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La quête d’Asia

Chapitre 2

Entretien préliminaire

Hétéro

La nuit de samedi à dimanche, j’ai un sommeil agité. Je dors peu et mal. Je suis fréquemment en érection, en réfléchissant à la manière dont je vais m’y prendre avec cette… gamine. Et puis la perspective que ma fille apprenne notre relation et donc mes activités parallèles à mon métier de médecin me perturbe au plus haut point.


Dimanche, huit heures précises. La nuit a été douce et mon appartement ne s’est pas vraiment rafraîchi. Je suis simplement habillé d’une chemisette légère et d’un pantalon très fin. Je suis très impatient. On sonne. Je me retiens de me précipiter sur l’interphone et la laisse patienter de longues secondes pour commencer à la mettre en condition. Puis, de la voix la plus calme possible dans mon état d’excitation, je réponds :


— Oui ?

— C’est Asia, Monsieur.


Asia. Je me rends compte que je ne connaissais même pas son prénom. Prénom peu fréquent mais charmant d’ailleurs. Mais prénom que je n’entends pas pour la première fois, car Maïwenn m’a souvent parlé de sons amie Asia, confirmant ainsi, s’il le fallait encore, la nature de leur relation : elles sont très proches et cela me met réellement mal à l’aise. J’ouvre la porte d’accès à l’immeuble en précisant :


— Dernier étage. Il n’y a qu’un appartement.


La sonnette de la porte d’entrée retentit peu de temps après. Asia se tient devant moi en me regardant d’un air interrogatif et inquiet.


Profitant des températures déjà très clémentes à cette heure de la journée et de la chaleur qui s’annonce, elle a revêtu une robe d’été colorée, dans les tons bleutés, beaucoup moins sage que celle qu’elle portait hier. Très ajustée près du corps, dénudant largement ses épaules, dotée d’un décolleté profond et arrivant péniblement à mi-cuisse, elle met en valeur son corps superbe. Elle ne porte assurément rien d’autre dessous.


Si ses seins sont relativement menus, ils sont haut perchés et pointent fièrement sous le fin tissu. Les mamelons semblent exceptionnellement proéminents. Sa taille est fine et sa cambrure met en valeur un fessier rond et rebondi… juste comme il faut. Il me tarde de la voir côté pile mais je ne tiens pas à bousculer le cours des événements. Le galbe de ses jambes musclées est rehaussé par une paire de chaussures à hauts talons, dont les lanières dénudent largement deux jolis pieds soignés. Sans les chaussures, elle doit mesurer dans les un mètre soixante-dix.


Dans l’état où j’étais déjà, cette rapide inspection visuelle a suffi pour que du mouvement anime mon pantalon autour de ma braguette. Je crois déceler un très discret sourire de satisfaction sur les délicieuses lèvres d’Asia, aujourd’hui mises en valeur par un rouge mat, qui complète un maquillage discret. Aucune vulgarité. De la sensualité… et de la classe. Une véritable invitation à l’amour !


Après l’avoir fait attendre encore un long moment en silence, afin de prolonger un peu plus la magie de cette situation d’un érotisme fou mais aussi pour poursuivre la mise en condition, je lui lance poliment mais froidement :


— Je t’en prie, entre, Asia.


Elle s’avance timidement, en inspectant discrètement l’environnement de mon appartement. Je la conduis jusqu’à la vaste terrasse encadrée de verdure et de fleurs d’été qui domine le quartier. Je lui propose de s’asseoir sur l’un des deux fauteuils de jardin confortables qui entourent une table basse, puis lui demande sur un ton toujours distant, un peu à la manière d’une serveur dans un bar :


— Café, thé ?

— Un café s’il vous plaît, Monsieur.

— Court ? Long ? Léger ? Corsé ? Sucré ?

— Long, léger et sans sucre s’il vous plaît, Monsieur.


Je reviens quelques minutes plus tard avec les deux cafés accompagnés de quelques gourmandises chocolatées, le tout disposé sur un plateau. Après nous avoir servis, je m’installe dans le second fauteuil et entame la conversation bille en tête.


— De quand date ton dernier rapport sexuel ?


Je la sens surprise. Elle ne devait pas s’attendre à une telle entrée en matière.


