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Quand l'élève est prête, le Maître apparaît...

Chapitre 10

L'oiseau bleu (2/2)

Erotique

Un instant, il a craint de l’entendre tout déballer à Richard, lorsque celui-ci lui a remonté les bretelles après la réunion. Il a tout de même été agréablement surpris de la voir obéir à son ordre silencieux. Il a pu observer discrètement leur relation. Comme les a évoqués Clémence au cours de son entretien, les rapports entre eux sont purement et simplement professionnels. Seulement Richard a tendance à se montrer protecteur avec elle.


— Richard a-t-il décelé chez elle la même faiblesse que moi ? Qui nous pousse à la protéger ?

— Non, murmure une voix sourde au fond de lui. Tu la veux tout entière, pour la soumettre à tes désirs.


Il grimace en entendant cette voix au ton condescendant. D’après son sensei, quand il était au Japon, cette voix, qu’il avait nommée son loup intérieur, était la manifestation de ses débats intérieurs. Il se manifestait lorsque ses désirs entraient en conflit avec sa conscience. Pourquoi fallait-il que Clémence réveille ce loup qui sommeillait en lui depuis tant d’années ?


— Je fais partie de toi… que tu le veuilles ou non.

— Je sais.

— Tu as beau essayer de m’étouffer, tu vois, je reviens toujours.

— Je sais.


Il se sert un verre de scotch et regarde sa montre.


18h20.


— Viendra-t-elle ?

— Oui, elle viendra, tu peux en être sûr.


Le doute l’envahit un instant. Elle pourrait être effrayée et reculer au dernier moment. Il a déjà vu cela chez des femmes qui s’auto-proclamaient soumises dévouées et qui se défilaient au dernier moment, après avoir lu le contrat et les devoirs d’une soumise.


— Rien de légal. Que du papier… Non, un engagement moral entre deux adultes consentants.


Perdu dans ses interrogations, il est surpris d’entendre la porte grincer légèrement… et encore plus lorsqu’il entend les mots qu’il espérait entendre de ses lèvres délicates.


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— C’est en toute conscience et en pleine acceptation que je me présente à vous, comme votre soumise fidèle et dévouée…


Sa reine vient enfin de prendre place sur son échiquier.


* * * * *


Agenouillée sur l’épaisse moquette, je garde la tête baissée et les poignets tendus vers lui, attendant qu’il me parle. J’ignore combien de temps il se passe avant qu’il ne s’adresse à moi, mais mes genoux douloureux m’indiquent que cela fait déjà trop longtemps. Mais je n’ose pas me plaindre.


— Bonsoir, me dit-il d’une voix chaude. Je suis heureux que tu sois venue.

— J’ai vraiment hésité, monsieur.

— Je comprends, dit-il en s’asseyant sur une chaise. Viens ici.



Son ton est ferme : il semble habitué à donner des ordres et à se faire obéir. Je me lève le plus élégamment possible et m’avance vers lui. Il me dévore du regard, j’en suis certaine. Je déglutis difficilement. Il lève son index droit et l’abaisse brusquement. Je l’interroge du regard.


— Tu t’agenouilles devant moi, quelles que soient les circonstances, à moins que je ne te donne un autre ordre.

— Bien, monsieur.


Docile, je m’exécute et m’agenouille à ses pieds, les yeux baissés. Il pose sa main chaude sur ma nuque. Je peux sentir, par ce simple contact, sa force et son autorité. Ma peau se couvre de délicieux frissons.


— As-tu lu et signé le contrat ?

— Lu, oui, monsieur, mais pas encore signé.

— Y a-t-il des choses qui te gênent ? Parle sans crainte.

— Eh bien, pour être honnête, commencé-je en me triturant les doigts. Plusieurs, monsieur.

— Souhaites-tu en parler ici et maintenant ?

— Si nous pouvons en parler dans un cadre plus… propice.

— Très bien. Tu me donneras les documents avec tes remarques et nous en reparlerons.

— Bien, monsieur, je vous en remercie.


Je m’incline profondément, posant le front sur son pied nu.


