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Quand l'élève est prête, le Maître apparaît...

Chapitre 1

Comment en suis-je arrivée là ?

Divers
Bonjour à tous et à toutes, me voilà de retour avec une nouvelle histoire et de nouveaux personnages.J’espère vous donner autant de plaisir qu’avec mes autres récits.
* * * * *

L’Oiseau Bleu - Chambre 23 – Entrez en toute humilité.
Le message est clair.
C’est bien en tant que soumise que je suis attendue dans cette chambre.
J’ai beaucoup hésité à répondre à cette invitation… ou plutôt à cet ordre. Il ne m’a pas demandé de lui répondre immédiatement.
— Venez, ou ne venez pas. Mais sachez que si vous venez, vous ne pourrez plus revenir en arrière.— M’en empêcherez-vous ? Me retiendrez-vous de force ?
Il a esquissé un sourire séducteur, à la limite de la perversité. Le sourire d’un ange déchu qui ne souhaitait que m’entraîner avec lui dans son monde de luxure et de déchéance.
— Absolument pas. C’est vous qui en redemanderez.— Et… si je ne viens pas ?— Eh bien, nous n’en reparlerons plus. Tout simplement.
Prenant une profonde inspiration, je pousse la porte, jette un œil dans le hall… ouf, il est désert. Je me dirige vers le réceptionniste et lui demande la chambre vingt-trois. Il sourit, d’un œil complice.
— Premier étage, au fond du couloir à droite. Je crois que vous êtes attendue, mademoiselle.
— Merci.— Bonne soirée.
J’esquisse un sourire et me dirige vers l’escalier, me force à prendre mon temps pour les monter : mon Rationnel me dicte de fuir en courant, ma Libido de grimper les escaliers quatre à quatre… ce que mes talons ne me permettent pas. Je sens mes jambes flageoler en arrivant à l’étage.
La dernière porte à droite.
J’ai l’impression que ce couloir fait un kilomètre.
Me voilà devant la porte entrebâillée de la chambre vingt-trois. Je pose la main sur la poignée dorée. J’hésite à franchir le pas. Si j’entre, je ne peux plus faire marche arrière…
La porte s’ouvre lentement.
Un doux parfum d’encens flotte dans la chambre, plongée dans une pénombre. J’avance dans un petit couloir après avoir fermé la porte. Sous mes pieds, je sens un tapis épais, souple. Un morceau de musique classique flotte dans l’air, je le connais, mais je n’arrive pas à mettre un titre dessus. J’arrive dans la chambre, proprement dite : une grande pièce, éclairée de bougies un peu partout, sur le sol des coussins, jonchant le sol, des meubles près des fenêtres dont les rideaux, tirés, ne laissent filtrer que peu de lumière.
Promenant mon regard dans toute la pièce, je tombe enfin sur lui : debout, dos à la fenêtre, un verre à la main. Bien qu’il soit dans la pénombre, je devine, plus que je ne le vois, son regard perçant sur moi qui me tétanise à nouveau.
Entrez en toute humilité.
Je fais glisser la ceinture de mon imperméable dans les passants et en défais lentement les boutons. J’ai besoin de prendre mon temps pour me rassurer un peu. Je laisse tomber mon vêtement au sol, qui s’étale autour de mes pieds comme la corolle d’une fleur. Instinctivement, je glisse mes mains dans le dos et garde les yeux baissés. Je le connais à peine, mais il m’impressionne, comme s’il avait pris l’ascendant sur moi dès notre première rencontre.
Seulement vêtue d’une paire de bas noirs et d’un porte-jarretelles, je m’agenouille sur l’épaisse moquette et, la tête baissée, lève mes poignets croisés l’un sur l’autre dans sa direction.
— C’est en toute conscience et en pleine acceptation que je me présente à vous, comme votre soumise fidèle et dévouée…
Si un jour l’on m’avait dit que je me soumettrais sexuellement et spirituellement ainsi à un homme, j’aurais éclaté de rire.
Comment en suis-je arrivée là ?
* * * * *
Petit résumé de ma petite vie, jusque-là, tranquille…
Pour comprendre ma situation actuelle, il me faut bien faire un petit retour en arrière. Oh, il ne sera pas bien long, rassurez-vous… mais nécessaire…
Tout d’abord, je me présente, Clémence, tout juste 35 ans. Ne vous attendez pas à me voir me décrire comme une jeune femme super canon, avec des jambes interminables, une crinière de feu et une poitrine à vous faire mourir étouffé. Du haut de mon mètre soixante-dix, on peut dire que j’ai un physique passe-partout : une jolie poitrine, des rondeurs bien réparties, des cheveux bruns, mi-longs, agrémentés de mèches violettes (seule fantaisie que je me permets), des yeux noisette pétillants.
