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Quand l'élève est prête, le Maître apparaît...

Chapitre 19

Premier week-end de soumission – Vendredi (4/5)

SM / Fétichisme

Mathieu n’est pas spécialement ravi d’avoir infligé cette punition à Clémence. Mais les règles étant ce qu’elles sont, ayant été approuvées par les deux parties, elle doit s’y plier, de la même manière que lui les respecte. Et ceci pour maintenir un bon équilibre dans leur rapport Maître / soumise. Le monde est régi par de nombreuses règles. Certaines sont justes et acceptées, d’autres ne le sont pas et sont rejetées. Ce sont les bases sur lesquelles se construira leur relation.


Il recule de quelques pas pour admirer ses fesses joliment rougies. La dernière claque a laissé l’empreinte de sa main. Il ne résiste pas à l’envie d’immortaliser cette croupe déjà naturellement affriolante, devenue maintenant très excitante. Il s’amuse du ton choqué de la jeune femme. Il se contente de lui expliquer qu’elle doit se souvenir du risque qu’elle encourt à lui désobéir ou à déroger aux règles établies par consentement mutuel. Alors qu’il lui montre la photographie, il peut percevoir le trouble de sa soumise. Beaucoup de sentiments contradictoires peuvent se bousculer dans son esprit. S’il n’y prend pas garde, s’il ne l’accompagne pas correctement, ce tumulte deviendra chaos. Avec douceur, il lui caresse le dos. Il apprécie de sentir sa peau douce sous la pulpe de ses doigts.


— Elle prend bien soin d’elle, c’est bien.

Oui, très bien.


Il laisse ses doigts courir le long de sa colonne vertébrale, tout en la rassurant. Il comprend ses craintes et ses doutes ; elle ne doit pas hésiter à les lui exprimer. Elle ne comprend pas pourquoi, malgré ce qu’elle ressent, elle veut aller plus loin. Un nouveau monde s’ouvre à elle. Elle en a poussé la porte qu’il lui avait entrebâillée. À lui de la guider pour qu’elle y trouve sa plénitude et qu’elle ne s’y perde pas.


— Soyez mon guide, Monsieur, dit-elle en s’abandonnant à ses mains. Soyez mon Maître.


Maître… que ce mot est doux sur ses lèvres.


— Avec plaisir, Clémence, lui murmure-t-il avec autant de sensualité qu’elle.


Il laisse ses mains explorer le corps de la jeune femme, ses reins, ses fesses aussi délicieusement rougies qu’une pomme mûre. Il la sent tressaillir à son contact, mais ne le refuse pas. La douleur semble s’être atténuée. Se glissant derrière elle, il s’empare de ses seins, si naturellement ronds, si agréablement fermes. Il lui redemande si elle a bien compris la leçon. Elle le lui confirme, lui répondant qu’elle ne recommencera pas. L’une de ses mains descend sur son ventre, jusqu’entre ses lèvres, il est surpris d’y sentir un peu de liquide chaud et collant.


— Apparemment, elle a apprécié, constate son loup.

Oui, et bien apprécié, même si elle ne le reconnaît pas.

— Qui pourrait reconnaître avoir aimé être fessé ?

Personne, c’est certain… du moins, pas la première fois.


Il glisse son majeur dans les chairs chaudes et moelleuses de Clémence. Puis son index le rejoint. La lubrification est parfaite, lui permettant de longs et profonds allers-retours. Il apprécie de sentir le corps de sa soumise se tendre contre lui, les muscles de son vagin se contracter autour de ses doigts.


— Oui, grogne son loup, elle est à point, elle va jouir…


Ce moment de plaisir est brutalement interrompu par l’interphone. Ses doigts se retirent un plus brusquement qu’il ne l’aurait souhaité.


— Oh non, déjà ?


Il jette un coup d’œil à sa montre : vingt heures trente. Il avait commandé le repas pour vingt-et-une heures.


Punaise, c’est pas vrai !


Enervé de devoir mettre un terme à la délicieuse torture qu’il souhaitait infliger à Clémence, il file à l’entrée et décroche l’interphone.


— Oui ?

— Monsieur Guillermo ? demande une voix jeune.

— Oui, Laurent. Tu es en avance ! répond-il très agacé.

— Oui, euh… vous êtes le plus près du restaurant. Je pensais qu’il valait mieux commencer par vous. Je risquais de prendre du retard plus tard.

— Oui, sans doute. Tu as de la chance que je sois déjà rentré.

— Je peux quand même vous livrer ?

— Oui, quatrième étage.


