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À la recherche d’un nouvel équilibre

Chapitre 22

Épilogue : l’équilibre, enfin

Hétéro

Les semaines qui ont suivi nous ont quelque part rassurés quant à la solidité de notre amitié avec Audrey et Romain. Je peux même dire qu’elle s’en est trouvée renforcée. Nous avons continué à nous voir avec autant de plaisir, au même rythme qu’avant ce mémorable dîner, sans aucun changement dans nos relations.



Enfin au début du moins. Car passé le cap de la sidération puis celui d’une compréhension bienveillante, nous avons leur avons inspiré une forme de fascination teintée de respect, voire d’envie. Nous en avons pris conscience au travers des échanges privés qui se sont instaurés entre Anthony et Romain d’un côté, Audrey et moi de l’autre.


En effet, après quelques semaines, Romain s’est mis à aborder le sujet des relations sexuelles dans son couple avec Anthony. Il lui a avoué qu’il n’arrivait pas à se libérer du carcan d’une éducation un peu trop rigoriste vis-à-vis d’Audrey. En s’entêtant à rester respectueux de ses principes et de ceux de son épouse légitime, tout aussi stricts en matière de condition féminine, il se rendait compte que celle-ci était de plus en plus insatisfaite. Et lui aussi. Leur vie sexuelle n’avait quasiment pas évolué depuis le début de leur relation. Enfin si : elle tournait au ralenti depuis un bon moment, avec des rapports routiniers qui s’espaçaient inexorablement dans une spirale qui les tiraient vers le bas. Au point qu’il envisageait sérieusement de prendre maîtresse pour assouvir librement ses pulsions refoulées.


De mon côté, je recueillais les confidences d’Audrey. Nos contacts par messagerie sont devenus fréquents car elle arrivait visiblement plus facilement à s’exprimer par écrit qu’à l’oral. Elle cherchait sincèrement à comprendre notre relation et se montrait même envieuse quand je lui décrivais la fréquence, la diversité et la richesse de nos rapports sexuels ainsi que le plaisir intense que nous partagions. Elle m’a confié qu’elle n’était pas heureuse sur ce plan. La routine lui pesait de plus en plus et elle ne jouissait que très rarement. Elle en arrivait même parfois à simuler pour rassurer Romain ou raccourcir leurs ébats. Elle était fréquemment parcourue de phantasmes qui l’effrayaient et la faisaient culpabiliser. Elle se sentait prête à aller plus loin avec son mari malgré ses principes, mais elle n’osait pas aborder le sujet avec lui.


Si l’orgasme que j’avais connu devant elle en me faisant enculer brutalement l’avait choquée sur le moment, cela occupait désormais ses pensées de manière quasi-obsessionnelle. Elle se déclarait prête à tenter l’expérience de la sodomie, désireuse d’apprendre à pratiquer la gorge profonde… mais elle était incapable de s’en ouvrir à Romain. Elle craignait de se dévaloriser à ses yeux en se comportant comme une pute et plus comme une épouse convenable.


Anthony et moi avons eu le sentiment qu’ils nous lançaient, séparément et sans s’être concertés, une forme de SOS et qu’ils comptaient sur nous pour les aider avant que leur couple n’explose. Nous les avons informés, individuellement et avec tact, chacun de notre côté, des frustrations et des préoccupations de leur conjoint. Ils ont finalement réussi à aborder le sujet ensemble, mais sans parvenir à surmonter leurs blocages. À l’occasion d’une soirée, ils nous ont solennellement demandé si nous accepterions de devenir en quelque sorte leur coach sexuel. Surpris mais enchantés et honorés de cette marque de confiance, nous avons évidemment accepté avec enthousiasme, à leur grand soulagement.


Mais c’est une autre histoire.


Tous ces événements postérieurs à ma fausse-couche, il y a maintenant plus d’un an, ont marqué une étape essentielle dans notre quête de l’équilibre. Avec le recul, ces quelques semaines ont même été décisives.


En premier lieu, après la correction sans retenue que j’ai infligée à Anthony et qui l’a conduit jusqu’à un orgasme totalement inhabituel, il a enfin pris conscience de ce que j’attendais de lui en tant que maître. Dans le même temps, ses réticences, craintes et doutes ont commencé à sauter. C’est à partir de ce moment là qu’il s’est mis à assumer ce qu’il était réellement et a accepté de me suivre.


En second lieu, devant nos amis médusés, nous avons publiquement affiché notre relation, sans en concevoir aucune gêne ou honte… et de quelle manière ! Leur réaction, nos discussions puis la supplique qu’ils nous ont adressée, nous ont confortés sur le bienfondé de notre démarche en nous délivrant définitivement de tout scrupule.


Très rapidement, je n’ai plus jamais ressenti le besoin de porter le triskèle, chacun de nous deux s’étant définitivement installé au quotidien dans sa position préférentielle : moi de soumise, Anthony de maître. Du coup, afficher mon torque de soumission en guise de signal est devenu également inutile. Je ne m’en pare plus que quand nous sortons et à sa demande uniquement.


Toutefois, cela ne signifie pas que je suis constamment asservie à son bon vouloir et dénuée de toute initiative ou de volonté propre, bien au contraire. Nos relations n’ont jamais été aussi équilibrées et respectueuses dans la vie de tous les jours. Mais je suis totalement à la disposition de mon maître dès qu’il l’exige. Pas pour le satisfaire ; pour nous satisfaire. D’ailleurs, je n’utilise plus le qualificatif pompeux de Maître à son égard. Ce n’est plus nécessaire puisque c’est un fait bien établi, une réalité, une évidence.


