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Quand l'élève est prête, le Maître apparaît...

Chapitre 4

Choisir une tenue avec un peu d'aide

Erotique

Je retrouve Nathalie à l’entrée de notre boîte, à l’heure prévue. Elle m’attend en grillant une cigarette. Elle me regarde de la tête aux pieds. La météo prévoyant un temps printanier, j’ai choisi de porter une robe mauve en coton et une petite veste.


— Hmm, tu as fait des progrès en habillement. Et en coiffure aussi !


En quittant Nathalie samedi dernier, j’ai eu envie de changer de tête. Ayant un rendez-vous annulé, ma coiffeuse a pu s’occuper de moi. La seule information que je lui ai donnée a été que je désirais changer de tête. Après quelques secondes de réflexion, elle m’a demandé de lui faire confiance. Je me suis retrouvée avec les cheveux maintenant au ras des épaules et quelques mèches violettes parmi mes cheveux bruns. Nath’ m’a félicitée pour ce changement puis, lorgnant mon ensemble tailleur-pantalon, m’a dit espérer que je ferais quelque chose pour ma garde-robe aussi.


— Allez, on y va ! claironne-t-elle en passant un bras sous le mien et m’entraînant vers le métro.


Je lève les yeux au ciel, maudissant ma cuite de vendredi...


— Allez, dis-je, on y va...


Je suis assez surprise du nombre de mecs qui se retournent sur notre passage. Je rougis en devinant leur regard lubrique sous ma robe. Nathalie rigole.


— Que veux-tu... Tu as un beau cul, c’est tout.


J’accélère le pas, car même si je trouve excitant d’être matée comme ça, ça me met toujours mal à l’aise. Nathalie perçoit mon malaise et essaie de me distraire en papotant et ça marche. Je suis détendue en arrivant à la porte d’un petit magasin. Je lève les yeux vers l’enseigne et manque de m’étrangler.


— Mais... ce n’est pas... c’est... mais enfin...


— Eh oui, un sex-shop, ma belle ! tu verras, on y trouve des trucs sexy, pas vulgaires.

.

— Tu t’es fait avoir ! me raille Rationnel.

Oui, je sais...


Nath’ me pousse dans le dos pour m’encourager à y aller. Je pose ma main sur la poignée de la porte, inspire un grand coup et entre.


Je m’attendais à un étalage vulgaire, des godemichets disposés dans tous les sens, des photos pornos à tous les murs... eh bien, non. Là, agréable surprise.


Les lumières sont tamisées, les hauts parleurs diffusent une musique d’ambiance plutôt zen, les murs sont tapissés de velours pourpre et noir. Je commence à me promener dans les rayons.


Le premier est le rayon des vibromasseurs : il y en a de toutes les tailles, de toutes les couleurs, certains avec un petit module pour stimuler le clitoris, d’autres permettant la double pénétration... j’étais très curieuse de l’effet que ça pouvait avoir.


La vitrine suivante présentait des boules de Geisha de tailles et de couleurs différentes. Je sens un regard peser sur moi. C’est étrange car, loin de me sentir mal à l’aise, je sens comme une douce chaleur m’envahir. C’est comme si ce regard me déshabillait petit à petit. Je regarde discrètement autour de moi pour trouver l’origine de ce regard insistant. Les autres clients observent attentivement les articles présentés. Ils ressemblent à monsieur et madame-tout-le-monde. Pas l’idée de pervers que je me faisais jusque-là : des couples plus ou moins jeunes, des personnes seules.


Je continue ma balade dans les rayons sentant toujours ce regard sur moi qui m’électrise. Je passe devant le rayon lingerie fine. Mon regard est attiré par les bustiers, les corsets... la belle lingerie est mon petit péché mignon. Je repère un bustier seins nus en satin, fermé devant par un délicat laçage et dans le dos par des agrafes, le porte-jarretelles intégré et le string assorti.


— Tiens, pourquoi pas celui-là ? dis-je à voix un peu haute.


Je lève les yeux, cherchant Nathalie du regard, mais je la vois penchée sur une vitrine de vibromasseurs.


— Un très bon choix, me glisse une voix à l’oreille.