— Dans ce cas, monsieur, l’humble novice que je suis se soumet à vous pour être guidée et devenir votre soumise.

— Lève-toi pour que je t’inspecte.


Je m’exécute, comme décrit dans le contrat. Les yeux toujours baissés, je me redresse, les pieds écartés, les mains derrière la tête et les coudes bien en arrière pour lui offrir mon corps. J’entends ses pas, étouffés par la moquette, se rapprocher de moi. Je vois ses pieds nus devant moi. Je relève les yeux : ils remontent le long d’un jean noir, jusqu’à sa ceinture, le long de son torse nu, son menton carré, ses lèvres fines… Une claque cuisante s’abat sur ma fesse droite.


— Tu garderas les yeux baissés devant moi.

— Bi-ien, monsieur, réponds-je en me hâtant d’obéir.


Il pose ses mains sur mes épaules : elles sont chaudes, douces et puissantes. Elles descendent le long de mes bras, lentement, me faisant frissonner. Je sens son souffle chaud sur ma nuque. Je ferme les yeux pour apprécier l’instant. Ses mains explorent mon corps, comme si elles le découvraient pour la première fois. Ses lèvres se posent sur mon épaule et descendent lentement le long de mon dos, jusqu’au creux de mes reins. Je lâche un gémissement lorsqu’il me mordille la fesse. L’une de ses mains glisse entre mes cuisses, caressant mes lèvres qui s’humidifient déjà. Il les saisit pour les frotter l’une contre l’autre.


Délicieux, si délicieux.


— Je vais te mettre un masque sur les yeux, est-ce que tu as peur ?

— Non, monsieur. Je pense que ça va aller.


Il pose un masque en tissu sur mes yeux et en noue les rubans derrière la tête. Je me retrouve plongée dans le noir, mais curieusement, cela ne m’effraie pas. Alors que ses caresses se poursuivent, mon bassin commence à onduler de lui-même. Ses lèvres remontent le long de ma colonne vertébrale, jusqu’entre mes omoplates. Ses mains descendent sur mes seins, les caressant doucement, tournant autour de mes mamelons. Ma respiration s’approfondit, faisant gonfler ma poitrine.


Il saisit délicatement mes mains pour les descendre dans mon dos, avant de se coller contre moi. Mes mains frôlent son sexe déjà gonflé dans son jean. J’hésite. J’ai envie de le caresser, mais je n’ose pas. Pas tout de suite. Son souffle chaud me caresse voluptueusement la peau du cou, de l’épaule. Je bascule la tête en arrière. Sentant son visage à côté du mien, j’imagine qu’il doit avoir une belle vue sur ma poitrine. Ses mains descendent lentement le long de mes bras, me les tirant un peu plus dans le dos.


Je gémis doucement lorsque ses mains passent sur ma taille : accentuant la pression contre lui, mes épaules me tirent un peu en arrière. Je frissonne lorsque sa langue me lèche la gorge. Ses mains remontent doucement sur ma poitrine, me caressant les seins. Il pince délicatement les tétons qui se dressent entre ses doigts. Son étreinte se relâche et je l’entends passer devant moi.


— Ah, oui, vraiment très joli tout ça, et très appétissant.


Je l’entends se rapprocher de moi, je sens son odeur musquée, enivrante, excitante. Une main passe sous ma nuque et m’attire brutalement vers lui. Ses lèvres s’emparent des miennes, sans ménagement, sans avertissement. Sa langue se force un passage, venant chercher la mienne. Son autre main se promène sur ma taille, remonte vers mon sein pour le caresser. Je me sens fondre entre ses bras.


Il se dégage de ma bouche et repasse derrière moi. Ses bras m’enlacent et ses mains s’emparent de mes seins. Il les caresse, les malaxe, pince les tétons. Je sens son souffle chaud contre ma nuque, son sexe dur contre mes mains. Les siennes descendent le long de mon ventre, me caressent la vulve avant de remonter lentement sur ma poitrine. Il semble prendre plaisir à prendre son temps, une vraie torture. Je me sens toute mouillée. Ses doigts se glissent entre mes lèvres humides, les ouvrant, tirant dessus jusqu’à ce que je gémisse de douleur.


