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Quand l'élève est prête, le Maître apparaît...

Chapitre 14

Mes premiers pas de soumise

Voyeur / Exhibition

Je me réveille aux premières lueurs du jour. Je regarde mon radio-réveil : cinq heures trente.


Pffff… beaucoup trop tôt.


D’habitude, je me lève vers six heures et demie. Je sais pertinemment que je n’arriverai pas à me rendormir pour une heure. Je prends le temps de m’étirer sous ma couette avant de me lever. Quand je vivais chez ma marraine, elle m’appelait son petit chat car je m’étirais très souvent, surtout le matin pour réveiller mon corps. Je ne sais pas vraiment d’où m’est venue cette habitude, mais je l’ai gardée, car elle me fait du bien.


Je finis par m’extirper de mon doux cocon et passe à la cuisine allumer ma machine à expresso avant de filer sous la douche. Alors que je me lave les cheveux, je pense à Nath’. Elle n’a pas eu une vie facile, mais elle s’en est bien tirée malgré tout.


— Mathieu était là pour l’accompagner, murmure Rationnel. Qu’est-il vraiment pour elle ? Qu’est-elle pour Lui ?

— Juste des amis. Des amis très proches.

— Oui, ou plus si affinités, poursuit-il. Ils ne sont pas fiables. Ils ont une histoire ensemble.

— Oui, mais pas celle que tu penses. Tu vois le mal partout.

— Pour te protéger, petit agneau.

— Ça suffit ! Taisez-vous !


Je coupe l’eau et m’enveloppe de mon peignoir. Je prends une serviette pour me sécher les cheveux et me rends à la cuisine pour déjeuner. Au menu : café fort et sucré, jus d’orange frais, un yaourt nature et une pomme. Je m’installe dans mon fauteuil près de la fenêtre. Mon appartement est dans une petite résidence et donne sur une cour privée et calme. Deux arbres me cachent des vis-à-vis. Je me surprends à penser que je pourrais me balader nue dans mon trois-pièces, les fenêtres grandes ouvertes sans que personne ne le remarque.


— Vas-y, petit agneau. Ton Maître apprécierait de le savoir.

— Pfff… mais non.


Tout en déjeunant, mon regard se pose sur la petite boîte, contenant les boules de Geisha.


— Vous envoyer une vidéo quand je les mets, hein ?


Je repousse mon plateau pour attraper TdS sur ma table basse.


— Voyons… Caméra… Mode vidéo… Ah ! Paramètres de vidéo. Hmmm… Mode de prise de vue… Bein, selfie… Oh chouette, un minuteur… Maximum dix secondes ? Ça devrait suffire. Maintenant, comment te caler ?


Le plus simple serait d’acheter un support pour le poser. Je note cet achat dans un coin de mon esprit. J’attrape mon vase et pose le téléphone contre lui, l’objectif dirigé sur mon petit fauteuil. Je fais le point. Sur l’écran je peux me voir en entier.


— Peut-être vaut-il mieux le monter un peu pour un cadrage plus sélectif.


Je sélectionne deux gros livres de poche pour le remonter un peu. Le cadrage est meilleur. Je respire profondément et sors les boules de leur boîte. Elles me semblent bien lourdes dans ma main.


— Mince, je n’ai pas de lubrifiant.

— Utilise ta salive, petit agneau. Et montre-le-lui bien en vidéo… il va adorer.

— Tu crois ?

— Oh oui !


J’ai le trac. Je n’ai jamais fait un truc pareil, ni même envoyé un nude. Là, non seulement je dois Lui montrer que je mets bien les boules mais en plus en faire une vidéo. J’angoisse. Je fixe l’écran de mon portable qui me renvoie mon reflet inquiet.


— Que fera-t-il si je ne le fais pas ?

— Tu seras sévèrement punie, répond sérieusement Rationnel.

— Très sévèrement ! renchérit Animal avec lubricité. Tu aimerais, hein ?

— Non, pas vraiment.


Je retire mon peignoir et me passe les doigts dans les cheveux pour les ébouriffer un peu. J’observe ma position sur l’écran. Je pose un pied sur la table basse, mais ce n’est pas suffisant pour qu’il voit mon intimité. J’écarte alors les cuisses pour les poser sur les accoudoirs. Mon écran me renvoie de moi une image obscène. Je ferme les paupières.