Je suis la dernière-née d’une fratrie de quatre enfants, dont je suis un peu la brebis galeuse, du moins, d’après mes parents. Mes aînés se sont lancés dans de brillantes carrières : mon frère est médecin, ma sœur est avocate, mon frère, d’un an plus vieux, que moi est ingénieur en aéronautique et moi… bein moi je suis l’assistante du directeur du comité d’entreprise de ma boîte d’édition. Peut-être ai-je fait ce choix pour me rebeller contre mes parents qui voulaient désespérément me voir embrasser une grande carrière comme mes aînés.
Une fois mon bac en poche, et une énième dispute avec mes géniteurs, j’ai claqué la porte et me suis réfugiée chez ma marraine La bonne fée… Non, ce n’est pas vrai… chez ma marraine, tout court, Joëlle, qui m’a accueillie à bras ouverts. Célibataire et sans enfant, elle a décidé de m’adopter car, à son décès, elle n’avait donc personne à qui transmettre son patrimoine et mon adoption allait faciliter la procédure. J’ai accepté, non pas à cause de l’héritage, qui, soit dit en passant me mettait à l’abri du besoin sans être extraordinaire, mais plutôt comme l’acte ultime de rébellion envers mes parents : j’allais laisser derrière moi ce nom de famille qui me pesait énormément.
Clémence Delaie est née ce 15 mai, à l’âge de dix-neuf ans.
* * * * *
Ma rencontre avec Richard…
Comme j’aimais beaucoup lire, Joëlle m’a fait entrer dans la boîte d’édition dans laquelle elle travaillait, pour payer mes études. J’ai commencé tout en bas de l’échelle, à mi-temps et quand j’ai fini ma formation de secrétariat – assistante de direction trilingue (français – anglais – espagnol), j’ai été embauchée comme assistante d’un directeur d’édition. Malheureusement, je ne suis pas tombée sur le plus sympa, ni le plus recommandable des supérieurs.
Cela doit bien faire 20 ans que Daniel travaille dans cette boîte. Il ne se cache pas d’avoir obtenu son poste grâce à ses bonnes relations avec la direction actuelle. Il n’est pas vraiment impressionnant avec son mètre soixante-cinq et ses cinquante kilos tout mouillé. Mais, il a l’oreille des hautes sphères, ce qui fait de lui la personne à craindre dans la boîte. Il le sait. Il en use et en abuse même.
Depuis mon arrivée dans son service, il n’arrête pas de me faire des remarques salaces, disant que je serais plus sexy si je faisais un effort pour m’habiller, qu’il ne serait pas contre me faire rencontrer le Grand Méchant Loup. Il me colle toutes les corvées : café, courrier, chercher les repas du midi. Il dit, à chaque occasion, qu’il aimerait bien une petite servante aussi docile que moi au quotidien, en se léchant lubriquement les lèvres. J’ai fait de mon mieux pour passer outre ses remarques sexistes et ses mains baladeuses, songeant que j’aurais bientôt terminé mon remplacement dans son service.

Ce soir-là, je quitte le bureau assez tard pour rejoindre mes collègues dans un bar un peu plus loin. Pour changer, j’ai mis une petite robe noire et des talons. J’ai bien senti le regard lubrique de Daniel toute la journée, mais je n’aurais jamais cru qu’il aurait le cran de me coincer comme il l’a fait. Alors que je me dirige vers les ascenseurs pour partir, je sens une main m’agripper le poignet et me tirer brutalement. En un instant, je me retrouve plaquée face au mur, un bras maintenu dans le dos. J’entends une respiration rauque et excitée contre mon oreille.
— Tu vois que tu peux te rendre baisable quand tu veux.
Je tressaille en reconnaissant la voix de Daniel. Je tente de me débattre mais il ricane en me pressant plus contre le mur. Je gémis de douleur lorsqu’il tire sur mon bras. Je ne pensais pas qu’il avait autant de force. Il commence par glisser sa main dans le décolleté de ma robe pour attraper mon sein dans son bonnet.
