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Quand l'élève est prête, le Maître apparaît...

Chapitre 5

Une soirée pas catholique dans la cité des Papes (1/2)

Voyeur / Exhibition

Je suis nerveuse alors que Nathalie nous fait quitter l’autoroute.


Elle est passée me chercher directement en bas de chez moi pour se rendre à une soirée libertine, dans un vignoble près d’Avignon : un de ses amis l’a invitée à une petite fête qu’il organise dans sa propriété, pour arroser sa première cuvée. Pour me remettre du remue-ménage qu’a provoqué ma plainte dans la boite et surtout me changer les idées, elle lui a demandé si elle pouvait venir avec moi, son ami avait accepté. « Avec plaisir, » m’avait-elle précisé.


Je lisse pour la sixième ou septième fois le tissu de ma robe portefeuille noire, profondément décolletée, si courte qu’elle laisse apparaître la dentelle de mes bas quand je suis assise. Dessous, je n’ai pas résisté à mettre le bustier seins nus et le string que je me suis offerts.


Un masque noir vénitien, façon dentelle, complète ma tenue. Nathalie a opté pour une minirobe à bretelles, rouge, fendue jusqu’au-dessus de ses hanches, dont le décolleté laisse apparaître clairement les intentions de sa propriétaire.


Je regarde défiler, par la fenêtre, le paysage nocturne baigné par la lumière blafarde de la lune. Je n’arrive pas à croire que je la suive à cette soirée.


Une soirée libertine. Mais qu’est-ce qui m’a pris de dire oui ?

— Tu as juste envie de profiter de la vie.

— Et puis, rien ne t’oblige à participer !

Oui, tu as raison, rien ne m’y oblige.


Je sens la main de Nath’ sur mon genou. Je tourne la tête vers elle, elle me sourit chaleureusement.


— Ça va ? Tu me sembles loin de moi.

— Ça va, merci. Je suis juste intimidée.

— Je sais que c’est un peu nouveau pour toi. Mais personne ne t’obligera à quoique ce soit. Si tu dis non à une proposition, la personne n’insistera pas.

— D’accord. C’était pour ça dans la cabine ?

— Oui, désolée. Promets-moi de t’amuser, c’est tout.


Je connais sa façon de bien s’amuser. Si, quand je l’ai connue, sa façon de vivre m’avait choquée, je l’ai enviée et, maintenant je la laisse m’entraîner à la rencontre du plaisir, voire, des plaisirs…


Tout respire le luxe ici : la décoration, les boiseries, les tableaux, les tentures. Je suis ébahie. Je suis encore plus surprise de la simplicité de Paul, le propriétaire des lieux. Vêtu d’un élégant smoking et caché derrière un loup noir en velours, il nous accueille les bras ouverts, embrassant avec tendresse Nath’ et me faisant un élégant baisemain.


— Douce Clémence, je suis ravi de faire votre connaissance. Nathalie m’a beaucoup parlé de vous. J’espère que vous êtes bien installées.


Les chambres qui nous ont été réservées sont très spacieuses, luxueuses pour les deux prochaines nuits. Nath’ me fait remarquer qu’elle n’est pas certaine de l’utiliser ce soir. Cela ne m’étonne pas d’elle. Après avoir déposé nos sacs dans nos chambres, nous descendons dans la salle de réception.


Nous promenant dans l’immense salon, nous faisons connaissance d’autres invités. Je constate, non sans plaisir, que nous venons tous de différents horizons, que ce soit géographiquement, culturellement ou professionnellement. Les discussions vont bon train, tous les sujets sont abordés avec calme et légèreté. Il est vrai que se cacher derrière un masque permet plus de liberté d’expression. Ignorant qui est qui, qui fait quoi et qui vit où, les langues se délient facilement… et les mains aussi.


Rapidement, des couples se forment et des trios s’organisent. La musique battant son plein, les couples dansent langoureusement sur la piste, tandis que d’autres disparaissent déjà dans des alcôves, spécialement aménagées. N’étant pas encore très à l’aise avec ce genre de soirée, je m’assois au bar et commande une piña colada. Le barman la prépare devant moi avec un sourire ravageur, tandis que son regard se porte sur ma poitrine. Je me sens gênée. Il dépose le verre devant moi, en se penchant plus que de raison.


