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Relation toxique

Chapitre 10

Soins intensifs intempestifs (partie II)

Lesbienne

Qu’est-ce que je fais ici? Qu’est-ce qui m’est arrivé? J’ai l’impression d’être prisonnière d’un carcan qui m’empêche de bouger. Mon corps n’est que lourdeur et douleur. Une oppression s’abat sur ma poitrine que chaque respiration semble vouloir déchirer. Cathy, c’est bien toi que j’entends? Au travers de tous ces murmures et de ces chuchotements, je crois reconnaître ta voix. Oui! j’aperçois ton ombre, dans le flou de cette vision surréaliste, quand, je ne sais par quelle force, s’ouvre mon œil. Je ne peux dire si je rêve ou si je… Si tu savais comme j’ai mal, par moments! C’est si rassurant d’entendre ta voix! Parle-moi encore, Catherine, redis-moi encore tes beaux mots d’amour. Reste auprès de moi. Combien j’aimerais pouvoir te dire aussi que je t’aime!

***


 Jour après jour, Catherine tenait compagnie à Sophie, lui prodiguant soins et attentions tout en veillant sur elle. Inlassablement elle se tenait à l’affût de toute manifestation de réveil ou de signe de motricité de la part de sa patiente comateuse :


 - Sophie, je suis là! Serre ma main si tu m’entends, ma cocotte! Allez, ma belle, serre ma main!


 Ayant terminé ce matin-là de mobiliser la jeune femme intubée et ventilée artificiellement, et soudainement alertée par le moniteur cardiaque qui s’affolait de nouveau, Catherine tentait désespérément d’obtenir une quelconque réponse de la part de celle qui était maintenant au cœur de ses préoccupations.


 - Je suis sûre que tu m’entends! fit-elle en essuyant des yeux larmoyants sur un visage devenu impassible.


 Soupirant de dépit, l’infirmière décrocha son clipboard et nota ses observations.


 - Elle connaît des périodes de semi-réveil, j’en suis certaine! se mit-elle à penser, mais elle ne manifeste aucun signe neurologique périphérique. Tous ses membres demeurent atones. Ses pupilles réagissent par contre de façon normale à la lumière.


 Deux autres semaines étaient passées. C’est avec une conviction et une motivation mitigées qu’Alicia vaquait à ses occupations d’urgentologue. Plusieurs fois, le jour, on pouvait l’apercevoir au chevet de son amoureuse meurtrie, lui adressant de douces paroles en espérant vainement de la part de l’autre une réponse ou un quelconque signe d’espoir.

 La femme aux cheveux d’ébène trouvait néanmoins un certain réconfort dans les bras de Louise-Josée. C’est à l’insu de Catherine qui cohabitait maintenant dans la pièce occupée par Sophie aux Soins intensifs qu’Alicia passait maintenant ses nuits à l’hôtel en compagnie de celle auprès de laquelle elle trouvait un peu de consolation. Ignorant combien de temps durerait cette illégitime liaison avec l’endocrinologue-intensiviste, elle souhaitait tout de même, d’un certain côté, en voir éventuellement arriver le terme afin de se reconsacrer en exclusivité à sa petite biche d’amour, une fois celle-ci rétablie. Dans l’intervalle, elle ne pouvait nier le fait qu’elle appréciait au plus haut point la compagnie de Louise, cette femme à l’avidité perverse qui la gratifiait de plaisirs charnels sans fins.

 La pauvre femme ignorait pourtant que derrière l’apparente compassion qu’exprimait la femme aux cheveux auburn s’était fomenté un plan visant à mettre un point final à ce triangle amoureux qui, de plus en plus, agaçait la prédatrice. D’autre part, cette dernière voyait en Catherine Blondin un élément nuisible à son projet voire un certain risque de voir échouer celui-ci, l’infirmière semblant sans cesse, dans son zèle excessif, vouloir trouver des réponses à des questions qu’elle n’osait poser ouvertement. Il faut savoir ici que Louise-Josée Fortin ignorait tout des liens particuliers unissant Catherine aux deux tourterelles, et ce, sur la recommandation expresse de Sophie qui, dès les premiers moments de l’histoire, s’était toujours méfiée de cette intruse dans leur vie amoureuse.

