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Quand l'élève est prête, le Maître apparaît...

Chapitre 22

Premier week-end de soumission - Samedi (2/5)

SM / Fétichisme

J’essaie désespérément de calmer le tremblement qui s’empare de mes mains en serrant les poings sur mes cuisses. Je ne parviens pas à détacher mon regard de la pochette en plastique que Mathieu tient entre ses mains. Bien que je n’en aie jamais vu en vrai, je reconnais un kit de lavement anal : le pochon d’eau, le long tuyau, deux canules noires de tailles différentes. Je déglutis péniblement, comme hypnotisée par le matériel dans le sachet plastique.


— Comme le stipule le contrat, ton hygiène doit être parfaite… partout.

— Ooh… mais… je ne m’attendais pas à… ça… réponds-je en montrant le kit d’un doigt tremblant.

— Ne t’inquiète pas, dit-il en me caressant la joue. Ça ne sera que pour cette fois…

— Ouf, lâché-je.

— Car la prochaine fois, poursuit-il en glissant sa main sur ma nuque, tu le feras seule, avec ceci, dit-il en me montrant une poire de lavement. Si tu fais bien attention à ce que je vais t’expliquer, ça ne sera pas douloureux…


Je regarde le kit avec scepticisme mélangé de crainte et de honte. Je vais lui offrir un spectacle bien dégradant.


— S’il te le fait, c’est que ça ne lui déplait pas, constate Animal.

— Est-ce qu’il pense à elle ? fulmine Rationnel en tournant en rond.

— Elle s’est soumise à lui, elle doit lui obéir, martèle Animal.

— Obéir, oui. S’avilir, NON !

Silence ! SILENCE ! J’ai besoin de réfléchir calmement !


Mais comment faire ? Je me sens tiraillée entre le désir de lui plaire et de découvrir de nouveaux plaisirs, et la honte associée à l’humiliation, sa meilleure amie. Je me mordille nerveusement la lèvre, perdue. Sa caresse se fait un plus ferme sur ma nuque, comme s’il souhaitait renforcer son emprise sur moi ou bien me rassurer, je l’ignore.


— Je te laisserai seule pour te soulager, me dit-il avec un sourire compatissant. Quand tu te sens prête, lève-toi et va à la salle de bain. Je t’y attendrai.


Je le regarde s’éloigner vers la salle de bain de sa démarche féline si sensuelle. Je le vois disparaître dans la salle de bain. J’entends l’eau couler.


— Il doit préparer la poche d’eau, commente simplement Animal.

— En signant le contrat, tu en as accepté les clauses, petit agneau. TOUTES les clauses.

— Je sais, murmuré-je.


Je me redresse lentement et descends de la table pour m’étirer longuement. Je n’ai pas le choix. Cette clause fait partie du contrat et je ne suis pas revenue dessus. je vais devoir assumer. D’un pas maladroit, je le rejoins, tête baissée dans la salle de bain. Il m’attend, debout, la poche remplie d’eau accrochée à la place du pommeau de la douche. Un banc en plastique a été installé dans la baignoire. Sans un mot, je m’installe à quatre pattes dessus, les fesses tournées vers la poche.


— Prends appui sur tes avant-bras, m’ordonne-t-il.


Je m’exécute relevant un peu plus les fesses et écartant spontanément les cuisses de la largeur du banc. Je ferme les yeux, ne souhaitant qu’une seule chose : que cela se fasse vite et bien.


Comme pour m’apaiser, sa main caresse mon dos, sur toute sa surface, des omoplates aux creux de mes reins, en de longues sinueuses pressions glissées. Progressivement, sa main descend sur mes fesses, déclenchant des vagues de frissons déferlant sur mon bassin et sur mes cuisses jusqu’au milieu de mon dos. J’apprécie la douceur de son geste, la chaleur de sa peau qui me feraient presque oublier ma position devant lui. Sa main erre voluptueusement sur mes cuisses avant de remonter vers mon sexe. Il passe un doigt sur mon clitoris pour le libérer de son capuchon avant de s’en emparer. Je lâche un long gémissement de plaisir alors que ses doigts manipulent mon petit bout chair avec dextérité. Je sens déjà les muscles de mon bas-ventre se contracter par intermittence en réaction au traitement qu’il m’inflige. J’en oublie ma position, le traitement qu’il désire m’infliger, tout à mon plaisir.


