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La quête d’Asia

Chapitre 7

La douche froide

Hétéro

Après cette terrible visio, je me suis masturbée comme Monsieur me l’avait demandé. J’ai joui mécaniquement, de désespoir, en pleurant sans discontinuer. Et sans fantasmer. Je lui ai fait un SMS comme d’habitude, mais il n’a pas répondu. Je ne savais plus où j’en étais. Qu’allait-t-il se passer maintenant ? J’ai retiré machinalement le plug que j’avais complètement oublié et je me suis endormie comme une souche.


Je me suis réveillée le lendemain dans le même état que si j’avais une bonne gueule de bois : mal de crâne, bouche pâteuse, nauséeuse, yeux bouffis… J’ai fui l’image que me renvoyaient les gigantesques miroirs du placard.


Le reste de la semaine a été épouvantable. Elle m’a paru durer une éternité et je l’ai traversée tel un zombie. Je n’avais aucune envie, aucun appétit. Pas de sport, contacts avec l’extérieur limités à quelques courses de toute première nécessité.


Mais évidemment, mercredi, alors que j’étais au bord de la dépression, Maïwenn m’a appelée. Elle a immédiatement compris au ton de ma voix que ça n’allait pas. J’ai prétexté la première chose qui m’est passée par la tête, une gastro, mais elle n’a certainement pas été dupe.


— Comment ça se passe avec ton nouveau Jules ? m’a-t-elle demandé, inquiète.

— Il y a des hauts et des bas, comme dans tout couple, mais ça va, lui ai-je alors répondu sans conviction.

— Mouais. Plutôt un bas en ce moment, non ?

— On peut dire ça…

— Tu ne veux toujours pas m’en parler ?

— Pas encore.

— OK. Si tu as besoin de quelque chose, n’hésite pas à me toper.

— Bien sûr.


Avant qu’elle ne raccroche, je lui ai posé cette question, totalement inhabituelle sur un ton las.


— Ton père, ça va ?


À peine avais-je fini de la formuler, je me suis rendu compte de la terrible erreur que je venais de commettre. Visiblement surprise, Maïwenn m’a répondu, intriguée.


— Je n’ai pas eu de nouvelles cette semaine, mais la semaine dernière ça allait. Il pétait la forme ! Pourquoi cette question ?


J’ai réfléchi à toute vitesse pour trouver une explication plausible.


— Bah… Comme il est médecin, je me disais que je pourrais peut-être le consulter si ma gastro s’éternise. Tu connais les difficultés pour avoir un rendez-vous…

— C’est sûr. Tu veux que je lui en parle ?


Je me suis sentie blêmir.


— Non, je l’appellerai moi-même si ça ne va pas mieux.

— Comme tu voudras. Tu te souviens que Kevin et moi prenons l’avion demain après-midi pour trois semaines de vacances exotiques ? On ne va pas être très facilement joignables. Fais-moi in SMS dès le matin pour me dire comment ça va avant qu’on parte.

— Sans faute, promis. Passez de bonnes vacances. Bisous.

— Bisous ma puce. Prends soin de toi.


Du haut de ses deux ans de plus que moi, Maïwenn a toujours été comme une grande sœur attentionnée et protectrice. Il va falloir que je sois beaucoup plus prudente.


Chose promise, chose due. Dès mon réveil jeudi, j’ai menti à Maïwenn par SMS. C’est beaucoup plus facile par écrit… Heureusement, probablement affairée à la préparation de son départ imminent, elle n’a pas cherché à en savoir plus ou à m’appeler.


[SMS]

> Hello. Ça va beaucoup mieux. J’ai même retrouvé l’appétit.

< OK, bonne fin de semaine. Bisous.

> Bonnes vacances et… gare aux excès ! Bisous.

< Ça va tirer dans les coins !!! :)


Il faut dire que Kevin et elle filent le parfait amour depuis maintenant plus de six mois, ce qui n’était jamais arrivé à Maïwenn, beaucoup plus délurée que moi. Et beaucoup plus avide de sexe. Elle m’a souvent raconté ses parties de jambes en l’air avec lui en ne m’épargnant aucun détail !


Ce voyage tombe finalement très bien. Aucun risque d’une discussion inopportune avec son père dans l’immédiat.


En ce vendredi après-midi, alors que je commence à désespérer et à rentrer dans un processus de deuil, mon téléphone vibre. Je le regarde sans conviction. Un SMS de Monsieur !


[SMS]

< Rends-toi demain à quatorze heures précises au magasin dont l’adresse suit pour récupérer un objet sans poser de questions puis rejoins moi directement chez moi. Ne traîne pas en route. Il n’y aura pas de deuxième chance.

> Compris, Monsieur.


J’éclate à nouveau en sanglots, mais de joie cette fois. Monsieur me laisse une dernière chance. Je dois la saisir. Mon cerveau est en ébullition et je réfléchis à toute vitesse. La tenue que je vais mettre : la robe courte et légère que j’ai portée le premier dimanche où je m’étais rendue chez lui et qui avait l’air de lui avoir fait de l’effet, sans rien dessous, évidemment. Le maquillage : discret mais qui camouflera les outrages subis cette semaine. La coiffure : plus de problème de ce côté-là, un simple shampoing suffira.