— Je ne peux pas ! Je ne peux pas !

— C’est l’objectif ! Te dépasser ! Repousser tes limites !

— C’est obscène, pervers !

— C’est le prix du plaisir, petit agneau. Ton Maître veut t’aider à devenir meilleure.

— Meilleure ? Me dépasser ? Pour mon plaisir ?

— Surtout le sien !

— Non, le vôtre !

— Chut ! Laissez-moi tranquille ! J’ai besoin de calme !

— Motus ! murmurent-ils en chœur.


Je respire le plus calmement possible et essaie de penser à quelque chose d’excitant. Je songe à mes rencontres avec Lui. Avignon, l’ascenseur, l’hôtel, ici… Je laisse mes mains errer sur mon corps en imaginant les siennes. Ce n’est rien de plus qu’agréable. Je lâche un profond soupir agacé.


— Tu es trop tendue, murmure Animal. Détends-toi.

— Il ne t’en voudra pas si tu as des difficultés.

— Je veux y arriver !


Je suis frustrée. Des larmes d’impuissance perlent à mes yeux.


— Imagine-Le devant toi, conseille Rationnel.

— Oui, visualise son regard sur toi à travers l’écran, poursuit Animal.

— Le plaisir qu’il va prendre à te regarder.

— La satisfaction de te voir lui obéir.

— Son plaisir. Lui obéir. Mon plaisir.


Guidée par sa volonté propre, ma main se porte sur TdS pour déclencher la vidéo. Le compte à rebours commence.


10, 9.

Son plaisir.

8,7.

Sa satisfaction.

6,5.

Ma soumission.

4,3.

Mon désir de lui plaire.

2,1.

Mon abandon à Lui !


J’oublie la caméra qui m’enregistre. Je ne pense qu’à Lui lorsqu’il me regardera. Je porte les boules à mes lèvres.


— Pour Vous, Monsieur.


Je lèche la première boule pour l’enduire de ma salive, puis la seconde. En même temps, ma main libre se pose sur mon sexe pour le caresser. Alors que je prends la première boule dans ma bouche, mon index caresse mon clitoris. Je sens mon intimité s’humidifier lentement en imaginant son sourire satisfait. Alors que ma langue mobilise les deux boules, j’ouvre ma vulve avec mon index et mon annulaire pour y engouffrer mon majeur. Je lâche un gémissement étouffé par le sex-toy. Mon doigt coulisse avec tant de facilité dans mes chairs humides que mon index vient bientôt le rejoindre. J’imagine le regard satisfait de Mathieu en me voyant me préparer pour Lui.


Doucement, je retire les boules, en les retenant un peu avec mes lèvres, imaginant son gland à leur place. Tout en poursuivant mes va-et-vient avec mes doigts, j’expose à l’objectif de TdS les deux sphères enduites de ma salive. J’inspire lentement pour calmer mon excitation et expire tout aussi paisiblement.


— Rien que pour Vous, Monsieur.


Écartant de nouveau ma fente de mon majeur et mon index, je lui présente la première boule. Je l’ouvre un peu plus, fixant l’objectif du regard. J’enfonce le petit globe métallique dans mes entrailles accompagnant cette lente pénétration d’un long gémissement de plaisir. Il se faufile dans mes chairs moelleuses, qui se contractent autour, comme si son instinct le guidait vers un nid douillet et accueillant.


— C’est toi qui le guide pour ton plaisir.


Sans traîner, mes doigts saisissent le second orbe de délice, plus gros que le premier. Je dois forcer un peu pour le faire rejoindre son homologue. C’est avec un nouveau gémissement de délectation qu’il atteint son objectif, poussé par mes deux doigts. Je suis incroyablement excitée par la situation : masturbation, exhibition, plaisir… je ne me serais jamais imaginée capable de faire tout ça pour un homme. Calmant ma respiration, je tire légèrement sur la chaînette qui reste à l’extérieur.


— J’espère avoir répondu à votre attente, Monsieur. Je reste à vos ordres.


Je redescends mes jambes et me penche en avant, offrant un gros plan sur ma poitrine à l’objectif pour couper l’enregistrement. Je tape rapidement un petit message auquel je joins la vidéo.


