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La quête d’Asia

Chapitre 4

Une semaine de préparatifs - première partie

Hétéro

Lundi


À peine sortie du cabinet de Monsieur, je fonds en larmes. Toute la tension et le stress que j’ai accumulés se libèrent d’un coup. Je pleure sans pouvoir rien y faire. C’est incontrôlable mais ça ne dure que quelques secondes. Je me sens mieux après. La joie procurée par la perspective de pouvoir explorer ma vraie nature reprend le dessus et je me dirige gaiement vers la bouche de métro la plus proche. J’en ai presque oublié que, moi qui suis d’ordinaire si prude, me balade totalement à poil sous ma robe légère avec un plug dans le cul. Cette pensée vulgaire, très inhabituelle, loin de m’inquiéter, me fait sourire.


Le retour se passe sans encombre. Enfin pas plus que d’habitude à neuf heures dans des métros bondés. Mains baladeuses, corps à corps étroits me laissant clairement sentir les pensées de mes voisins… bref, la routine pour une jeune femme, hélas. Mais aujourd’hui, au lieu de m’en offusquer en ronchonnant intérieurement, je m’en amuse. J’en rajoute même pour provoquer un peu en remuant du popotin quand je sens une rigidité contre mes fesses…


Alors que je fais les derniers mètres jusqu’à mon studio, une singulière excitation m’habite. J’ai même l’impression de mouiller, moi dont le vagin est d’ordinaire aussi sec qu’une source tarie.


Arrivée dans mon petit mais douillet repère d’à peine plus de vingt mètres carrés, je prends juste le temps de boire un grand verre d’eau et de me laver les mains avant de me déshabiller. Puis je déplie le Clic-Clac qui me sert de lit, je retire la housse de protection et je m’allonge confortablement, un oreiller sous la nuque. Jambes écartées et repliées, yeux fermés, boîte à fantasmes grande ouverte, je me mets à me masturber. Effectivement, pas besoin de salive pour lubrifier aujourd’hui… Et puis la présence du plug, loin d’être désagréable, me procure des sensations inédites.


Les images de Monsieur en train de m’examiner sous toutes les coutures me reviennent en mémoire. Le contact de ses mains sur ma poitrine, sur mon ventre, ses doigts dans ma chatte puis dans mon cul… Sur le coup je n’ai pas vraiment ressenti d’excitation, en proie à un stress intense qui m’empêchait de me lâcher, mais en y repensant à présent… Humm !



J’ai remarqué qu’il bandait pendant tout l’examen et je suis fière d’avoir susciter son désir, sans rien faire finalement. J’imagine sa bite. Grosse ? Longue ? Je le vois maintenant baisser son pantalon et me baiser furieusement. D’abord dans la chatte, puis dans le… Avant même qu’il ait pu m’enculer, je pars dans un orgasme comme j’en ai rarement eu auparavant, en secouant violemment la tête de gauche à droite et en criant.



Une fois la vague passée, je me relâche totalement en reprenant mon souffle, agréablement surprise d’avoir joui aussi facilement, soulagée et détendue, incapable du moindre mouvement pendant plusieurs minutes. Quand je retrouve enfin mes esprits, je me saisis de mon téléphone et rédige un SMS comme ordonné.


[SMS]

> Mission accomplie, Monsieur. J’ai joui très vite et avec une intensité inhabituelle.

< OK.



La réponse n’a pas tardé, mais elle me déçoit par sa brièveté.



En me relevant, le plug que j’avais complètement oublié se rappelle à mon souvenir. Je l’extrais et le nettoie consciencieusement avant de le ranger au milieu de mes affaires de toilette en attendant demain.


Le reste de la journée se déroule « normalement » : courses, repas solitaire, lecture, salle de sport jusqu’à la fin d’après-midi et… l’appel de Maïwenn.


— Salut Asia, ça va ?

— Oui, oui très bien.



Mais le ton de ma réponse doit trahir mon embarras. Je vais devoir faire des cachotteries à ma meilleure amie. Car je n’ai pas tout dit à Monsieur. Ou plutôt je suis restée trop évasive. Maïwenn est comme une grande sœur pour moi, une confidente, même si je ne suis jamais allée jusqu’à lui faire part de mes fantasmes secrets, que je trouvais inavouables jusqu’à samedi dernier.


