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Quand l'élève est prête, le Maître apparaît...

Chapitre 2

Nathalie ou mon éveil au plaisir (1/2)

Voyeur / Exhibition

Après une bonne douche, j’enfile une jolie robe bleue et une petite veste et me rends au Black Cat, un bar que je fréquente régulièrement dans le Veux Lyon. Ce soir, j’ai rendez-vous avec Nathalie qui m’a proposé de sortir entre filles pour se changer les idées. J’ai l’habitude d’y prendre un verre le vendredi soir ou le samedi. C’est mon moment de détente.



Lorsqu’il me voit arriver, Benjamin, le patron me fait de grands signes et m’indique une table près de la fenêtre. Je lui envoie un baiser de loin avant de m’y rendre. Une fois installée, je jette un œil sur mon portable et vois un message de Nathalie.



[SMS,Nathalie,Clémence]

< Je suis là dans 5 minutes, ma belle ! 



Je range mon téléphone dans mon sac et, en l’attendant, je fais signe à Benjamin qui articule silencieusement de loin.



— Comme d’hab’ ?



Je lève le pouce pour lui répondre. Je me réjouis à l’idée de la délicieuse piña colada que Ben va me préparer. Pour passer le temps, j’observe les piétons. J’aime bien leur inventer une vie en observant leur démarche et leurs vêtements. Je trouve cela amusant, même si je sais que je ne connaitrais jamais la vérité. Mon regard se perd dans le soir qui tombe. En voyant des couples passer devant le bar, serrés l’un contre l’autre, j’ai un pincement au cœur. Force est de constater que ma vie sentimentale est désespérément vide et que ma réussite professionnelle ne sert qu’à la combler. Je pousse un profond soupir lorsqu’apparaît un grand verre sous mon nez.



— Merci Ben… dis-je avant de lever les yeux de voir mon amie. Oh, Nath’, excuse-moi !



Je me lève pour l’accueillir.



— C’est moi qui m’excuse, répond-elle en s’installant en face de moi, son verre de vin à la main. Je t’ai fait attendre. Tchin !


— Tchin, dis-je en trinquant avec elle.



Elle se débrasse de sa veste sur le dossier. Je suis surprise de la voir encore en tenue de travail : on avait décidé que c’était une soirée décontractée. Quand elle voit mon regard surpris, elle hausse les épaules en défaisant deux boutons de son chemisier.



— Une journée de folie. Je n’ai pas eu le temps de passer chez moi.


— Hmm, dis-je après avoir pris une gorgée de mon cocktail préféré. J’ai vu que ça s’agitait dans vos bureaux.


— Garde-le pour toi, chuchote-t-elle en se penchant vers moi, comme pour me livrer un secret d’état. Mais des têtes vont tomber au niveau de la direction.


— Ahhh ? m’exclamé-je.


— Chuuuuut ! Moins fort ! D’autant…



Elle s’arrête un instant. Je me penche un peu plus vers elle et chuchote aussi bas qu’elle.



— D’autant que quoi ?


— C’est ta plainte qui est à l’origine de tout ça.


— QUOI ?



À mon cri de surprise, plusieurs clients se retournent, me lançant des regards désapprobateurs. Je baisse la tête en bredouillant des excuses.



— Comment ça ?


— Tu ne te rends pas compte ? Tu as été la première à porter plainte pour harcèlement et agression sexuelle ! Personne n’avait osé avant car les premières plaintes ont été étouffées par copinage. Tu as foutu un sacré coup de pied dans la fourmilière.



Je suis atterrée par la nouvelle. Je pensais juste avoir fait dégager un parasite, mais là, c’est toute la direction qui en est ébranlée.



— Je… je ne pensais pas…


— Hey, me dit-elle en prenant ma main. Il était temps que ça arrive.



Je ne sais pas si je dois m’en réjouir ou pas.



— Arrête de ruminer. Dix filles ont déposé plainte à ta suite ! Dix, tu te rends compte ? S’il n’y avait eu que toi, seul Daniel aurait sauté. Mais ils l’ont couvert, depuis huit ans ! Tu te rends compte ?



Ainsi, ceux qui avaient laissé Daniel agir à sa guise vont être aussi sanctionnés. Même si ce n’est pas sur le plan légal, ils paient le prix de leur copinage. J’esquisse un sourire satisfait.



Ça en fait quelques-uns hors circuit, c’est déjà ça.



Nath’ me présente à nouveau son verre pour trinquer.



