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La quête d’Asia

Chapitre 14

Week-end initiatique - troisième partie

Hétéro

— Bien dormi ?


Je me réveille brutalement. Je n’avais pas entendu Monsieur s’approcher de moi et, effectivement, je m’étais assoupie. Sans attendre la réponse qu’il connaît déjà, il enchaîne.


— De beaux rêves ?

— Des rêves très… stimulants, Monsieur.


Très bien, répond-il mécaniquement, l’esprit visiblement ailleurs.


— On va pouvoir passer à la troisième phase de préparation de ton corps à des punitions plus sévères.

— Comme il vous plaira, Monsieur.


Pendant ces brefs échanges, il décroche les mousquetons sans m’ôter les bracelets et chevillières, m’aide à me lever et me dirige sous le crochet qui pend au beau milieu de la pièce.


— Ne bouge pas, me commande-t-il en se rapprochant de la commode.


Il en revient avec une longue chaîne. Il en accroche les mousquetons à mes bracelets et la glisse dans la courbe du croc menaçant au-dessus de ma tête en m’obligeant à lever les bras.


Puis il me demande de bien écarter les pieds. Il s’accroupit alors derrière moi et relie mes chevillières aux anneaux fixés au sol, en réglant la longueur de mes entraves de sorte que je ne puisse pas resserrer les jambes.


Enfin, il se dirige lentement vers la corde nouée à l’attache du mur et la tend jusqu’à ce que je me retrouve pendue par les bras, sur la pointe des pieds.


Même si je ne suis pas à proprement parler écartelée, la position est très inconfortable.


À nouveau, Monsieur va fouiller dans un tiroir de la commode et en revient avec un objet entre les mains. Il se place devant moi et me demande :


— Tu sais ce que c’est ?

— Une cravache, Monsieur.

— Et tu sais à quoi ça sert ?

— À dresser les chevaux, Monsieur.

— Pas seulement. Les jeunes filles rebelles aussi. Et à les stimuler ou les punir, c’est selon.


Alors qu’il y a encore peu une telle perspective m’aurait terrorisée, je reste calme et sereine. Je suis prête, presque impatiente. Je veux savoir.


Monsieur est maintenant torse et pieds nus. Il n’a conservé que son pantalon de jogging, qui ne parvient pas à dissimuler son érection. Il arque la cravache sous mes yeux en me regardant sévèrement. Curieuse, j’en profite pour détailler l’objet qui va me supplicier : une poignée de cuir noir, une longue tige métallique d’au moins cinquante centimètres et une courte mèche en forme de boucle, elle aussi en cuir noir.


Comme pour s’échauffer, Monsieur la fait siffler de manière inquiétante en fouettant violemment l’air à proximité de mes oreilles. La belle assurance qui m’animait jusque-là commence à se fissurer. D’autant que la position dans laquelle je me trouve, sur la pointe des pieds, jambes largement écartées et pendue par les poignets, me rend extrêmement vulnérable et totalement à sa merci, sans aucune possibilité d’esquive.


Une fois sa mise en scène achevée, il commence à promener la mèche sur mon visage. Le contact est doux, sensuel même. Du front, il descend le long de mon nez, contourne l’œil droit en s’attardant sur ma joue avant de remonter et de recommencer sur le côté gauche. Sans se presser.


Après quelques minutes de ce ballet, le cuir atteint ma bouche, la caresse délicatement avant que la pression ne se fasse plus forte sur ma lèvre inférieure, comme pour m’inciter à desserrer des mâchoires crispées. J’entrouvre un passage dans lequel la boucle s’engouffre. Je la suce voluptueusement en défiant Monsieur du regard. Consentante mais pas soumise. Abandonnée mais pas domptée.


Bientôt, la mèche reprend son chemin descendant : elle traverse mon menton, suit ma gorge dans un désagréable chatouillement avant d’arriver jusqu’à mes seins. Je sens que mes pointes sont dressées, dures. Je frissonne à ce contact. Monsieur joue avec elles un long moment. Ma chatte me démange atrocement, j’ai l’impression de me liquéfier de l’intérieur.


Il reprend sa progression en s’acharnant au passage sur mon nombril, que j’ai extrêmement sensible. J’essaie de me tortiller pour échapper à l’agaçante caresse, sans succès.


Heureusement, il n’insiste pas et arrive bientôt à ma chatte. Je sens le cuir s’immiscer dans ma fente, titiller mon clitoris, masser les petites lèvres. Une onde de plaisir commence à se diffuser en moi à partir de cette zone. Il me semble sentir un léger ruissellement le long de l’intérieur de mes cuisses. J’en ai bien vite confirmation quand Monsieur y passe la cravache en s’en servant comme d’une raclette avant de la présenter devant ma bouche et de me forcer à la lécher. C’est la première fois que je goûte à mes propres sécrétions et à celles d’une femme par la même occasion. Cela ne me dégoûte pas et je me plie docilement à l’injonction. Et moi qui me croyais frigide, victime de sécheresse que j’étais avec mes partenaires précédents !


