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Raphaël se débauche

Chapitre 1

Erotique

Sabine l’avait largué trois mois plus tôt. Après avoir espéré, attendu en vain son retour, Jérôme avait fini par se décourager… Pourquoi n’était-elle pas revenue ? Mais aussi, pourquoi donc avait-il réalisé cette sextape, et pourquoi Muriel avait-elle montré à sa co-pine (sic) Sabine un extrait de l’enregistrement ? Encore que…, si elle lui avait vraiment montré toute la vidéo, Sabine l’aurait tué, voire châtré… Mais non, Sabine était partie… simplement, même pas en claquant la porte, comme si cette infidélité l’arrangeait, comme si elle avait enfin trouvé un prétexte pour le quitter… Certes, il l’avait déjà, par le passé, largement trompée, mais quel con il avait été d’avoir fait confier cette copie à Muriel... elle lui avait dit que ça l’exciterait de se voir en train de faire l’amour… D’abord, il avait songé à se tuer ; il tenta le suicide par la masturbation, et, quand il se rendit compte que, malgré tous ses efforts, il n’y parviendrait pas, Raphaël décida de se noyer dans la débauche…


L’un de ses clients lui avait parlé d’un endroit où, moyennant une somme pas tout à fait indécente, un célibataire pouvait aller rencontrer des dames en mal de mâle, pour se faire du bien tout en satisfaisant la gourmandise de ces gourgandines. Donc, il y était allé, l’âme en peine, mais le «moral» en hausse, bien décidé à conquérir, si ce n’était le cœur, du moins le corps de femmes languissantes, impudiquement offertes à son désir.


Après avoir sacrifié à l’acquittement du péage et ceint une serviette autour de ses reins, Jérôme s’aventura en terre de luxure collective, territoire encore inconnu de lui. Il erra dans un dédale mal éclairé, soupesant ses chances devant un couple, puis devant un autre, sans parvenir à lire dans le regard des femmes une quelconque invitation à s’approcher. Dans un couloir, il faillit trébucher dans une espèce de banquette sur laquelle était allongé quelqu’un. En se rapprochant, il découvrit qu’il s’agissait d’une femme, pas une caillette de l’année en apparence, aux seins pas très arrogants, plutôt soumis aux lois de la pesanteur. Sans la regarder davantage, mais curieux, il envoya sa main en éclaireur et laissa ses doigts effleurer le ticket de métro, y baguenauder, chercher le clitoris, le trouver, le titiller un (tout petit) peu, jusqu’à provoquer un profond soupir de la femme. Mais bon, un beau mec, comme il se voyait, avait d’autres chattes à se mettre sous la main et il lui fallait partir en quête des belles et jeunes femmes qui, sûrement, l’attendaient, lui et son (encore) jeune corps, avec impatience et appétit.


Dans un salon, Raphaël fut témoin de quelques jeux collectifs, au cours desquels des messieurs faisaient crier des dames en leur collant la bouche contre le ventre, alors qu’ailleurs, d’autres à genoux derrière elles, cognaient de leur bide (flasque ?) le (flasque ?) postérieur de leur monture… En d’autres lieux, d’autres femmes, le visage enfoncé dans la graisse abdominale de leur partenaire de jeu, leur faisaient pousser force grognements et appréciations encourageantes sur leur technique orale, peut-être acquise et développée sur une plage, l’été précédent.


Malheureusement pour lui, aucune de ces gentes dames ne semblait manquer de chevaliers servants, alors qu’en voyant toutes ces belles et bonnes actions, son désir de se dévouer à leur bon plaisir, se renforçait et se raidissait à vue d’œil.


Résolu à attendre qu’une dame lui donnât sa chance et et l’invitât, il s’en fut profiter des loisirs qu’offrait le lieu et entra dans le hammam. L’endroit était sombre, mais le parfum dominant était une odeur de sueur, de corps… d’hommes ou de femmes ? Sa libido reprit fermement les commandes de son cerveau et, sans pouvoir rien voir, il se pénétra plus avant, les mains en avant, à tâtons.