Surprise, je laisse le bustier tomber et me fige. Son souffle chaud me caresse sensuellement le cou, me faisant frissonner encore plus. Une main se pose sur ma taille.


— Ne vous retournez pas, m’ordonne-t-il tout bas.


Je ne peux rien faire d’autre que de lui obéir : mon corps est tétanisé. Sa main glisse doucement sur mon ventre pour remonter dans le décolleté de ma robe. Mais ce n’est pas de la peur que je ressens. C’est juste l’envie de le laisser faire.


Qu’est-ce qui m’arrive ?


Normalement, je me serais retournée pour lui coller une baffe.


— Bien, voilà qui est intéressant, poursuit-il en me caressant discrètement les seins l’un après l’autre. Rassurez-vous, je ne vous ferai rien ici.

— Mer-merci, monsieur.


C’est la seule chose que je peux répondre à cette voix envoûtante. Je sens alors qu’il se baisse dans mon dos. Son parfum boisé m’enveloppe. Ma peau se couvre de frissons lorsque son souffle chaud me caresse la peau. Il prend son temps pour se redresser, en me plaquant contre le présentoir et me glisse le bustier entre les mains.


— Je pense qu’il vous ira très bien.

— Vraiment ?

— Oui. Et je vous conseille de prendre la taille juste en dessous : il mettra votre poitrine et votre taille en valeur, dit-il en glissant ses mains sous mes seins. J’ai l’œil pour ça, faites-moi confiance.

— Vous... vous êtes sûr ?

— Oui... vous pouvez l’essayer, il y a une cabine derrière. J’aimerais vous voir dedans.


J’hésite un instant. Mais sa voix m’électrise. Son parfum m’envoûte. Je passe devant lui et me dirige vers la cabine d’essayage. Je me sens toute chose, à la fois effrayée et excitée.


— Tu ne vas pas faire ça, idiote !

— Allez, tu n’es pas seule. Tu pourras appeler en cas de besoin.


— Allez dans celle du fond. Elle est plus grande, m’ordonne-t-il.


Je lui obéis et me glisse dans la cabine. Je crois qu’il va entrer après moi, mais il n’en fait rien. Au contraire. Il ferme le rideau. Je me regarde dans le miroir en me demandant ce que je fais là. Tout en m’interrogeant, je retire ma robe. Je jette un coup d’œil par-dessus mon épaule, dans le miroir : le rideau est toujours fermé.


Il est sûrement parti.


Forte de cette idée, je retire mon soutien-gorge et enfile le corset. Le corset est un peu juste, mais même sans serrer, il souligne harmonieusement ma taille et la courbure de mes hanches. Je place mes seins correctement dans les demi-coquilles et me regarde dans le miroir. Un sourire étire mes lèvres en me découvrant dans cette tenue.


— Vous avez de quoi sourire, me dit l’inconnu d’une voix sensuelle, me faisant sursauter. Vous êtes magnifique.


La lumière se tamise au minimum. Je veux me retourner, mais il m’ordonne de ne pas le faire. J’entends le rideau coulisser, ses pas étouffés par la moquette, puis le rideau coulisser à nouveau. L’inconnu reste dans l’ombre. Je devine sa silhouette mais pas son visage. Un peu plus grand que moi, son menton arrive un peu au-dessus de mon épaule. Ses doigts resserrent délicatement le laçage entre mes seins. Puis ses mains glissent sur mes seins nus, qu’elles caressent avec légèreté. Son toucher est plus ferme que celui de Nathalie mais plus sensuel aussi.


— Vos seins sont superbes, dit-il en dessinant les contours des aréoles, m’arrachant un soupir de plaisir.

— Hmmm...

— Vos tétons si sensibles qu’ils sont déjà durs.


Sa voix à mon oreille m’excite tout autant que la chaleur de ses mains sur mes seins, que la situation dans laquelle nous sommes. Il me dépose un baiser dans le cou. L’une de ses mains descend sur mon ventre pour se glisser sous l’élastique de mon slip. Je retiens ma respiration. J’ai autant envie qu’il continue que de l’arrêter. C’est le chaos dans mon esprit.


— Non... monsieur... pas comme ça...

— Pas comme quoi...