[SMS,Mathieu,Clémence]

> Je Vous souhaite de bien commencer votre journée, Monsieur. 


Et la voilà partie dans le cyberespace.


— C’est malin, gronde Rationnel. Et s’il lui prend de diffuser cette vidéo ? De te faire un chantage ?

— Pfff… que pourrait-il lui demander de plus ?

— Non, c’est pas son genre.

— Mouais… c’est ce qu’on verra, petite idiote.

— Remarque… il n’a pas tort… mais non… je n’y crois pas.


Je ne sais pas d’où me vient cette certitude, mais je suis convaincue qu’il ne ferait jamais un truc pareil.


* * * * *

Six heures trente – chez Mathieu.


Il est surpris d’entendre son portable sonner en sortant de la douche.


— Qui peut m’envoyer un message à cette heure ?


Sa première pensée se tourne vers sa sœur.


Pourvu qu’il ne lui soit rien arrivé.


La taille ceinte d’une serviette de bain, le torse encore ruisselant d’eau, il se précipite vers son bureau pour se saisir de son téléphone. Il lâche un soupir de soulagement en voyant le prénom de Clémence s’afficher comme expéditeur du fameux message.


— Je ferais mieux de lui attribuer une sonnerie particulière.

— Elle est bien matinale, ta petite soumise, grogne le loup au fond de lui.

— C’est une fille sérieuse. Ce n’est pas étonnant. Elle doit avoir un problème.


[SMS,Clémence,Mathieu]

< Je Vous souhaite de bien commencer votre journée, Monsieur. 


Intrigué, il s’installe devant son café et ouvre la pièce jointe. Il est à la limite de lâcher sa tasse de surprise lorsqu’il voit Clémence apparaître à l’écran, assise sur un petit fauteuil les cuisses écartées et qu’il entend sa voix.


— Pour Vous, Monsieur.


Il la trouve plutôt jolie, les cheveux humides, ondulant comme un halo autour de son visage avenant. Il lui donne un petit côté sauvage, contrastant avec sa jolie frimousse. Ses lèvres pleines, légèrement arquées vers le bas, en une moue faussement boudeuse sont un appel lubrique aux baisers. Ses joues rondes et ses pommettes hautes lui donnent encore un air parfois enfantin. Ses yeux couleur noisette aux reflets dorés reflètent une grande maturité tout en laissant apparaître une ombre de fragilité. Il esquisse un sourire en la regardant lécher amoureusement les deux boules, l’une après l’autre et se caresser de sa main libre. Ses avant-bras se couvrent d’une vague de frissons au souvenir de sa langue appliquée sur son sexe. Il pose ses coudes sur la table, le menton posé sur ses mains, se délectant du spectacle qu’elle lui offre. Tout en glissant délicatement les sphères métalliques dans sa bouche sublime, il la voit se caresser le clitoris. Il entend ses halètements d’excitation.


— Dis donc, petit agneau s’offre sensuellement à toi, dirait-on.

— Oui. Un vrai délice pour les yeux.


Un sourire satisfait étire maintenant ses lèvres alors qu’elle ouvre son amande pour y glisser son majeur. Il peut entendre les bruits mouillés des allers-retours des doigts de la jeune femme dans son intimité. Il zoome le plus possible sur le sexe de sa soumise, en se félicitant de la qualité de la caméra du téléphone.


— Je ne regrette pas cette dépense, murmure-t-il en admirant la vue offerte par Clémence.


Il voit avec une grande précision les replis juteux de la jeune femme, d’une belle couleur rouge, humides de plaisir, ses grandes lèvres souples et élastiques, les petites qui se gonflent sous l’effet de l’excitation. Et que dire de son bouton qui ne demande qu’à être aspiré et tété comme il se doit.


— Oui, grogne-t-il ravi du spectacle. Ça a l’air de te plaire, hein ?


Maintenant, la vidéo montre Clémence en train de retirer les deux petits globes de sa bouche, les retenant légèrement en serrant les lèvres. Il lâche un nouveau grognement de plaisir, se souvenant de l’effet de ces mêmes lèvres sur son membre et plus particulièrement sur son gland avant de le happer avec gourmandise. Il sent alors sa verge durcir sous sa serviette. Mais il reprend le contrôle de sa respiration, se laissant gagner par le désir, mais pas par l’excitation. La voix de la jeune femme résonne à nouveau, alors qu’elle présente les deux boules, brillantes de sa salive.