— Tu es si réactive, constate-t-il en enfonçant deux doigts dans ma vulve avec énormément de facilité. Je n’aurais même pas besoin de te mettre de lubrifiant.


Je sens qu’il écarte mes lèvres de ses deux doigts et m’insère un objet fin, long et dur. Il lui imprime des mouvements de va et vient lents et profonds, ainsi que des mouvements circulaires. Par moment, l’extrémité de l’objet vient appuyer sur mon point G, m’arrachant des gémissements plus sonores.


— Tu peux crier autant que tu veux, dit-il d’une voix calme et posée. Personne ne t’entendra ici.


Mes glapissements se mêlent aux bruits mouillés que ses doigts ont provoqués dans mes entrailles. Je sens alors qu’il ressort ses doigts, tout en laissant l’objet oblong, que j’imagine être la canule de lavement, dans mon vagin. Son pouce exerce alors des pressions discontinues sur mon anus. Mais le plaisir qu’il vient de me donner est tel que je me sens détendue. Mon sphincter se relâche par intermittence sous l’action de la pulpe de son doigt et bientôt, il retire la canule de mon vagin pour l’insérer avec précaution dans mon anus. La pénétration est loin d’être désagréable car l’objet n’est pas très gros et assez souple. je le sens progresser lentement dans mes entrailles alors que mon anus s’ouvre et se ferme à son passage.


— Essaie de bien te détendre. Ton corps va essayer de le rejeter car il n’est pas habitué à ce que quelque chose entre par là.


Son ton est à la fois amusé et rassurant. Je dois admettre que pour le moment, je ne ressens aucune douleur.


— Que… qu’y a-t-il dans cette poche ?

— Je comprends que tu le demandes. Il s’agit d’eau de source. Elle ne te fera aucun mal.


Je me contente de hocher la tête. Il esquisse un sourire, sans doute satisfait de mon attitude et de mon obéissance.


— Parfait. Maintenant, je vais gonfler le ballonnet qui permettra de maintenir la canule en place et évitera les fuites. Tu corps n’y est pas habitué, alors dis-moi si ça devient douloureux.

— Bi-ien, Monsieur.


Je prends le temps de respirer calmement alors que je sens la pression augmenter progressivement sur une toute petite zone de mon rectum. Je lâche un petit cri de douleur en sentant le ballonnet appuyer sur les parois. Mathieu cesse alors son action.


— Il va falloir le gonfler un peu plus pour éviter les fuites. Dis-moi quand je peux y aller.


Je prends mon temps avant de lui répondre. Plus pour me laisser le temps de bien accepter son acte que pour laisser la douleur s’atténuer. Peut-être ai-je envie aussi de tester sa patience ? Combien de temps peut-il attendre mon signal pour reprendre avant de perdre patience ? S’énervera-t-il vraiment ? Attaquera-t-il le lavement en passant outre mon signal ?


— Cela irait à l’encontre de votre accord, s’exclament Animal et Rationnel en chœur.

Je ne le vois pas aller à l’encontre de ses propres règles.


Mais sans doute qu’à ce jeu de patience, dans cette situation, je perdrais à coup sûr : pas position est loin d’être confortable.


— Je suis prête à poursuivre, Monsieur.


La pression augmente de nouveau un peu dans mon rectum mais guère plus. Mathieu se lève et se déplace vers le robinet.


— Bien, je vais commencer à libérer l’eau dans la tubulure. Lentement d’abord, puis je vais accélérer progressivement. Préviens-moi en cas de douleur.

— Bien, Monsieur.


Je sens alors le liquide tiède couler et remplir mon rectum qui commence à se contracter pour l’expulser. Je prends de lentes et profondes inspirations avant de souffler lentement, toujours dans le but de me détendre et de laisser mon corps se soumettre à ce traitement. Sans doute parce qu’il ne me voit pas réagir, Mathieu augmente le débit. L’eau s’écoule avec un peu plus de force dans mes viscères. Une douce chaleur m’envahit au même rythme que de désagréables gargouillis apparaissent. Mathieu me rassure en m’expliquant que c’est tout à fait normal, que je n’ai pas à en avoir honte.