Je me reprends et lui attrape les mains pour m’en échapper. Alors que je me retourne, l’homme recule d’un pas. Je me couvre la poitrine en secouant la tête.


— Non, monsieur, reprends-je un peu plus fermement. Pas comme ça.

— Très bien. Je préfère cette attitude à une passivité complète. À très bientôt.

— Euh... oui, monsieur, bafouillé-je, surprise de le voir battre en retraite si facilement.


Je regarde sa silhouette disparaître dans la pénombre de la boutique. Je n’arrive pas à croire que je me sois laissé tripoter par un inconnu dans un sex-shop et que ça m’ait plu. Il m’a pelotée, j’ai laissé faire et j’ai aimé. Heureusement qu’il s’est arrêté quand je le lui ai demandé. Je crois même que s’il avait été plus insistant, je lui aurais cédé sans discuter.


Mais que m’arrive-t-il ?


J’attends quelques secondes avant de bouger et de me rhabiller. Je file à la caisse pour régler mes achats. La caissière me demande si j’ai pu essayer le corset.


— En effet, il me va très bien. C’est... votre collègue qui m’a conseillée.

— Quel collègue ? Je travaille seule ici.

— Ah ? Ah bien, merci, réponds-je en hâte, pour masquer mon émoi. Bonne fin de journée.


Je reste troublée par l’intrusion de cet homme dans mon jardin secret de l’érotisme et surtout de l’effet qu’il m’a fait.


S’il ne travaille pas ici, comment pourrai-je le revoir ?

— Il ne vaut mieux pas que tu le revoies... encore un pervers.

Sans doute.


Encore fébrile de cette mésaventure, je sors et rejoins Nathalie sur le trottoir.


— Eh bien, tu t’es fait plaisir on dirait...

— Oui, plutôt, dis-je en secouant le délicat sac en papier.


Elle jette un coup d’œil vers la boutique, les sourcils froncés, en murmurant.


— Non... c’est pas possible... je dois me tromper...

— Qu’est-ce qu’il y a ?

— Hmmm, j’ai cru reconnaître quelqu’un. Coincé comme il est, j’ai du mal à l’imaginer dans un sex-shop ! conclut-elle en éclatant de rire.

— Aah... d’accord, réponds-je avec un rire nerveux.


Je plonge ma main dans mon sac pour y ranger mon achat. J’y trouve un petit papier plié en quatre. J’attends que Nathalie me lâche et s’éloigne vers une autre boutique pour le déplier. Je jette un œil dessus : il y a un message manuscrit.


J’espère vous voir très bientôt dans cette tenue.


Nathalie revient vers moi tout excitée pour me montrer une robe. Je range le papier dans mon sac. Je n’ose pas lui parler de ce qui vient d’arriver. Ça me semble complètement dingue.


Je n’ai pas le temps de m’appesantir sur l’incident, pourtant sensuelle et agréable, que je viens de vivre dans la cabine d’essayage, car Nath’ m’entraîne maintenant dans une boutique de robe de soirée, non loin du sex-shop.


— Elles ne sont pas chères, me dit-elle en entrant. Je suis sûre que tu y trouveras ton bonheur. Cependant... il faudra essayer avec ta petite merveille, ajoute-t-elle en lorgnant mon sac.

— Oui, oui, on verra.

— Arrête de traîner, me dit-elle en me tirant par le poignet.


Adieu l’ambiance cocooning du sex-shop. Ici, c’est musique rock à fond les ballons, néons aveuglants et décor criard. Tout ce que je déteste. Je prends sur moi et suis Nath’ dans le fond de la boutique. Il y en a pour tous les goûts, pour tous les budgets. Je reste émerveillée devant de telles splendeurs. Je déchante vite en en voyant le prix.


— Non, pas celles-là, dit Nath’, mais celles-ci !


Elle me montre un portant avec des robes de soirée courtes, certaines en cuir, d’autre en satin ou encore en soie. Elle me présente des modèles plus sexy les uns que les autres et fronce les sourcils à chacun de mes refus. À la dixième robe, ses sourcils se froncent. Je recule de quelques pas lorsque mon dos heurte un portant. Je me tourne rapidement pour le retenir et c’est là que je la vois : une petite robe noire, portefeuille, coupe évasée. Mes lèvres s’arrondissent de surprise.