Avec un sourire satisfait que j’entrevois de mes yeux mi-clos, Monsieur passe derrière moi sans interrompre le contact avec la cravache. La lente descente du cuir le long de ma colonne vertébrale à partir de ma nuque provoque de délicieux frissons ainsi que des réflexes incontrôlables de cambrure.


Quand la mèche s’immisce dans la raie de mes fesses pour atteindre mon anus, je creuse les reins autant que je le peux, comme pour faciliter une improbable pénétration. Après avoir joué avec mon petit trou un long moment, en me mettant définitivement dans un état de tension extrême, Monsieur descend le long de l’intérieur de la cuisse droite tout aussi lentement, caresse l’arrière du genou puis poursuit sur les mollets jusqu’à arriver à la plante du pied et à le chatouiller désagréablement. Je ne peux m’empêcher de tirer sur la chaîne pour échapper à ce traitement cruel, toujours avec aussi peu de succès. Je gémis en me débattant, mais sans demander grâce.


Bientôt la cravache reprend le trajet en sens inverse par la face antérieure, repasse par ma chatte en s’amusant avec elle au passage avant d’infliger un traitement identique à ma jambe gauche. Et à mon pied…


Je me sens tendu comme une arbalète, un ressort, un string… ou plutôt comme une bite en érection maximale, qui voudrait cracher son foutre sans le pouvoir. Enfin, je suppose…


Alors que cette pensée m’amuse, un claquement sec et sonore sur une omoplate, bientôt suivi d’un autre sur son homologue, me ramène à la réalité. À partir de ce moment, les tapotages s’enchaînent, légers mais à un rythme soutenu. Monsieur tourne lentement autour de moi sans jamais s’interrompre, en décrivant une spirale descendante tout le long de mon corps, dont il n’épargne aucune partie. J’ai l’impression que chaque contact est transmis directement à mon vagin, tout particulièrement ceux sur mes mamelons. Et que dire quand vient le tour de mon clitoris ? Je suis au bord de l’orgasme.


Quand il arrive enfin à mes pieds, j’ai l’impression d’être en proie à une forte fièvre. Mais cette douce chaleur qui m’habite n’est pas désagréable, bien au contraire : elle exacerbe tous mes sens. Comme j’aimerais que Monsieur me prenne là, alors que je suis offerte sans défense !


Mais évidemment il n’en fait rien. Au lieu de ça, il entreprend une remontée mais en appuyant nettement l’intensité et le rythme des coups. Les nerfs déjà à fleur de peau, cela devient douloureux quand il s’attaque à l’intérieur de mes cuisses. Je ne peux m’empêcher de gémir plaintivement de manière continue. Quand il poursuit sans éviter mes parties les plus sensibles avec une maîtrise certaine, mes gémissements se transforment en cris.


Après avoir achevé son parcours sans avoir épargné la moindre parcelle de mon corps, il s’interrompt. Je suis désormais incapable de me maintenir sur la pointe des pieds ; je suis littéralement suspendue par les poignets. J’ai l’impression d’être en feu, de me consumer. Un coup d’œil sur mon ventre rougi me confirme que ce n’est pas qu’une impression…


Alors que je pensais qu’il en avait fini, il se positionne sur mon côté gauche et entreprend de me cravacher les fesses avec vigueur. À chaque impact, un claquement sec envahit la pièce, immédiatement suivi par mon hurlement. Car je ne me retiens plus et j’extériorise sans pudeur ma souffrance à chaque coup. Ils s’enchaînent de plus en plus rapidement, jusqu’à devenir un déluge continu.


Je pleure sans retenue. Des larmes coulent le long de mes joues et je bave abondamment. Ces fluides se mélangent sur mon menton avant de ruisseler désagréablement le long de mon cou jusqu’à ma poitrine. Je sens d’autres sécrétions dégouliner le long de mes cuisses. Ma chatte est en fusion. Je sens mon clitoris tendu à l’extrême. Il en est douloureux. Je voudrais pouvoir le masser furieusement pour faire disparaître cette sensation.


Aussi subitement qu’il avait commencé, le déluge s’arrête. Monsieur se dirige vers l’attache de la corde et entreprend de relâcher la tension. Je suis incapable de tenir debout. Il m’accompagne précautionneusement jusqu’à ce que je sois étendue sur le sol prostrée et toujours en sanglots.


Il me rejoint et s’accroupit près de moi. En me caressant la tête, il me dit d’une voix douce, qui tranche avec la dureté du traitement qu’il m’a infligé :


— Tu as été très courageuse.


Après avoir patiemment attendu que je me calme, il rajoute en murmurant :


— Tu es prête désormais à recevoir la punition que tu mérites pour l’ensemble de tes écarts. Ce sera pour demain.