— Maintenant, il te faut penser à toi et à cette putain de page que tu viens de déchirer. Tu as un copain ?


— Cof-cof, toussé-je en avalant ma gorgée de cocktail de travers. Arrête avec ça. Tu sais…


— Tututut… oui, je sais. Mais tu te prives du plaisir le plus basique au monde.


— S’il te plait, arrête avec ça.


— Pff… tu sais pas ce que tu rates.


— Eh bien comme ça, ça ne me manque pas.



Mon ton laisse Nath’ sans voix. Après un silence gênant, nous trouvons un autre sujet de discussion et surtout, deux nouveaux cocktails. Elle me parle de son prochain week-end. Elle est invitée chez un ami, à côté d’Avignon. De but en blanc, elle me propose de venir avec elle. Je suis gênée, je ne connais pas son ami.



— Ne t’inquiète pas. Ça ne dérangera pas Paul, au contraire. Il adore la compagnie.


— Je te dirais ça dans la semaine, si tu veux bien.



Tout en sirotant mon cocktail, je réfléchis à sa proposition. C’est vrai que m’éloigner un peu du boulot et de Lyon pourrait me faire du bien. Mais bon, débarquer comme ça, à l’improviste chez un inconnu, même accompagnée de mon amie… je ne sais pas trop. J’ai encore du temps pour y réfléchir. Plongée dans mes pensées, c’est à peine si je me rends compte que Nath’ se lève pour aller aux toilettes et encore moins que Benjamin lui emboîte immédiatement le pas.



Je replonge dans mes pensées. S’engage alors un sérieux débat entre mon cerveau Rationnel et mon cerveau Animal. Il y a bien longtemps que ça ne m’était pas arrivé.



— N’y va pas, me conseille mon Rationnel. Ce n’est pas correct de t’imposer comme ça.


— Mais si ! Si c’est Nath’ qui te le propose, c’est pas comme si tu t’incrustais !


— Tu ne le connais pas !


— Mais Nath’ si. C’est ton amie, non ?


— Tu sais comment elle est… c’est encore une de ses soirées de pervers.


—  Et alors ? Si ça te fait du bien ? Lâche-toi un peu !


— Ça suffit, murmuré-je en me prenant la tête à deux mains. Arrêtez…



Je n’ai pas besoin de lui donner une réponse ce soir. Oui, Nath’ mène une vie complètement débridée en dehors du boulot.



— C’est une perverse !


— Non, elle profite de la vie !


— Assez, marmonné-je.



J’ai parlé de mes débats intérieurs avec Sonia, la psychologue que m’a recommandée Nath’. Elle a estimé que c’était une bonne chose pour moi de pouvoir mettre à plat mes conflits. C’est même elle qui m’a suggéré de les nommer comme je le souhaitais. C’est ainsi que j’écoute les longs débats entre mon côté rationnel et mon côté animal.



Tiens, en parlant d’animal, elle est bien longue.



Je termine mon verre et cherche Benjamin du regard. Je ne vois que Charlotte son employée derrière le comptoir. Je me lève et lui commande une nouvelle piña colada.



— Il est où, Ben ?


— Oh, sûrement dans la réserve, répond-elle en riant, avant de commencer à préparer mon cocktail.



Elle est sympa, Charlotte, même si, par moments, elle me met mal à l’aise. Elle est très, voire trop, tactile avec moi lorsqu’elle me sert à table. Je suis rassurée qu’il y ait un comptoir entre nous. Mais sans doute que je me fais des idées. Je file rapidement aux toilettes pour me rafraichir. Je pousse doucement la porte.



— Nath’, t’es là ?



Pas de réponse.



Poussant un profond soupir d’exaspération, je regagne la salle.



Elle ne serait pas partie sans me prévenir quand-même.



Avant même d’y poser les pieds, j’entends des gémissements rauques dans la cour. Immédiatement suivis de la voix de Nath’.



— Tu aimes, hein ?


— Putain, répond la voix excitée de Benjamin. Je savais pas que Clém’ avait une copine qui suce aussi bien. T’es une vraie salope !



Je suis choquée d’entendre Benjamin parler comme ça. Même si Nath’ aime le sexe, ce n’est pas une raison de lui parler de cette manière. Je jette un œil. Nath’ est accroupie devant Benjamin, lui tenant le sexe à pleine main. Ils sont à peine à cinq mètres de moi. Je vois les doigts de Nath’ se resserrer autour de son membre. Et Benjamin grimacer de douleur.