— Ouh là ! Ça a pas l’air…

— Si, si.

— Toi, tu me caches quelque chose !

— …

— Non… Tu as enfin un nouveau mec ? Je suis sûre que tu as un nouveau mec ! Raconte ! me dit-elle joyeusement.


Aïe. Évidemment, ça n’a pas loupé. La question que je redoutais… Je suis vraiment très ennuyée. Il va falloir que je lui mente en restant le plus près possible de la réalité pour que ça ait l’air vrai.


— Toi, je ne peux décidément rien te cacher. Effectivement j’ai rencontré quelqu’un. Mais il s’agit de quelqu’un de… plus âgé.

— Plus âgé ? Pas un vieux de quarante ans j’espère, beurk ! répond-elle en pouffant.


Si elle savait… J’essaie de détourner la question avec humour.


— Tu sais, c’est très récent. Probablement juste une expérience de quelques jours, histoire d’enlever les toiles d’araignée…


Maïwenn part dans un grand éclat de rire.


— Bon, OK, tu ne veux pas m’en dire plus aujourd’hui, je comprends. Tu me raconteras dans quelques jours ?

— Oui, oui, bien sûr, mentis-je, honteuse.


J’ai gagné un peu de temps mais il va falloir que j’invente une histoire plausible…


Mardi


Réveil tôt et passage au laboratoire en tenue de jogging dès huit heures pour la prise de sang. Les résultats seront envoyés sous quarante-huit heures directement au médecin. J’en profite pour enchaîner sur une course matinale tant qu’il ne fait pas trop chaud.


De retour au studio, je décide de me plugger avant la douche afin de me libérer de cette contrainte pour le reste de la journée. Deux heures plus tard, juste avant le repas, je me branle. Nouvel orgasme peuplé de la vision de Monsieur qui me fait subir des tas de sévices… avant de me faire l’amour passionnément. Je lui fais mon compte-rendu par SMS en passant sous silence ce dernier « détail » inhabituel dans mes fantasmes et n’obtiens pas de réponse plus étayée que la précédente. Une certaine frustration commence à m’envahir. De l’envie, du désir, de l’impatience…


Mercredi


C’est la journée que je redoute le plus… à égalité avec celle de vendredi, peut-être. Sacrifier une crinière que j’entretiens soigneusement depuis toujours me fend le cœur. En fait, je ne me souviens pas d’avoir jamais eu les cheveux courts, aussi loin que remontent mes souvenirs.


Il est dix heures, l’heure du rendez-vous que j’ai pris avec mon coiffeur habituel. Il va être surpris… Je reste immobile devant la devanture quelques instants, songeuse, hésitante. Je sais que si je franchis le pas de la porte, ce sera irréversible.


Allez, c’est parti !


— Bonjour Mademoiselle, comment-allez-vous ?

— Très bien je vous remercie.

— On fait comme d’habitude ?

— Non pas aujourd’hui. J’ai décidé de changer radicalement de look à l’aube de ma nouvelle vie professionnelle. Je veux une coupe très courte.


Le coiffeur me regarde d’un air interloqué.


— Vous êtes sûre, Mademoiselle ?

— Complètement.


Je ne suis vraiment pas certaine que le ton de ma voix soit en phase avec l’assurance dont je veux faire preuve.


Après un instant de silence il pose le pouce de sa main droite sous mon menton et son index sous mon oreille gauche, comme pour prendre une mesure. Il soulève mes cheveux de l’autre main. Il examine mon visage en lui faisant subir de petites rotations. Il reprend, enthousiaste.


— Et vous avez bien raison ! Vous avez une tête à cheveux courts. Un visage ovale, bien équilibré, les traits fins, les oreilles bien collées… Ça va vous aller à merveille. Vous voulez que je vous montre quelques modèles ?

— Volontiers.


Après avoir feuilleté un book avec des coupes plus ou moins sophistiquées, j’opte pour une version très courte, toute simple, à la garçonne : oreilles bien dégagées, arrière et côtés en dégradé jusqu’à un dessus à peine plus long, avec pour seule fantaisie quelques mèches rebelles qui grignotent le haut de mon front. Une quasi-coupe de GI !