— Rien que pour Vous, Monsieur.


Il la regarde écarter son amande et appliquer le premier orbe. Le regard couleur noisette de la jeune femme fixe maintenant l’objectif, semblant le mettre au défi de garder le contrôle de ses désirs et de son corps. Il la voit enfoncer son doigt profondément pour faire pénétrer la sphère dans sa fente humide et brillante. Un long gémissement accompagne son geste. Son visage se crispe de plaisir alors que son doigt s’enfonce profondément en elle. Mathieu se souvient avec délice du cocon moelleux constitué par ses chairs tendres et chaudes. Très vite, elle s’empare de la seconde boule. Son visage se crispe, affichant un masque légèrement douloureux. Un nouveau gémissement, un peu plus fort se fait entendre alors que ses doigts s’enfoncent de nouveau en elle pour pousser la sphère de plaisir au plus profond de ses chairs. Il regarde sa poitrine se soulever rapidement sous l’excitation.


— Tu caches bien ton jeu, Clémence. Jusqu’où seras-tu capable d’aller pour moi ?


Il la regarde reprendre sa respiration. Qu’est-ce qui l’a le plus excitée ? S’exhiber ? Se masturber ? Mettre les boules qu’elle devra garder toute la journée ? Se soumettre à ses désirs ? Il s’enfonce dans sa chaise, incroyablement satisfait de Clémence. Il ne s’attendait pas à un tel spectacle, plein de promesses plus obscènes les unes que les autres. Il est tiré de ses pensées par la voix de Clémence.


— J’espère avoir répondu à votre attente, Monsieur. Je reste à vos ordres.


Il la regarde se lever et s’approcher du téléphone. Bien qu’il n’ait pas les mensurations d’un corps de mannequin, le sien est agréablement bien proportionné : des cuisses toniques, des fesses fermes, un petit ventre légèrement rebondi, sa taille bien marquée au-dessus de ses hanches. Et ses seins joliment ronds comme des pamplemousses, un plaisir à caresser avec leurs mamelons bruns, ornés de tétons si sensibles et plaisants à taquiner. Il se souvient du plaisir qu’il a pris à les téter l’un après l’autre avec délectation. Dans son esprit apparaît une chaîne argentée suspendue à une paire de pinces-tétons mordant la chair tendre de ses mamelons bruns.


— Elle serait sublime avec une chaîne de corps, commente le loup.


La dernière chose qu’il voit est sa jolie poitrine ronde et ferme avant que l’écran d’accueil de son téléphone ne s’affiche.


— Jusqu’où comptes-tu la pousser ?

— Encore plus loin.


Il réfléchit quelques secondes. Il hésite. Il se doit de lui faire un compliment pour lui donner confiance en elle, pour qu’elle s’abandonne à lui et à la soumission. Ne rien dire, ne pas lui apporter de remarque positive la découragerait dans ses efforts de se soumettre, même si c’est dans sa nature profonde. Il est persuadé qu’elle a besoin d’un Maître, capable de l’éduquer avec rigueur. Mais il doit prendre garde de ne pas se montrer trop autoritaire au risque de la bloquer.


— Tu apprendras à me faire confiance. Cette vidéo est un premier pas dans ce sens.


  Il saisit son téléphone et tape rapidement un message, un court compliment pour la vidéo, même si elle a agi comme se le doit une soumise envers son Maître.


[SMS,Clémence,Mathieu]

> Agréable spectacle pour se réveiller. Bon début. 


Il hésite à développer un peu plus sa réponse, mais il se contente de lui envoyer cette simple phrase. Il doit rester mesuré dans sa réponse, ne pas entrer dans les détails. Elle semble désirer respecter ses engagements. Il se doit de l’encourager à aller de plus en plus loin dans cette voie, qu’elle progresse avec lui, mais sans la bousculer. Le délicat équilibre entre l’encouragement et sa volonté de la pousser au-delà de ses limites actuelles.