— Je suis en pause dans une heure, si ça vous dit, me murmure-t-il avec un sourire charmeur.


Je lui souris en saisissant la paille entre mes lèvres : une invitation pleine de promesses coquines, à en voir son regard sur moi. Je me tourne vers la salle et cherche des yeux Nath’. Ne la trouvant pas, je décide de me promener parmi les invités. Tout le monde semble bien se connaître, discutant par petits groupes ou bien disparaissant derrière des rideaux ou dans d’autres pièces attenantes à la salle. Je ne me sens pas à l’aise entourée d’autant d’inconnus dont je sens les regards me caresser de la tête aux pieds. Je pousse un profond soupir. J’ai toujours eu du mal à m’intégrer à des soirées… alors à des soirées libertines, encore plus.


Aussi troublée que confuse, je sors dans le couloir, pour monter dans ma chambre lorsqu’une main m’attrape le poignet. Je me retourne un peu brusquement et reconnais Paul. Je lui souris en m’excusant. Il me renvoie un sourire amical.


— Vous nous laissez déjà, Clémence ?

— Pardonnez-moi, Paul. Votre soirée est très agréable… mais… je ne me sens pas à ma place

— Nathalie m’a dit que c’est votre première soirée. Est-ce exact ? me demande-t-il avec gentillesse.


Je me sens rougir en acquiesçant de la tête. Il me lâche le poignet et pose sa main sur mon bras. Le regard qu’il m’adresse n’a rien de lubrique, au contraire, il est empli de bienveillance.


— Personne ne vous en voudra de ne pas participer, si vous ne vous sentez pas à l’aise.

— Merci, lui réponds-je avec soulagement.

— Mais, ce serait dommage de vous retirer si tôt. Si vous me le permettez, je vous donne un conseil : commencez par observer. N’hésitez pas à suivre des couples. S’ils laissent la porte entrebâillée, c’est qu’ils veulent être regardés.


Sa proposition me met encore plus mal à l’aise : je ne fais pas dans le voyeurisme. Il me sourit de nouveau, semblant deviner mes pensées.


— Cela peut vous aider à vous mettre dans l’esprit, de vous détendre. Mais je vous le répète, rien ne vous y oblige.


Disant cela, il prend ma main et y dépose un léger baiser.


— J’espère juste que vous ne vous ennuierez pas.

— Merci, Paul.


Inclinant la tête, il tourne les talons et se rend auprès de ses invités. D’un côté, je suis soulagée : si je ne suis pas à l’aise, je peux toujours monter dans ma chambre, me prendre une bonne cuite et passer une bonne nuit. D’un autre côté… j’ai bien envie de passer une bonne soirée.


Prenant une profonde inspiration, je me décide à essayer de trouver au moins un couple que je pourrais observer. Si je parviens à trouver Nathalie et à la suivre, je me sentirais un peu plus détendue. Je l’ai déjà regardée avec Ben et je sais qu’elle aime s’exhiber. Mais j’ignore ce qu’aimeront son ou ses partenaires.


Je la vois près d’une fenêtre du couloir, prise entre deux hommes masqués. Je vois leurs mains se promenant sans gêne sur son corps, sous sa robe, la poitrine découverte. Je me mords la lèvre en la découvrant ainsi offerte à ces deux hommes, un roux et un blond (c’est tout ce que je peux voir de leur physique, mise à part leur carrure de sportif). Je la vois m’adresser un clin d’œil, avant de les suivre dans une petite pièce, juste derrière. J’hésite un instant et me décide à leur emboîter le pas. Comme je le pensais, la porte n’est pas fermée. Rassemblant mon courage, je saisis la poignée et me glisse dans l’ouverture. Je me heurte immédiatement à un lourd rideau de velours. Regardant autour de moi, je remarque que cette tenture crée un couloir dans la pièce. J’imagine qu’il est destiné aux spectateurs. Je m’y engage discrètement, jetant un œil de temps en temps entre deux rideaux.