— Le seul truc sexy chez toi, c’est tes seins.— Arrêtez ! crié-je. Sinon…— Sinon, quoi ? me murmure-t-il à l’oreille d’une voix excitée. Tu vas porter plainte ? Et alors ? Je dirais que c’est toi qui m’as aguiché pour monter en grade. Qui va-t-on croire ? Toi ou moi ?— Arrêtez, s’il vous plaît, le supplie-je, alors que ses doigts me pincent douloureusement le téton. Pas ça…— Avec ton physique, qui va croire que j’ai été assez excité pour te sauter dessus ? continue-t-il de plus en plus excité.— Moi ! tonne alors une voix autoritaire.
Daniel me relâche brusquement pour se retourner, me laissant m’effondrer sur le sol comme une loque. Relevant la tête, je reconnais Richard, le directeur du comité d’entreprise. Les bras croisés sur la poitrine, il semble furieux.
— Clémence, m’ordonne-t-il, venez ici.
Je lui obéis sans me faire prier et me réfugie derrière lui. Sans se soucier de mon supérieur, Richard me demande sans ciller.
— Désirez-vous porter plainte ?— Je… Je… hésité-je en m’accrochant à sa manche.— Je suis témoin de ce qu’il a fait.
Voyant mon supérieur se ratatiner devant mon sauveur, et sachant que je ne suis pas sa première victime, je hoche la tête avec vigueur.
— Oui, monsieur. Je vais porter plainte contre lui.
* * * * *
Six mois plus tard : Ma rencontre avec Nathalie…
Richard m’a accompagnée dans toutes les démarches, apportant aussi son témoignage à la DRH et à la police. Lorsque cela s’est su dans la boîte, les langues se sont déliées et les plaintes pour harcèlement ont commencé à tomber. Le directeur du service édition a été viré en attendant sa condamnation au pénal et Richard m’a prise sous son aile au comité d’entreprise.
Aujourd’hui, j’ai rendez-vous à la DRH pour un entretien afin de formaliser mon CDI. La secrétaire de Richard va bientôt partir à la retraite et il m’a proposé son poste. Il va sans dire que je n’ai pas mis longtemps à me décider et j’ai rapidement accepté le poste.
Je suis nerveuse à l’idée de rencontrer Nathalie, l’assistante du DRH. C’est une super femme à côté de laquelle je passe largement inaperçue : plus grande que moi, élancée, de magnifiques cheveux roux et longs, toujours habillée de façon sexy, mais pas vulgaire, des tailleurs courts, suggestifs, bodies ou chemisiers très ajustés, mettant en valeur ses formes généreuses. Même si je suis une femme, sans aucune tendance homosexuelle, je l’ai trouvée très attirante. D’un abord très agréable, elle me met rapidement à l’aise.
— N’ayez aucune inquiétude. Si c’est Richard qui vous recommande, cet entretien ne sera qu’une simple formalité.
Nous passons en revue mon dossier, mes rapports de stage. Figure aussi dans mon dossier la plainte que j’ai déposée contre Daniel. Elle s’y arrête un instant, tapotant sur la première feuille de ses ongles parfaitement manucurés. Un lourd silence s’installe dans le bureau. Je me mords la lèvre d’angoisse : cette plainte va-t-elle jouer contre moi ? Nathalie esquisse un sourire en refermant le dossier.
— Vous avez eu du cran en dénonçant cet obsédé. Personne n’a jamais osé porter plainte contre lui à cause de ses relations.— Beiiin, j’ai eu beaucoup de chance que Richard soit arrivé au bon moment. Je… je ne sais pas ce qu’il se serait passé s’il n’était pas intervenu.— Son témoignage a eu beaucoup de poids.— Non… non, ce n’est pas ça, dis-je en baissant les yeux sur mes mains tremblantes. Je… j’étais tétanisée… incapable de me défendre… je…
C’est la première fois que j’y repense. Daniel aurait-il pu me violer si Richard n’était pas arrivé ? Aurais-je été capable de me défendre ou l’aurais-je laissé faire paralysée par la peur ? Ce souvenir me revient si brutalement que je m’effondre en larmes sur ma chaise, le corps secoué de sanglots. J’entends Nathalie se lever et venir s’asseoir à côté de moi. Elle me prend dans ses bras. Je me sens enveloppée par son parfum subtil et raffiné alors qu’elle passe son bras autour de mes épaules.
— Tout est terminé, grâce à vous. Mais… avez-vous demandé une aide psychologique pour vous soutenir ?— No-non, balbutié-je. Je… je ne pensais pas en avoir besoin.— Tenez, dit-elle en me tendant un mouchoir puis une carte. C’est une amie spécialisée dans le harcèlement et le viol.— Mais, je n’ai pas été…— Il s’en est fallu de peu. Ça a été violent pour vous, poursuit-elle en posant une main sur la mienne. Pensez-vous après ça pouvoir laisser un homme vous toucher à nouveau ?