— Il te teste. Tu aimes ça ?

Oh, oui…

— Perverse !


Ses mains se promènent à nouveau sur mes seins, avides de caresses. Je me cambre un peu plus pour offrir mon corps à ses attouchements aussi obscènes que délicieux.


Me donnant une claque sur les fesses, qui m’arrache un cri de surprise, je l’entends s’éloigner de moi.


Reviens, je veux encore tes mains, tes lèvres, sur moi.


Mon désir silencieux est rapidement exaucé. Ses lèvres chaudes se posent sur mon sein gauche. Sa langue me lèche le téton qui se redresse encore. Une de ses mains me masse l’autre sein, l’écrasant, le tirant, le pressant, pinçant le téton tandis que sa bouche m’aspire, me faisant gémir de plaisir. Je pose mes mains sur sa tête, plongeant mes doigts dans ses cheveux soyeux, pressant son visage contre mon sein. Il me mord le mamelon, m’arrachant un cri dans lequel se mêlent plaisir et douleur.


— Vais-je devoir t’attacher pour que tu restes tranquille ?

— Co-comme vous le souhaitez, monsieur, réponds-je en remettant les mains dans mon dos.

— Je préfère ça !


Son autre main descend enfin entre mes cuisses et caresse mes lèvres humides. Je lutte pour ne pas retirer le masque et voir ce qu’il me prépare.


— Hum, tu es bien mouillée, constate-t-il. Très bien. Ne bouge pas !


C’est la toute première fois que je m’abandonne aux caresses d’un homme avec autant de plaisir. Il joue avec mon corps, l’excitant, le frustrant tour à tour, pour son plus grand plaisir. Mon corps crie pour qu’il revienne s’occuper de lui, l’appelle désespérément… Mais il est le Maître et décide quand, où et comment il me laissera jouir… s’il décide de me laisser jouir. Mon bas-ventre en a tellement envie qu’il en devient douloureux. Je résiste pour ne pas en demander plus, tout de suite.


J’entends une chaise glisser. Je pense qu’il s’y assoit quand je sens ses doigts m’écarter les lèvres et sa langue glisser jusqu’à mon clitoris. Ses deux mains s’emparent de mes fesses et me collent contre lui. Je dois écarter les jambes pour qu’il s’y glisse. Tandis qu’il me lèche et m’aspire tour à tour le clitoris, ses mains pétrissent mes fesses, les écartent. Ses doigts me massent l’anus. Je frissonne à cette caresse.


— Tourne-toi, et assieds-toi.


M’exécutant rapidement, je me retrouve dos contre lui, sur ses genoux, les jambes bien écartées. Il m’attrape les mains et me les coince dans le dos. D’une main, il me plaque contre lui, me pétrissant les seins. De l’autre, il s’occupe de mon sexe, m’écartant les lèvres des doigts. Sous mes fesses, je sens sa verge à l’étroit dans son jean. Plus je me tortille, plus je le caresse, plus il grossit. Brusquement, il entre deux doigts en moi. Je gémis de plus en plus fort. Ses allers-retours sont lents, profonds. Du pouce, il décrit des cercles autour de mon clitoris. J’appuie ma tête contre son épaule. Sa main me caresse longuement la gorge, le haut de la poitrine, avant de redescendre sur mes seins. De ses genoux, il m’écarte un peu plus, m’ouvrant encore plus à ses doigts.


Sa langue me lèche délicatement l’oreille. Une de ses mains me maintient les lèvres écartées, les doigts de l’autre se glissent profondément, m’arrachant un gémissement. Son va et vient est fort, lent, profond. Je tente de resserrer mes jambes, mais plus j’essaie, plus il les écarte avec ses genoux. Je tremble, je dégouline, j’halète. Il me maîtrise, m’empêche d’agir à ma guise. Il me contrôle entièrement. Je ne peux pas lui résister.


— D’ailleurs… en as-tu vraiment envie ? susurre Animal.

— Tu as toujours été obéissante… jusqu’au jour où tu es partie de chez tes parents ? Jusqu’à quel point lui obéiras-tu ?

