euh, Beata... Elisa, il n’y a pas de problème.

— Alors quelles sont les nouvelles Herman ?

— Tes amis ont laissé un télégramme pour moi comme convenu. Ils arriveront demain. J’irai les chercher à la descente du car.

— Oh merci Herman.

— De rien, vraiment de rien Beata, Elisa, Elisa. Pardonne-moi. Mais, cette coiffure, ces vêtements.

— Si tu veux, tu peux m’appeler Beata jusqu’à demain.


Il acquiesça et m’appela Beata pour le reste de la journée. Il se jeta même complètement dans ce jeu de rôle : m’enlaçant, me déposant un baiser dans le cou, en me touchant les fesses même. Mais il resta courtois et se limita à cela. Le soir, je passai une autre chemise de nuit, elle était plus courte et pouvait dégager mes seins en dénouant un lacet. Je restai prude jusqu’à me retrouver dans mon lit. J’ouvris le lacet, on pouvait alors bien voir le haut de mes seins, je poussai également les draps pour découvrir mes jambes. Je fis semblant de dormir, mais vis la porte s’ouvrir un peu. Une nouvelle fois, Herman se tenait là à me regarder. Mais comme le matin, il se branlait en m’épiant. Je bougeai, laissant voir ma culotte sous ma chemise de nuit. Mais au lieu de lui faire plaisir, cela lui fit peur et il se retira dans sa chambre. J’avais voulu lui offrir quelque chose, mais je n’avais pu aller au bout de mon idée.


Je me décidai assez vite, j’avais été Beata toute la journée, j’allais l’être cette nuit. Je me levai et me rendis dans la chambre d’Herman.


— Elisa ? Qu’est-ce...

— Non, Beata. C’est Beata.


Je m’approchai et me couchai près de lui. Il ne sut quoi faire. Je pris sa main et la posai sur mon sein. Il le malaxa fermement, il osa même passer sa main par l’ouverture de la chemise de nuit. Je ne restai pas inactive et allai caresser son sexe par-dessus son pyjama. Il banda assez vite. Je me redressai et ôtai mon vêtement de nuit. Il observa mes seins et vint les suçoter avidement. Il prit l’initiative d’enlever ma culotte. Il me branla la foufoune comme un jeune homme qui le fait pour la première fois. J’extirpai son sexe et le caressai d’un lent mouvement de haut en bas. J’avais le sexe humide, assez pour me faire prendre. Je montai alors sur Herman et m’empalai sur son membre. Je fus agréablement surprise d’être aussi bien remplie. Et, même si j’avais baisé pour différents tournages, je n’avais plus fait l’amour avec un homme depuis Paul. Et c’est ce que je faisais maintenant avec Herman. Il prit mes seins en main et donna des coups de reins.


J’accompagnai son action en me soulevant au même rythme. Herman donna le maximum pour un homme de son âge et abstinent depuis un certain temps. Il se tendit soudain et je sentis son sperme envahir mon vagin. Je n’avais pas atteint l’orgasme, mais ce moment m’avait comblée autrement.


— Oh pardon Beata. Je n’ai pu me retenir plus longtemps.


Il me déposa à ses côtés et employa ses doigts sur mon sexe. Il sembla avoir repris certains automatismes, car il fut plus adroit et me donna rapidement du plaisir. Il continua ainsi quelques minutes puis en titillant plus précisément mon clitoris, je finis par jouir aussi. Il me déposa un baiser sur la joue et je fis de même avant de repartir dans ma chambre. Je me retournai dans l’embrasure de la porte et lui fis un petit signe de bonne nuit. Il me le rendit et sembla vouloir graver dans sa mémoire mon image nue.

Le lendemain matin, Herman m’accueillit en m’appelant Elisa à nouveau. Je repris également mes affaires et ma coiffure. Il partit vers 11h au village. Il revint peu après midi avec Gitta et Dieter. Ils étaient là, tout heureux de me voir vivante.


— Elisa ! Ça va ? Quelle horreur cet accident.

— Oui. Je sais j’y étais. Quel est le bilan au final ?

— Il y a deux morts, trois blessés graves dont le chauffeur, et une disparue toi, me dit Dieter. Les parents sont là évidemment.

— Nous allons les rejoindre ensuite. Il y a un autre car qui passe dans deux heures et qui nous mènera tout près du lieu de l’accident. Là les autorités ont mis en place un centre d’accueil des familles, m’expliqua Gitta.

— Tiens, voilà ta valise.


Dieter me tendait ma valise. Celle qui était prête depuis un moment avec mes faux papiers, des vêtements et mon argent. Je vérifiai son contenu. Je n’avais pas pensé à y mettre des chaussures.


