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La quête d’Asia

Chapitre 5

Une semaine de préparatifs - deuxième partie

Hétéro

Jeudi


Journée de repos si j’ose dire. Ou de transition. Pas d’autre obligation que de porter le plug pendant quatre heures, de me masturber et de faire le SMS. Après avoir installé mon nouveau compagnon, j’en profite pour étudier la meilleure manière de procéder en vue de la visio de demain soir.


Mon studio est bien rectangulaire et très fonctionnel. Le vaste placard à droite de la porte d’entrée me permet de ranger toutes mes affaires. Les portes-miroir ont l’avantage d’agrandir l’unique pièce. Dans le prolongement, il y a un coin cuisine suffisamment bien équipé pour une personne seule, une petite table et deux chaises. En face de la porte d’entrée, la petite salle de bains avec les WC. La partie principale est meublée par le Clic-Clac et un téléviseur placé sur un meuble assorti à la table basse qui les sépare. Une petite bibliothèque située entre le canapé-lit et la vaste baie vitrée, qui rend cette pièce si lumineuse, complète le mobilier.


J’accroche la webcam au sommet de la télé, la relie à mon ordinateur portable que je place sur le meuble et fais un test : après quelques réglages, j’arrive à voir quasiment toute la pièce et en tout cas le Clic-Clac ouvert en configuration couchage dans son ensemble. Je pousse la table et me positionne à genoux aux pieds du lit. Parfait. On me voit nettement. Idem quand je m’allonge.


Satisfaite de mon installation et arrivant au terme des quatre heures, je me déshabille et m’installe pour ma séance de masturbation. Chose inhabituelle car en temps normal je n’aime pas me voir en pleine action, je me contemple dans l’immense miroir à ma droite. Je commence à me branler sans me quitter des yeux, comme si je matais une autre personne. Quelques fantasmes pervers plus tard, je pars dans un nouvel orgasme. Un par jour depuis quatre jours, ça ne m’était jamais arrivé. Et puis un peu plus facilement à chaque fois. Nouveau SMS, nouvelle réponse aussi décevante.


Vendredi


Afin d’être pluggée à vingt-deux heures, cinq heures après la pose, j’ai pris rendez-vous en fin d’après-midi avec l’esthéticienne que m’a conseillée Monsieur. Même si je sais qu’elle a été au courant de ma situation dès que je me suis recommandée de lui, je suis très mal à l’aise. Je suis la dernière cliente et Patricia m’accueille. Elle paraît très étonnée.


— Bonjour… Mademoiselle.

— Bonjour Madame.

— Pardonnez mon hésitation mais j’ai été surprise par…

— Mon jeune âge, je sais, Madame.

— Je vous en prie, appelez-moi Patricia.

— Et moi c’est Asia.


Patricia est une femme superbe. La cinquantaine, belle blonde aux formes épanouies, elle dégage une assurance impressionnante. Elle me conduit dans une salle au milieu de laquelle trône une table de massage. En me montrant un casier où ranger mes affaires, elle me demande de me déshabiller complètement puis de m’allonger sur le dos. Elle sort quelques instants pour me laisser le temps de me préparer avant de revenir quand je suis installée, toujours aussi mal à l’aise. Après m’avoir contemplée d’un œil… pas seulement professionnel me semble-t-il, elle me dit, en adoptant le tutoiement :


— Tu es vraiment superbe mais je comprends pourquoi il t’envoie à moi. Ne t’inquiète pas, je vais arranger ça. Et détends-toi, je sais ce que tu as dans le cul, je suis passée par là.


Cette confidence très crue, formulée sur un ton léger, a le mérite de me permettre de surmonter mon angoisse.


— Je vais commencer par le visage, puis je m’occuperai des bras et des jambes avant de finir par… le débroussaillage, dit-elle en souriant alors qu’elle a glissé ses doigts dans ma toison en sursis et qu’elle joue avec mes poils. Et mon clitoris.


Après avoir abandonné mes parties intimes comme à regret, elle ajoute :


— Je vais raccourcir tout ça aux ciseaux puis te mettre une serviette chaude sur le pubis pour bien dilater les pores pendant que je m’occupe du reste. Après je te ferai un léger gommage avant de passer aux choses sérieuses.


Je me surprends à me laisser aller à ses mains expertes, qui s’égarent de plus en plus fréquemment, en fermant les yeux, parcourue de délicieux frissons. Elle ne peut pas ne pas le remarquer. La serviette chaude qu’elle dispose enfin irradie une douce chaleur au plus profond de mon vagin. Je suis carrément excitée.


Pendant que Patricia s’attèle au chantier, nous discutons à bâtons rompus. Elle me raconte son histoire : la manière dont Monsieur l’a sortie du trou dans lequel elle s’enfonçait après son divorce suivi de plusieurs échecs sentimentaux cuisants ; comment il lui a redonné confiance et assurance avant qu’elle ne reprenne sa liberté quand elle s’est sentie prête. Elle lui en voue une reconnaissance éternelle.


Après que je lui ai à mon tour expliqué mes motivations, elle déclare solennellement, comme si elle regrettait de ne pas être à ma place :


— Je t’assure que tu as fait le bon choix, même si je suis surprise qu’il ait accepté de s’occuper de toi.


Puis elle ajoute :


— On va passer aux choses sérieuses. Ça va être un peu douloureux.

— Je m’en doute, répliqué-je, pas du tout rassurée.