Je… je ne sais pas… Je veux… je veux être à lui…


— Très bien, dit-il en retirant ses doigts. Lève-toi.


Je m’exécute, les jambes flageolantes. Pourquoi s’arrête-t-il ? Ses doigts me manquent déjà cruellement. J’entends le bruit d’une fermeture éclair que l’on ouvre lentement.


— Tourne-toi.


Lentement j’obéis.


— À genoux.


Sans rien y voir, l’exercice est difficile, mais j’y parviens. Je dois être un peu loin de lui, car il m’ordonne de m’approcher. J’avance à genoux sur la moquette douce. Sa main se pose sur ma tête et guide mon visage jusqu’à son sexe en érection. Je pose mes mains sur ses genoux et les remonte doucement jusqu’à son membre. D’une main, je lui caresse le sexe, et de l’autre les testicules. Empoignant la hampe, je dépose un baiser sur le gland, y donne de petits coups de langue. Lentement, je le lèche consciencieusement de haut en bas, faisant tourner ma langue autour de son mât tendu. Je m’arrête quelques secondes sur son gland turgescent, le taquinant des lèvres et de la langue.


J’ouvre ma bouche et l’enfourne avec gourmandise, aussi brusquement qu’il a glissé ses doigts dans mon sexe. Il laisse échapper un râle de plaisir lorsque mes lèvres l’aspirent, lorsque mes dents le mordillent. Je sens la pression de sa main sur ma tête, m’invitant à le prendre plus profondément. Mais je n’ai pas envie de lui faire ce plaisir tout de suite.


— Quelle obscénité ! Si tu te voyais ! J’ai honte pour toi.

— Oh, non, tu es belle. Tu incarnes si bien la luxure sous tes allures de petit ange, mon agneau.

— Dépravée ! Vicieuse ! Dévergondée !

— Oh oui, oh oui ! glapit Animal en sautant de joie. T’es tout ce que j’aime chez la femme… Libère-toi !


Je relâche son sexe et recommence à le sucer. Arrivée prés de ses bourses, j’y dépose des baisers, avant de les cajoler de la langue à leur tour. Il s’est rasé ou bien épilé car sa peau est douce et lisse, tellement agréable à lécher. J’aspire sa peau entre mes lèvres, le mordillant.


— Oh putain, laisse-t-il échapper. Que c’est bon…


Ma langue remonte le long de sa verge et je reprends mon lent pompage, de plus en plus profondément, jusqu’à ce que son sexe soit entièrement dans ma bouche. Je serre et relâche son sexe dans ma main, à un rythme régulier. J’accélère petit à petit, l’entendant gémir de plus en plus fort et ralentis brusquement, pour faire durer le plaisir et recommence plusieurs fois et à chaque fois que je le sens au bord du gouffre, je ralentis. Sa main me caresse la tête et l’entraine doucement en arrière… j’exerce une dernière aspiration avant qu’il ne quitte ma bouche.


Quelques secondes, qui me semblent une éternité, passent. J’imagine la scène de l’extérieur : un homme nu sur sa chaise, une femme nue, soumise à ses pieds… voilà un tableau excitant. En attendant ses ordres, je me penche vers l’arrière, les genoux écartés, lui offrant une belle vue sur mon abricot, mes seins dressés. Je promène ma langue sur mes lèvres. Je n’en peux plus d’attendre.


— Viens t’asseoir.


Je me redresse doucement. Ses mains, qui se posent sur mon bassin, me guident jusqu’à lui. J’écarte les jambes et ses mains m’entrainent sans délicatesse, sur son sexe dressé qui trouve le mien du premier coup. Je laisse échapper un cri de surprise et de plaisir, en le sentant si profond en moi. Je commence un va et vient assez rapide, mais ses mains me freinent.


— Nous avons le temps…


Je me contrôle. Ses mains me font basculer le bassin d’avant en arrière, rouler sur les côtés, promenant son sexe en moi. Je sens mon corps entier trembler, mais je parviens à suivre ses mouvements. Je m’agrippe fermement à ses épaules, enfonçant mes ongles dans ses muscles, malgré moi.