Il repose le combiné et se tourne vers le salon. De sa position, il a une vue imprenable sur le corps de Clémence. Il lit de l’insatisfaction sur son visage. Si elle pouvait deviner la sienne, il est certain qu’elle se moquerait de lui.


— Eh bien, je ne pensais pas te faire découvrir la frustration si tôt, lui lance-t-il avant d’ouvrir la porte lorsque la sonnette retentit.


Le jeune homme lui tend deux grands sacs en papier, leur dîner. Après quelques banalités et des excuses de la part de Laurent, celui-ci écarquille les yeux en pointant le doigt sur… la maquette de la voiture d’Al Capone trônant sur le meuble à chaussures. Il s’émerveille devant le modèle réduit. Il ne tarit pas d’éloges sur l’engin, en vantant ses courbes et sa ligne.


— On dirait qu’il parle d’une femme, se moque le loup.

On pourrait presque penser qu’il parle de Clémence.


Heureusement pour la jeune femme, elle se trouve dans un angle du séjour dans lequel il est impossible de la voir depuis l’entrée. Par précaution, il reste tout de même bien dans l’axe de la pièce pour être certain de la cacher. Il avait prévu de poursuivre la séance juste avant la livraison, mais Laurent l’a pris de cours.


— Vous pensez que je pourrais atteindre votre niveau de maîtrise un jour ? reprend la jeune voix.


Mathieu se met à rire : il construit des modèles réduits depuis ses dix ans. Très habile de ses mains, peu doué en sport, il avait trouvé dans le modélisme une échappatoire à son quotidien. Sans se vanter, il excelle dans ce domaine. Il propose à Laurent de lui donner quelques conseils. Le jeune homme le remercie chaleureusement avant de le quitter.


Il pousse un profond soupir. Il imagine l’état de Clémence, plus que gênée et probablement mortifiée. Elle aurait de quoi l’être. Chargé des sacs, il retourne dans le séjour et les dépose sur la table avant de se diriger droit vers sa soumise. Il remarque les traces de larmes sur ses joues. Dans le fond, il est ennuyé de l’avoir mise dans cette posture. Mais il est certain que Laurent ne l’a pas vue. Il pose sa main sur sa nuque. À ce contact, la jeune femme vide son sac, tout bas, calmement, entre deux sanglots. Elle ne lui reproche pas tant de l’avoir exhibée que d’avoir parlé d’elle comme d’un objet. Il ne peut pas s’empêcher de rire à gorge déployée tant la méprise est énorme. Clémence s’énerve encore plus.


— Ne vous moquez pas de moi ! C’est… c’est humiliant !


Il se glisse derrière elle et l’enlace avec force, empaumant ses seins. Il laisse ses lèvres se promener le long de sa nuque, jusqu’à son oreille.


— Je crois que tu fais erreur, ma douce, dit-il en déposant de légers baisers sur sa nuque.

— Non. Je sais ce que j’ai entendu.


La façon qu’elle a de tourner la tête de l’autre côté pour échapper à ses lèvres l’amuse. Une bien faible résistance.


Se rend-elle compte qu’elle est excitante comme ça ?


— Sauf que tu ne sais pas de quoi on parlait, poursuit-il en laissant ses mains glisser sur son ventre puis sur son pubis.

— Vraiment ?

— Oui.


Il n’a pas envie de lui expliquer sa méprise. Il préfère la taquiner, la faire mariner un peu. La voir retenir sa colère l’excite, lui donne envie de la prendre. Mais il doit se contrôler : la relation qu’il tient à développer avec elle ne doit se baser uniquement ni sur le sexe, ni sur son seul plaisir.


Passant devant elle, il glisse sa main derrière sa cuisse gauche pour la soulever et la plaquer contre lui.


— Nous parlions modèle réduit, finit-il par dire, un sourire taquin sur les lèvres. Laurent ne t’a pas vue. Il ne savait même pas que tu étais là.


Il ne lui laisse pas le temps de répliquer et enfonce ses doigts dans son fessier maltraité et encore douloureux. Le gémissement de Clémence attise son désir pour elle. Il n’en peut plus, mais se résigne encore à patienter un peu. Il veut être certain qu’elle le veuille, lui.


— Quelle est ta couleur ? lui chuchote-t-il.

— Vert, Monsieur.

— Quel plaisir d’entendre cela. Tu vas en être récompensée.


Sa main libre se faufile dans son entrejambe, à la recherche de la glissière de la fermeture éclair de son pantalon. Il se doute que Clémence n’attend que ça, mais il doit aussi lui enseigner la patience, tout comme il l’a apprise aussi. Frustration et patience, les deux éléments qui attisent le désir et le plaisir.