 Du reste, l’admiratrice d’Alicia LeBel devenue son amoureuse éperdue se sentait sereine. Tout pour elle n’était plus qu’une question de temps, son plan se déroulant jusqu’à maintenant selon ses prévisions. Bientôt, elle le savait, tomberait un verdict sans appel qui précipiterait la suite des choses, lui assurant définitivement l’exclusivité du cœur de la femme éplorée.

 Ce jour-là, ce fut pour Catherine le choc ultime. S’empressant de joindre Alicia qui était à la maison, la blonde infirmière lui annonça la troublante nouvelle :


 - Ali, en trois semaines, c’est le sixième EEG que passe Sophie. Le dernier rapport vient de sortir : toujours aucune activité cérébrale! De plus, à la suite des derniers tests neurologiques, elle a aussi été déclarée tétraplégique et en état neuro-végétatif. Sophie rencontre maintenant les critères d’application du nouveau protocole de fin de vie!!


 C’est en effet devant les coûts sans cesse grandissants qu’impliquaient les soins ayant pour but de garder artificiellement en vie les malades considérés cérébralement décédés et tétraplégiques que la Loi sur les soins de fin de vie avait été modifiée afin de soulager le système public de santé qui croulait sous les déficits à répétition. Ainsi, la ligne de conduite imposée par le nouveau règlement en vigueur obligeait-elle l’équipe médicale en place à procéder sans délai au retrait du support ventilatoire des malades rencontrant des critères bien précis, à savoir : l’absence d’activité cérébrale confirmée par six EEGs répartis sur une période de trois semaines et l’absence totale d’activité musculaire. La décision médicale devenait exécutoire sur l’approbation du Directeur des services professionnels et hospitaliers de l’établissement.

 Convaincue de l’irrémédiable erreur dont était victime Sophie, Catherine bascula rapidement pour cette dernière en mode survie. Plus que jamais déterminée à percer le mystère entourant la condition physique de sa protégée, elle se mit à parcourir de nouveau de A à Z le dossier médical de sa patiente et réinspecta tout l’équipement de soins déployé autour de la femme apparemment comateuse.


 - Je sais qu’elle nous entend et nous comprend par moments. Il y a sûrement quelque chose de faux dans tous ces tests!


 En désespoir de cause, elle fit abstraction de son code de déontologie et entreprit un geste qui, en d’autres circonstances, lui aurait valu une sévère sanction de la part de son ordre professionnel :


 - Je vais tenter quelque chose, Sophie, l’avertit-elle alors, agenouillée au côté du lit, en glissant au même moment une main sous la couverture blanche. Ne sois pas surprise si tu éprouves des sensations, disons… agréables.


 Ayant localisé à l’aveugle la sonde urinaire, elle glissa la main le long de celle-ci jusqu’à atteindre la vulve de la patiente. L’infirmière apposa ensuite son doigt mouillé sur les nymphes chaudes et légèrement humides qu’elle y trouva et se mit à lisser doucement un clitoris qu’elle sentit graduellement gagner en volume. Continuant son délicat mouvement, la femme aux cheveux blonds gardait un œil sur le moniteur cardiaque qui affichait au même moment une montée graduelle de la fréquence des battements cardiaques de la rouquine. De 78, le rythme passa à 85, puis à 96 pour finalement dépasser la limite de 100, déclenchant du coup une alarme sonore alors qu’un léger soubresaut abdominal faisait hoqueter l’appareil de respiration.

 S’étant relevée, Catherine compléta son expérience en examinant les pupilles de Sophie. La dilatation de ces dernières, témoignant de l’excitation ressentie par la femme, satisfit l’autre :


 - Tu as tout senti, ma coquine! se réjouit-elle. Tu entends et tu connais des sensations. Si tu n’es pas en coma, comment expliquer les résultats des EEGs?