— Celle-là ! crié-je en la secouant sous le nez de Nathalie.

— Allez, file l’essayer, avec ta lingerie !


Je me sens brusquement excitée. C’est la première fois que j’achète une tenue aussi sexy. Sans réfléchir, je me déshabille entièrement dans la cabine et enfile la lingerie. Cependant, je n’arrive pas à fermer les dernières agrafes dans mon dos.


— Alors ? demande Nath’ dehors, avec impatience.

— J’ai besoin d’aide.


Nath’ se glisse dans la cabine et regarde mon reflet dans le miroir. Sa langue dessine le contour de ses lèvres alors que son regard dessine celui de mon corps. Elle termine d’agrafer mon bustier et, sans se soucier de l’endroit où nous sommes, m’enlace pour s’emparer de mes seins.


— Nath’, pas ici !

— Allez, s’il te plaît, minaude-t-elle. Tu en as envie, hein ?


Sa main descend sous le string, pour caresser ma fente. Je me presse contre elle, en étirant les bras, ce qui a pour effet de faire ressortir ma poitrine. Ses caresses se font plus insistantes.


— Tourne-toi, m’ordonne-t-elle.


Alors que je m’exécute, elle me pousse contre le mur, me bloquant les mains au-dessus de ma tête. Sa bouche s’empare de la mienne. Sa langue force le passage entre mes lèvres jusqu’à la mienne.


— Mmmf... mmf...


Mon corps ondule à la recherche de caresses qu’elle m’accorde sans sourciller. Ses doigts se glissent dans ma fente humide.


J’ai envie, oui, j’ai envie... pas ici...


Pourquoi fait-elle comme lui ? Est-ce la situation qui les a excités tous les deux. À regret, je me tortille pour me dégager de son emprise et secoue la tête.


— Non, Nath’, on ne peut pas faire ça ici... d’ailleurs...

— Je sais, dit-elle en se rapprochant de moi pour remonter ma fermeture éclair. Je voulais juste savoir si tu étais capable de dire non. Dépêche-toi d’essayer cette robe.


Elle referme aussitôt le rideau, me laissant pantoise devant le tissu noir qui se rabat sur elle.


Mais qu’est-ce qu’ils ont tous ? D’abord cet inconnu qui préfère que je le repousse plutôt que je reste passive, puis Nath’ qui voulait vérifier que je savais dire non.


— Tous des barges ! lance Rationnel.

— Ouaip, poursuit Animal, pas nets ces deux-là.

— Je ne vous le fais pas dire, conclus-je en enfilant la robe.


Je me regarde dans le miroir, assez satisfaite de l’image qu’il me renvoie.


— C’est bon, je peux voir ?

— Oui !


Je me retourne au moment où Nath’ ouvre de nouveau le rideau. Elle me jauge de la tête aux pieds, en faisant la moue. Elle penche la tête, semblant en pleine réflexion puis écarte un peu mon décolleté.


— Oui, c’est mieux. Regarde.


Demi-tour. Je lâche un cri de surprise. Le décolleté montre délicatement la naissance de mes seins et, le bas de la robe, la bordure en dentelle de mes bas.


— Oh non, c’est...

— Parfait ! s’exclame Nath’ en tapant des mains.

— Trop court, finis-je sans prendre en compte la remarque de mon amie.

— Arrête ! reprend-elle en m’enlaçant. Tu es une belle femme. Tu es la seule à ne pas y croire.

— Ah oui ? Et qui d’autre le pense ?


Elle semble gênée un instant, mais elle se reprend.


— Il faut voir comment certains se retournent sur ton passage. Et pas que de vieux pervers.


Elle pose son menton sur mon épaule et me sourit. Je pose mes mains sur les siennes.


— Tu sais, parfois, j’aimerais bien que tu sois ma grande-sœur.

— Eh bien, ce serait avec plaisir, me répond-elle en déposant un baiser sur ma joue. Je veillerai toujours sur toi, ma petite-sœur.


Pour la première fois de ma vie, je me sens vraiment aimée.


Pour la première fois de ma vie, quelqu’un se fait du souci pour moi.


Mais... ce n’est que le début des premières fois pour moi...

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