La pièce est plongée dans le noir, et le trio est simplement éclairé par de nombreuses bougies, faisant danser les ombres sur leurs corps. Nathalie se tortille entre les deux hommes, tandis que leurs mains se sont glissées sous sa robe. Je regarde autour de moi, je suis seule. Derrière moi, j’aperçois des chaises et des coussins sur le sol. Paul a pensé au confort des spectateurs. Mon regard se porte de nouveau sur le trio.


Le roux (que je nommerai R) derrière Nath’ fait glisser les bretelles de la robe le long de ses bras, tandis que le blond (ce sera B), fait descendre sa robe, exposant le corps nu de mon amie. Il glisse une main dans son entrejambe tout en saisissant un sein de l’autre, se mettant à le téter. R, dans le dos de Nath’, lui maintient les poignets dans le dos et lui caresse les fesses de sa main libre avant de la glisser entre ses jambes. J’imagine les deux mains fouillant l’intimité de Nath’. J’écarte doucement les pans de ma robe et glisse une main dans mon entrejambe, me caressant doucement les lèvres à travers mon string. Passant mon doigt, je sens un liquide chaud, un peu poisseux, mais tellement agréable. Mon cœur bat plus fort.


B s’agenouille alors devant elle, faisant courir sa langue sur son corps et, faisant glisser sa main le long de sa jambe gainée de résille, la lui pose sur son épaule. Je déglutis péniblement en imaginant le super cunnilingus qu’il est en train de lui faire. L’extase que je vois affichée sur le visage de Nath’ en dit long sur l’agilité de la langue et des doigts de B. R, quant à lui, se saisit des seins de Nath’, les pétrissant sans douceur, pinçant la peau pâle qui prend alors une teinte rosée.


Spontanément, l’une de mes mains plonge dans mon décolleté et se porte sur mes seins pour leur faire subir le même sort. Je me recule contre le mur, poursuivant mes caresses, mais laissant un espace entre les rideaux pour continuer à les regarder. Je ne pensais pas que cela m’exciterait autant que la première fois que j’avais vu Nath’ avec Ben dans l’arrière-cour du bar.


Fermant les yeux, j’imagine les doigts de ces inconnus sur mon corps, entre mes lèvres. Ma respiration s’accélère lorsque mes doigts caressent mon clitoris. Je me mords les lèvres, je ne veux pas aller trop vite. Reprenant le contrôle de mes mains, je risque un coup d’œil entre les rideaux. Nath’ est accroupie devant B, le masturbant avec un grand sourire, tandis que R sort son sexe tendu et s’agenouille derrière elle. Se collant à elle, je le vois glisser son sexe entre ses fesses. Nath’ lâche un instant B, se soulevant un peu pour que R se glisse entre ses cuisses, sexe droit comme un I. Lui saisissant le bassin, il s’enfonce en elle avec force, lui arrachant un cri rauque qui fait rire B. Celui-ci se rapproche et attrape les cheveux de Nath’ pour lui faire relever la tête.


— Ne m’oublie pas, poupée.


Je vois Nath’ ouvrir grand la bouche et enfourner la queue de l’homme. Tout n’est que gémissements de plaisir et cris rauques.


Mon majeur s’enfonce profondément en moi, faisant de lents va et vient, imaginant son sexe à la place de celui-ci. J’apprécie de sentir la douce moiteur autour de mon doigt. Je me laisse doucement glisser le long du mur et tombe à genoux sur les coussins, dont le confort est le bienvenu. Affolée par le spectacle devant moi, mon majeur est bientôt rejoint par mon index, tandis que je m’écarte les lèvres de l’autre main. J’entends d’autres gémissements autour de moi : est-ce que les autres voyeurs se régalent du spectacle que leur offre le trio ou bien du mien ? Curieusement, cette idée m’excite encore plus. À ce moment, j’espère que l’un des spectateurs vienne s’occuper de moi. Mais non, je reste seule, les seins et le sexe exposés à mes caresses et au regard lubrique des autres.