 Catherine nageait en plein mystère, plusieurs de ses questions demeurant sans réponse, dont celle-ci, encore plus préoccupante :


 - Et pourquoi Docteure Fortin insiste-t-elle pour préparer elle-même tes perfusions?


 Fermement résolue à en avoir le cœur net, Catherine en fut rendue, après la corbeille à déchets du cubicule, à inspecter le contenu du réceptacle destiné aux rebuts biomédicaux. C’est avec mille précautions qu’elle parvint à vider le contenant de plastique rigide où logeaient aiguilles souillées, lames de bistouri contaminées, seringues et ampoules de verre vides.

 Ayant enveloppé une partie de son butin dans un emballage de fortune, elle alla rencontrer Frédéric Gignac, le pharmacien de l’hôpital.

 Celui-ci examina avec grand intérêt deux ampoules de verre vidées de leur contenu, que venait de lui présenter Catherine :


 - Ça, c’est du Pavulon, annonça-t-il à l’infirmière en scrutant des yeux une première fiole claire de 5 ml. Bromure de pancuronium. Il s’agit d’un curare non-dépolarisant couramment utilisé en anesthésie pour les chirurgies abdominales. Son action est très rapide : une dose de 5 ml provoque, en moins de deux minutes, la paralysie complète du sujet, y compris de tous ses muscles respiratoires. Cela fait d’ailleurs partie du cocktail que reçoivent les condamnés à mort aux États-Unis, en plus d’une dose massive de chlorure de potassium et d’un mélange de midazolam et de je-ne-sais-plus-quoi.


 Il devint cependant plus perplexe à la vue de l’autre ampoule, celle-ci de 2 ml.


 - Nor-bu-ta-nyl, prononça-t-il en prenant le temps de bien séparer les syllabes. Oui, oui, je me rappelle : le norbutanyl est un opiacé de synthèse, beaucoup plus puissant que le fentanyl. Cinquante fois plus puissant en fait. Mais ce médicament est présentement à circulation restreinte car non encore homologué par Santé Canada. Seules quelques personnes dont Docteure Fortin ici, je crois, y ont accès car cette molécule demeure, à ce jour, au stade purement expérimental.

 - Expérimental? questionna Catherine.

 - Tout à fait. Je crains d’ailleurs qu’il ne soit jamais approuvé. C’est un anesthésique intraveineux extrêmement puissant, déprimant de plus les centres respiratoires du cerveau. À fortes doses, il donne même l’impression de mort cérébrale chez les sujets, aplatissant les ondes de leurs EEGs. On lui reproche cependant un très néfaste effet secondaire : à doses répétées, il provoque une incroyable amnésie chez les animaux. Des chiens complètement dressés en laboratoire avaient tout perdu de leurs acquis après des injections multiples de norbutanyl, obligeant les chercheurs à reprendre toutes les séances de conditionnement comportemental.


 Aucune des démarches entreprises par notre infirmière investigatrice ne put toutefois renverser la fatidique décision qui s’abattit comme un couperet : à la suite d’une série d’examens démontrant la mort cérébrale et l’absence de toute motricité musculaire, la patiente Sophie Durocher serait débranchée de son respirateur le lendemain matin à huit heures précises, toute médication et/ou administration intraveineuses devant être cessées quatre heures au préalable.

 

***

 - Pourquoi, Alicia, me tiens-tu de tels propos? J’ai l’impression d’entendre des adieux de ta part. Quelqu’un va-t-il me dire ce qui se passe avec moi? Est-ce moi qui pars ou toi qui t’en vas? Pourquoi dis-tu aussi que tu veux me sauver? Me sauver de quoi? Je t’aime, ma belle Ali, tu es l’amour de ma vie et je ne veux pas qu’on se quitte!

 Avisée le matin-même, c’est une Alicia démolie qui s’était agenouillée, en larmes, au chevet de sa biche condamnée.