Après avoir pratiqué le gommage, Patricia commence à appliquer la cire chaude.


— Prête ? me demande-t-elle juste après avoir étalé la première couche de cire.

— Oui.


J’avais à peine prononcé ce mot qu’elle arrache d’un geste sec la bandelette garnie de poils. Je sursaute en étouffant un cri de surprise plus que de douleur, car même si c’est loin d’être agréable, la préparation soignée et son expertise rendent l’opération très supportable.


Au fur et à mesure qu’elle progresse, désormais silencieuse et concentrée, je m’habitue à des sensations qui finissent par devenir agréable. La chaleur de la cire, le contact toujours insistant de ses mains, la douleur modérée et très localisée… tout cela se mélange délicieusement. Je crois que je mouille abondamment.


Quand elle est venue à bout du dernier poil, elle me débarrasse des derniers restes de cire avant de m’étaler une crème apaisante. Longuement. Très longuement. L’application devient massage. Son majeur s’égare de temps en temps dans ma fente et vient effleurer mon clitoris. Je respire de plus en plus vite. Malgré moi, à chaque passage de son doigt, mon bassin se soulève à sa rencontre. Le massage devient masturbation. Elle sait vraiment y faire et je pars bien vite dans un orgasme que je ne cherche pas à étouffer.


Quand j’ouvre les yeux, Patricia me regarde d’un air amusé et attendri.


— C’était le petit bonus pour te féliciter d’avoir été si courageuse.

— Merci. Vous… vous voulez que je m’occupe de vous ?


C’est sorti tout seul. C’est comme si quelqu’un d’autre avait parlé. Je n’ai jamais eu de fantasmes lesbiens. Ça me répugne même plutôt.


— Tu ferais ça ?

— Je… je ne l’ai jamais fait mais j’en ai envie, lui avoué-je en me sentant rougir.

— Alors c’est d’accord, répond-elle en se déshabillant sans aucune gêne.


Je peux découvrir un corps qui accuse le poids des ans mais qui reste particulièrement attirant : des seins volumineux qui s’affaissent légèrement, un ventre légèrement bombé sans excès de graisse, des hanches larges, des fesses et des jambes encore musclées, preuve que la dame doit encore pratiquer pas mal de sport.


Sa chatte est totalement épilée et un tatouage étrange orne son pubis. Elle porte des anneaux sur les mamelons, qui sont percés. Sans aucune pudeur, elle prend ma place sur la table, replie les jambes et écarte les cuisses. Je peux constater qu’un autre anneau, plus petit, orne son clitoris également percé à la base.


Je hasarde timidement, une question, un peu inquiète :


— C’est… c’est Monsieur qui vous a demandé de poser les anneaux ?

— Oui et non. Ce n’est pas si simple. J’en ai eu envie peu avant la fin de notre relation suivie, comme si je sentais qu’il était temps d’y mettre un terme et si je voulais marquer cette étape. Il l’a assurément deviné et il me l’a alors demandé.


Je ne comprends pas vraiment mais je hoche la tête en signe d’approbation.


— Tu te masturbes, je suppose ? me demande-t-elle.

— Oui, et surtout depuis quelques jours…

— Je vois ce que tu veux dire, répond-elle en souriant. Fais comme pour toi, je te guiderai si nécessaire.


Je me positionne à côté d’elle et présente deux doigts de ma main gauche à l’entrée de son vagin. Ils y pénètrent sans aucune difficulté tant sa chatte est humide. Tout en commençant un massage de la zone du point G, je me mets à lui caresser délicatement le clitoris de l’index de mon autre main, apeurée par l’idée de lui faire mal en manipulant l’anneau.


— Ne t’inquiète pas, tu peux y aller franchement, tu n’imagines pas comme ça décuple les sensations.


Rassurée, j’appuie ma caresse et entreprends un ballet aussi synchronisé que possible de mes doigts, en guettant ses réactions. Bien vite, elle ferme les yeux et se laisse totalement aller. Je suis admirative face à sa capacité de s’abandonner totalement avec autant de facilité. Sa respiration s’accélère, elle accompagne mes mouvements par de petits coups de bassin de plus en plus rapide, m’indiquant ainsi le rythme qu’elle désire voir appliqué. Elle se laisse aller à un orgasme sans retenue ni pudeur en un temps record.


— Merci ma chérie, tu t’en es tirée comme un chef pour une première, me dit-elle en se levant avant de m’embrasser à pleine bouche avec un naturel désarmant.


Nous nous rhabillons en silence. Je paye et me voilà partie pour rentrer chez moi. Ce petit intermède m’a à nouveau bien émoustillée. Il est près de vingt heures. J’ai juste le temps de dîner et de faire une bonne toilette avant de me préparer pour la visio avec Monsieur.


Vingt et une heures cinquante-cinq. Je suis prête. Lavée, parfumée, discrètement maquillée et toujours pluggée depuis près de cinq heures. Je reçois un message avec un lien pour me connecter à une réunion. Je l’ouvre, demande à participer. Le logiciel me demande d’attendre que l’organisateur se connecte. Je vérifie une dernière fois le bon réglage de la webcam et la qualité du son. Je sens le stress m’envahir.


Vingt et une heures cinquante-neuf. Le cœur battant la chamade, je m’agenouille au pied du Clic-Clac en version lit, mains croisés dans le dos et j’attends.

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