Je tressaille à cette idée. Je n’ai jamais envisagé la possibilité de me remettre en couple après ma dernière rupture. Je secoue mollement la tête.
— Bien, alors, allez la voir, conclue-t-elle en me tapotant la main. Ce sera pris en charge par la boîte. Elle vous doit bien ça, non ?— Merci, mademoiselle…— Nathalie, ça sera bien suffisant.
Je suis son conseil.
la psychologue recommandée par Nathalie me permet de faire le point et le tri dans mes émotions chaotiques. Mais, malgré les progrès que je fais, je ne peux que garder mes distances avec les hommes. Le moindre contact a tendance à me faire sursauter. Le seul que je supporte et qui m’apaise, c’est Richard, que je vois comme un grand-frère. D’autant que j’ai cru comprendre, qu’il n’est pas, mais vraiment pas attiré par la gente féminine. C’est le seul avec qui je me sens en sécurité.
Depuis, je croise souvent Nathalie aux réunions de direction, pendant lesquelles j’assiste Richard. Je ne suis jamais à l’aise ces jours-là. À chacune de ses apparitions, les langues de vipères se déchaînent. Certains la trouvent vulgaire et d’autres, hautaine. Bref, ce ne sont que critiques virulentes et insultes derrière son dos. Même si je sais que le monde du travail peut être cruel, c’est une chose que je ne parviens toujours pas à accepter.
Pourtant, un jour, je finis par craquer face aux vieilles rombières de la compta. J’arrive derrière elle quand je les entends déblatérer sur Nathalie.
— Non, mais tu as vu cette tenue, on dirait qu’elle va faire le trottoir.— Pfff, d’ailleurs, on imagine bien comment elle a eu son poste.— Jalouses, mesdames ? finis-je par lâcher en passant la tête entre elles deux. Insatisfaites sans doute ?
Je suis moi-même surprise de ma témérité, mais je n’en peux plus. Même si elle les ignore avec classe, faisant taire les mauvaises langues d’un seul regard, j’imagine que ça doit la faire souffrir.
— Vous plaisantez, Clémence, j’espère, me répond Thérèse, aussi austère que son prénom.— C’est certain qu’elle ne réussit qu’en couchant, rétorque Claude, toute aussi aigrie.— C’est vrai qu’en vous voyant, on ne peut pas penser ça de vous. Vous ne pouvez pas imaginer deux secondes que Nathalie puisse être plus sexy et plus compétente que vous ? Franchement, vous êtes pathétiques, toutes les deux et…— Ça suffit, Clémence, dit alors une voix douce tandis qu’une main se pose sur mon épaule.
Je reconnais immédiatement la voix et le parfum de Nathalie.
— Mais, Nathalie…— Merci de prendre ma défense, mais d’une, je me fous de ce qu’elles racontent et de deux, je ne veux pas qu’elles te mettent dans le même sac— Qu’elles essaient, tiens… ce n’est ni de ta faute, ni de la mienne si elles sont vieilles et aigries par la vie. Si elles sont dans le placard où elles se trouvent maintenant, c’est bien parce qu’elles n’ont jamais voulu suivre de formations pour évoluer parce que c’était trop fatiguant, trop contraignant… alors qu’elles ne rejettent pas leur médiocrité sur toi.
Thérèse et Claude me regardent surprises.
— Co-comment sais-tu ça ?— N’oubliez pas que j’ai été votre stagiaire. Vous m’avez traitée comme une moins que rien. Et on ne fait pas attention à ce qu’on dit devant une moins que rien.
Je les regarde pâlir avec satisfaction. Depuis le temps que j’avais envie de leur déballer ce que j’avais sur le cœur, ça me fait du bien. La main de Nathalie me tapote l’épaule.
— Eh bien, Clémence, tu portes très mal ton prénom.— Alors, appelle-moi Clém’.— Et moi, c’est Nath’.
C’est ainsi que Nath’ et moi sommes devenues amies. Mais c’est grâce à elle que j’ai pu me libérer de mes peurs et de mes angoisses sur le sexe.
C’est grâce à elle qu’un an plus tard, je suis capable de m’ouvrir à un homme.
C’est grâce à elle qu’un an plus tard je peux m’agenouiller devant lui et m’offrir à lui en toute confiance.
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