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Te quitter, enfin

Chapitre 1

Partie 1 - Solo

Hétéro

27/12, 4h54



La pluie tombe bruyamment et les gouttes s’écrasent sur la vitre de mon taxi.

Mon front collé sur la plaque de verre froid, je vois les rues défiler sous mes yeux, les monuments se succéder dans la nuit.

Je laisse mes paupières se fermer et les images de ce soir me reviennent.

Toi. Toi mon exutoire, mon échappatoire, ma bouffée d’oxygène. Toi ce rêve dont il faut s’éveiller avant la fin pour ne pas vivre ton infinie violence, telle l’apothéose de ta performance. Toi qui me fais sentir reine pour me rabaisser sous terre. Toi qui emplis mon cœur et ris de ma raison. Toi qui contrôles mes larmes et mes sourires. Toi comme une drogue toxique, ma dose, mon euphorie, ma jouissance.


Toi qui as tué l’amour pour moi. Toi et les excès. Toi qui m’as fait croire que vivre c’était souffrir. Qu’aimer était un déchirement. Que l’ennui était intolérable.


Je veux savoir être heureuse d’une vie tranquille et sans histoire, d’un amour simple et lisse.

Je veux savoir vivre sans penser à toi qui déchires mes vêtements et mon cœur pour ton plaisir, me baises et me fais l’amour, me portes et me rabaisses, m’utilises pour t’abreuver de ce qu’il reste de ma vie.


Comme à chaque fois que je te quitte, j’espère cette fin définitive.


Comme à chaque fois que je te quitte, je sais qu’on ne tourne pas le dos à la gourmandise infinie quand on a la cuillère aux lèvres, et en claquant la porte du taxi, j’ai presque déjà le goût des tiennes au bord des miennes.


Ce que j’espère être notre dernière fois était presque indécente de perfection. Tu l’as fait exprès. Tu as voulu, je le sais, que mes dernières images de toi me fassent frissonner pendant des années encore, en indélébile dans mon corps, dans mon cœur, comme une cicatrice éternelle en souvenir de nous.


Je ferme les yeux et, comme une spectatrice, je visualise la scène.



26/12, 21h03 - Quelques heures plus tôt


Je tourne ma clé dans ta serrure. Cette clé que tu m’as donnée trop tôt, comme pour me prouver comme j’étais celle de toutes qui avait sa place dans ton appartement parisien.


Je te cherche du regard, et dépose l’objet métallique dans l’entrée. Je n’en aurais plus besoin, car ce soir, je te quitte.


Je déambule dans les pièces vides et silencieuses, et tombe finalement sur ce mot écrit de ta main. “Regarde-toi, tu es si belle...”.

Mécaniquement, je me tourne vers le miroir pour vérifier ces dires. J’esquisse un sourire que je refrène immédiatement. Ce soir, je ne me laisserai pas avoir par la douceur de tes mots. C’est décidé, je te quitte.


Mon reflet est troublé par un second mot, écrit soigneusement au rouge à lèvres. Ce dernier gît encore au sol, laissé nonchalamment par tes soins. Je ramasse le bâton couleur sang, qui n’est évidemment pas le mien. Que cherches-tu à faire ? Me prouver qu’une autre est passée par là ? Me dire qu’elle ne mérite pas plus d’importance que ce maquillage abandonné sur le parquet ?

Dans un élan incontrôlé, je me surprends à passer le rouge sur mes lèvres, tout en lisant ton message. "Tu m’excites M.”


— Toi aussi tu m’excites, D. Mais ce soir, je te quitte.” Je me chuchote moi-même.


Je marche jusqu’au bar que tu as installé dans ta cuisine, lieu clé de toute cette comédie que tu joues quand une nouvelle fille débarque chez toi. C’est réglé comme du papier à musique. “Acte 3 : Le cocktail.” me disais-tu souvent en riant. Mais moi, je ne riais pas.


J’ouvre le frigo et me sers un verre de vin que je bois d’une traite pour me donner le courage de ne plus être la protagoniste de mon propre malheur.


Sur la bouteille, un post-it dit "Si tu as si soif, c’est peut être que tu as chaud ? Tu devrais peut-être retirer une ou deux couches de vêtements... Et si tu finissais cette bouteille ?”


Il joue avec moi. J’obéis docilement, et trouve, derrière la bouteille, un petit paquet en papier de soie. Je le déplie doucement et trouve un ensemble de lingerie entièrement en dentelle noire. Je caresse le tissu doucement, et j’avale mon deuxième verre d’une traite.


Sans réfléchir, je me débarrasse de mes vêtements et les fais glisser à mes pieds. Nue, seulement vêtue de mes talons, je fais glisser ma nouvelle lingerie glacée sur mon corps.

Même à distance, même en ton absence, tu fais ce que tu veux de moi. Ce jeu en est la preuve... Je déambule jusqu’à la salle de bain pour regarder le résultat de ta manipulation.

Je me parcours des yeux, et passe mes doigts le long de ma clavicule, puis entre mes seins mis en beauté par la lingerie de luxe que tu as choisie pour moi. Mes yeux se ferment. Je descends en une caresse sur mon ventre, lentement, et passe légèrement sur le tissu fin de la culotte. Je frémis.


J’ouvre les yeux pour tomber sur un nouveau post-it "Regarde comme t’es bonne. Je te laisse commencer sans moi M.”


Il me connaît par cœur, et il a bien joué son coup. Je suis incapable de réfléchir clairement. Je suis presque admirative de son petit jeu. Mais en passant ma main entre mes jambes, je sais qu’il a gagné. Il a raison. J’ai envie de lui. De ses lèvres sur mon corps, de ses mots chuchotés au creux de mon oreille, de son souffle dans mon cou, de sa langue pour me faire jouir, et son sexe pour me combler.


Je m’assieds sur le bord de la baignoire. Mes mains se posent sur mes seins, caressent mes tétons qui ont cédé à l’excitation. Je caresse, je joue, je sers, je pince. Je me fais mal comme tu me fais mal. Je me fais du bien comme tu me fais du bien.


Je m’observe dans le miroir et me regarde dans les yeux, presque avec un air de défi.

Ma main droite glisse à nouveau entre mes jambes et mes doigts passent doucement sur mes cuisses, avant de franchir le tissu de la culotte humide. J’effleure mes petites lèvres et mes poils se hérissent. Je passe doucement sur mon clitoris en feu. Mon cœur s’accélère et mon souffle est court. Je pense à toi, je pense à nous, je te visualise en train de me prendre, partout dans cet appartement.


D’un geste maîtrisé, je tourne sur mon bouton de plaisir. Un de mes doigts, puis deux me pénètrent rapidement et décuplent mon plaisir. Ma seconde main, toujours active sur ma poitrine, passe dans mes cheveux et tire doucement. Je te mime avec mes gestes.


Je sens le plaisir s’emparer de moi et monter dans mon ventre. Mon corps se contracte et je croise mon propre regard d’extase dans le miroir.

Je gémis malgré moi, et je sens la jouissance monter quand j’entends ta clé tourner dans la serrure...


A suivre...

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