— Ne me parle pas comme ça, lance-t-elle d’une voix autoritaire. Ça te gêne que j’aime le sexe plus que toi ?


— Pard… pardonne-moi…


— Bien. Parce que sinon, on s’arrête là.



— Perverse, murmure Rationnel.


— Elle a tout compris de la vie, lui répond Animal.



Mon attention se reporte malgré moi sur le couple. Je sais que je ne devrais pas les observer comme ça, mais je ne peux pas m’en empêcher. Nath’ prend entièrement le sexe de Benjamin dans la bouche. Son corps se tend contre le mur alors qu’il lâche un grognement de plaisir. Ses mains se posent sur la tête de mon amie. Je porte machinalement mes doigts à la bouche.



Est-ce si agréable de sucer un mec ?


— C’est sale, répond Rationnel, avec sévérité.


— Mais non, rétorque Animal. C’est divin. Tu le contrôles entièrement. Il est à ta merci !



Je glisse deux doigts dans ma bouche et resserre mes lèvres autour. La sensation est agréable. Je fais de lents et profonds va-et-vient au même rythme que Nath’. Mes doigts ont le goût de la piña colada.



Hmmm… c’est bon ! Quel goût à le sexe d’un homme ?


— Dégueulasse !


— Délicieux !


— Silence, murmuré-je.



Je mets fin à mon débat intérieur en reportant mon attention sur le couple. Nath’ se redresse lentement et relève sa jupe. Elle prend appui sur le rebord de la fenêtre. Benjamin n’hésite pas et s’empare d’elle avec force. Les gémissements de Nath’ résonnent dans la cour.



— Oh, Ben… vas-y !!!


— Putain, mais quel cul !



Les coups de reins de Benjamin sont brutaux. Nath’ semble aux anges. Son visage reflète une extase que je n’ai jamais vue. Ma main a quitté ma bouche et se glisse seule sous ma robe. Je ne peux pas m’empêcher de me caresser sous le tissu de ma culotte. Je le sens humide sous mes doigts. Je retiens un gémissement.



— Oui, c’est bien caresse-toi.


— Arrête ! Tu ne peux pas !


— Fais-toi plaisir ! Tu ne fais de mal à personne.


— À personne, murmuré-je.



Mes doigts glissent sous l’élastique de ma culotte. Ils rencontrent mes lèvres douces et duveteuses. Elles sont humides. Mes doigts glissent avec facilité. Je m’appuie contre le mur, aussi haletante que Nath’. Ils se glissent dans mon intimité chaude et moelleuse.



— Oh mon Dieu, murmuré-je. Qu’est-ce que c’est bon.



Mon majeur est entièrement glissé en moi. Mon index le rejoint. Comment mes doigts savent-ils faire ça ? Je ne me suis jamais masturbée comme ça ! J’aime ça, c’est si bon… Je suis tout entière à mon plaisir. J’en oublie Nath’, Ben et tous les autres. Je me laisse glisser contre le mur, accroupie. Mes doigts vont et viennent au rythme de leurs respirations saccadées.



— Tu vois ? Tu te fais du bien… continue… oui…



Je retiens mes gémissements quand les doigts de mon autre main caressent mon clitoris. Il est dur, gonflé, si sensible… il n’a jamais été comme ça. Mes doigts accélèrent brutalement. Les bruits mouillés de mes doigts dans mes chairs me semblent assourdissants. J’ai peur que l’on m’entende. J’ai en même temps envie d’arrêter mais j’ai besoin de continuer. Je ne peux pas m’arrêter là… je ne veux pas…



— Ouiii… jouis !!! Tu le mérites…


— Gnnnn…. Hmmmmfff… huummmm…



Je me mords les lèvres en entendant les cris de jouissance de Nath’ et Benjamin se mêler au mien, qui s’étouffe dans ma gorge. Je retire mes doigts, laissant ma cyprine s’écouler sur le béton. Je me laisse aller contre le mur, les yeux fermés, calmant ma respiration saccadée et les battements erratiques de mon pauvre cœur. J’entends alors la voix de Nath’.



— Rentre en premier, je vais fumer une clope.


— Merci, ma jolie. J’ai hâte de te revoir ici.



Bruit de baiser torride. Crissement du gravier. Je me tasse dans l’ombre. Benjamin passe à moins de trois mètres de moi mais ne me vois pas. Je sors mes doigts et les regarde briller à la lueur du lampadaire.