Bon je crois que j’ai fait le tour, pensé-je alors que ma main, qui est machinalement descendue vers mon entrejambe, rencontre un véritable râpe.


Merde, je ne peux pas laisser ça en l’état ! me dis-je, paniquée. Je décide d’appeler Patricia au secours, en la suppliant de faire quelque chose pour moi.


— Passe-me voir demain à huit heures avant mes premiers rendez-vous, me répond-elle, je t’arrangerai ça.


Je la remercie chaleureusement. Je n’ai pas réussi à lui en vouloir d’avoir cafté notre séance de vendredi dernier à Monsieur. J’imagine que c’est lui qui l’a questionnée et que sa loyauté indéfectible à son égard lui interdisait formellement de lui mentir ou de lui faire des cachotteries.


La nuit me paraît durer une éternité. Je dors par à-coups, excitée et impatiente. J’ai une envie pressante de me masturber mais je n’en fais rien en l’absence d’autorisation formelle.


Effectivement, Patricia m’a bien arrangé ça et me voilà avec une peau aussi lisse et douce que celle d’un bébé.


Après que je lui ai raconté la terrible soirée de vendredi dernier, elle s’est montrée sincèrement navrée de m’avoir fait passer une si mauvaise semaine, mais a déclaré ne pas avoir eu d’autre choix que de répondre avec franchise aux questions que Monsieur lui a posées.


— Cela fait partie du processus, m’a-t-elle avoué pour me rassurer quand elle a vu dans quel état d’anxiété j’étais. Mais prépare-toi à en chier ! Tu vas subir ton premier vrai test, a-t-elle ajouté. Je te suggère de t’abandonner totalement, de te laisser guider et de te soumettre sans discuter à tout ce qu’il va te demander si tu veux avoir une chance de poursuivre. Accroche-toi, ça vaut vraiment le coup.

— Message reçu fort et clair, ai-je alors répondu dans un mélange de joie, d’impatience… et d’angoisse.


Le reste de la matinée s’éternise lui aussi. Je mange sur le pouce, me prépare et me lance dans les transports parisiens pour être à l’heure au rendez-vous fixé. Ce n’est que dans le métro que je me rends compte que je n’ai même pas cherché à savoir de quel genre de boutique il s’agit.


J’arrive un peu en avance à l’adresse indiquée. Une simple porte cochère me fait face. Intriguée, je la franchis à quatorze heures précises… et m’immobilise, sidérée. Me voilà dans ce qui ressemble à un gigantesque sex-shop. Mais un sex-shop très particulier, visiblement entièrement dédié aux relations sadomasochistes.


À peine ai-je eu le temps de faire le tour de l’établissement du regard qu’un vendeur s’approche de moi.


— Mademoiselle Asia ?

— Oui.

— Tenez, c’est pour vous.


Il me tend… un martinet dont je me saisis mécaniquement, tel un robot. Sans attendre, il s’éloigne en rajoutant avec un clin d’œil complice :


— Bonne fin de journée.


Hagarde, incapable de prononcer le moindre mot, je contemple l’objet. Entièrement fait de cuir noir, y compris le manche tressé, il comporte de nombreuses lanières courtes et souples.


Sans poser de questions. La consigne à laquelle je n’avais pas prêté attention me revient à l’esprit. Mais comment vais-je transporter cet objet alors que je dois prendre plusieurs métros pour me rendre chez Monsieur ? Ne traîne pas en route. Je dois y aller.


Un sentiment de panique commence à m’envahir. J’essaie de le faire rentrer dans le minuscule sac à mains que j’ai eu la mauvaise idée de prendre, sans succès évidemment. Je ne peux que rabattre les lanières sur le manche et tenir cet engin de malheur dans une main, sans pouvoir en dissimuler la nature.


Le trajet est un vrai supplice. Dans le métro, je dois subir les regards allant de ma main à mon visage. Interloqués, choqués, ironiques, interrogatifs… je ne sais plus où me mettre tellement je suis gênée.


Alors que je quitte enfin la dernière rame de cet interminable voyage, un vieux monsieur m’a même lancé, avec un air envieux :


— Amusez-vous bien, Mademoiselle.


J’arrive enfin devant l’interphone de l’immeuble de Monsieur. Je sonne, la porte s’ouvre sans un mot. Je monte dans l’ascenseur et appuie sur le bouton du dernier étage. Je profite du temps de montée pour tenter de calmer les battements de mon cœur, en remettant de l’ordre dans ma tenue et en rectifiant rapidement mon maquillage.


Me voilà devant la porte d’entrée. Je prends une grande inspiration pour me donner du courage et toque timidement. J’entends la voix de Monsieur qui me dit :


— Entre, Asia, je te prie. C’est ouvert.


Je pénètre dans l’appartement. Monsieur est installé sur le canapé et sirote un café. Il est vêtu d’un simple short et d’un tee-shirt clairs, décontracté mais élégant. Je me dirige vers lui en silence, tête baissée en évitant son regard que je sens posé sur moi. Je me positionne debout à un mètre de lui, jambes pudiquement jointes, mains tenant le martinet sagement croisées devant ma chatte.

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