— Garde celles-là, me dit Herman en me désignant celles de Beata.

— Merci, encore.

— Tu pars quand ?

— Dès maintenant Gitta. A priori ma photo n’a pas encore été diffusée dans les journaux et tout. Si j’attends trop alors les gardes-frontière vont me repérer.

— Il y a un car qui part en fin de journée vers la frontière. Il faudrait descendre à l’avant-dernier arrêt pour éviter un contrôle trop poussé. Après tu devras faire les derniers kilomètres à pied.


Herman me donna quelques autres conseils puis me laissa seule avec Gitta et Dieter.


— Ça y est ? Tu pars ? me demanda mon amie, les larmes aux yeux.

— Oui, enfin. Tu vas me manquer.

— Toi aussi. Tiens, je t’ai amené un peu d’argent à ajouter à ta cagnotte.


Elle me tendit quelques billets supplémentaires. Ça me touchait encore une fois.


— Dieter, je t’aime mon p’tit frère. Tu prendras soin des parents ?

— Oui, je leur dirai la vérité dans quelque temps. Bonne chance.

— A toi aussi. J’aurais aimé avoir plus de temps pour ça, mais... Ne passe pas à côté d’Hanna.

— Hein ? Mais...

— Réfléchis-y comme un grand. Gitta, tu lui mettras les points sur les I ?

— Oui je vais m’en charger s’il ne trouve pas tout seul.


Je les serrai une dernière fois dans mes bras le plus fort possible et ils partirent au village avec Herman. Celui-ci revint peu après avec le journal. On y parlait de l’accident et d’une disparue, il n’y avait pas de photo, mais seulement une description assez vague et passe-partout. Je me coiffai différemment et j’avais changé de vêtements. Puis à l’heure voulue, je quittai Herman moi aussi.


— Merci Herman.

— Non, merci à toi Elisa.


Il me serra dans ses bras et me laissa partir.


* * *



Je pris le car de fin de journée sans encombre. Il y avait peu de monde et personne ne semblait se soucier de moi. J’arrivai à l’avant-dernier arrêt. Je descendis avant que les gardes-frontière ne commencent les contrôles poussés. J’avais assez confiance dans mes faux papiers. Mais je voulais quand même éviter que trop d’yeux se posent sur eux. Je me dirigeai vers l’ouest en passant par des chemins parallèles à la route qui menait au poste-frontière. Je m’en approchai assez pour pouvoir voir la relève. Les gardes de la nuit arrivaient, ils allaient sûrement rester là jusqu’à au moins 6h ou 7h. Je pris le risque d’attendre une heure très matinale pour tenter ma chance. J’essayai alors de me trouver un endroit un peu abrité pour passer la nuit, mais aussi discret pour ne pas me faire repérer par des patrouilles. Mais j’espérai que si proche d’un poste officiel, les patrouilles seraient légères contrairement aux endroits éloignés des points de passage.


J’entendis dans la nuit deux fois des véhicules rouler tout près, mais ils ne faisaient que passer pour aller au poste-frontière. Vers 5h30, je commençai à observer les gardes. Ils bâillaient, piquaient du nez. Mais il était trop tôt. Ma présence aurait éveillé trop fortement leurs soupçons. A 6h, ils étaient toujours là, je me décidai alors de tenter ma chance peu avant 7h. Je ne pouvais prendre le risque d’attendre 8h, la relève aurait sûrement eu lieu d’ici là. Je sortis de ma cachette et me rendis aussi présentable que possible. Puis j’attendis qu’ils ne regardent pas trop la route avant d’y apparaître. Je marchais d’un pas aussi normal que possible, sans regarder à droite ou à gauche, mais simplement devant moi. Je vis bien que les deux gardes dehors furent étonnés de voir une jeune femme avancer vers la frontière. Ils appelèrent et celui qui devait être le chef sortit à son tour.


— Halte ! Que venez-vous faire là ? me lança-t-il alors que j’étais encore à une dizaine de mètres.

— Eh bien, je viens passer la frontière, enfin !


Je répondis de façon un peu excédée par une question aussi stupide. Je devais jouer le fait que tout était absolument normal et officiel. Le chef haussa les sourcils devant mon impertinence. Moi, je continuai à avancer dans leur direction, ils prirent le parti de m’attendre.


— Vos papiers ! m’ordonna-t-il quand je fus arrivée à leur niveau.


Je les sortis sans trembler, je ne sus comment je réussis cet exploit.


— Erika Schuman ? C’est bien commun comme nom ça.

— Parce qu’il faudrait voir un nom farfelu maintenant ?