Plus la frustration est grande, meilleur est le plaisir pris.

Plus la patience a été importante, meilleure est la récompense.


Il lâche un soupir lorsque son gland entre en contact avec les chairs moelleuses de sa prisonnière. Il prend son temps, le faisant glisser sur les lèvres humides, tapotant délicatement son bouton gonflé. Il laisse ses lèvres courir sur la gorge de la jeune femme, se délectant de son goût légèrement citronné. Il est satisfait de l’entendre haleter.


— Ooooh, oui, gémit-elle, un démon…


Personne ne l’avait jamais qualifié ainsi.


À quoi pense-t-elle ?


Ça ne fait qu’accroître son désir de la posséder. Mais il ne veut pas… pas tout de suite… il veut qu’elle le supplie sans qu’il le lui demande. Contre lui la jeune femme tente de se calmer tandis que son gland taquine toujours ses lèvres. Pourtant, elle ne dit rien, ne demande rien. Il plonge son regard dans celui, marron, de sa partenaire. Il est surpris d’y lire quelque chose de nouveau : de la détermination. Comme si elle le mettait au défi. Un sourire étire ses douces lèvres.


Elle ne veut pas capituler…

— Eh bien, fais ce qu’il faut…


* * * * *

La position commence à devenir difficilement supportable. J’ai mal aux épaules, à la jambe droite. Malgré la chaleur de son corps contre le mien, j’ai froid. Je suis frustrée de la tournure des évènements. Je le sais capable de m’emmener au bord du gouffre et de m’en éloigner aussitôt.


— Tout ça pour tester ta patience et ton obéissance, petit agneau.

— Vas-tu lui céder, oui ou non ? s’impatiente Animal. J’veux du plaisir, moi !

Tu l’auras… quand je le déciderai.


C’est une lutte acharnée entre mes deux « moi » : entre celui qui réclame sa dose de plaisir comme un camé en manque et celui qui résiste, pour montrer à Mathieu que, même si je lui suis soumise, je garde mon libre arbitre.


— Bien, petit agneau, me félicite Rationnel. Soumise, mais pas esclave.

— Ça n’en sera que meilleur, conclut Animal, sans doute exalté à cette idée.


Je lutte pour soutenir son regard sombre, si envoûtant. Je lutte pour ne pas me laisser happer par les ténèbres qui l’habitent. Je lutte surtout pour ne pas faiblir. Je lâche un profond soupir lorsque ses mains remontent le long de mon dos, pour me plaquer un peu plus contre lui. Son gland presse l’entrée de ma grotte, sans toutefois la pénétrer. C’est une sensation délicieuse que ce contact léger me procure. C’est une satisfaction de le faire patienter.


Il doit sûrement ressentir la même chose.


Il cale son visage dans le creux de mon cou. Ses dents me mordillent la peau. Il pousse un profond soupir.


— Tu as gagné, me murmure-t-il. Me permets-tu de te prendre ?

— Ooh… je ne sais pas, Monsieur.

— Vilaine…


Ses lèvres aspirent ma peau. La douleur, comme un pincement, irradie doucement autour de ses lèvres. J’imagine la petite marque rouge apparaître, petite marque qui deviendra violette dans quelques temps. Je ne veux plus lui résister. Le jeu doit se terminer.


— Oui, Monsieur, prenez-moi, s’il vous plaît.

— Tu me revaudras ça, dit-il en levant un bras pour décrocher les bracelets du mousqueton


Spontanément, je passe mes bras autour de son cou.


— Accroche-toi, dit-il en glissant sa main sous ma fesse droite.


Je donne une légère impulsion sur mon pied. Il me soulève la jambe pour la caler sur son bassin. Je resserre mes bras pour me coller à lui. Je me sens en sécurité contre lui. Il me porte jusqu’au canapé sur lequel il me dépose. Son regard s’aimante de nouveau au mien. Un sourire sexy se dessine sur ses lèvres tandis qu’il frotte son sexe tendu contre le mien.


— Il ne te le demandera pas une seconde fois, me dit Rationnel.

Je ne veux pas le lui redemander non plus.

— Tu aimes jouer avec le feu, petit agneau… susurre Animal.


Je me contente de hocher silencieusement la tête. Prenant cela comme un assentiment, Mathieu pose ses mains sur mes genoux pour écarter mes cuisses. Son membre me pénètre très lentement.


C’est si bon.