Sa main toucha un mur, puis un corps appuyé contre le mur. Homme ou femme ? En tout cas un ventre consentant à la caresse, puisqu’aucune main ne repoussa la sienne. Bon, il lui fallait s’assurer du sexe de l’inconnu, en espérant que ce fût une inconnue, sinon… tant pis… Son doigt descendit vers un pubis taillé, sans rencontrer d’excroissance virile… Ouf ! Décidé à ne pas laisser traîner les choses, il enfonça gaillardement un doigt dans la fente qui s’offrait à lui, et qui était, curieusement, bien lubrifiée… Comment cela se faisait-il ? Un autre (une autre ?) aurait-il joué les boute-en-train ? Son autre main monta à la rencontre des seins de la dame… et trouva deux seins, pas très vaillants… Mais oui, le ticket de métro et ces seins… il était retombé sur la femme de la banquette. Le côté positif de la chose, c’est qu’elle s’était levée, et donc qu’elle n’était donc pas impotente. Oui, mais tout de même…


Raphaël décida d’entreprendre rapidement une retraite, plus stratégique qu’héroïque, mais avant qu’il ne pût retirer son doigt du con de la dame, la main de celle-ci, ravie, s’empara de sa verge, la retint, la pressa délicatement, mais fermement, pour en saluer la raideur. L’extrême douceur de la caresse le surprit. La dame savait y faire… elle alliait la suavité à l’expérience… Raphaël commençait à hésiter… devait-il se retirer ou la laisser faire ? Cette femme n’était plus un tendron, certes, mais elle semblait bien connaître le corps des hommes et il n’était plus très certain d’être invité par d’autres joueuses… Et puis, une petite partie de son corps commençait à bougrement aimer cette caresse et lui enjoignait de rester. « On sait ce qu’on a et on ne sait pas ce qu’on pourrait avoir… » Le majeur qu’il avait enfoncé dans le ventre de la femme reprit son activité, puis fut aisément rejoint par l’index, puis par l’annulaire, puis par le pouce et l’auriculaire (merci le gel lubrifiant ?). Les doigts, bien enfoncés dans le vagin de la femme, se mirent à remuer, surprenant Ghislaine par cette caresse jusque-là inconnue d’elle, qui se voyait enfilée sur la main que l’homme enfonçait dans son ventre. Jérôme regardait son poignet dépasser du vagin que la femme ouvrait à son envahisseur, et remerciait celui-ci par des hoquets, puis par une respiration de plus en plus saccadée. La main de Ghislaine était toujours aussi légère sur la queue qui pointait contre son ventre. À bout d’excitation, Raphaël décida d’en finir : il prit sa chose en main et la présenta devant le canyon que ses doigts venaient de quitter. Soutenant de ses mains les fesses de Ghislaine pour la presser contre lui, il s’enfonça dans le ventre de la femme, qui releva ses jambes dans le dos de son amant pour mieux accueillir son braquemart. Il la besogna consciencieusement, vigoureusement. Dans la semi-obscurité, Raphaël vit le visage de Ghislaine se transformer, se sublimer sous l’effet du plaisir qu’elle prenait, devenir beau, mieux que beau, excitant, bandant… Ghislaine fut bientôt secouée par le plaisir, qui la surprit par sa violence ; elle se crispa, se tendit contre lui, enfonçant davantage le sexe de l’homme dans son ventre et elle jouit, en poussant de petits cris, retenus, comme si, pour elle, éprouver un plaisir sexuel était incongru, inconvenant, indigne. À cette vue, à ce chant d’amour, Raphaël ne se sentit plus de joie et il jouit dans de derniers coups de reins.

Satisfaite, Ghislaine déposa un petit baiser sur les lèvres de son amant, l’accompagnant d’un « Merci beaucoup, vous m’avez donné beaucoup de plaisir… mais je vous en prie, restez encore un peu ici ». Fière de sentir couler, le long de ses cuisses le plaisir qu’elle avait donné à un homme qu’elle avait fait bander, qu’elle avait accueilli dans son ventre, et qui l’avait si bien baisée, elle se retira de la pénombre du hammam, pour qu’il ne vît pas son corps nu dans la lumière.

Le fantôme de Ghislaine hanta Raphaël pendant longtemps...

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