Le faussaire avait choisi un nom assez basique, mais au final cela allait peut-être me poser problème.


— Non, non, certes. Mais il est bien tôt pour une jeune femme pour tenter de passer à l’ouest avec de faux papiers.


Soit c’était un coup de bluff pour me déstabiliser soit il avait percé à jour mes faux documents. Je priai pour que la première option soit la bonne. Je continuai alors à jouer la pimbêche offusquée.


— Non, mais où vous croyez-vous ? Vous me prenez pour une stupide jeune femme ? Arrêtez vos idioties et laissez-moi passer vu que tout est en règle !


Il eut un sourire en coin puis regarda ses subalternes. Ils tenaient plus fermement leurs armes, prêts à intervenir.


— Mmmh, suivez-moi.


Le chef entra dans le poste et laissa la porte ouverte pour que je le suive. J’entrai, il s’assit derrière son bureau et examina mon passeport et le reste. Il me demanda d’ouvrir ma valise, qu’il fouilla rapidement. Il me toisa puis me dit :


— Vous n’avez rien à déclarer que ce que vous avez là ?

— Non.

— Je vais voir ça.


Il s’approcha de moi et entama une fouille au corps. Il me palpa grossièrement puis me fit ouvrir mon manteau, il put alors apprécier la forme de mes seins, de mes fesses, de mes cuisses. Comme je ne disais rien, il dut se dire qu’il pouvait forcer son avantage. Il passa alors ses mains sous ma jupe et remonta jusqu’à ma culotte. Je sentis ses doigts toucher mon intimité, le militaire eut un rictus satisfait. Il alla se rasseoir à son bureau et reprit mes papiers en mains.


— Mouais, c’est pas très clair tout ça. Je crois que je vais plutôt appeler mes chefs pour qu’ils vous prennent en charge.


J’étais défaite, je blêmis malgré moi lorsque l’homme posa sa main sur le téléphone.


— Vous allez les appeler alors que tout est en ordre ? Ils vont sûrement aimer être dérangés pour rien ! lâchai-je en ultime parade.

— Mmmh, oui en ordre. Pourtant, je ne sais pas. Il y a chez toi ma petite une ressemblance avec... je ne sais pas.


Il avait dû voir ma description dans le journal et me reconnaitre malgré tout. Mon voyage se terminait là.


— Attends là.


L’homme sortit et alla parler à ses hommes. Il me désigna et ils m’observèrent à travers la porte vitrée du poste. Ils approuvèrent au bout d’un moment aux questions de leur chef. Celui-ci rentra et se dirigea dans une pièce à l’arrière. Il en revint avec des magazines érotiques ! Il en feuilleta un puis un autre et s’arrêta sur une image. Il retourna la revue et me montra la photo en pointant du doigt un des modèles.


— C’est toi ça, non ?


C’était bien moi. L’image était tirée du tournage avec Roberto. Je savais que des photos étaient diffusées dans certains magazines pour faire la promotion des films. C’était le cas ici. Je respirai, il m’avait reconnue comme actrice de charme et non comme fugitive !


— Mmmh, oui, c’est bien moi.


Il fit un signe de victoire à ses hommes et un large sourire orna son visage.


— Un petit autographe vous ferait plaisir ? tentai-je.


Sans attendre de réponse, je pris un stylo sur le bureau et signai "Ursulla Wagner" de mon nom de scène. Il parut satisfait en inspectant la signature, mais aussi déçu. Je vis qu’il voulait certainement profiter un peu de la situation. Si cela pouvait me permettre de passer...


— Voilà. On peut en finir maintenant ?

— Euh, un instant. Avec les hommes, on se demandait. Cette taille de machin, là. C’est habituel dans votre milieu ? Parce que ça fait un peu bestiau d’élevage.

— Non pas trop. Normalement, je tourne avec des sexes, normaux". Et je préfère d’ailleurs."


Il parut alors réfléchir à la suite à donner. Il voulut reprendre en main son téléphone, mais sembla hésiter :


— Merci pour l’autographe, mais il faudrait vraiment que j’appelle...


Il appuya le mot "autographe" d’une moue dédaigneuse puis reprit :


— ... sauf si je pourrai avoir un peu plus qu’une signature.


Je compris qu’il voulait abuser de moi, mais je ne le voyais pas de cet œil :


— Alors, comme toute actrice, j’ai un contrat et je suis payée quand je tourne. Je ne suis pas une pute...


Le sous-officier sembla décontenancé par ma rebuffade, il pensait sans doute que j’étais une fille facile ou une pute justement. Il avait aussi sans doute supposé que la menace d’appeler ses supérieurs allait me faire peur. Mais il se reprit vite et me répondit calmement :


— Je ne te prends pas pour une pute et il va falloir me parler sur un autre ton, car j’ai été plus que courtois ! Allez, j’appelle !