— Il est marrant, lui, raille Animal. C’est pas lui qui subit ça !

— Ceci dit, intervient Rationnel avec pragmatisme, un petit lavement de temps en temps est plutôt bon pour la santé.


La pression monte presqu’agréablement dans mon abdomen alors qu’il se remplit lentement mais sûrement.


— Tu es très courageuse, me flatte-t-il en me caressant la nuque.

— Mer-merci, Monsieur.


Sa main descend à nouveau le long de ma colonne vertébrale avant de glisser sur mon ventre qu’elle commence à masser avec douceur. J’accueille la manœuvre avec un soupir de plaisir : chaque pression exercée aide l’eau à mieux circuler dans mon intestin et semble éviter l’apparition de douleur. Je sens mon ventre gonfler, mes chairs s’étirer, le poids du liquide peser sur mes muscles. Mon sphincter se contracte sous la pression qui commence à s’exercer sur lui. Je résiste au besoin de pousser pour tout évacuer.


— Tu risquerais de te faire mal à cause du ballonnet qui est gonflé, me préviennent Animal et Rationnel.

Depuis quand vous entendez-vous aussi bien tous les deux ?

— Nous entendre ? Nous ? Jamais !


Je les imagine les pattes avant croisées, se tournant le dos en boudant. Je résiste à pouffer de rire à cette idée : Mathieu pourrait mal l’interpréter et j’aurais beaucoup de mal à le lui expliquer.


— Voilà, lâche Mathieu. C’est terminé. Comment te sens-tu ?

— C’est… vraiment bizarre. Ce n’est pas si désagréable que ça, Monsieur.

— Ce sont les prochaines minutes qui viennent qui vont être désagréables. Tu vas devoir te lever et marcher un peu, pour répartir le liquide un peu partout. Surtout, ne te relâche pas.


Finalement, je crois que j’aurais préféré rester à quatre pattes, aussi humiliante que cette position peut l’être. Mathieu dégonfle le ballonnet qui retient le liquide et me prévient qu’il retire la canule. Je ne sens même pas diminuer la pression du ballonnet à cause de la pression que l’eau exerce. Cependant, je perçois bien le retrait de la canule et la contraction de mon sphincter pour éviter d’expulser l’eau trop tôt. Mathieu me tend la main pour m’aider à me lever. Avec beaucoup de précaution, je quitte le banc. Le changement de position provoque un énorme remous dans mon ventre et de nouveaux gargouillis disgracieux. Je me redresse avec prudence, sentant alors l’eau descendre dans mon intestin et ce dernier commencer à se contracter pour évacuer le trop plein.


— Dans cinq minutes tu pourras aller te soulager.

— Merci, Monsieur.


Aussi lentement que possible je fais quelques allers-retours entre la baignoire et la porte de la salle de bain. Mathieu sourit en me disant que je peux aller dans le séjour, mais je préfère rester à proximité des toilettes. Il se glisse alors derrière moi et pose ses mains sur mon ventre rebondi.


— Ça te donne beaucoup de charme, ce petit ventre rond, lâche-t-il en le caressant légèrement.


Je me sens piquer un fard sous le compliment. Même sans le lavement, mon ventre est déjà légèrement rebondi. C’est la première fois qu’un homme dit apprécier mes rondeurs. Ses mains remontent sous mes seins, les prenant en coupe, les pressant, les malaxant. Le délicat plaisir qu’il m’offre à nouveau me ravit. Mon corps ondule contre le sien, oubliant le liquide qui l’oppresse mais qui se rappelle délicatement à mon sphincter.


— Allez, tu vas pouvoir aller te soulager, me dit-il en me claquant tendrement la fesse.


Je ne me fais pas prier et, tout en espérant qu’il n’entendra rien, file aussi vite que possible aux toilettes.