 - Non, chérie, ils se trompent! Ça se peut pas! lui marmonnait-elle à l’oreille avec des mots qui, noyés dans le chagrin, sortaient à moitié prononcés. Je vais te sauver. Je vais parler au directeur. Il peut renverser la décision. Mais si jamais j’échoue, sache que je t’aimerai toujours!


 La femme fit une pause, laissa échapper un nouveau sanglot en se raclant la gorge, puis passa à de nouveaux aveux :


 - Je t’ai trichée une fois de plus, ma chérie. Et tu sais avec qui. Je te demande pardon. Et j’ai fait de mon mieux à ton arrivée à l’urgence, il y a trois semaines, mais je n’ai pas pu assurer comme je l’aurais dû. Malgré tout cet amour que tu m’as donné, j’ai fait de moi une conne et de toi une cocue. Me pardonneras-tu? Où que tu te trouveras, chérie, aie pitié de moi!


 La seule réponse qui s’offrit à la femme-médecin fut de nouvelles larmes provenant de deux yeux clos et immobiles. Sa confession complétée, elle s’empressa de plaider sa cause auprès de son patron :


 - Docteur Gauthier, je vous en supplie! N’y a-t-il pas un moyen de faire autrement? De nouveaux tests, une réévaluation?

 - Je regrette infiniment, Alicia, lui répondit le sexagénaire d’un air à la fois compatissant mais déterminé. Bien qu’elle soit dure, je suis tenu par la loi de m’y conformer. Le Gouvernement ne veut plus tolérer de déficits dans le réseau.


 L’homme ajouta, cachant difficilement son malaise :


 - Le neuropsychologue veut d’ailleurs faire l’étude de son cerveau. Les cas de grossesse en traumatologie ont besoin d’être davantage documentés sur le plan neurologique.

 - Je suis médecin, Docteur Gauthier, voulut fermement s’interposer la femme, et j’ai des raisons de croire que vous faites une erreur. Je m’oppose à cette procédure!

 - Je sais ce que tu ressens, Alicia : ma propre sœur a subi le même sort il y a quelques mois. Ce règlement est cruel, j’en conviens, mais tu n’ignores pas que tu n’as pas voix au chapitre ici puisque ton lien affectif entre en conflit avec ta pratique médicale. Dois-je te rappeler notre code de déontologie?

 - Mais Sophie entend, j’en suis certaine! Elle m’a comprise lorsque je lui ai parlé il n’y a pas une heure! Elle verse des larmes! Son rythme cardiaque augmente! Elle comprend ce qu’on lui dit!


 L’homme retourna à son poste informatique et consulta, via le réseau de l’établissement, les notes électroniques relatant les derniers soins dispensés à l’endroit de Sophie Durocher.


 - C’était fort probablement un épanchement de larmes artificielles que tu as remarqué lors de ta visite, car à ce moment l’infirmière venait justement de lui en faire une instillation.


 Cette assertion reçut une réponse acerbe de la part d’Alicia, la femme laissant cette fois-ci éclater sa colère et son indignation :


 - Les larmes artificielles ne sont pas salées, Docteur Gauthier, contrairement à celles que j’ai goûtées! Avec tout le respect que je vous dois, Docteur, laissez-moi vous dire que vous n’êtes rien d’autre qu’un abruti de fonctionnaire!


 Ayant rapidement tourné les talons, c’est en claquant violemment la porte qu’elle s’éclipsa du bureau.


 - Je sais, Alicia, soupira l’homme demeuré seul dans son bureau. Et un exécutant incompris… Merde!


 L’homme se rassit et déposa ses lunettes sur sa table, maudissant avec amertume ses responsabilités.

 

***

 L’atmosphère régnant ce fatidique matin dans le cubicule numéro 4 de l’unité des Soins intensifs avait tout d’un salon funéraire : tout autour du lit dans lequel reposait Sophie Durocher avaient été déposées des fleurs embaumant cette ambiance de grande tristesse. Le chuintement régulier du respirateur artificiel de même que les discrets signaux provenant des moniteurs tapissaient de leur fond sonore le solennel silence qui pesait sur la pièce exiguë.