Il décrocha et commença à composer un numéro. Je fis comme si je cédais à un enfant capricieux plutôt que de montrer la terreur qui me tenaillait les entrailles. Je levai les yeux au ciel et soupirai de lassitude :


— Bon, ça me prendra toujours moins de temps que de devoir repasser par vos chefs et toute la paperasserie administrative.


Son sourire revint et il raccrocha. L’homme recula son fauteuil et attendit que j’approche. Ce qu’il voulait était clair. Je fis le tour du bureau et vins me mettre à genoux devant lui. J’ouvris sa braguette et sortis son sexe. Il était à moitié bandé déjà. Je le branlai un peu, quelques effluves de transpiration et d’urine me piquaient le nez, mais rien d’insurmontable. Alors, je le pris en bouche et lui appliquai la meilleure fellation de sa vie. Ce fut ce que j’en conclus de ses exclamations :


— Oh, oui. Oh la vache, c’est bon. Doucement, doucement, laisse-moi profiter un peu. Oui, oui, vas-y. Bien à fond...


Je voulais en finir assez vite quand même, mais il avait une autre idée en tête. Il m’obligea à me relever et commença à me déshabiller. Je me retrouvai assez vite le chemisier ouvert et les seins à l’air. Il plongea dessus comme un mort de faim et les lécha et les mordilla. Il remonta ma jupe et me baissa le collant et la culotte. Il m’allongea sur son bureau sur le dos et releva mes jambes. Il me pénétra sans ménagement et commença à me labourer. Je n’entendis pas la porte s’ouvrir, j’eus seulement la surprise de voir deux bites au-dessus de mon visage.


— Mais, qu’est-ce que ?

— Dis... tu peux... aussi... t’occuper d’eux ?


Le militaire m’avait demandé cela comme un gamin qui demande à sa maman s’il pouvait inviter des copains à la maison. Je devais faire en sorte qu’il garde cet état d’esprit sinon ils pouvaient devenir méchants, violents ou alors leur chef aurait finalement appelé ses supérieurs. J’attrapai les deux bites et les branlai au rythme des coups de reins du sous-officier. Celui à ma droite força un peu le passage et enfouit sa queue dans ma bouche. Je le pompai un peu, mais le dernier s’impatientait, je tournai la tête et aspirai la dernière bite du trio. Tous les trois avaient des sexes normaux, voire même d’une normalité affligeante : ni petits, ni gros, ni courbé, ni avec une forme particulière. En plus, ils s’en servaient de façon basique.


J’alternai entre les deux soldats quand le sous-officier décida d’innover, il sortit sa queue de ma chatte et se présenta devant mon cul. Il ne prit pas le temps de me préparer et m’enfila d’un coup sa queue jusqu’à la garde. Je poussai un cri étouffé par la tige que je suçai. Il me baisa le cul quelques instants, mais ne tint pas bien longtemps. Je sentis son sperme me remplir alors qu’il poussait de petits cris aigus.


— Ah oui, ça c’est Ursulla Wagner !


Ses hommes voulurent avoir leur part de baise aussi. L’un d’eux se mit au sol et m’attira vers lui. Il m’obligea à m’empaler sur sa queue. Son collègue se présenta derrière et entreprit de m’enculer. J’étais parti pour une double pénétration ! Je l’avais fait une fois avec Karl et Dieter devant la caméra de Thiemo. C’était Karl qui me baisait et Dieter qui m’enculait. Ils m’avaient bien préparée avant, j’y avais pris un certain plaisir. Là, ce n’était pas du tout le cas avec eux. Ils me fourraient leurs queues sans égard pour moi. Je dus simuler un semblant de plaisir pour qu’ils croient à leurs performances et je donnai la pleine mesure de mes talents d’actrice de charme. Je hurlai, criai et les encourageai à me baiser plus fort. Le sous-officier reprit de la vigueur et me présenta à nouveau sa bite à sucer.


— Dépêchez-vous les gars. La relève arrive dans 10 minutes.


Ils s’activèrent plus et je bougeai moi aussi bien plus fort sur eux. J’aspirai, suçai, avalai la queue du chef pour qu’il jouisse rapidement une deuxième fois. Finalement, je sentis les soldats se crisper et se tendre. Ils éjaculèrent dans mes orifices. Ils poussèrent des cris d’animaux et je simulai un orgasme pour les satisfaire. Je pus me concentrer sur la fellation pour finir le militaire rapidement. Je le pompai avec vigueur tout en lui malaxant les couilles. Je lui aurais bien mis un doigt dans le cul, ça faisait venir les mecs plus vite, mais il pouvait ne pas comprendre et s’offusquer. Il réussit à jouir une deuxième fois, mais en n’expulsant qu’un tout petit jet de sperme. J’avalai sans mal, mais en faisant croire qu’il y en avait beaucoup. Cela allait sans doute contenter son orgueil de mâle.