Mes chairs s’étirent en douceur pour lui ouvrir le passage vers le Saint des saints. Je lâche un long gémissement de plaisir alors qu’il me remplit avec délice.


— Tu m’auras fait attendre, me dit-il sur un ton de reproche à peine voilé.

— Vous aussi, Monsieur, lui réponds-je. Je peux me montrer très patiente.

— Nous verrons cela… En attendant…


Il entame de longs et profonds va-et-vient. Il prend tout son temps, restant profondément enfoncé en moi quelques secondes ou bien le gland à la limite de sortir. À ce moment, je sens mes muscles se contracter autour de lui, lui arrachant un sourire satisfait.


— Hmmm… tu sais jouer avec ton corps, c’est bien… J’apprécie… garde tes muscles bien contractés.


Alors que je lui obéis, il reprend ses allers-retours. Les sensations que ses mouvements m’offrent semblent décuplées, me rapprochant de plus en plus de la jouissance. Il semble désirer profiter du moelleux de mon antre. Et moi, j’ai envie, non besoin, de le sentir en moi. Mes muscles se contractent encore plus fort, à la limite de la douleur et de la crampe. C’est une manière pour moi de le posséder, de le garder pour moi.


— Hmmm… lâche-t-il. Les boules de Geishas étaient une excellente idée.

— Oooh… oui, Monsieur. Je continue de les porter.

— Bientôt, tu auras autre chose. Attrape tes chevilles.


Il relâche mes genoux. J’écarte les jambes et mes doigts enserrent mes chevilles. Ses mains agrippent mon bassin. Il accélère brusquement ses mouvements. La pression monte brutalement dans mon bas-ventre. Mes gémissements sont de plus en plus sonores. Sa respiration devient plus rauque. Ses doigts s’enfoncent douloureusement dans mes muscles. Son corps se tend.


— Attention ! Il va jouir ! hurle Rationnel.

— Vas-y ! Fais-le cracher ! s’emballe Animal.


Je vois son visage se crisper et se détendre dans un cri bestial qui se mêle au mien dans une explosion de couleurs dans ma tête. Mon corps se tend comme un arc dans un orgasme si attendu et espéré, que j’en ai le souffle coupé. Mon corps finit par se détendre et retomber sur le coussin. Lentement, ma respiration reprend son amplitude normale et apaisée.


* * * * *

Mathieu profite avec délice du moelleux et de la chaleur que lui offre sa soumise. Gainé par les muscles contractés de Clémence, son membre coulisse lentement, profondément.


— On la croirait faite pour toi, murmure son loup, satisfait.

Oh… oui…


Il apprécie la manière dont le corps de la jeune femme ondule sensuellement sous lui, stimulant son sexe du gland à la racine.


Un délice. Une merveille.


Il pourrait accélérer, être plus brutal. Mais non, il prend son temps. Pas pour faire languir la jeune femme, ni la torturer avant de l’amener à l’orgasme. Non, juste parce qu’il y est bien.


Apaisé… oui… c’est ça… elle m’apaise…


Il se félicite de lui avoir fait porter les boules de Geisha, tant pour son plaisir à elle que le sien à lui. Ses muscles se sont déjà renforcés et épousent à la perfection son membre tendu. Lorsqu’il la prend profondément, l’alternance des contractions et des relâchements des parois lui offre un massage des plus stimulants, des plus excitants.


Demain… demain… tu découvriras un autre plaisir qui te satisfera autant que moi…


Il relâche ses genoux et lui fait attraper ses chevilles. Le bassin de Clémence bascule un peu plus, lui permettant une pénétration encore plus profonde. Il en veut plus maintenant.


— Oui, plus fort, plus rapide… montre-lui qui est le Maître ici !

Ouiiiii…


Ses mains se plaquent de chaque côté des hanches de la jeune femme. Bien qu’ils soient toujours bien contrôlés, ses mouvements s’accélèrent et deviennent plus agressifs. Les gémissements sonores entrecoupés de halètements de Clémence l’excitent encore plus. Elle est entièrement à lui. Il la possède, corps et âme.


— Non, elle s’est donnée à toi…


Ses doigts s’enfoncent profondément dans les muscles de la jeune femme lui arrachant un nouveau cri de douleur, mais elle tient bon. Tout comme lui, elle veut jouir. Elle réclame cet orgasme qu’il lui a implicitement promis. Elle veut, tout comme lui, que sa patience soit justement récompensée.