 Afin d’assurer une certaine dignité à la procédure, on avait délicatement retiré le collet cervical que portait la rouquine. Les lignes de perfusions intraveineuses avaient disparu, laissant place à des bouchons vissés à l’embout des cathéters laissés en place.

 Se trouvant d’un côté du lit et soutenue aux bras de Sonia LeBel, la mère d’Alicia, Jasmine Durocher était présente afin d’adresser un dernier aurevoir à sa fille. Accompagnée quant à elle de Louise-Josée, Alicia se tenait du côté opposé. À la tête du lit étaient postés l’infirmière Catherine et Carl l’inhalothérapeute, ce dernier étant chargé de procéder à la mise à l’arrêt du support ventilatoire de la patiente.


 - Quel règlement cruel! se plaignit Jasmine, la mine attristée. Comment aurait-on pu penser un jour en arriver là?


 L’étreinte de Sonia se resserra sur celle, approchant la quarantaine, qui était à la fois son amante et sa meilleure amie.


 - Mon bébé, ma petite puce! reprit la femme accablée de chagrin en éclatant en sanglots. Pourquoi, pourquoi?

 - C’était un trésor de belle-fille, renchérit Sonia. Je ne peux me faire à l’idée, non plus. C’est presque irréel. J’ai l’impression de vivre un cauchemar, un affreux cauchemar…

 - Sois forte, Alicia, lui chuchotait tendrement de son côté l’intensiviste tout en accueillant sa tête sur son épaule. Là où elle va, elle sera sûrement mieux. Quant à nous deux, sache que je serai toujours là pour toi.


 Huit heures. L’heure avait sonné. Après un bref moment de recueillement, Catherine se résolut à abaisser légèrement le niveau sonore du moniteur de saturation d’oxygène et à en neutraliser toutes les alarmes. Carl se tourna vers le respirateur, mit également hors fonction toutes ses alarmes actives, et en déconnecta le circuit respiratoire du tube endotrachéal de la patiente, après quoi il fit basculer à off l’interrupteur principal de l’appareil.

 Les secondes s’écoulèrent silencieusement, uniquement ponctuées des bips sonores témoignant du rythme cardiaque de Sophie. Maintenant privé de son support ventilatoire, le corps frêle de la jeune femme était rendu totalement inerte, alors que l’on entendait la tonalité variable de l’appareil de surveillance décliner l’appauvrissement en oxygène du sang de Sophie et que sur l’écran s’affichaient des chiffres décroissant en valeur :


 - Bip, bip, bip, la valeur de la SpO2 s’annonçait à présent à 92%.

 - Boup, boup, boup, 85%.

 - Bop… bop… bop… bop… 65%.


 Bientôt le cœur allait commencer à souffrir d’une hypoxie sévère, l’entraînant irrémédiablement vers une arythmie fatale.

 Tout entière tressaillante de chagrin, Alicia observait la scène, impuissante et abattue. Elle se remémora soudain toute sa vie commune passée en compagnie de celle qu’elle appelait affectueusement sa ‘petite biche’. En un éclair défilèrent ainsi dans sa mémoire leur douce enfance, leur espiègle adolescence, leur déclaration d’amour commune, les jeux et les joies de leur vie de couple. 

 Le cœur maintenant au bord de l’agonie, elle se libéra d’un geste bref des bras de Louise-Josée et se tourna vers Catherine :


 - Catherine, je t’en supplie… Souviens-toi de ta promesse!


 La blonde infirmière recula d’un pas :


 - Ma promesse, pensa-t-elle, ma promesse…

 - Je… je suis désolée, Ali, vraiment désolée! fit-elle en retenant un sanglot. Mais que puis-je faire, à présent?


 (À venir : Amoureuse jusqu’à la mort)

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