— Bien, continue…


Ses mains me lâchent. L’une se glisse sur mon clitoris pour le caresser, l’autre sur mon sein qu’il tire à ses lèvres pour me téter, me mordiller, m’aspirer. Je sens les muscles de mon ventre se contracter, ceux du bas-ventre se resserrer autour de son sexe. Je n’ai jamais ressenti un tel plaisir. Sans le vouloir, j’accélère mes mouvements de bassin. Ses mains se reposent sur mes hanches pour accentuer mes mouvements. Tous mes muscles se crispent. J’ai l’impression d’exploser de l’intérieur en criant… je ne reconnais pas cette voix qui crie mon plaisir… pourtant c’est bien la mienne.


Ses doigts s’enfoncent dans ma chair au moment où il se lâche en moi, en rugissant sauvagement. Il enfouit sa tête entre mes seins, laissant mourir son cri en l’étouffant contre ma peau.


Ses bras m’enlacent, tandis que je pose ma tête sur son épaule. Je glisse mes bras autour de son cou, plus pour éviter de tomber que pour quémander un câlin. Mes jambes flageolent. Je n’essaie même pas de me dégager, je n’en ai pas la force.


Je sens sa main me caresser la joue. J’attends qu’il m’enlève le masque, mais il n’en fait rien. Au lieu de cela, il me passe un bras autour de la taille et me guide pour m’asseoir sur une chaise.


— Je vais partir, me murmure-t-il à l’oreille. Tu pourras ôter ton masque quand je serai sorti.


Je l’entends aller et venir dans la chambre. Il passe derrière moi et je sens soudain son souffle chaud sur ma nuque, me faisant frissonner.


— Tu seras une bonne soumise avec plus d’expérience, me murmure-t-il à l’oreille. Nous reparlerons du contrat très bientôt.


Je l’entends s’éloigner puis la porte se fermer doucement. Lorsque le silence se fait, je retire mon masque : la chambre me semble bien vide sans sa présence. Son parfum flotte encore dans l’air, un subtil mélange de musc et de virilité. Je me lève, un peu flageolante, mais je parviens à reprendre le contrôle de mon corps. Je me dirige vers la salle de bain pour prendre une bonne douche.


— Comment as-tu pu faire ça ?

— Non seulement elle l’a fait, mais elle y a pris du plaisir et elle recommencera, hein, petit agneau ?

— Te rends-tu compte que tu ne peux plus reculer ?


Je coupe l’arrivée d’eau chaude et sors de la douche. Je me plante devant le miroir embué, dans lequel je devine le reflet d’une femme qui m’est totalement étrangère, le reflet de cette femme soumise qui vient sûrement de signer un pacte avec le diable.


— Je n’en ai pas l’intention.


Je me sèche rapidement et sors ma robe de mon sac. Je la secoue un peu pour la défroisser et l’enfile. Je remets mon imper, vérifie que je n’ai rien oublié et quitte la chambre à mon tour


* * * * *

Dans la rue, devant l’hôtel.


Un chauffeur, vêtu d’un costume noir, attend devant une berline foncée. Lorsqu’il voit son patron sortir de l’hôtel, il se hâte d’ouvrir la portière. L’homme s’y engouffre à la hâte et la portière se referme. Le chauffeur se glisse alors derrière le volant.


— Monsieur est-il satisfait ?

— Oui, Thomas.

— C’est quand même une sacrée coïncidence, qu’elle travaille dans cette boîte.

— Tes renseignements étaient exacts. Il a bien caché cette information, le bougre… Je n’aurais pas pensé qu’elle aurait changé de nom pour fuir sa propre famille.

— Assurément, monsieur.


Mathieu se cale confortablement dans son siège, en songeant à la soirée qu’il vient de passer avec Clémence, un sourire satisfait sur les lèvres. Non seulement il a retrouvé la pièce qui lui manquait sur son échiquier pour abattre son roi adverse, mais aussi une reine soumise, apparemment prête à s’offrir à lui.


— Une pierre, deux coups… Deux coups de Maître.

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