Maintenant doté d’une solide confiance en lui, ayant acquis une totale maîtrise, il assume pleinement son rôle quand il le faut. Il sait décoder mes attentes et les concilier avec les siennes au moment le plus opportun en prenant alors nos destinées en main avec assurance et sans états d’âme. Il sait jusqu’où il peut aller sans faiblir pour m’amener à l’état qui nous fera atteindre le summum du plaisir. Il sait nous guider sur le chemin que nous avons tant recherché.


De mon côté et aussi curieux que cela puisse paraître, j’ai également gagné en confiance et en sérénité. Même dans mon activité professionnelle je ressens les bienfaits de notre relation. Alors que je me comportais plutôt de manière timide et réservée, je suis capable désormais de m’affirmer face à des clients exigeants comme à mes managers ou encore à des collègues trop entreprenants. Tous ont noté un changement de mon comportement et m’en ont félicitée. À part peut-être deux ou trois imprudents, qui pensaient que je serais une proie facile…


Pour en arriver là, il aura toutefois fallu beaucoup d’expérimentations, de tâtonnements et, surtout, de dialogue sans concessions. Nous avons également loué à plusieurs reprises des appartements ou gîtes totalement équipés pour des week-ends entièrement consacrés à notre progression. Chevalets, croix de Saint-André, cages, carcans, points d’accroche… nous avons tout essayé ainsi que tous les instruments de contraintes, d’asservissement et de flagellation imaginables, jusqu’à que nous ayons une idée précise de ce dont nous avions besoin et d’en acquérir la totale maîtrise, chacun dans notre rôle.


Nous avons ensuite transformé les combles de notre maison, aménagées par les anciens propriétaires mais jusque-là inutilisées par nous, en véritable donjon qui nous permet de laisser libre cout à notre imagination et à nos pulsions.


Sur un autre plan, une fois que nos « formations » ont été achevées et que j’ai acquis la parfaite maîtrise de la douleur, Anthony a exigé que je porte les symboles de mon état, en me faisant poser des piercings en plusieurs endroits.


Nous avons commencé par en faire positionner un à la racine du clitoris. En forme de petit anneau, il me procure en permanence des sensations agréables, qui me maintiennent dans un léger état d’excitation, me rendant encore plus réceptive aux sollicitations d’Anthony… même si ce n’est pas vraiment nécessaire.


Puis ça a été le tour de mes mamelons. Probablement la séance la plus pénible de tout ce que j’ai pu subir jusque-là tellement mes pointes de seins sont sensibles. La douleur, heureusement très brève, a été d’une intensité extraordinaire. J’ai failli perdre connaissance. Mais ça en valait la peine.


J’arbore désormais avec fierté et en permanence deux anneaux en or. Anthony peut les relier au moyen de fines chaînes elles aussi en or à mon torque quand nous sortons. Ces chaînes, qui disparaissent dans mon décolleté en s’évasant vers l’extérieur, et dont on peut deviner l’aboutissement sous le fin tissu d’un chemisier quand je ne porte rien dessous, sont du meilleur effet. Il peut aussi tout aussi bien y accrocher des masselottes à l’occasion de séances punitives.


Nous n’avons pas encore franchi le cap pour le piercing de la langue. Malgré l’intérêt certain que ça pourrait avoir et les possibilités nouvelles que cela offrirait quand je le suce, Anthony hésite. Les contraintes que cela m’apporterait au quotidien, et surtout dans ma vie professionnelle compte tenu des fonctions que j’occupe au contact de clients… très traditionnels, lui paraissent rédhibitoires. Même si je partage son analyse et lui en ai fait part, je le laisse juge. La décision lui appartient, à lui seul.


Nous pouvons maintenant flirter avec les limites de ce que je peux supporter. Et quand Anthony décide de prendre en main notre plaisir, une seule séance suffit pour nous conduire au sommet de l’extase, à cette union fusionnelle que nous recherchons toujours constamment malgré les années.


Mais le plus impressionnant probablement, c’est que cet état fusionnel est devenu en quelque sorte permanent, comme si un lien invisible nous reliait constamment, même quand nous ne sommes pas physiquement ensemble. Nous sommes comme connectés mentalement et, quand nous nous unissons physiquement, nous ressentons chacun de tout notre corps, en plus de nos propres sensations, ce que l’autre ressent.


Convaincus d’avoir atteint l’équilibre que nous recherchions désespérément, nous avons décidé de tenter à nouveau d’avoir un enfant. À la réflexion, notre première tentative était bien trop prématurée. Nous n’étions pas prêts, tout à nos tâtonnements erratiques. D’un mal est né un bien, comme le dit souvent ma grand-mère, toujours d’un indécrottable optimisme dans les situations les plus dramatiques. Nous sommes désormais sereins face à cette heureuse perspective, que nous serons assurément en mesure d’assumer en nous adaptant, sans conséquences sur notre relation.


J’ai donc arrêté la pilule il y a près de deux mois. Mes seins ont récemment commencé à gonfler. Et cette fois, ça n’a pas échappé à un Anthony totalement à l’écoute de mon corps et attentif à la moindre de mes réactions.


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