— Oh, mon Dieu… qu’est-ce que j’ai fait ?


— T’as pris ton pied, ma belle.



Je sursaute au son de la voix de Nathalie. Je lève les yeux vers elle, honteuse qu’elle me trouve dans cette position, qu’elle sache que je les ai regardés et que j’y ai pris du plaisir. Elle m’aide à me relever et me prends dans ses bras. Je me sens enveloppée de son parfum, comme lors de notre entretien, apaisée, en sécurité. Je ferme les yeux.



— Je suis désolée, Nath’. Je n’aurais pas dû… je…


— Chut, me souffle-t-elle à l’oreille, puis elle dépose un baiser sur ma joue. Je savais que tu étais là. Je t’ai vue sortir. Ça m’a plu que tu nous regardes. Et que tu y prennes du plaisir.



Je sursaute lorsque sa main se glisse dans mon entrejambe et la caresse. J’attrape son poignet, gênée par son geste.



— Non… ce n’est pas…


— Bien ? dit-elle en me mordillant l’oreille. Ton corps réclame du plaisir. Pourquoi le lui refuser ?



Ses doigts se glissent dans ma fente. Je lâche un gémissement de plaisir en les sentant entre mes lèvres trempées.



— Arrête ! c’est une femme ! ta supérieure !


— Laisse-lui te donner du plaisir. Elle en a envie et toi aussi !


— Tu n’es pas lesbienne !



— Je… je ne suis pas… lesbienne… haleté-je.


— Moi non plus, mais je prends le plaisir où il est. Laisse-moi-t-en offrir.



Je me détache de ses bras, la respiration courte, le cœur battant. Elle lève les mains devant elle en s’excusant.



— Pardonne-moi, je n’aurais pas dû te proposer ça.



Elle commence à tourner les talons. Je me précipite à sa suite et lui attrape la manche de son chemiser.



— Attends ! crié-je.



Elle s’arrête brusquement. Je me rapproche et pose mon visage contre son dos.



— S’il te plait, murmuré-je. Ça… ça me fait peur, Nath’. D’un côté, j’en ai envie. De l’autre, je suis morte de trouille. Je suis perdue.



Elle se tourne et me reprend dans ses bras. Elle dépose un baiser sur mon front.



— Ce soir, et ce soir seulement, je vais te donner du plaisir. Tu te freines. Laisse-moi t’aider.




Je lève les yeux vers elle. C’est comme si j’avais envie de me soumettre entièrement à elle, de me livrer à elle.



— Oui… s’il te plait…


— Viens, ma puce.



Je me laisse conduire à l’intérieur du bar et Nath’ récupère nos affaires. Elle règle nos consommations. En regardant les trois verres de piña colada vides, je pense avoir trop bu. Pourtant… pourtant pour la première fois depuis longtemps, je me sens bien, légère. Nath’ pose ma veste sur mes épaules et m’entraine vers sa voiture. Tout se passe dans un léger brouillard, bien que je reste consciente de tout ce qui se passe autour de moi : le trajet en voiture jusqu’à sa petite maison dans une petite rue du 8ème arrondissement, Nath’ me guidant jusqu’à sa chambre et m’apportant de l’eau fraîche que je bois d’un trait. Je ne dois pas être si saoule que ça car la fraîcheur de ma boisson finit de me réveiller. Je réalise ma situation. Je fais mine de me lever, mais Nath’ m’en empêche.



— Non, dit-elle fermement. Je vais t’aider à te déshabiller et au dodo !



Je me laisse faire comme une marionnette. Je soupire de plaisir en sentant les mains de Nath’ enlever mon soutien-gorge et baisser ma culotte. Elle passe derrière moi, me caressant les seins. Je tressaille.



— Ne t’inquiète pas, me chuchote-t-elle à l’oreille. J’adore le sexe, mais pas avec une fille et encore moins une soumise qui s’ignore. Et j’ai quelque chose de mieux pour toi demain.


— Oh, Nath’, murmuré-je mi-soulagée, mi-déçue.


— Allez hop, dit-elle en me claquant bien la fesse. Au dodo !



Elle me pousse sur le lit et me recouvre de sa couette. La dernière chose que je vois avant de m’endormir est le splendide corps dénudé de Nath’.



— Que tu es belle, chuchoté-je. Je t’envie.


— Demain, tu apprendras que ton corps est voué au plaisir.



Elle glisse ses bras autours de moi. Je m’endors paisiblement, pour la première fois dans les bras de quelqu’un.

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