* * * * *

Mathieu reste surpris du calme et de la docilité de Clémence. Elle s’est si facilement pliée à son ordre qu’il se demande si elle est réelle ou pas. Tout en regardant la poche d’eau se vider sans entendre une seule plainte de la part de sa soumise, il ne peut s’empêcher d’admirer le courage de la jeune femme. Il a connu deux ou trois soumises qui s’étaient enfuies en voyant seulement le kit de lavement et presque tout autant après leur premier (et dernier) clystère. Son regard se porte maintenant sur le ventre de la jeune femme qui s’arrondit à vue d’œil. Même si elle ne dit rien, il imagine que la pression commence à se faire ressentir de manière importante. Pour l’accompagner et la rassurer, il laisse errer sa main sur son corps, sa peau douce et tendre si réactive puis sur son ventre qu’il masse avec douceur, aidant le liquide à se répartir dans les intestins de Clémence et à diminuer la pression. Un soupir, de bien-être ? s’échappe des lèvres de la jeune femme dont le corps semble accepter sans difficulté le traitement qu’il lui inflige.


Il lève une dernière fois les yeux vers la poche d’eau : les deux litres d’eau sont complètement passés.


— Voilà. C’est terminé. Comment te sens-tu ?

— C’est… vraiment bizarre, lui répond-elle avec une brève hésitation. Ce n’est pas si désagréable que ça, Monsieur.

— Ce sont les prochaines minutes qui viennent qui vont être désagréables. Tu vas devoir te lever et marcher un peu, pour répartir le liquide un peu partout. Surtout, ne te relâche pas.


À l’aide d’une petite seringue, il dégonfle le petit ballonnet qui maintient la canule en place et retire cette dernière délicatement. Il doit procéder lentement pour laisser au sphincter le temps de se contracter avant le retrait complet de la canule. Même si Clémence est dans la baignoire et que théoriquement ce ne serait pas catastrophique qu’elle s’y vide, elle risque de très mal le vivre. Il apprécie de la mettre en difficulté, de la bousculer, mais pas de l’humilier.


— Tu n’es pas ce genre de Maître, hein ? lui susurre son loup intérieur.

Je ne veux pas être ce genre de pseudo-maître qui prend plaisir à dégrader et humilier leur soumise.

— Pourtant, c’est humiliant, un lavement, non ?

Je ne le vois que comme une préparation à d’autres plaisirs. Je lui indiquerai d’autres moyens efficaces pour être toujours prête.


Il ne peut s’empêcher d’admirer le corps de sa soumise alors qu’elle se redresse lentement et fait des allers-retours dans la salle de bain : sa poitrine généreuse, sans être énorme, ses fesses rondes et fermes, son petit ventre un peu plus arrondi à cause de l’eau. Sans être un canon de beauté actuel, Clémence est superbe à ses yeux.


— Et te sens-tu capable de magnifier sa beauté ?

— Oh oui… le plaisir, l’orgasme la rend encore plus belle.

— Oui, comme les marques rouges, les cordes et j’en passe…

— Et c’est si bon de prendre possession de son corps, de la voir s’abandonner en toute confiance.


Une vague de frisson déferle sur sa peau à l’évocation du plaisir qu’il prend avec elle, de celui qu’il lui offre, de ce monde qu’il lui fait découvrir. Jusque-là, elle ne lui a rien refusé, mais ses demandes – ses ordres – sont restés raisonnables.


— Prends garde de ne pas oublier ton objectif principal.

— Je ne l’ai pas oublié.

— Que comptes-tu faire d’elle après ?

— Je l’ignore. Cela dépendra de sa réaction. Pour le moment, profitons simplement.


Le bruit de la chasse d’eau le tire de ses pensées. Il voit Clémence sortir timidement des toilettes, le rouge aux joues. Il ne peut empêcher son regard de se promener sur son corps. Bientôt, il n’aurait plus aucun secret pour lui, il en aura exploré le moindre recoin, profité de tous les plaisirs qu’il pouvait lui offrir. Bientôt, il lui offrira de nouvelles sources de satisfaction, celles que Clémence n’aurait jamais imaginées.


— Très bien, lui dit-il. Va te mettre à quatre pattes sur la table.

— Par-pardon ?


Mathieu sourit en voyant le visage de la jeune femme devenir livide alors qu’elle se tourne vers la fenêtre grande ouverte.


— Tu as bien entendu. Il n’y a pas de vis-à-vis de ce côté. Dépêche-toi.


Il ne résiste pas à lui claquer la fesse alors qu’elle passe à côté de lui. Alors qu’elle se dirige vers la table, devant la fenêtre grande ouverte, il se délecte de voir la trace de sa main se dessiner sur la chair tendre de sa soumise.


Oui, j’ai bien fait de répondre à ton appel.

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