— Et c’est parti, me lance mon coiffeur préféré en s’attelant à la tâche.


J’ai du mal à me concentrer sur la conversation qu’il tente d’entretenir alors que je vois dans le vaste miroir des boucles noires s’échapper de ma tête pour se répandre sur la blouse qui me recouvre avant de planer vers le sol telles des feuilles mortes.


Je suis envahie par une grande confusion. Au-delà de la coiffure, j’ai le sentiment que toute ma personne subit une transformation. Petit à petit, je ne me reconnais plus dans le reflet qui me fait face. Je suis au bord des larmes.


Mais quand le travail est enfin fini, le résultat est spectaculaire. Le garçon androgyne que je vois en face de moi est magnifique.


— Et voilà ! lance l’artiste, visiblement fier de son travail. Qu’en pensez-vous, Mademoiselle ?

— C’est… surprenant, mais tout à fait remarquable. Bravo.

— Je suis content que ça vous plaise. En tout cas, vous êtes magnifique. Vous avez l’air d’un adolescent, rajoute-t-il d’un air rêveur.


Je souris intérieurement en pensant à la réputation des coiffeurs. En tout cas, il n’a pas tort. J’ai l’impression d’avoir rajeuni de dix ans… et en plus d’avoir changé de sexe.


Je paye en laissant un généreux pourboire et me dirige vers chez moi. Je me fais certainement des idées, mais il me semble que les passants que je croise me regardent de manière insistante. En marchant, je m’interroge. Alors qu’il me trouvait bien déjà jeune, que va penser Monsieur de mon nouveau look d’adolescent efféminé ?


Arrivée chez moi, je me contemple à nouveau dans l’immense miroir qui occupe les deux portes coulissantes du vaste placard immédiatement à droite de la porte d’entrée. Était-ce une forme d’intuition ? Je m’étais vêtue d’un jean, d’un simple tee-shirt, d’un blouson léger et de baskets. Je ne me reconnais toujours pas… mais je me plais de plus en plus !


Pour en avoir le cœur net, je fais un selfie et l’envoie aussitôt à Maïwenn, sans un mot de commentaire. À peine quelques secondes plus tard, mon téléphone joue la petite musique que j’ai attribuée à ses appels.


— Mais qu’est-ce qui t’a pris ???

— J’avais envie de changer de look. Ça ne me va pas ?

— Si, si sincèrement tu es magnifique mais… tellement différente. Je pourrais presque tomber amoureuse d’un beau mec comme toi, ajoute-t-elle en riant. C’est ton nouveau Jules qui t’a demandé de faire ça ?


Décidément, Maïwenn est trop perspicace. Si elle savait ! Ça risque d’être compliqué à l’avenir…


— Non, non, mentis-je sans conviction.

— Mouais… T’es sûre que t’es pas tombée sur un pervers ?


Nous partons dans un grand fou rire qui a le mérite de couper court à la conversation.


— Ciao, à plus, bisous.

— Bisous.


Sa réaction m’a à la fois soulagée et inquiétée. Je finis par balayer ces pensées en tentant de me convaincre que, après tout, c’est Monsieur qui m’a demandé de me faire couper les cheveux.


Après un repas pris sur le pouce, je me plugge, sans aucune difficulté aujourd’hui. Meilleure technique ? Déjà un assouplissement de mon muscle intime ? De l’envie peut-être…


Après trois heures passées à lire et à surfer sur internet, je déplie le Clic-Clac, me déshabille et entreprends de me masturber. Cette fois mes fantasmes sont peuplés d’hommes de tous âges qui m’enculent en me fessant et me branlant. Je suis un garçon. J’éjacule… au moment où un violent orgasme me tire de ma rêverie.


Une fois le calme revenu mais toujours dans un état second, je ne sais plus trop où j’en suis, qui je suis. Je fais le SMS à Monsieur pour lui rendre compte : la facilité avec laquelle je me suis pluggée, l’orgasme rapide et puissant… mais je reste évasive sur les fantasmes qui l’ont provoqué. Le simple et frustrant « OK » me parvient quelques minutes plus tard.

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