Je le regarde d’un air surpris et probablement un peu effrayé. Ce n’était donc pas une punition ? Une fois de plus, Monsieur semble avoir lu dans mes pensées.


— Cette épreuve était la dernière étape de ta préparation. Tu l’as remarquablement surmontée. Tu as fait la démonstration que tu es en mesure de subir une vraie punition.

— M… Merci, Monsieur. Je peux vous demander quelque chose, s’il vous plaît, Monsieur ?

— Vas-y, je t’écoute. Je te permets de parler librement.

— Je vous en supplie, Monsieur, prenez-moi ! Je n’en peux plus…


Tout en me caressant toujours les cheveux, il répond avec un sourire rempli de bienveillance :


— Jeune impatiente… Ce n’est pas encore le moment.


Il se relève alors, ôte son pantalon de jogging en dévoilant une érection monumentale.


— Mais tu peux me sucer si tu veux.


Même si évidemment ce n’est pas ce que j’attendais, la vue ce sexe fièrement dressé me fait l’effet d’un électrochoc. Je me mets à genoux et me précipite sur lui, telle une morte de faim. Je l’engloutis d’une seule traite sur toute sa longueur, le cale au plus profond de ma gorge sans l’ombre d’un hoquet avec un grognement satisfait et me mets à le pomper en apnée avec l’énergie du désespoir.


Je m’imagine que c’est dans ma chatte que se trouve ce membre. Je contracte tous les muscles de ma gorge pour le masser comme je le ferais avec ceux de mon vagin. Quand je suis au bord de l’étouffement, je me retire lentement jusqu’à pouvoir en téter le gland le temps de reprendre mon souffle, avant de l’avaler à nouveau et de reprendre ma stimulation.


Quelques secondes plus tard, je sens un liquide chaud se déverser sporadiquement directement dans mon œsophage. Monsieur éjacule déjà et… j’adore ça. Je suis dans un état d’excitation extrême. Pendant qu’il se soulage, dans un réflexe malheureux, je porte imprudemment un doigt sur mon clitoris. Ce simple contact me fait aussitôt partir dans un orgasme incontrôlable. Je jouis en même que lui. Un orgasme où la frustration accumulée depuis plusieurs jours, la tension et la souffrance se mélangent dans une déferlante libératrice.


Alors que je suis en proie à un plaisir qui n’en finit plus de me secouer, Monsieur se retire de ma bouche et m’observe en silence. Quand je m’apaise enfin, après de très longues secondes, je m’effondre sur le sol, épuisée mais soulagée. Je n’ai jamais connu d’orgasme aussi long, aussi total, mobilisant la moindre parcelle de mon corps.


Je m’attends à me faire sévèrement réprimander. En sanglotant à nouveau, je présente mes excuses :


— Je suis vraiment désolée, Monsieur, je ne l’ai pas fait exprès, je vous le promets. C’est parti tout seul sans que je n’y puisse rien.


La réponse me surprend :


— Ne t’excuse pas, je ne te l’avais pas interdit. Et je ne suis pas étonné compte tenu de ce que je sais de toi, que tu es en train de découvrir.


En m’aidant à me relever avec force de précautions, il me dit :


— Je vais t’enduire tout le corps d’une huile apaisante puis tu pourras te reposer dans ton lit avant le dîner et méditer tranquillement cette journée.

— Merci, Monsieur.

— Mais pas question de te donner encore du plaisir même si tu en meurs d’envie. N’oublie pas qu’il y a des caméras, ajoute-t-il sur un ton redevenu subitement sévère.

— Bien sûr, Monsieur.


Après qu’il m’a longuement prodigué le soin promis, ce qui a à nouveau réveillé des sens exacerbés et pas encore repus, il quitte la chambre.


Épuisée, vidée, je me repasse le film de ces trois dernières semaines en accéléré.


Un film dont l’héroïne subit tout d’abord une transformation physique spectaculaire, la rendant presque méconnaissable. Puis physiologique, quand elle connaît pour les premières fois les signes d’une réelle excitation et parvient à jouir sans difficulté dans des conditions improbables alors qu’elle se croyait frigide. Et enfin psychologique, quand elle adopte en public des comportements dont elle ne se serait jamais crue capable.


Un film qui serait tourné caméra à l’épaule et qui suivrait constamment une gamine pudique, en proie à un doute profond et complètement coincée dans son voyage initiatique vers une femme décomplexée, pleine d’assurance et qui s’assume pleinement.


Que de chemin déjà parcouru en si peu de temps ! J’ai hâte de connaître la suite, dès demain… Et l’idée qu’il y aura bientôt une fin, qui me vient pour la première fois, me remplit d’un début de mélancolie.


Carpe diem, me dis-je pour chasser cette pensée que j’espère de tout cœur prématurée.

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