Je risque un œil vers la scène qui a de nouveau changé : Nath’ est à quatre pattes au-dessus de R, le suçant profondément et le masturbant, tandis que B se prépare à la prendre en levrette. Il fait plusieurs allers-retours avant de la pénétrer entièrement d’un coup de rein brutal qui arrache un cri de plaisir à Nath’, qui fait gémir plus fort R en le serrant un peu trop fort. Emportée par l’excitation, je me glisse un troisième doigt, m’effondrant sur le dos. Mes muscles se contractent autour de mes doigts, attisant mon excitation. J’halète de plaisir et retiens un cri lorsque mon corps cède à la jouissance. Je roule sur le côté, dégageant mes doigts, tandis que j’entends les deux hommes pousser un râle animal, sans doute en éjaculant, R dans la bouche de Nath’ et B entre ses fesses. Mais, recroquevillée sur les coussins, je ne peux plus les regarder, essayant de calmer les petits soubresauts de mon corps.


Je perçois vaguement des mouvements autour de moi, mais je m’en moque. Comme si plus rien n’existait autour de moi. J’ignore combien de temps je reste comme ça, je me sens bien, détendue. Je m’assois doucement. Jetant un coup d’œil entre les rideaux, je vois que la pièce est vide. Je regarde autour de moi et trouve une boîte de kleenex posée sur une petite table. Je m’essuie délicatement les doigts et entre les cuisses. Je suis surprise du plaisir que j’ai pris à les regarder. La pièce est plongée dans le noir et le silence. J’apprécie cet instant, voluptueusement allongée sur les coussins. J’entends alors la porte s’ouvrir de nouveau.


Après m’être débarrassée de mon mouchoir, je me lève et réajuste mes vêtements. Prenant un air le plus dégagé possible, je sors de la pièce. Ne voyant personne dans le couloir, je pousse, malgré moi, un soupir de soulagement. Tranquillement, je regagne la salle et file directement au comptoir prendre un verre pour me remettre de mes émotions. Alors que je prends la paille entre mes lèvres, je sens une tape entre mes omoplates et je manque de renverser mon verre. Levant les yeux, je vois Nath’ s’installer en face de moi, une coupe de champagne à la main.


— Dis donc, j’espère que le spectacle t’a plu.


Paf… nouveau fard. Je ne parviens même pas à lui répondre. Nath’ pose une main sur mon genou et me le caresse.


— Tu sais, tu n’as pas à avoir honte. En tout cas, j’ai adoré savoir que tu nous regardais.

— C’est dur à avouer, mais ça m’a plu.


Ça y est, c’est lâché. Nath’ éclate de rire.


— Je te le dis, il n’y a rien de honteux. Nous sommes là pour nous amuser, pas pour nous juger. Chacun d’entre nous… dit-elle en embrassant la salle du regard. Nous connaissons et avons accepté les règles du jeu. Nous faisons ce que nous voulons, avec qui nous voulons et qui nous désire. Nous ne montrons que ce que nous voulons bien montrer. Tout à l’heure, toutes les personnes dans cette pièce étaient consentantes, autant pour voir que pour être vues.


Je hoche la tête en assimilant ce que vient de me dire Nath’. Elle me tapote amicalement le genou avec un grand sourire.


— J’espère que tu trouveras d’autres plaisirs que celui de regarder.


Son regard se perd alors par-dessus mon épaule.


— Je te laisse. J’ai promis une danse à un beau brun.


Elle me fait un clin d’œil et disparait. Je me retourne vers le bar, sirotant mon cocktail en méditant sur les paroles de Nath’. Elle a raison : quel est le mal à prendre du plaisir avec le sexe, si les participants sont consentants ?


— De la perversion…

— Du plaisir !!!


Oui, j’ai pris du plaisir à les regarder. Oui, j’ai joui avec un plaisir solitaire. Où est le mal ?


— Où est le mal demandes-tu ? À ton avis ? Le sexe, la débauche, la luxure… IM-MO-RA-LE !

— Dès qu’il s’agit de plaisir, c’est immoral : bouffe, alcool, sexe !!! Le plaisir de la vie !



Certains le trouvent dans la bouffe, d’autres dans l’alcool ou la drogue… au moins dans le sexe, il y a toute sorte de moyen de se protéger, même si certains y voient une addiction aussi autodestructrice que le reste.


On peut toujours garder le contrôle…


Je n’imagine pas à ce moment que je céderai le contrôle à quelqu’un d’autre…

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