— D’il y a environ six mois, Monsieur, répond-elle presque honteuse.

— Laisse tomber le « Monsieur » pour l’instant. Protégé ?

— Bien sûr.


Ça va simplifier les choses et l’absence de préservatif va rendre beaucoup plus agréables nos rapports futurs, après réalisation des tests virologiques indispensables évidemment. Ce sera une première depuis le décès de mon épouse, mes « patientes » précédentes ayant eu systématiquement une sexualité plus active et débridée. Cette pensée me fait perdre le fil. Je dois fournir un effort pour me concentrer à nouveau et poursuivre.


— Que pratiquais-tu avec tes partenaires ?


Parler de choses aussi intimes ne lui est assurément pas naturel et elle est très mal à l’aise.


— Rapports vaginaux, fellation…


Elle s’interrompt, réfléchit et semble soudainement prendre conscience de la pauvreté de ses ébats amoureux. Je poursuis mon interrogatoire de manière très directe pour enfoncer le clou, un peu à la manière d’un avocat qui ne pose que des questions auxquelles il connaît par avance les réponses…


— Gorge profonde ?

— Euh… non.

— Jamais avalé de sperme ?

— Non, j’ai toujours sucé sur préservatif.

— Sodomie ?


Elle commence sérieusement à se tortiller sur son fauteuil et à rougir délicieusement.


— Non.

— Cunnilingus ?

— Trop rarement.


En formulant cet aveu, elle baisse les yeux en rougissant désormais franchement.


— Anulingus, dans un sens ou dans l’autre ?


Elle sursaute et me regarde avec un air dégoûté.


— Jamais.

— Fessée ? Autres pratiques SM pour expérimenter la souffrance ?

— Non plus.

— Eh bien ! il y a du boulot ! lui dis-je dans un soupir forcé, volontairement surjoué pour la maintenir sous pression.


Elle est aussi tendue qu’une corde de piano.


— J’en ai bien conscience, réplique-t-elle sèchement, probablement un peu vexée.

— Es-tu prête à t’initier à toutes ces pratiques ?

— Si vous le jugez nécessaire.


Je ne sens pas un enthousiasme débordant dans cette réponse, qui me paraît hésitante et un tantinet désabusée… Je fais mine de réfléchir, comme si je m’interrogeais sur l’opportunité de pousser plus loin. Asia doit le sentir car elle complète immédiatement sa réponse sous forme d’une confession.


— Euh… Pour être sincère, je ne jouis qu’en me masturbant et en imaginant des scènes où je m’adonne à ces pratiques sous la domination d’un partenaire expérimenté. Mais j’en conçois un fort sentiment de honte et de culpabilité.

— Tu n’as jamais connu l’orgasme avec un partenaire ?

— Non, répond-elle en se tassant.


Cette mise à nu, qui est frappée du sceau de la sincérité, m’émeut plus que je ne le voudrais. Et puis ça constitue pour moi un défi totalement inédit : son jeune âge, son inexpérience, cette ingénuité touchante… Elle est très éloignée de mes « patientes » précédentes qui avaient beaucoup… vécu.


Je conclue ce premier entretien probablement très éprouvant pour elle, en confirmant pour la première fois explicitement ma paternité avec sa meilleure amie.


— Bien. Voilà comment on va procéder. Tu sais donc déjà que je suis médecin.

— Oui.

— Tu vas venir en consultation demain matin à sept heures trente précises pour un examen complet. Le cabinet médical n’ouvre qu’à neuf heures, nous aurons tout notre temps sans risque d’être dérangés, lui dis-je en lui tendant ma carte professionnelle.


Elle s’en saisit et répond simplement :


— D’accord.


Sur un ton qui ne laisse pas vraiment place à une réponse, je lui dis en me levant :


— Bien. Si tu n’as pas d’autres questions, je crois que tout est clair. On se voit donc demain matin à sept heures trente précises à mon cabinet.


Je la sens surprise qu’on en reste là. Elle se lève à son tour et nous nous dirigeons vers la porte d’entrée. Nous nous séparons sans un mot de plus. Alors que je débarrasse la table, je me rends compte que ni elle ni moi n’avons touché à nos cafés.

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