— Ah, Ursulla Wagner, c’est la meilleure ! Hein les gars ?

— Ah oui. Incroyable chef.

— Oui, du tonnerre cette fille.


Ils parlaient de moi comme si je n’étais pas là ! Au lieu de leur faire remarquer, j’en profitai pour me rhabiller et me rajuster. Ils continuaient dans leurs commentaires graveleux quand je les avisai de l’heure.


— Bien les garçons. Je peux y aller ou vous préférez expliquer pourquoi j’ai la chatte et le cul plein de votre foutre ?

— Hein, euh, non, non. Merde, je les avais oubliés ceux-là. Bon, euh, je fais quoi moi ?

— Déjà, tu vas me redonner mes papiers. Et je vais y aller moi. Je n’ai pas que ça à faire !


Comme ils semblaient un peu perdus tous les trois, j’en profitai pour donner quelques ordres en douceur. Le sous-officier obtempéra machinalement en me donnant mes faux documents. Il sembla néanmoins indécis sur la suite. Il me sembla que sa conscience professionnelle allait reprendre le dessus.


— Bon tu peux toujours appeler tes chefs, mais ça sera encore plus compliqué de leur expliquer mon état..., lançai-je en guise de menace.


Cela lui fit l’effet escompté, la peur.


— Bon, euh, non. Allez, vas-y.


Je ressortis du bureau et m’engageai sur la route. J’évitai de me retourner vers eux et avançai droit devant. Je voyais le poste d’en face se rapprocher. J’entendis un véhicule arriver derrière au loin. C’était sans doute la relève, il s’en était fallu de peu. Je pressai le pas en avant. J’arrivai enfin devant les gardes du poste à l’ouest alors que des éclats de voix se faisaient entendre au loin en arrière.


* * *



Maxime narrateur


Elisa venait de finir son histoire et il y eut un blanc assez long avant que Liz ne réagisse :


— Mais c’est du viol quasiment !

— Non pas quasiment. Selon la loi, cela serait considéré comme tel. Il n’y a pas que la contrainte ou la menace physique qui est prise en compte. L’utilisation d’une contrainte morale ou l’abus d’un pouvoir hiérarchique ou militaire comme là font partie des cas de viols, nous précisa Paul.


Je sentais qu’il en voulait toujours à ces hommes. Je pouvais le comprendre, si on avait obligé Amandine à avoir des relations sexuelles comme ça, j’aurais pété un câble.


— Mais, je me trompe ou c’est la nuit chez Herman qui t’a le plus gêné ? lui demanda Esteban.

— Mmmh, en effet, j’ai mis du temps à l’avaler ça. Autant, les films avaient toujours pour objectif d’amasser de l’argent pour me rejoindre, les soldats je viens de donner le fond de ma pensée. Là Herman, il n’y avait aucune nécessité de le faire. En plus, Elisa avait plus fait l’amour que baisé avec lui. Mais quand j’ai compris qu’elle était Beata, qu’elle se considérait comme elle et qu’Herman aussi la voyait comme sa femme ; ça a été plus facile à accepter.

— Bien, il est tard maintenant, tout le monde dans sa couchette, asséna Elisa.

— Mais, comment vous vous êtes retrouvé ? Comment tu as contacté Paul ?


Carine posait les questions que nous avions sur le bout de la langue. Oui, elle venait de passer à l’ouest, mais elle n’avait sûrement pas été accueillie à bras ouverts de l’autre côté. En plus, elle avait de faux papiers, elle n’avait pas précisé si elle avait toujours son vrai passeport ou non. Comment avait-elle réussi à venir en France, à obtenir un visa ou un permis de séjour. Mais Elisa tint bon et nous obligea à aller nous coucher.

En même temps, il était assez tard, l’histoire avait été longue à raconter. En plus, nous devions arriver très tôt à Francfort donc il fallait essayer de dormir un peu. Les garçons rejoignirent leurs couchettes tandis que les filles installèrent les leurs. Au changement de locomotive à la frontière, j’entendis le contrôleur passer voir si nous étions sages. Les lumières éteintes et l’absence de bruit durent le convaincre qu’il n’y avait pas de problème. Je m’endormis finalement vers 1h malgré le bruit du train.

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