Mathieu sent sa peau se couvrir de frissons alors que son corps semble bouillir de l’intérieur. Il y a longtemps qu’il n’avait pas éprouvé cette sensation aussi intensément que ce soir. Son sang bat violemment dans ses tempes. C’est comme si tous les tambours du Bronx se déchainaient dans son esprit, à un rythme effréné.


C’est si différent des autres fois, même avec elle.

— C’est parce qu’elle est ta soumise, et qu’elle t’a accepté comme son Maître. Elle porte ton collier. Elle porte ta marque. Elle est TIENNE !


La tension monte dangereusement autour de la racine de son sexe et de ses bourses. La pression est telle qu’il ne pourra pas se retenir bien longtemps. Il baisse les yeux sur Clémence : elle est au bord du même gouffre que lui. Un dernier mouvement et ils y seront précipités ensemble. Son corps se tend violemment alors que ses muscles se contractent avec force, le libérant de la pression qui s’est emparée de lui. Ses doigts s’enfoncent encore plus dans les chairs de la jeune femme alors qu’il lâche un cri à la limite entre l’homme et l’animal.


Le corps de Clémence se cambre tout aussi brutalement sous lui alors qu’elle lâche un cri avant de se laisser tomber sur le canapé. La tension qui l’habitait quelques secondes plus tôt se relâche, lui permettant de reprendre le contrôle de sa respiration. Ses muscles se détendent doucement. Il desserre lentement les doigts de Clémence sur ses chevilles et l’aide à redescendre les jambes. Il la regarde. Nue, seulement vêtue de son collier et des bracelets de cuir, le corps recouvert d’une fine couche de sueur, la poitrine qui se soulève rapidement.


— Tu es superbe, lui dit-il en se rhabillant.


Ses joues, déjà rosies par l’orgasme, rougissent encore plus sous l’effet du compliment. Il la trouve encore plus jolie. Il lui tapote la cuisse.


— Fais-moi de la place.


* * * * *

Je suis épuisée. J’ai la sensation d’être passée sous un rouleau compresseur. Je frissonne de plaisir et de froid, mais ne dis rien. Je le regarde reprendre sa respiration, comme si rien ne venait de se passer. Avec un sourire, il m’aide à redescendre les jambes. Je suis au bord de la crampe, mais ça a été tellement intense, que la douleur est reléguée au second plan. Je le regarde se rhabiller. Il est tellement sexy qu’il damnerait toutes les saintes du paradis.


— Tu es superbe, me dit-il en remontant la braguette de son jean.


Je sens mes joues s’empourprer et chauffer encore plus. Je n’ai pas l’habitude que l’on me complimente sur mon physique.


Superbe… il exagère…

— Oh, non, petit agneau, me rassure Animal. Il le pense vraiment. Vois comme il te regarde.

— Je dois admettre que l’obsédé a raison. Personne ne t’a jamais regardée comme ça.


Il me donne une petite claque sur la cuisse en m’ordonnant de lui faire de la place. Je me prépare à m’agenouiller à ses pieds lorsqu’il s’assoit.


— Non, viens là, dit-il en tapotant la place, juste à côté de lui.


Il écarte son bras gauche pour m’inviter à me coller contre lui. Me voyant hésiter, il attrape mon poignet et me tire contre lui. Fatiguée, je me laisse faire. Je me retrouve blottie contre lui, alors qu’il m’enlace de son bras. Je me sens aussitôt enveloppée de sa chaleur et de son parfum. Je ferme les yeux, me laisse bercer par sa respiration lente et profonde, qui apaise la mienne. Sa main gauche me caresse doucement l’épaule, alors qu’il se penche pour déposer un baiser sur mon front en sueur.


— Tu sauras que le temps après la séance, quelle qu’elle soit est tout aussi important que la séance en elle-même.

— Ah ?

— Oui, dit-il en enlevant les bracelets de cuir de mes poignets. Pour toi, comme pour moi. C’est un moment de détente, de repos et d’échange. Ton ressenti. Alors profitons-en. D’accord ?

— Bien, Monsieur.


Je n’ai pas envie de parler pour le moment. J’ai juste besoin de rester blottie contre lui, de respirer son odeur, de me réchauffer à sa chaleur.


— On peut rester comme ça, aussi.

— Merci.


Je ferme les yeux. Jamais encore un homme ne m’avait accordé cette attention. Mon ex se tournait sur le côté pour dormir ou bien retournait jouer à ses jeux vidéo sur son ordinateur, alors que j’avais besoin d’une présence, de tendresse. Cette tendresse, Mathieu me l’offre, sans retenue, comme quelque chose dont il a aussi besoin.


— Juste vous, Monsieur. Voilà ce dont j’ai besoin.

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