— L’art subtil de la domination. Elle n’est qu’au début de son initiation. Je dois lui donner envie de continuer.


Il baisse les yeux vers son écran pour rédiger un second message, aussi court que le premier.


[SMS,Clémence,Mathieu]

> Cette coiffure me plaît. Garde-la sauf ordre contraire.


Il apprécie beaucoup le côté sauvage de sa courte crinière qui contraste avec son visage angélique. Satisfait de son dernier ordre, il lance son téléphone sur son canapé pour aller s’habiller, rassasié par le premier exercice de Clémence.

* * * * *

Sept heures – chez Clémence.


Je termine tranquillement ma petite vaisselle lorsque j’entends la notification de message provenant de TdS. Je meurs d’envie de me précipiter pour lire sa réponse, mais finalement, décide de mettre ma vaisselle à sécher avant d’y aller. Je m’étire un long moment devant mon évier et croise mon reflet dans la vitre, juste au-dessus du robinet. Je suis restée nue depuis l’envoi de ma vidéo. Curieusement, j’apprécie cette liberté que je m’accorde, liberté à laquelle je n’avais jamais songé.


Je finis d’essorer mon éponge et retourne sur mon fauteuil. Les boules pèsent agréablement dans mon bas-ventre, roulant contre mes parois. Je m’installe confortablement et prends TdS.


[SMS,Mathieu,Clémence]

< Agréable spectacle pour se réveiller. Bon début.


— Eh bien, avare en compliments le gars ! s’offusque Animal.

— Il ne veut pas trop la flatter. Elle doit le mériter.

— Oui, j’imagine. Au moins, il a apprécié.

— Tu te montres malléable, corvéable à souhait, reprend Rationnel. Il va faire de toi ce qu’il veut.

— C’est ce qu’elle cherche, non ?

— Tu vas te perdre dans cette histoire, petit agneau.

— Elle est assez forte pour rester elle-même.

— Pfff… Il n’est pas intéressé par sa personnalité. Il veut en faire sa chose, c’est tout.

— Non, ce n’est pas ça la soumission.

— Ah oui ? Tu crois vraiment ça ? me raille Rationnel.


Je me lève brusquement. Mon soudain changement de position fait subitement descendre les sphères sur mon périnée, l’étirant avec délice. Je ne peux retenir un gémissement de plaisir à cette sensation. Ce n’est pas spécialement jouissif. C’est très agréable.


— Un massage de l’intérieur, murmure Animal.

— Oui…

— Ne préfères-tu pas ses doigts ? Ou sa langue ? Ou peut-être préfères-tu…

— Arrête ! crié-je en me levant. Tais-toi !


Cette voix insidieuse dans mon esprit me fait imaginer Mathieu entre mes cuisses et m’excite bien plus que les petits globes dans mon bas-ventre. Heureusement que je suis seule, sinon on me prendrait pour une folle à parler seule. Pourtant, cela me fait du bien, me permet de faire le point même si parfois je me torture plus l’esprit qu’autre chose.


Une nouvelle notification de message se fait entendre. Je jette un œil sur TdS.


[SMS,Mathieu,Clémence]

< Cette coiffure me plaît. Garde-la sauf ordre contraire.


Je rougis de plaisir. J’ai toujours préféré les brushings lisses aux naturels. Je me passe les doigts dans les cheveux. C’est la première fois que l’on me dit que l’on me préfère au naturel. Tout en gloussant comme une ado, je file dans ma chambre pour me préparer. Tout en mettant mon soutien-gorge violet en satin, je m’interroge.


Que va-t-il me dire ? Que va-t-il m’ordonner pour la suite ?

— Tu iras de plus en plus loin dans la dépravation ! m’accuse Rationnel.

— Tu iras de plus en plus loin dans le plaisir, susurre sensuellement Animal.

— Le plaisir… murmuré-je en boutonnant mon chemisier. Est-ce que c’est ce qui compte ?

— S’il est partagé, oui, lance Animal.

— S’il est modéré, oui, tranche Rationnel.

— Pfff, ne serez-vous donc jamais d’accord ?

— Jamais !


J’éclate de rire en enfilant ma jupe. Je me demande si mes deux petites voix ne vont pas finir par me rendre dingue…

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